{"id":203889,"date":"2025-06-25T18:50:10","date_gmt":"2025-06-25T18:50:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/203889\/"},"modified":"2025-06-25T18:50:10","modified_gmt":"2025-06-25T18:50:10","slug":"top-14-cette-saison-nous-a-changes-a-jamais-didier-lacroix-se-confie-en-exclusivite-avant-la-finale-toulouse-bordeaux-begles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/203889\/","title":{"rendered":"Top 14 &#8211; \u00ab\u00a0Cette saison nous a chang\u00e9s \u00e0 jamais\u00a0\u00bb : Didier Lacroix se confie en exclusivit\u00e9 avant la finale Toulouse &#8211; Bordeaux-B\u00e8gles"},"content":{"rendered":"<p>\n                \u00c0 quelques jours de la finale tant attendue face \u00e0 Bordeaux-B\u00e8gles, le pr\u00e9sident du Stade Toulousain\u00a0Didier Lacroix se confie sur une saison hors normes, marqu\u00e9e par des drames, une h\u00e9catombe de bless\u00e9s, l\u2019affaire Jaminet mais aussi par une solidarit\u00e9 qui a permis au club de maintenir le cap.\n            <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Si on avait six heures devant nous et un divan&#8230;\u00a0\u00bb. Didier Lacroix parle d\u2019un ton \u00e0 la fois grave et lucide. Cette saison restera, quoi qu\u2019il advienne en finale, comme l\u2019une des plus \u00e9prouvantes de son mandat de pr\u00e9sident du Stade Toulousain qui disputera, samedi soir, la finale du Top 14 face \u00e0 l&rsquo;Union Bordeaux-B\u00e8gles. Deux drames humains ont assombri l\u2019\u00e9t\u00e9 dernier du club, la disparition de Mehdi Narjissi, puis celle de l\u2019\u00e9pouse de Joe Tekori. \u00ab\u00a0Des \u00e9v\u00e9nements tragiques, que personne ne pr\u00e9voit, et qui laissent une marque ind\u00e9l\u00e9bile\u00a0\u00bb. Pourtant, pas de fuite en avant. Pas d\u2019excuse non plus. \u00ab\u00a0L\u2019\u00e9quipe crabos, notamment, ne s\u2019en est pas remise mais on ne s\u2019est jamais r\u00e9fugi\u00e9s derri\u00e8re ces drames\u00a0\u00bb, insiste Lacroix, qui confie avoir vu son club changer en profondeur. \u00ab\u00a0Peut-\u00eatre qu\u2019on ne passera jamais \u00e0 autre chose, ou que ce sera toujours un peu diff\u00e9rent. Cette saison nous a chang\u00e9s \u00e0 jamais.\u00a0\u00bb<\/p>\n<blockquote><p>\nOn l&rsquo;a fait avec amour, avec un grand A\n<\/p><\/blockquote>\n<p>Les blessures ont, elles aussi, rythm\u00e9 la saison. Dupont, Mauvaka, Capuozzo, pour les plus r\u00e9put\u00e9s. Aucun secteur de jeu n\u2019a \u00e9t\u00e9 \u00e9pargn\u00e9. Malgr\u00e9 un effectif g\u00e9r\u00e9 au cordeau par Ugo Mola avec de nombreux turn overs, les blessures ont \u00e9t\u00e9 un fl\u00e9au de la saison toulousaine. Trop nombreuses, trop lourdes. Comment l\u2019expliquer ? \u00ab\u00a0Je suis incapable de pointer un seul param\u00e8tre. On avait tout pr\u00e9par\u00e9 pour l\u2019\u00e9viter, et pourtant&#8230;\u00a0\u00bb, confie le pr\u00e9sident. \u00ab\u00a0Il nous manque des joueurs\u00a0mais on continue d\u2019avancer. Et certains vont vivre leur premi\u00e8re finale, peut-\u00eatre leur premier titre\u00a0\u00bb Ajoutez \u00e0 cela l\u2019affaire Jaminet, et le retentissement m\u00e9diatique qui s&rsquo;en suivi, et vous obtenez un cocktail explosif. Pourtant, le Stade Toulousain n\u2019a jamais sombr\u00e9. \u00ab\u00a0Est-ce que \u00e7a nous a soud\u00e9s ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c\u2019est qu\u2019il y avait encore de la joie dans les vestiaires. Et des sourires. Le rugby, c\u2019est aussi \u00e7a.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Dans cette tourmente, c\u2019est l\u2019humain qui a tenu le club. L\u2019union qui a fait la force.\u00a0\u00ab\u00a0Il fallait une force mentale et collective pour affronter tout \u00e7a. On l\u2019a fait avec amour, avec un grand A. Sur ce plan-l\u00e0, je pense qu\u2019on a \u00e9t\u00e9 \u00e0 la hauteur.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le pr\u00e9sident doit savoir s&rsquo;effacer\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le Stade toulousain a -un dernier combat \u00e0 mener samedi soir,\u00a0afin de conclure cette saison si particuli\u00e8re par une victoire. \u00ab\u00a0On est encore l\u00e0. On va tout donner et\u00a0comme le dit souvent Ugo, on a des putains de mecs.\u00a0\u00bb\u00a0\u00c0 la question de savoir si cette saison est la plus difficile de sa pr\u00e9sidence, la r\u00e9ponse fuse : \u00ab\u00a0Oui, clairement\u00a0\u00bb.\u00a0Pour autant, Lacroix refuse que les malheurs du club servent de justification, m\u00eame en cas d\u2019\u00e9chec. \u00ab\u00a0On ne se cachera pas derri\u00e8re. On a relev\u00e9 des d\u00e9fis, et on va essayer d&rsquo;en\u00a0relever un dernier.\u00a0\u00bb\u00a0Si le Stade Toulousain est souvent vu comme \u00ab\u00a0le club \u00e0 battre\u00a0\u00bb, Didier Lacroix, \u00e0 fleur de peau parfois, en est le reflet. Il \u00e9voque avec \u00e9motion les mots de Thomas Ramos, apr\u00e8s le quart de finale de Champions Cup contre Toulon : \u00ab\u00a0Il a dit qu\u2019ils voulaient gagner pour moi. Bien s\u00fbr que \u00e7a m\u2019a touch\u00e9. Mais ce qui m\u2019importe, c\u2019est qu\u2019ils gagnent pour eux.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 sa l\u00e9gitimit\u00e9, Didier Lacroix pr\u00e9f\u00e8re rester en retrait \u00e0 l\u2019approche des grands rendez-vous. \u00ab\u00a0Plus l\u2019heure du match approche, moins le pr\u00e9sident sert \u00e0 quelque chose. Il faut savoir s\u2019effacer.\u00a0\u00bb\u00a0S\u2019il intervient dans les grandes orientations du club (\u00ab\u00a0On parle d\u00e9j\u00e0 de 2031 avec Ugo et J\u00e9r\u00f4me\u00a0\u00bb), il laisse le sportif aux mains du staff. Il n\u2019en oublie pas pour autant l\u2019adr\u00e9naline du terrain. Pr\u00e9sent aux captain runs (entra\u00eenements du capitaine, les veilles de match), il sourit en \u00e9voquant les matchs\u00a0de foot improvis\u00e9s entre jeunes et anciens : \u00ab\u00a0Je crois que j\u2019ai encore une place \u00e0 prendre l\u2019an prochain. Techniquement, rien ne m\u2019impressionne\u00a0\u00bb, l\u00e2che-t-il avec\u00a0un clin d&rsquo;\u0153il.<\/p>\n<blockquote><p>\nIl y a une revanche \u00e0 prendre, mais sans esprit de revanche\n<\/p><\/blockquote>\n<p>Vient le moment d&rsquo;aborder la finale \u00e0 venir, face \u00e0 Bordeaux-B\u00e8gles. Une \u00e9quipe que ses joueurs avait corrig\u00e9e l&rsquo;an dernier, d\u00e9j\u00e0 en finale (59-3) mais qui, depuis, a battu trois fois ses Toulousains. Dont une d\u00e9faite retentissante, lors de la derni\u00e8re demi-finale de Champions Cup.\u00a0\u00ab\u00a0Il y a une revanche \u00e0 prendre, mais sans esprit de revanche.\u00a0\u00c9videmment qu&rsquo;on a envie de r\u00e9installer les compteurs au bon niveau mais je pense qu\u2019eux aussi ont l\u2019intention de les maintenir l\u00e0 o\u00f9 ils sont. C\u2019est le jeu\u00a0\u00bb. Le pr\u00e9sident du Stade ne se voile pas la face : le rapport de force est bien r\u00e9el.Il \u00e9vacue toute notion de sup\u00e9riorit\u00e9.\u00a0\u00ab\u00a0Ce qu\u2019on va affronter, c\u2019est ce qui se fait de mieux. Et je le dis avec le plus profond respect. Ce n\u2019est pas une formule de style. Ce n\u2019est pas pour leur coller le statut de favori. Ils ont appris depuis la finale de l\u2019an dernier. Et nous aussi. C\u2019est la nature m\u00eame des grandes \u00e9quipes.\u00a0\u00bb<\/p>\n<blockquote><p>\nLe Brennus, il\u00a0est chez nous, c&rsquo;est notre h\u00e9ritage\n<\/p><\/blockquote>\n<p>Si l\u2019adversit\u00e9 est certaine, l\u2019arme principale du Stade Toulousain r\u00e9side dans sa capacit\u00e9 \u00e0 transformer les grands rendez-vous en d\u00e9monstrations de maturit\u00e9. \u00ab\u00a0Une finale, c\u2019est un match comme un autre sauf que tout va plus vite, que tout se voit davantage. C\u2019est le moment o\u00f9 il faut \u00eatre plus sobre, plus efficace que jamais. Un homme averti en vaut deux.\u00a0J&rsquo;esp\u00e8re qu&rsquo;on n&rsquo;en vaut pas deux, mais qu&rsquo;on en vaut trois\u00a0\u00bb\u00a0souligne Didier Lacroix. Car Toulouse va disputer sa troisi\u00e8me finale cons\u00e9cutive.\u00a0\u00ab\u00a0L\u2019exp\u00e9rience, c\u2019est \u00e7a. C\u2019est savoir que le bus va peut-\u00eatre mettre plus de temps, que l\u2019\u00e9chauffement sera plus bruyant, que chaque d\u00e9tail peut devenir un grain de sable.\u00a0\u00bb\u00a0Lacroix insiste : \u00ab\u00a0le r\u00f4le des dirigeants n\u2019est pas de prendre la lumi\u00e8re. C\u2019est d\u2019anticiper, d\u2019organiser, de fluidifier et d&rsquo;offrir aux joueurs le meilleur cadre possible, sans fioriture, sans luxe inutile. Juste les conditions pour qu\u2019ils soient les plus performants, comme l\u2019a \u00e9t\u00e9 Romain Ntamack dans les derniers instants en 2023 face \u00e0 la Rochelle.\u00a0\u00bb Plus que tout, Lacroix en appelle \u00e0 l\u2019essence m\u00eame du jeu. \u00ab\u00a0Ce qu\u2019on veut, c\u2019est sortir notre meilleur rugby. Celui qui nous permettra d\u2019\u00eatre devant \u00e0 la derni\u00e8re minute\u00a0et de rentrer \u00e0 la maison avec le Bouclier. Le Brennus, il est chez nous, c\u2019est notre h\u00e9ritage. \u00c0 nous de continuer \u00e0 l\u2019honorer.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00c0 quelques jours de la finale tant attendue face \u00e0 Bordeaux-B\u00e8gles, le pr\u00e9sident du Stade Toulousain\u00a0Didier Lacroix se&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":203890,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1416],"tags":[1011,27,479,1468,60],"class_list":{"0":"post-203889","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-rugby","8":"tag-fr","9":"tag-france","10":"tag-rugby","11":"tag-rugby-football","12":"tag-sports"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114745509439347950","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/203889","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=203889"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/203889\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/203890"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=203889"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=203889"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=203889"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}