{"id":190183,"date":"2025-06-20T05:34:12","date_gmt":"2025-06-20T05:34:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/190183\/"},"modified":"2025-06-20T05:34:12","modified_gmt":"2025-06-20T05:34:12","slug":"estampes-kimonos-et-mysteres-le-japon-reve-et-spirituel-de-gustave-fayet-au-musee-des-beaux-arts-de-beziers","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/190183\/","title":{"rendered":"Estampes, kimonos et myst\u00e8res\u00a0: le Japon r\u00eav\u00e9 et spirituel de Gustave Fayet au mus\u00e9e des beaux-arts de B\u00e9ziers"},"content":{"rendered":"<p>\n                                                                Une exposition in\u00e9dite au mus\u00e9e des Beaux-Arts de B\u00e9ziers r\u00e9v\u00e8le l\u2019amour profond de Gustave Fayet, artiste, collectionneur et m\u00e9c\u00e8ne biterrois, pour l\u2019art et la spiritualit\u00e9 japonaise. \u00c0 d\u00e9couvrir jusqu\u2019au 31\u00a0octobre.\n                            <\/p>\n<p>Dans le silence feutr\u00e9 de l\u2019H\u00f4tel Fayet, au c\u0153ur de B\u00e9ziers, un vent d\u2019Extr\u00eame-Orient souffle sur les cimaises. Le mus\u00e9e des Beaux-Arts d\u00e9voile une exposition \u00e9tonnante et d\u00e9licate\u00a0: Gustave Fayet et le Japon, \u00e0 d\u00e9couvrir jusqu\u2019au 31\u00a0octobre.\u00a0Un voyage dans le temps, l\u2019imaginaire, mais aussi l\u2019intimit\u00e9 d\u2019un Biterrois pas comme les autres.<\/p>\n<p>Peintre, m\u00e9c\u00e8ne, conservateur du mus\u00e9e de B\u00e9ziers, entrepreneur, Gustave Fayet est une figure centrale de la vie artistique r\u00e9gionale au tournant du XXe\u00a0si\u00e8cle. Ce que l\u2019on sait moins, c\u2019est que cet homme, ancr\u00e9 dans son terroir, nourrissait une curiosit\u00e9\u00a0profonde pour le Japon.<\/p>\n<p>Une collection de 1\u00a0200 estampes<\/p>\n<p>Tout commence \u00e0 la fin du XIXe\u00a0si\u00e8cle. Tandis que la France s\u2019entiche du Japon \u00e0 travers la mode du \u00ab\u00a0japonisme\u00a0\u00bb, Gustave Fayet se distingue par la profondeur de sa d\u00e9marche.\u00a0D\u00e8s 1897, il commence \u00e0 acqu\u00e9rir des estampes. \u00ab\u00a0Sa collection s\u2019est \u00e9lev\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 1\u00a0200 exemplaires, pr\u00e9cise St\u00e9phanie Trouv\u00e9, directrice des mus\u00e9es, dont environ 500 sont encore conserv\u00e9es par sa famille\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>        <img decoding=\"async\" class=\"std-img__img responsive-img\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/1750397652_194_image.jpg\" alt=\"Gustave Fayet \u00e9tait un fervent collectionneur d\u2019estampes japonaises.\"\/><\/p>\n<p>                Gustave Fayet \u00e9tait un fervent collectionneur d\u2019estampes japonaises.<br \/>\n                                    Diane Petitmangin<\/p>\n<p>Dans une sc\u00e9nographie subtile, con\u00e7ue par Pablo Garcia, les visiteurs explorent cette collection comme on entrouvre les tiroirs d\u2019un cabinet de curiosit\u00e9s. Chaque salle du 2e \u00e9tage du mus\u00e9e\u00a0s\u2019accompagne d\u2019un code couleur pour \u00e9voquer le \u00ab\u00a0Fayet collectionneur\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0L\u2019appropriation intime\u00a0\u00bb ou le\u00a0\u00ab\u00a0Fayet cr\u00e9ateur\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Un Japon qui se vit au quotidien<\/p>\n<p>Car chez Fayet, le Japon ne reste pas cloisonn\u00e9 aux murs d\u2019un mus\u00e9e ou d\u2019une collection priv\u00e9e. Il s\u2019insinue dans la vie quotidienne, jusque dans les \u00e9toffes que portent ses proches. \u00ab\u00a0Sa femme, Madeleine, et ses filles posent ainsi en robes inspir\u00e9es de kimonos, orn\u00e9es de chrysanth\u00e8mes\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Des katagami (pochoirs japonais pour tissus), que d\u2019autres auraient rel\u00e9gu\u00e9s aux r\u00e9serves et qui\u00a0sont ici encadr\u00e9s comme des estampes aux surimonos, des cartes de v\u0153ux japonaises au raffinement extr\u00eame\u2026 \u00e0\u00a0travers ces objets, c\u2019est un Japon personnel, presque domestique, qui s\u2019exprime \u2014 sensible, silencieux, m\u00e9ditatif.<\/p>\n<p>Un attrait prononc\u00e9 pour la spiritualit\u00e9<\/p>\n<p>Fayet collectionne les Bouddhas, parfois plus nombreux que les symboles chr\u00e9tiens dans ses int\u00e9rieurs \u2013 un des exemplaires pr\u00e9sent\u00e9s viendrait directement d\u2019un temple japonais.<\/p>\n<p>Dans sa production, trois lignes se dessinent\u00a0: une ligne d\u00e9corative, dans des c\u00e9ramiques, o\u00f9 les techniques japonaises comme le raku nourrissent une recherche formelle exigeante.\u00a0Une ligne classique, avec des images sous influence dans lesquelles il pastiche sans imiter, synth\u00e9tise sans trahir \u2014 des \u0153uvres destin\u00e9es aux grands d\u00e9cors de ses demeures.<\/p>\n<p>Les \u00ab\u00a0jardins de la fantaisie\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Une ligne onirique, plus proche d\u2019Odilon Redon, o\u00f9 les formes deviennent flottantes, suggestives, tirant vers l\u2019abstraction. Il les appelle ses \u00ab\u00a0jardins de la fantaisie\u201d. Ses dessins deviennent textiles, ses buvards se font tapis. L\u2019art, pour Fayet, n\u2019est pas cloisonn\u00e9\u00a0: il est un dialogue permanent entre les cultures, les mati\u00e8res et les imaginaires.<\/p>\n<p>    Une exposition \u00e9volutive, con\u00e7ue pour tous les \u00e2ges<\/p>\n<p>Pens\u00e9e pour tous les publics, l\u2019exposition Gustave Fayet et le Japon multiplie les dispositifs de m\u00e9diation\u00a0: des tiroirs interactifs pour comprendre ce qu\u2019est une collection\u00a0; une\u00a0mosa\u00efque-puzzle pour reproduire un motif floral\u00a0; des tables \u00e0 diff\u00e9rentes hauteurs pour dessiner, colorier ou reproduire la maison Fayet, des jeux de cubes pour apprendre en s\u2019amusant\u2026<\/p>\n<p>Un livret-jeu gratuit \u00ab\u00a0Le sens du d\u00e9tail\u00a0\u00bb sera \u00e9galement distribu\u00e9 aux familles\u00a0: les plus jeunes devront retrouver huit\u00a0\u0153uvres au sein du mus\u00e9e via la photo d\u2019un d\u00e9tail. \u00ab\u00a0\u00c7a leur permettra d\u2019explorer le mus\u00e9e et leur donnera des explications sur diff\u00e9rentes techniques artistiques utilis\u00e9es\u00a0\u00bb, indique St\u00e9phanie Trouv\u00e9, la directrice des mus\u00e9es de B\u00e9ziers. Le petit plus\u00a0: les huit photos sont autant de cartes postales qu\u2019ils pourront ensuite envoyer\u2026<\/p>\n<p>L\u2019exposition pourra se visiter une nouvelle fois en septembre car une partie des \u0153uvres expos\u00e9es sera renouvel\u00e9e\u00a0: \u00ab\u00a0C\u2019est \u00e0 la fois pour prot\u00e9ger les\u00a0estampes les plus fragiles et pour mettre en valeur d\u2019autres tr\u00e9sors de Gustave Fayet\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Gustave Fayet et le Japon\u00a0\u00bb, jusqu\u2019au 31\u00a0octobre au mus\u00e9e Fayet, 9 rue du Capus. Ouvert du mardi au samedi, de 11\u00a0h \u00e0 18\u00a0h. Tarifs\u00a0: 3,50\u00a0\u20ac et 2,50\u00a0\u20ac r\u00e9duit. Visites guid\u00e9es\u00a0: les 28\u00a0juin, 10 et\u00a024\u00a0juillet, 7 et 21\u00a0ao\u00fbt (sur r\u00e9servation). 04\u00a067\u00a036\u00a082\u00a092.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Une exposition in\u00e9dite au mus\u00e9e des Beaux-Arts de B\u00e9ziers r\u00e9v\u00e8le l\u2019amour profond de Gustave Fayet, artiste, collectionneur et&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":190184,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1358],"tags":[1348,1384,1385,1386,58,59,1011,27],"class_list":{"0":"post-190183","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-arts-et-design","8":"tag-arts","9":"tag-arts-and-design","10":"tag-arts-et-design","11":"tag-design","12":"tag-divertissement","13":"tag-entertainment","14":"tag-fr","15":"tag-france"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114714067887875132","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/190183","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=190183"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/190183\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/190184"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=190183"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=190183"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=190183"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}