{"id":217774,"date":"2025-07-01T09:09:12","date_gmt":"2025-07-01T09:09:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/217774\/"},"modified":"2025-07-01T09:09:12","modified_gmt":"2025-07-01T09:09:12","slug":"allemagne-comment-la-ville-allemande-de-chemnitz-jumelee-avec-mulhouse-embellit-ses-cheminees-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/217774\/","title":{"rendered":"Allemagne. Comment la ville allemande de Chemnitz, jumel\u00e9e avec Mulhouse, embellit ses chemin\u00e9es"},"content":{"rendered":"<p>Tous les enfants des monts M\u00e9tallif\u00e8res est-allemands connaissent son nom : Richard Hartmann. L&rsquo;histoire de cet Alsacien d&rsquo;origine a tout du conte de f\u00e9es capitaliste. Artisan originaire d\u2019une famille pauvre de la commune de Barr, il est devenu le roi des locomotives en Saxe. C&rsquo;est en partie gr\u00e2ce \u00e0 lui que Chemnitz, haut-lieu de la r\u00e9volution industrielle allemande, \u00e9tait, au d\u00e9but du 20e si\u00e8cle, la ville la plus riche d&rsquo;Allemagne. Son paysage urbain \u00e9tait marqu\u00e9, comme Mulhouse, par d&rsquo;innombrables chemin\u00e9es, ce qui lui a valu le surnom de \u00ab Manchester saxon \u00bb.<\/p>\n<p><strong>Un exode massif<\/strong><\/p>\n<p>Mais le magnat de l\u2019industrie se voit contraint de d\u00e9poser le bilan dans les ann\u00e9es 1930, en pleine crise \u00e9conomique mondiale. De l&#8217;empire Hartmann, il ne reste aujourd\u2019hui plus grand chose.\u00a0 A Chemnitz non plus, il ne reste plus grand chose de sa richesse et de ses charmes d&rsquo;antan avec ses chemin\u00e9es. D\u00e9truite \u00e0 80% pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville a perdu pr\u00e8s d&rsquo;un quart de ses habitants des suites de la chute du mur et de la d\u00e9sindustrialisation allemande. Mais il y a un an, apr\u00e8s d\u2019un si\u00e8cle de fermeture, la vie a repris dans l\u2019usine Hartmann.\u00a0L\u2019ancien hall du b\u00e2timent a \u00e9t\u00e9 r\u00e9habilit\u00e9 pour servir de centre d&rsquo;accueil et d\u2019information pour les visiteurs durant toute l&rsquo;ann\u00e9e 2025, pour laquelle la ville a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9e capitale europ\u00e9enne de la culture.<\/p>\n<p>C&rsquo;est donc de l\u2019usine Hartmann que part la visite gratuite de Chemnitz en ce samedi matin ensoleill\u00e9. Quinze minutes avant le d\u00e9but, une cinquantaine de personnes sont d\u00e9j\u00e0 rassembl\u00e9es devant le b\u00e2timent ouvrier. Danny Weigelt, guide pour la prochaine heure et demie de visite, s\u2019amuse de la ponctualit\u00e9 typique des \u00ab Almans \u00bb (surnom p\u00e9joratif pour d\u00e9signer des Allemands sans h\u00e9ritage multiculturel), apr\u00e8s qu\u2019un \u00e9ni\u00e8me visiteur lui a demand\u00e9 l\u2019heure de d\u00e9but du tour. Les visites de Chemnitz, cr\u00e9\u00e9es avec d&rsquo;autres b\u00e9n\u00e9voles \u00e0 l\u2019occasion du titre de capitale culturelle europ\u00e9enne, ont lieu tous les samedis depuis avril. L&rsquo;un des principaux arr\u00eats de la visite est le buste surdimensionn\u00e9 de Karl Marx, surnomm\u00e9 affectueusement \u00ab Nischel \u00bb (dialecte d&rsquo;Allemagne centrale signifiant &lsquo;t\u00eate&rsquo;) par les locaux.<\/p>\n<p>En R\u00e9publique D\u00e9mocratique d\u2019Allemagne (RDA), Chemnitz devait devenir une sorte de ville mod\u00e8le socialiste. Un \u00e9pisode qui lui aura valu le nom de Karl-Marx-Stadt pendant 37 ans et cette t\u00eate en bronze du philosophe dans son centre-ville \u00e0 partir de 1972. Le p\u00e8re du communisme n&rsquo;a pourtant jamais mis les pieds dans la ville. Ses habitants se sont tout de m\u00eame attach\u00e9s \u00e0 ce symbole populaire embl\u00e9matique de leurs cartes postales, et l\u2019ic\u00f4ne barbue est rest\u00e9e dans la ville m\u00eame apr\u00e8s la fin de l&rsquo;Union sovi\u00e9tique. En 53 ans, le Marx de m\u00e9tal est devenu le t\u00e9moin de tous les changements sociaux de Chemnitz.<\/p>\n<p>Lors d&rsquo;une f\u00eate en ville, le germano-cubain Daniel H. avait \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9 \u00e0 coups de couteau par un Syrien et un autre homme, suppos\u00e9ment de nationalit\u00e9 irakienne. Les \u00e9v\u00e9nements qui s&rsquo;ensuivirent marquent jusqu&rsquo;\u00e0 aujourd&rsquo;hui l\u2019image de la ville dans tout le pays. En quelques jours, des n\u00e9onazis de toute l&rsquo;Allemagne avaient fait le voyage jusqu\u2019\u00e0 Chemnitz pour y chasser les personnes racis\u00e9es, les contre-manifestants et tout ce qui se trouvait sur leur chemin. <strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>La r\u00e9action des habitants avait \u00e9t\u00e9 impressionnante de courage et de tol\u00e9rance. En l&rsquo;espace de quelques jours, le groupe Kraftklub, originaire de la ville, avait organis\u00e9 un concert en r\u00e9action aux \u00e9meutes. Plus de 65 000 personnes avaient r\u00e9pondu pr\u00e9sentes au cri de ralliement anti-raciste. Mais ces incidents ont laiss\u00e9 des cicatrices dans la ville. Et les n\u00e9onazis non plus n\u2019ont pas disparu.<\/p>\n<p><strong>Nouvelle assurance chez la jeunesse n\u00e9onazie<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0\u00ab Nous observons actuellement une recrudescence de la pr\u00e9sence dans l&rsquo;espace public et une nouvelle assurance chez des n\u00e9onazis terriblement jeunes \u00bb, confie sous couvert d\u2019anonymat une activiste du collectif \u201cAntifaschistische Recherche Chemnitz\u201d. Le groupe observe depuis des ann\u00e9es les activit\u00e9s des n\u00e9onazis de Chemnitz et \u00e9tablit des fiches de renseignements sur les principaux visages du tissu fasciste local. Des recherches qui r\u00e9v\u00e8lent l\u2019immixtion des n\u00e9onazis dans l&rsquo;\u00e9conomie de Chemnitz, notamment par le secteur de la s\u00e9curit\u00e9 ou parmi les propri\u00e9taires de restaurants et de supermarch\u00e9s. Dans un groupe Telegram, qui compte plusieurs centaines de contributeurs, les utilisateurs s&rsquo;avertissent mutuellement lorsqu&rsquo;ils voient l&rsquo;une de ces personnes en ville. Groupe de nazis ivres devant le penny et s&rsquo;en prend aux migrants, annonce par exemple un message. En quelques secondes, des renforts sont propos\u00e9s, mais ils ne seront pas n\u00e9cessaires ce jour-l\u00e0.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9change au sein du groupe Telegram doit permettre d&rsquo;\u00e9viter \u00e0 temps les agressions physiques, car ce sont surtout les lieux de rencontre de la sc\u00e8ne queer et alternative qui sont la cible des extr\u00e9mistes de droite de Chemnitz ces derniers temps. Il y a deux ans, le cas d\u2019un manager<strong>, <\/strong>frapp\u00e9 \u00e0 la sortie d&rsquo;un club et envoy\u00e9 \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital parce qu&rsquo;il parlait anglais, avait fait les gros titres. Au d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e, plusieurs clients ont \u00e9t\u00e9 agress\u00e9s dans le bar de gauche \u00ab Balboa \u00bb.<\/p>\n<p><strong>Renforcement des st\u00e9r\u00e9otypes<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Tous ces \u00e9v\u00e9nements ont fait en sorte que l&rsquo;image nazie \u00e9clipse tout le reste lorsque les m\u00e9dias parlent de Chemnitz. Dans le cadre d&rsquo;une \u00e9tude publi\u00e9e en avril, une \u00e9quipe de chercheurs de l&rsquo;universit\u00e9 de Leipzig en collaboration avec la soci\u00e9t\u00e9 de production \u201cHoferichter &amp; Jacobs\u201d a examin\u00e9 la couverture m\u00e9diatique de l&rsquo;Allemagne de l&rsquo;Est, des ann\u00e9es 90 jusqu\u2019\u00e0 aujourd&rsquo;hui. R\u00e9sultat : l&rsquo;Allemagne de l&rsquo;Est est trait\u00e9e plus souvent comme un cas probl\u00e9matique dans les m\u00e9dias. Olaf Jacobs, l&rsquo;un des auteurs de l&rsquo;\u00e9tude, r\u00e9sume : \u00ab En raison de l&rsquo;absence manifeste d&rsquo;une th\u00e9matisation continue et diff\u00e9renci\u00e9e, on assiste ces derni\u00e8res ann\u00e9es, du moins en partie, dans les m\u00e9dias analys\u00e9s, plut\u00f4t \u00e0 un renforcement et \u00e0 une p\u00e9rennisation des sch\u00e9mas de traitement m\u00e9diatiques qu&rsquo;\u00e0 leur d\u00e9passement \u00bb.<\/p>\n<p>La mauvaise r\u00e9putation et l\u2019absence de perspectives d\u2019avenir dissuadent surtout de nombreux jeunes, qui \u00e9migrent plus volontiers vers les villes voisines de Leipzig et Dresde. C\u2019est sans surprise, donc, que Chemnitz est la grande ville la plus \u00e2g\u00e9e d&rsquo;Allemagne, avec une moyenne d&rsquo;\u00e2ge de 46 ans. \u00c0 titre de comparaison, sa ville jumelle, Mulhouse, a une moyenne d&rsquo;\u00e2ge de 38 ans. La tr\u00e8s reconnue Universit\u00e9 Technique de Chemnitz a perdu un quart de ses \u00e9tudiants au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es. Aujourd&rsquo;hui, \u00e0 peine 10 000 \u00e9tudiants y sont encore inscrits<strong>.\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Par les jeunes, pour les jeunes<\/strong><\/p>\n<p>Elisabeth Na\u00df et David Rieker, \u00e9tudiants en psychologie, en font partie. Ce vendredi soir, ils ont rendez-vous avec des amis dans un bar du quartier de Sonnenberg. Au programme, soir\u00e9e jeux et DJ. Lorsque le groupe d&rsquo;amis entre dans le bar, le lieu est pourtant d\u00e9sert.<\/p>\n<p>Les deux jeunes s&rsquo;assoient \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la seule table occup\u00e9e et farfouillent dans les jeux de soci\u00e9t\u00e9 des \u00e9tag\u00e8res. Le reste du groupe jette un coup d&rsquo;\u0153il \u00e0 la collection de v\u00eatements d&rsquo;occasion dans la pi\u00e8ce voisine. \u00ab C&rsquo;est un endroit tellement cool, pourquoi il n&rsquo;y a personne ici ? \u00bb, se demande Elisabeth. \u00ab Tant mieux, si \u00e7a avait lieu \u00e0 Berlin, on devrait sans doute faire la queue \u00bb, r\u00e9torque David. M\u00eame en rentrant chez soi la nuit, les rues sont d\u00e9sertes, malgr\u00e9 les bars ouverts, le semestre universitaire en cours et le temps doux qui invitent \u00e0 sortir.<\/p>\n<p>En cette ann\u00e9e de capitale culturelle, Chemnitz veut redevenir attractive pour les jeunes. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment la mission qui a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e au groupe \u00ab Team Generation \u00bb. Son projet principal, \u00ab Create.U \u00bb, doit permettre aux jeunes de participer \u00e0 la capitale culturelle avec leurs id\u00e9es. Aucune limite n&rsquo;est fix\u00e9e \u00e0 l&rsquo;imagination : Des expositions de photos, des communaut\u00e9s de jardinage, des ateliers de couture et m\u00eame un festival sont pr\u00e9vus. Ludwig Sonntag, originaire de Chemnitz et membre de la \u00ab Team g\u00e9n\u00e9ration \u00bb, loue le potentiel de sa ville natale : \u00ab Ce qui est g\u00e9nial \u00e0 Chemnitz, c&rsquo;est qu&rsquo;ici, tu peux faire les choses simplement. Il y a de la place et personne ne se met en travers de ton chemin. Des projets sympas naissent en permanence ici. Seuls les participants font parfois d\u00e9faut \u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab C the unseen \u00bb, d\u00e9couvrir les c\u00f4t\u00e9s invisibles de Chemnitz, titre le slogan de la Capitale culturelle 2025. Ce sont surtout les beaux c\u00f4t\u00e9s de la ville qui restent invisibles, dit le Jan Holzapfel, b\u00e9n\u00e9vole dans la ville. Originaire de Chemnitz, Jan et son coll\u00e8gue italien Feras Nagi font aujourd\u2019hui le pied de grue devant la sculpture \u00ab Oben-Mit \u00bb de l&rsquo;artiste Osmar Osten sur la Schillerplatz. Patiemment, ils d\u00e9taillent volontiers aux curieux la symbolique de l&rsquo;\u0153uvre, o\u00f9 des figures de casse-noisettes et des R\u00e4ucherm\u00e4nner (personnages des contes folkloriques) aux reflets argent\u00e9s se tiennent sur des colonnes en gr\u00e8s r\u00e9gional. \u00ab Regarde, tout le monde appr\u00e9cie ! Tous ces gens qui viennent ici pour la capitale de la culture s\u2019\u00e9tonnent de tout ce qu&rsquo;il y a \u00e0 voir ici. J&rsquo;aimerais que les m\u00e9dias captent aussi cela de temps en temps \u00bb, dit Jon Holzapfel.\u00a0<\/p>\n<p>Avec le titre de capitale culturelle, les organisateurs et les citoyens de Chemnitz esp\u00e8rent un changement d&rsquo;image durable. La ville de Liverpool ou la r\u00e9gion de la Ruhr ont d\u00e9j\u00e0 ouvert la voie \u00e0 une renaissance des anciens haut-lieux industriels, gr\u00e2ce \u00e0 des projets durables et soutenus par la population. Mais la p\u00e9rennit\u00e9 du patrimoine culturel de Chemnitz pose question. R\u00e9cemment, le conseil municipal a d\u00e9cid\u00e9 de r\u00e9duire drastiquement le budget de la culture, et ce en pleine ann\u00e9e de la Capitale europ\u00e9enne de la culture. Les habitants de Chemnitz gardent l&rsquo;espoir que leur ville aussi puisse changer d\u2019image, \u00e0 l&rsquo;instar de son c\u00e9l\u00e8bre \u00ab Lulatsch \u00bb, qui est pass\u00e9 d\u2019une chemin\u00e9e grise et brun en une \u0153uvre d&rsquo;art bariol\u00e9e.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Tous les enfants des monts M\u00e9tallif\u00e8res est-allemands connaissent son nom : Richard Hartmann. 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