{"id":196903,"date":"2025-06-22T23:35:31","date_gmt":"2025-06-22T23:35:31","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/196903\/"},"modified":"2025-06-22T23:35:31","modified_gmt":"2025-06-22T23:35:31","slug":"laventure-des-films-un-livre-a-lire-mais-aussi-a-offrir-a-tous-les-fans-de-cinema","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/196903\/","title":{"rendered":"L\u2019aventure des films, un livre \u00e0 lire mais aussi \u00e0 offrir \u00e0 tous les fans de cin\u00e9ma"},"content":{"rendered":"<p data-module=\"fig-standfirst\" data-context=\"@media (min-width:48em)\"><strong>CRITIQUE <\/strong>&#8211; Olivier Rajchman, l\u2019un des meilleurs sp\u00e9cialistes du cin\u00e9ma mondial, diss\u00e8que dans un essai r\u00e9jouissant la r\u00e9alisation de plusieurs chefs-d\u2019\u0153uvre.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph fig-paragraph--dropped\">Les gens vont au\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/cinema\/kneecap-un-biopic-dejante-sur-les-rappeurs-controverses-de-belfast-20250618\" data-fig-type=\"Article\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">cin\u00e9ma<\/a>. En sortant de la salle, ils se disent qu\u2019ils ont aim\u00e9 ce qu\u2019ils viennent de voir, ou le contraire. Ce qu\u2019ils ignorent, c\u2019est le travail en amont, surtout lorsque les r\u00e9alisateurs sont des g\u00e9nies. Faire un film, particuli\u00e8rement quand il est bon, reste un travail titanesque.\u00a0<a href=\"https:\/\/www.lefigaro.fr\/livres\/le-siecle-des-stars-d-olivier-rajchman-et-l-amerique-exporta-ses-etoiles-20230531\" data-fig-type=\"Article\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Olivier Rajchman<\/a>\u00a0est une encyclop\u00e9die vivante du 7e art. Dans son livre L\u2019Aventure des films, il ne donne pas dans la critique, mais se r\u00e9serve le droit de livrer ses propres analyses, tr\u00e8s fines. Surtout, il raconte ce que le grand public ignore\u00a0: comment tout s\u2019est pass\u00e9 pour aboutir \u00e0 un long-m\u00e9trage inoubliable. Car sur les 20 films dont il parle dans son ouvrage, on compte 19 chefs-d\u2019\u0153uvre (l\u2019inclusion de Barbie n\u2019\u00e9tait pas indispensable).<\/p>\n<p>    Michael Caine et Laurence Olivier, duo g\u00e9nial du film mythique de Mankiewicz, \u00ab\u00a0Le Limier\u00a0\u00bb.<br \/>\n                Palomar Pictures \/ COLLECTION CHRISTOPHEL<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph fig-paragraph--dropped\">Rajchman a tout lu, il a \u00e9galement r\u00e9alis\u00e9 de nombreuses interviews. Son ouvrage est un plaisir de lecture qu\u2019on peut d\u00e9vorer dans le d\u00e9sordre en choisissant ses favoris. On apprend par exemple que dans Le Limier, \u0153uvre magistrale de\u00a0<a href=\"https:\/\/www.lefigaro.fr\/livres\/2017\/06\/20\/03005-20170620ARTFIG00240-mankiewicz-piege-par-cleopatre.php\" data-fig-type=\"Article\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Mankiewicz<\/a>, Michael Caine \u00e9tait t\u00e9tanis\u00e9 \u00e0 l\u2019id\u00e9e de jouer face \u00e0 sir Laurence Olivier, l\u00e9gende du cin\u00e9ma britannique. Alors qu\u2019Olivier avait du mal \u00e0 trouver comment interpr\u00e9ter son r\u00f4le et dire ses r\u00e9pliques correctement (le film est un duo en huis clos enti\u00e8rement dialogu\u00e9). Mankiewicz, lui, avait de telles douleurs qu\u2019il s\u2019est trouv\u00e9 oblig\u00e9 de diriger en fauteuil roulant. Et finalement sort en 1972 cette perfection absolue, son dernier film.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph fig-paragraph--dropped\"><a href=\"https:\/\/www.lefigaro.fr\/culture\/ennio-morricone-et-sergio-leone-un-duo-qui-detonne-20200706\" data-fig-type=\"Article\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Sergio Leone<\/a>, lui, \u00e9tait, contrairement \u00e0 ce que l\u2019on pourrait penser, un fanatique des westerns de John Ford. Mais il a chang\u00e9 tous les codes. L\u2019ouverture d\u2019Il \u00e9tait une fois dans l\u2019Ouest est un mod\u00e8le\u00a0: uniquement des bruits d\u2019ambiance mis en avant, et des gros plans. Pas un mot avant plus de dix minutes. Eastwood ayant refus\u00e9 le premier r\u00f4le, il a \u00e9chou\u00e9 \u00e0 Bronson, un choix parfait. Comme pour sa Trilogie du dollar, Leone travaille en collaboration \u00e9troite avec Morricone, qui signe au moins trois th\u00e8mes g\u00e9niaux. La musique est jou\u00e9e tr\u00e8s fort pendant les sc\u00e8nes pour que les acteurs s\u2019en inspirent. Tout fonctionne \u00e0 merveille, Henry Fonda et Claudia Cardinale (Carlo Ponti souhaitait pourtant que Leone embauche sa femme Sophia Loren) sont impeccables, le r\u00e9sultat est rest\u00e9 grav\u00e9 dans tous les esprits\u2026<\/p>\n<p>    Sergio Leone dirige Claudia Cardinale pour \u00ab\u00a0Il \u00e9tait une fois dans l\u2019Ouest\u00a0\u00bb.<br \/>\n                Collection Christophel<\/p>\n<p>Et Sautet rencontre Romy Schneider<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph fig-paragraph--dropped\">En France, \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1960, Claude Sautet, apr\u00e8s trois \u00e9checs qui l\u2019ont bless\u00e9, se lance dans l\u2019adaptation du roman de Paul Guimard, Les Choses de la vie. Il ne croit pas en Romy Schneider, puis la rencontre et en tombe amoureux. Ils auraient eu une br\u00e8ve liaison avant le d\u00e9but du tournage. Jean-Loup Dabadie est sc\u00e9nariste et dialoguiste, le g\u00e9nie Philippe Sarde signe la partition. La sc\u00e8ne de l\u2019accident de voiture n\u00e9cessite une dizaine de cam\u00e9ras et presque autant de jours de tournage. Piccoli est formidable, le film relance Sautet, c\u2019est un triomphe justifi\u00e9\u2026<\/p>\n<p>    Michel Piccoli et Romy Schneider dans \u00ab Les Choses de la vie\u00a0\u00bb, l\u2019un des chefs-d\u2019\u0153uvre de Sautet.<br \/>\n                Fida Cinematografica \/ Lira Film \/ Collection Christophel<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph fig-paragraph--dropped\">Impossible ici de d\u00e9tailler les chapitres d\u00e9di\u00e9s \u00e0 2001\u00a0: l\u2019odyss\u00e9e de l\u2019espace (pour une fois, on comprend l\u2019histoire), Le Dernier M\u00e9tro, Taxi Driver \u2013 le r\u00e9cit de Rajchman est passionnant et montre le perfectionnisme de Scorsese \u2013, Citizen Kane, Chinatown, Les Dents de la mer, Certains l\u2019aiment chaud (Wilder avait propos\u00e9 l\u2019un des deux r\u00f4les de travestis \u00e0 Frank Sinatra, qui a \u00e9videmment refus\u00e9), Les Lumi\u00e8res de la ville et beaucoup d\u2019autres.<\/p>\n<p>    Robert De Niro et Martin Scorsese sur le tournage de \u00ab\u00a0Taxi Driver\u00a0\u00bb.<br \/>\n                Columbia Pictures &#8211; Bill-Phillip \/ Collection Christophel<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph fig-paragraph--dropped\">L\u2019Aventure des films est un livre \u00e0 lire, mais aussi \u00e0 offrir \u00e0 tous les fans de cin\u00e9ma. On n\u2019y trouve aucun intellectualisme p\u00e9nible, on y apprend beaucoup de choses. Vite, une suite.<\/p>\n<p>    L\u2019Aventure des films, d\u2019Olivier Rajchman, Perrin, 442\u00a0p., 25\u00a0\u20ac.<br \/>\n                sdp<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"CRITIQUE &#8211; Olivier Rajchman, l\u2019un des meilleurs sp\u00e9cialistes du cin\u00e9ma mondial, diss\u00e8que dans un essai r\u00e9jouissant la r\u00e9alisation&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":196904,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1354],"tags":[2008,2007,650,58,2005,2006,59,1346,1011,27,1351,2003,1380,17054,1360,2009,17008,2004,1479],"class_list":{"0":"post-196903","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-films","8":"tag-autobiographies","9":"tag-biographies","10":"tag-cinema","11":"tag-divertissement","12":"tag-ecrivain","13":"tag-ecrivains","14":"tag-entertainment","15":"tag-films","16":"tag-fr","17":"tag-france","18":"tag-litterature","19":"tag-livre","20":"tag-livres","21":"tag-martin-scorsese","22":"tag-movies","23":"tag-oeuvre","24":"tag-robert-de-niro","25":"tag-roman","26":"tag-romans"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114729643079530298","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/196903","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=196903"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/196903\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/196904"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=196903"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=196903"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=196903"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}