{"id":206528,"date":"2025-06-26T19:17:10","date_gmt":"2025-06-26T19:17:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/206528\/"},"modified":"2025-06-26T19:17:10","modified_gmt":"2025-06-26T19:17:10","slug":"top-14-toulouse-bordeaux-lourdes-stade-francais-ces-clubs-qui-ont-souleve-le-brennus-trois-fois-de-suite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/206528\/","title":{"rendered":"Top 14 &#8211; Toulouse, Bordeaux, Lourdes, Stade fran\u00e7ais\u00a0: ces clubs qui ont soulev\u00e9 le Brennus trois fois de suite"},"content":{"rendered":"<p>\n                Seuls quatre clubs, le Stade fran\u00e7ais, le Stade bordelais, le Stade toulousain (\u00e0 deux reprises) et Lourdes ont r\u00e9ussi \u00e0 fbrandir le Bouclier de Brennus\u00a0trois fois de suite. Retour sur ces tripl\u00e9s magnifiques.\n            <\/p>\n<p>Si Toulouse l\u2019emporte samedi soir face \u00e0 Bordeaux. Le club sera sacr\u00e9 pour la troisi\u00e8me fois cons\u00e9cutive apr\u00e8s 2023 (contre La\u00a0Rochelle) et 2024 (contre l\u2019UBB d\u00e9j\u00e0). Nous avons d\u00e9cid\u00e9 de faire revivre les pr\u00e9c\u00e9dents tripl\u00e9s de l\u2019histoire, m\u00eame si certains furent des quadrupl\u00e9s.<\/p>\n<p>Le Stade Fran\u00e7ais 1893-94-95<\/p>\n<p>Ce tripl\u00e9 nous renvoie aux origines de notre championnat quand il ne concernait que quatre ou cinq clubs. Les \u00e9quipes parisiennes \u00e9taient reines et le Stade fran\u00e7ais r\u00e9ussit l\u2019exploit de jouer toutes les finales de\u00a01892 \u00e0\u00a01899 (mais en\u00a01897 et\u00a01898, le championnat se joua en poule unique). Au c\u0153ur de cette s\u00e9rie, il r\u00e9ussit un tripl\u00e9 en 1893-94-95 en jouant les deux premi\u00e8res finales \u00e0 B\u00e9con-l\u00e8s-Bruy\u00e8res, et la troisi\u00e8me \u00e0 Courbevoie. Si le premier adversaire existe toujours, le Racing, les deux autres n\u2019existent plus, Inter-Nos et Olympique.<\/p>\n<p>Le capitaine du Stade Fran\u00e7ais s\u2019appelait Louis Dedet, il jouait troisi\u00e8me ou deuxi\u00e8me ligne et mesurait 1m77 pour 73 kilos. Son parcours dit quelque chose du profil des joueurs de l\u2019\u00e9poque\u00a0: il \u00e9tait licenci\u00e9 de lettres et agr\u00e9g\u00e9 de philosophie. Ces joueurs du Stade Fran\u00e7ais \u00e9taient tous des lyc\u00e9ens ou des \u00e9tudiants des beaux quartiers, promis \u00e0 des parcours brillants. Il y avait des noms \u00e0 rallonge comme Garcet de Vauresmont ou Bourcier Saint-Chaffray, on trouvait aussi un Da Silva Pranhos Delio Branco, d\u2019origine br\u00e9silienne. Louis Dedet fut aussi le capitaine de la premi\u00e8re \u00e9quipe fran\u00e7aise \u00e0 vaincre une \u00e9quipe anglaise (Stade Fran\u00e7ais contre Rosslyn Park en match amical). Il fut m\u00eame l\u2019arbitre du tout premier test international du XV de France contre les All Blacks en 1906.<\/p>\n<p>Le Stade Bordelais 1904-05-06-07<\/p>\n<p>Bordeaux fut le premier fief provincial du rugby fran\u00e7ais. Entre\u00a01904 et\u00a01907, le Stade bordelais r\u00e9ussit non seulement un tripl\u00e9, mais un quadrupl\u00e9. Il battit \u00e0 chaque fois le Stade fran\u00e7ais car le championnat \u00e9tait articul\u00e9 entre une comp\u00e9tition provinciale et une comp\u00e9tition parisienne. Les Bordelais avaient une petite tradition de haut niveau derri\u00e8re eux avec une forte influence britannique. Les joueurs appartenaient pour la plupart \u00e0 une \u00e9lite urbaine, un style sans doute BCBG comme tout le rugby de l\u2019\u00e9poque.<\/p>\n<p>Il est difficile de d\u00e9crire la physionomie des rencontres. On sait que la finale 1904 fut tr\u00e8s dure, qualifi\u00e9e de \u00ab\u00a0combat d\u2019apaches\u00a0\u00bb. Celle de 1907 qui se jouait dans la banlieue de Bordeaux, au stade Sainte-Germaine attira la bagatelle de 12\u00a0000 personnes, foule \u00e9norme pour l\u2019\u00e9poque. Pour l\u2019anecdote, il y avait un Laporte qui joua les quatre finales pour les Bordelais. Il ne s\u2019appelait pas Bernard, mais Pascal, il travaillait pour une compagnie maritime anglaise. Il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 l\u00e0 en 1899 ce qui lui permit de revendiquer cinq Brennus, tout comme Marc Giacardy, qui pouvait jouer talonneur, pilier, deuxi\u00e8me ligne, troisi\u00e8me ligne ou demi d\u2019ouverture. Dans la vie, il exer\u00e7ait la profession de journaliste avant de mourir \u00e0 la guerre de 14-18. En 1906, les Bordelais alignaient un deuxi\u00e8me ligne de 42 ans, Carlos Deltour. Doyen des champions fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>Toulouse 1922-23-24<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait l\u2019\u00e9poque des \u00ab\u00a0Cinq Glorieuses\u00a0\u00bb\u00a0qui succ\u00e9da \u00e0 celle de la Vierge Rouge de 1912. La premi\u00e8re vraie p\u00e9riode faste du Stade toulousain, couronn\u00e9 trois fois d\u2019affil\u00e9e en jouant six finales sur sept entre\u00a01921 et\u00a01927. Le rugby commen\u00e7ait \u00e0 se d\u00e9mocratiser. Toulouse jouait avec des fortes personnalit\u00e9s comme le terrible deuxi\u00e8me ligne Marcel-Fr\u00e9d\u00e9ric Lubin-Lebr\u00e8re, qu\u2019on avait cru mort \u00e0 la guerre de 14-18,\u00a0le brillant centre passeur Fran\u00e7ois Borde, capitaine \u00e0 partir de 1923. Adolphe Jaur\u00e9guy attaquant athl\u00e9tique et rac\u00e9 amenait aussi de la vitesse \u00e0 la ligne d\u2019attaque. Le troisi\u00e8me ligne Alex Bioussa apportait aussi sa pierre \u00e0 l\u2019\u00e9difice, avec pas mal de rugosit\u00e9. En 1922, l\u2019\u00e9quipe \u00e9tait command\u00e9e par un joueur particulier, le demi de m\u00eal\u00e9e Philippe Struxiano, personnalit\u00e9 assez \u00e9clatante, parfois autoritaire comme il cumulait les fonctions d\u2019entra\u00eeneur et de joueur.\u00a0Il prenait des d\u00e9cisions qui ne faisaient pas toujours plaisir parfois au dernier moment, au point d\u2019en venir presque aux mains avec ceux qu\u2019il \u00e9vin\u00e7ait. Mais il pouvait faire des passes de 20 m\u00e8tres, c\u2019\u00e9tait tr\u00e8s impressionnant. En 1922, Toulouse battit Bayonne (6-0), rebelote en 1923 (3-0), (premi\u00e8re finale \u00e0 Colombes). Le Stade domina\u00a0Perpignan en 1924 (3-0) en faisant le choix de jouer \u00e0 sept avants sans blessure, mais il fallait ajouter un deuxi\u00e8me arri\u00e8re en couverture. Bioussa quitta le paquet pour pr\u00eater main-forte \u00e0 Saverne. On le voit, l\u2019\u00e9poque \u00e9tait aux petits scores. Mais l\u2019essai d\u2019Adolphe Jaur\u00e9guy de 1923 sur une pelouse gorg\u00e9e d\u2019eau est rest\u00e9 dans toutes les m\u00e9moires, une course de 40 m\u00e8tres avec un crochet somptueux sur l\u2019arri\u00e8re adverse.<\/p>\n<p>Lourdes\u00a0: 1956-57-58<\/p>\n<p>Le FC Lourdes fut le grand club de l\u2019apr\u00e8s-guerre. Il brandit sept fois le bouclier entre\u00a01945 et\u00a01960 et joua dix finales. Cette \u00e9quipe a laiss\u00e9 un grand souvenir parce que les m\u00e9dias commen\u00e7aient \u00e0 se d\u00e9velopper, les images commen\u00e7aient \u00e0 circuler, les photos \u00e9taient de bonnes qualit\u00e9s. Les r\u00e9cits \u00e9taient de plus en plus pointus. Cette \u00e9quipe pratiquait un rugby offensif avec un culte des combinaisons offensives ex\u00e9cut\u00e9es au millim\u00e8tre. L\u2019\u00e9quipe \u00e9tait men\u00e9e par un joueur hors norme, Jean Prat, troisi\u00e8me ligne buteur, exigeant avec lui-m\u00eame et avec les autres. Il s\u2019obligeait \u00e0 un footing quotidien, presque du professionnalisme aux yeux de ses contemporains. La trilogie 56-57-58 fut le sommet du r\u00e8gne lourdais. La finale de 1956 face \u00e0 Dax fut longtemps la plus d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9e de l\u2019Histoire (20-0, score \u00e9crasant pour l\u2019\u00e9poque). Celle de 1957 face au Racing (16-13) fut la plus brillante, car le Racing fut un adversaire de qualit\u00e9. En plus elle fut la premi\u00e8re finale \u00e0 \u00eatre t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e. Elle fut riche en p\u00e9rip\u00e9ties et en offensives. Celle de 1958 gagn\u00e9e face \u00e0 Mazamet (25-8) fut symbolique. Elle mettait en sc\u00e8ne la rivalit\u00e9 entre Jean Prat et Lucien Mias, son rival. Il avait men\u00e9 Mazamet \u00e0 la victoire en Du Manoir face \u00e0\u2026 Lourdes. Les Lourdais avaient \u00e9t\u00e9 vex\u00e9s. Moment tr\u00e8s fort conclu par une algarade devenue c\u00e9l\u00e8bre.<\/p>\n<p>Toulouse\u00a0: 1994-95-96-97<\/p>\n<p>Soixante-dix ans apr\u00e8s la g\u00e9n\u00e9ration Lubin-Lebr\u00e8re, le Stade Toulousain entra\u00een\u00e9 par Guy Nov\u00e8s se voit couronn\u00e9 trois fois de suite. Il fait m\u00eame mieux avec un quadrupl\u00e9 retentissant. Tour \u00e0 tour Clermont, Castres, Brive et Bourgoin-Jallieu s\u2019inclinent. Cette s\u00e9rie correspond au d\u00e9but du professionnalisme. Elle consacre un club qui est une succursale du XV de France et qui r\u00e9v\u00e8le des jeunes talents \u00e0 la pelle\u00a0: Jer\u00f4me Cazalbou, Thomas Castaign\u00e8de, Emile Ntamack, Philippe Carbonneau\u2026 \u00c0 l\u2019ouverture, Christophe Deylaud se comporte comme un maestro.<\/p>\n<p>Le club a du savoir-faire et des moyens et Guy Nov\u00e8s d\u00e9veloppe un esprit de comp\u00e9tition sans faille. Les finales ne sont pas forc\u00e9ment des sommets d\u2019offensive, les Toulousains ne marquent jamais plus d\u2019un essai par match,\u00a0 mais d\u00e9montrent une \u00e9tonnante solidit\u00e9 dans les grands moments. Toulouse est devenu une machine de guerre.\u00a0A noter que B\u00e9ziers n&rsquo;a jamais r\u00e9ussi de tripl\u00e9\u00a0malgr\u00e9 ses dix titres en quatorze ans. Les Biterrois ont r\u00e9ussi quatre fois \u00e0 conserver leur titre mais jamais faire la passe de trois.\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Seuls quatre clubs, le Stade fran\u00e7ais, le Stade bordelais, le Stade toulousain (\u00e0 deux reprises) et Lourdes ont&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":206529,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1416],"tags":[1011,27,479,1468,60],"class_list":{"0":"post-206528","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-rugby","8":"tag-fr","9":"tag-france","10":"tag-rugby","11":"tag-rugby-football","12":"tag-sports"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114751277837635645","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/206528","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=206528"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/206528\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/206529"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=206528"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=206528"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=206528"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}