{"id":210191,"date":"2025-06-28T05:49:09","date_gmt":"2025-06-28T05:49:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/210191\/"},"modified":"2025-06-28T05:49:09","modified_gmt":"2025-06-28T05:49:09","slug":"les-livres-dexception-dernier-plaisir-solitaire-du-galeriste-yvon-lambert","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/210191\/","title":{"rendered":"Les livres d\u2019exception, dernier \u00ab\u00a0plaisir solitaire\u00a0\u00bb du galeriste Yvon Lambert"},"content":{"rendered":"<p>\u00c0 89 ans, le galeriste se consacre d\u00e9sormais \u00e0 l\u2019\u00e9dition d\u2019ouvrages d\u2019exception. Son ouvrage encore en stock au prix le plus \u00e9lev\u00e9\u00a0: une \u00e9dition du Bestiaire de Guillaume Apollinaire \u00e0 5\u00a0500 euros.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00ab\u00a0Mes livres, c\u2019\u00e9tait une passion priv\u00e9e.\u00a0\u00bb La carri\u00e8re de galeriste d&rsquo;<a href=\"https:\/\/www.lefigaro.fr\/arts-expositions\/la-collection-d-yvon-lambert-au-mucem-de-marseille-une-odyssee-provencale-20240501\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Article\" rel=\"noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">Yvon Lambert<\/a>\u00a0est derri\u00e8re lui, ayant laiss\u00e9 une trace profonde dans l&rsquo;art contemporain. Celle d&rsquo;\u00e9diteur est devant, avec des ouvrages qui vont de 5 \u00e0 5\u00a0500 euros.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00c0 89 ans, cet enfant du bourg de Vence (Alpes-Maritimes), venu \u00e0 l&rsquo;art parce qu&rsquo;apr\u00e8s-guerre, les plus grands peintres arpentaient l&rsquo;arri\u00e8re-pays ni\u00e7ois, passe des journ\u00e9es remplies dans sa librairie-galerie du Marais, \u00e0 Paris.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Quel artiste vivant mettre en valeur\u00a0? Quel objet unique proposer aux bibliophiles\u00a0? Il continue de se poser la question depuis une trentaine d&rsquo;ann\u00e9es. \u00ab\u00a0Je vendais mes livres surtout \u00e0 des amis, des curieux qui les achetaient d\u00e8s qu&rsquo;ils sortaient. Donc ce n&rsquo;est pas du tout connu\u00a0\u00bb, explique-t-il \u00e0 l&rsquo;AFP. \u00ab\u00a0Galeriste, on vend l&rsquo;\u0153uvre, on essaye de la mettre en valeur. \u00c9diteur, c&rsquo;est un processus de fabrication. Mais \u00e7a se rejoint. Je n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 dire aux gens\u00a0: poss\u00e9der un tableau, poss\u00e9der un livre, c&rsquo;est un plaisir solitaire. Ce qui les fait sourire.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La Collection Lambert \u00e0 Avignon<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Les artistes sont ceux qu&rsquo;on retrouve dans ses acquisitions, expos\u00e9es depuis 2000 dans un mus\u00e9e d&rsquo;Avignon, la Collection Lambert. Certains ouvrages ont vu leur valeur s&rsquo;envoler, comme Die Ungeborenen d&rsquo;Anselm Kiefer, plasticien allemand r\u00e9put\u00e9 pour ses paysages de ruines aux tons gris, publi\u00e9 en 2002. \u00ab\u00a0Je demandais cher \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, 1\u00a0500 euros. Ils se vendent maintenant \u00e0 je ne sais pas combien sur le march\u00e9 secondaire. Je n&rsquo;en ai plus\u00a0\u00bb, remarque l&rsquo;\u00e9diteur. L&rsquo;exemplaire num\u00e9rot\u00e9 1, propos\u00e9 aux ench\u00e8res en 2022, est parti pour 25\u00a0200 euros.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">C&rsquo;est ce genre de sp\u00e9culation qui avait pouss\u00e9 le galeriste \u00e0\u00a0<a href=\"https:\/\/www.lefigaro.fr\/arts-expositions\/2014\/07\/04\/03015-20140704ARTFIG00173-yvon-lambert-ferme-sa-galerie.php\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Article\" rel=\"noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">d\u00e9laisser le m\u00e9tier<\/a>, en 2014, lorsqu&rsquo;il avait commenc\u00e9 \u00e0 voir trop d&rsquo;acheteurs se soucier de la valeur future de revente des \u0153uvres. Pour lui, cette question d\u00e9voie le sens de l&rsquo;art.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Son ouvrage encore en stock au prix le plus \u00e9lev\u00e9 vient de sortir, mi-juin\u00a0: 5\u00a0500 euros pour une \u00e9dition du Bestiaire de\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/livres\/guillaume-apollinaire-poete-artilleur-et-critique-visionnaire-20250320\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Article\" rel=\"noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">Guillaume Apollinaire<\/a>\u00a0illustr\u00e9e par 24 lithographies de Miquel Barcel\u00f3. Peut-\u00eatre ne vaudra-t-il jamais plus. Peut-\u00eatre la cote va-t-elle d\u00e9coller. Mais le prix neuf de ce livre, dans un coffret en bois avec toile imprim\u00e9e et marqu\u00e9e au fer \u00e0 chaud par l&rsquo;artiste espagnol en personne, para\u00eet compl\u00e8tement justifi\u00e9 \u00e0 Yvon Lambert. \u00ab\u00a0Le tirage est restreint. L&rsquo;artiste est connu, l&rsquo;artiste est cher, l&rsquo;artiste est exigeant\u00a0\u00bb, \u00e9num\u00e8re-t-il.<\/p>\n<p>Des chefs-d\u2019\u0153uvre de bibliophilie<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Yvon Lambert ne se voit que comme le continuateur d&rsquo;une longue tradition ayant donn\u00e9 des chefs-d\u2019\u0153uvre de bibliophilie en France au si\u00e8cle dernier. \u00ab\u00a0Le premier, c&rsquo;\u00e9tait Ambroise Vollard, en 1900, qui a fait un livre avec des po\u00e8mes de Verlaine et des illustrations de Bonnard. Il a r\u00e9volutionn\u00e9 le livre.\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/voyages\/dossier\/le-tour-d-espagne-de-pablo-picasso\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Topic\" rel=\"noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">Picasso<\/a> \u00a0en a fait je ne sais pas combien, comme Matisse, Mir\u00f3, L\u00e9ger&#8230; Ce sont des choses qui se vendent tr\u00e8s cher aujourd&rsquo;hui, ou qu&rsquo;on ne trouve pas.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Chez les bibliophiles, certains clients restent fid\u00e8les. \u00ab\u00a0J&rsquo;ai quelques personnes qui m&rsquo;ont achet\u00e9 le premier livre le premier jour et qui ach\u00e8tent toujours. C&rsquo;est un compagnonnage, \u00e0 ce niveau-l\u00e0\u00a0\u00bb, explique l&rsquo;ancien galeriste. \u00ab\u00a0Il y en a certains qui ont toujours le m\u00eame num\u00e9ro. C&rsquo;est r\u00e9serv\u00e9 pour eux. Je leur dis\u00a0: si vous ne voulez pas, vous le laissez. Mais ce serait dommage d&rsquo;interrompre la collection\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00c0 89 ans, le galeriste se consacre d\u00e9sormais \u00e0 l\u2019\u00e9dition d\u2019ouvrages d\u2019exception. 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