{"id":198128,"date":"2025-06-23T12:27:12","date_gmt":"2025-06-23T12:27:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/198128\/"},"modified":"2025-06-23T12:27:12","modified_gmt":"2025-06-23T12:27:12","slug":"deux-chefs-de-loffice-anti-stupefiants-de-marseille-en-garde-a-vue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/198128\/","title":{"rendered":"Deux chefs de l&rsquo;office anti-stup\u00e9fiants de Marseille en garde \u00e0 vue"},"content":{"rendered":"<p>Ces deux commissaires, chefs de l&rsquo;Ofast \u00e0 Marseille, sont gard\u00e9s \u00e0 vue depuis lundi matin dans les locaux de l&rsquo;Inspection g\u00e9n\u00e9rale de la police nationale (IGPN), \u00ab\u00a0la police des polices\u00a0\u00bb, dans le cadre d&rsquo;une information judiciaire aux mains de la Juridiction nationale de lutte contre la criminalit\u00e9 organis\u00e9e (Junalco), a-t-on appris de source proche du dossier, confirmant une information du Parisien.<\/p>\n<p>Sollicit\u00e9 par l&rsquo;AFP, l&rsquo;avocat de l&rsquo;un d&rsquo;entre eux n&rsquo;a pas souhait\u00e9 commenter.<\/p>\n<p>Les investigations initiales, parties d&rsquo;un renseignement anonyme en f\u00e9vrier 2023, portaient sur une arriv\u00e9e de coca\u00efne au port de Marseille en container depuis la Colombie et \u00e0 destination de la r\u00e9gion parisienne.<\/p>\n<p>La juridiction interr\u00e9gionale sp\u00e9cialis\u00e9e (JIRS) de Marseille, initialement saisie, avait confi\u00e9 les investigations dans ce dossier surnomm\u00e9 \u00ab\u00a0Trident\u00a0\u00bb \u00e0 l&rsquo;Ofast. <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Dans le cadre de cette enqu\u00eate, il avait \u00e9t\u00e9 convenu de surveiller l&rsquo;arriv\u00e9e d&rsquo;une cargaison de 180 \u00e0 200 kg de coca\u00efne mais il s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9 que cette livraison a permis l&rsquo;entr\u00e9e sur le territoire de pr\u00e8s de 400 kg de coca\u00efne\u00a0\u00bb, selon le parquet de Paris. <\/p>\n<p>D&rsquo;apr\u00e8s la m\u00eame source, \u00ab\u00a0face \u00e0 la diff\u00e9rence entre les informations re\u00e7ues et constat\u00e9es, l&rsquo;Ofast Nanterre s&rsquo;\u00e9tait d\u00e9sengag\u00e9e des op\u00e9rations\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0plusieurs acteurs du dossier s&rsquo;\u00e9taient par ailleurs \u00e9tonn\u00e9s de la difficult\u00e9 avec laquelle ces stup\u00e9fiants auraient \u00e9t\u00e9 \u00e9coul\u00e9s \u00e0 Marseille, laissant entendre que la surveillance polici\u00e8re \u00e9tait \u00e9vent\u00e9e\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>L&rsquo;enqu\u00eate initiale avait \u00e9t\u00e9 cl\u00f4tur\u00e9e en janvier 2024, sans interpellation.<\/p>\n<p>Mais en janvier 2024 \u00e9galement, l&rsquo;IGPN \u00ab\u00a0avait \u00e9t\u00e9 saisie en interne de soup\u00e7ons pesant sur les conditions de cette importation\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>Des perquisitions ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es en avril 2024 dans les locaux de l&rsquo;antenne de l&rsquo;Ofast de Marseille. <\/p>\n<p>En septembre, la Junalco a repris l&rsquo;enqu\u00eate, sur dessaisissement du parquet de Marseille, puis a confi\u00e9 les investigations \u00e0 des juges d&rsquo;instruction le 27 novembre, portant notamment sur les infractions d&rsquo;importation de stup\u00e9fiants en bande organis\u00e9e, blanchiment, corruption ou encore association de malfaiteurs.<\/p>\n<p>L&rsquo;enqu\u00eate a notamment mis \u00e0 jour selon le minist\u00e8re public de possibles \u00ab\u00a0\u00e9changes entre des policiers et d&rsquo;autres personnes, portant sur la cession d&rsquo;au moins 360 kg de coca\u00efne, en dehors de tout contr\u00f4le hi\u00e9rarchique, et sur la dissimulation des quantit\u00e9s r\u00e9elles arriv\u00e9es sur le territoire\u00a0\u00bb lors de cette livraison surveill\u00e9e.<\/p>\n<p>Sollicit\u00e9 lundi, le parquet de Paris et de la Junalco n&rsquo;a pas comment\u00e9 dans l&rsquo;imm\u00e9diat.<\/p>\n<p>En f\u00e9vrier, deux personnes, des indics selon Le Parisien, ont d&rsquo;abord \u00e9t\u00e9 mises en examen puis incarc\u00e9r\u00e9es.<\/p>\n<p>Deux policiers de l&rsquo;Ofast de Marseille ont ensuite \u00e9t\u00e9 mis en examen d\u00e9but avril, dont au moins un des deux avait \u00e9t\u00e9 plac\u00e9 en d\u00e9tention provisoire.<\/p>\n<p>Un troisi\u00e8me, un capitaine de l&rsquo;Ofast \u00e2g\u00e9 de 45 ans, a \u00e9t\u00e9 mis en examen \u00e0 son tour mi-juin.<\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est pas la premi\u00e8re fois que des hauts grad\u00e9s de la police sont mis en cause pour de potentielles d\u00e9rives li\u00e9es \u00e0 la gestion des indics, souvent en lien avec des dossiers de stup\u00e9fiants.<\/p>\n<p>Fran\u00e7ois Thierry, ancien patron de l&rsquo;Ocrtis, anc\u00eatre de l&rsquo;Ofast, a \u00e9t\u00e9 acquitt\u00e9 en septembre \u00e0 Lyon apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 mis en cause pour avoir organis\u00e9 le placement en garde \u00e0 vue en 2012 de son informateur, un gros trafiquant de drogue, Sophiane Hambli, dans le seul but de l&rsquo;extraire de prison pour qu&rsquo;il g\u00e8re une livraison surveill\u00e9e.<\/p>\n<p>La cour criminelle du Rh\u00f4ne a estim\u00e9 que la mesure \u00e9tait \u00ab\u00a0irr\u00e9guli\u00e8re\u00a0\u00bb mais qu&rsquo;elle avait \u00e9t\u00e9 men\u00e9e \u00ab\u00a0en accord\u00a0\u00bb avec le minist\u00e8re public, et que Fran\u00e7ois Thierry n&rsquo;avait pas \u00ab\u00a0d&rsquo;intention frauduleuse\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>M. Thierry doit encore \u00eatre jug\u00e9 \u00e0 Bordeaux pour \u00ab\u00a0complicit\u00e9 de trafic de drogues\u00a0\u00bb, dans un dossier connexe, toujours en lien avec Sophiane Hambli.<\/p>\n<p>Michel Neyret, ex-num\u00e9ro 2 de la PJ lyonnaise, a lui \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 en appel en 2018 \u00e0 Paris \u00e0 deux ans et demi de prison ferme pour corruption, reconnu coupable d&rsquo;avoir renseign\u00e9 des \u00ab\u00a0indics\u00a0\u00bb du milieu lyonnais, en \u00e9change d&rsquo;avantages. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Ces deux commissaires, chefs de l&rsquo;Ofast \u00e0 Marseille, sont gard\u00e9s \u00e0 vue depuis lundi matin dans les locaux&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":198129,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2814],"tags":[17,1111,11,33766,6457,4070,1777,674,1011,27,329,8712,5012,884,12,882,25,13373],"class_list":{"0":"post-198128","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-marseille","8":"tag-17","9":"tag-actu","10":"tag-actualites","11":"tag-anti-stupefiants","12":"tag-chefs","13":"tag-deux","14":"tag-eu","15":"tag-europe","16":"tag-fr","17":"tag-france","18":"tag-france-monde","19":"tag-garde","20":"tag-loffice","21":"tag-marseille","22":"tag-news","23":"tag-provence-alpes-cote-dazur","24":"tag-republique-francaise","25":"tag-vue"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114732678868776159","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/198128","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=198128"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/198128\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/198129"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=198128"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=198128"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=198128"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}