{"id":199256,"date":"2025-06-23T22:29:10","date_gmt":"2025-06-23T22:29:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/199256\/"},"modified":"2025-06-23T22:29:10","modified_gmt":"2025-06-23T22:29:10","slug":"genealogie-elise-voiart-et-le-dernier-souffle-de-la-marseillaise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/199256\/","title":{"rendered":"G\u00e9n\u00e9alogie. \u00c9lise Vo\u00efart et le dernier souffle de La Marseillaise"},"content":{"rendered":"<p>Savez-vous qui est \u00c9lise Vo\u00efart\u00a0? Son nom ne dit effectivement plus grand-chose aujourd\u2019hui, et pourtant\u2026 Anne \u00c9lisabeth Petitpain, c\u2019est son nom de jeune fille, est n\u00e9e \u00e0 Nancy le 10\u00a0f\u00e9vrier 1786. Son p\u00e8re, Pierre Petitpain, est marchand cirier, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019il vend cierges et bougies. Il est aussi organiste de la paroisse Saint-S\u00e9bastien o\u00f9 il d\u00e9c\u00e8de jeune, le 10\u00a0juillet 1792. Il s\u2019\u00e9tait mari\u00e9 en 1784 avec Marguerite \u00c9lisabeth Jeanmaire, fille de Fran\u00e7ois, ma\u00eetre serrurier, \u00e9l\u00e8ve de <a href=\"https:\/\/www.estrepublicain.fr\/culture-loisirs\/2024\/12\/16\/savez-vous-pourquoi-la-maison-de-jean-lamour-a-ete-rasee\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Jean Lamour<\/a> et auteur de plusieurs grilles de chapelles de la <a href=\"https:\/\/www.estrepublicain.fr\/p\/cathedrale-de-nancy\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">cath\u00e9drale de Nancy<\/a>.<\/p>\n<p>La famille fr\u00f4le l\u2019inconfort financier et sa m\u00e8re se remarie avec Claude Wouters, officiant dans le commerce du tabac. Anne \u00c9lisabeth, elle, obtient une pension de l\u2019imp\u00e9ratrice Jos\u00e9phine, par l\u2019entremise de Mgr d\u2019Osmond, \u00e9v\u00eaque de Nancy et \u00e9pouse, sans doute en 1809 \u00e0 Paris, Jacques Philippe Vo\u00efart, inspecteur des vivres de l\u2019Arm\u00e9e, n\u00e9 \u00e0 Metz et de trente ans son a\u00een\u00e9. Ce dernier est veuf de Jeanne Amable Bouchotte, la s\u0153ur de Jean-Baptiste Bouchotte, militaire n\u00e9 lui aussi \u00e0 Metz et qui fut ministre de la Guerre durant la R\u00e9volution.<\/p>\n<p>  \u00c9crivaine et traductrice<\/p>\n<p>De sa premi\u00e8re union, Jacques Philippe Vo\u00efart avait eu plusieurs enfants, dont Amable Vo\u00efart, n\u00e9e \u00e0 Metz en 1795, femme de lettres sous le nom d\u2019Amable Tastu, apr\u00e8s son union avec l\u2019imprimeur Joseph Tastu. De son mariage avec Anne \u00c9lisabeth, il eut encore une fille, Caroline, n\u00e9e \u00e0 Paris en 1816 et morte c\u00e9libataire au 8 rue Isabey \u00e0 Nancy en 1875.<\/p>\n<p>\u00c9lise Vo\u00efart fut d\u2019abord traductrice d\u2019\u0153uvres litt\u00e9raires en langue allemande ou anglaise, dont le fameux Robinson suisse dont s\u2019inspira la s\u00e9rie Les Robinson suisses dans les ann\u00e9es 1970. Elle publia aussi des dizaines de livres sur la condition f\u00e9minine ou l\u2019\u00e9ducation des enfants. Elle conna\u00eet un v\u00e9ritable succ\u00e8s et est m\u00eame prim\u00e9e par l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise pour La Femme et les six amours. L\u2019Acad\u00e9mie de Stanislas, dont elle fit partie avec son mari \u00e0 partir de 1839 comme membres associ\u00e9s correspondants, la compare, dans son \u00e9criture \u00e0 Walter Scott. Elle est d\u2019ailleurs, la premi\u00e8re femme \u00e0 \u00eatre admise dans cette soci\u00e9t\u00e9 savante.<\/p>\n<p>  D\u00e9c\u00e8s place Carri\u00e8re<\/p>\n<p>Son \u00e9poux, lui aussi homme de lettres, est l\u2019un des fondateurs de la Soci\u00e9t\u00e9 linn\u00e9enne de Paris. C\u2019est un proche de <a href=\"https:\/\/www.estrepublicain.fr\/magazine-tourisme-et-patrimoine\/2020\/08\/12\/savez-vous-qui-a-cree-la-statue-rouget-de-lisle-de-lons-le-saunier\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Rouget de Lisle, l<\/a> \u2019auteur de la Marseillaise, n\u00e9 \u00e0 <a href=\"https:\/\/www.estrepublicain.fr\/magazine-tourisme-et-patrimoine\/2020\/08\/02\/la-maison-rouget-de-lisle-se-reinvente-pour-trouver-une-notoriete\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Lons-le-Saunier<\/a> dans le Jura en 1760. \u00c2g\u00e9, malade et presque sans le sou, il fut accueilli par les Vo\u00efart. \u00c9lise lui prodigua soins et r\u00e9confort jusqu\u2019\u00e0 son d\u00e9c\u00e8s, le 26\u00a0juin 1836, dans leur maison du 4 rue des Vertus \u00e0 Choisy-le-Roi, aujourd\u2019hui 6 rue Rouget de Lisle. Jacques Philippe Vo\u00efart, avec le g\u00e9n\u00e9ral Blein, sign\u00e8rent son acte de d\u00e9c\u00e8s. Le corps de Rouget de Lisle a finalement \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9, le 14\u00a0juillet 1915, aux Invalides, mais sa tombe \u00e0 Choisy est toujours visible.<\/p>\n<p>Au d\u00e9c\u00e8s de son \u00e9poux en 1842, \u00c9lise revient \u00e0 Nancy o\u00f9 elle poursuit ses travaux d\u2019\u00e9criture. Elle s\u2019\u00e9teint au 49 place de la Carri\u00e8re \u00e0 Nancy le 21\u00a0janvier 1866. Son portrait, par Constance Mayer et celui de son mari, sont conserv\u00e9s au mus\u00e9e des Beaux-Arts de Nancy.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Savez-vous qui est \u00c9lise Vo\u00efart\u00a0? 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