{"id":222447,"date":"2025-07-03T06:00:13","date_gmt":"2025-07-03T06:00:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/222447\/"},"modified":"2025-07-03T06:00:13","modified_gmt":"2025-07-03T06:00:13","slug":"tournee-en-nouvelle-zelande-exclusif-jai-tellement-aime-la-france-que-jai-ajoute-des-prenoms-francais-a-mes-enfants-scott-robertson-le-selectionneur-des-all-blacks-se-confie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/222447\/","title":{"rendered":"Tourn\u00e9e en Nouvelle-Z\u00e9lande &#8211; Exclusif. \u00ab\u00a0J\u2019ai tellement aim\u00e9 la France que j\u2019ai ajout\u00e9 des pr\u00e9noms fran\u00e7ais \u00e0 mes enfants\u00a0\u00bb : Scott Robertson, le s\u00e9lectionneur des All Blacks, se confie"},"content":{"rendered":"<p>\n                \u00c0 quelques jours du premier match des Bleus face \u00e0 la Nouvelle-Z\u00e9lande, le s\u00e9lectionneur des All Blacks s&rsquo;est confi\u00e9. Ses ann\u00e9es \u00e0 l&rsquo;Usap, Ardie Savea, ses danses apr\u00e8s les titres : le patron du rugby \u00ab\u00a0N\u00e9o-Z\u00a0\u00bb \u00e9voque tous les sujets. Sa m\u00e9thode : l\u2019ouverture. Le s\u00e9lectionneur tranche avec les usages de cette \u00e9quipe mythique et c\u2019est rafra\u00eechissant.<\/p>\n<p><strong>Que gardez-vous en m\u00e9moire de vos trois ann\u00e9es pass\u00e9es \u00e0 Perpignan ?<\/strong><\/p>\n<p>Les d\u00e9buts furent vraiment difficiles pour mon \u00e9pouse (Jane, N.D.L.R.) et moi. Nous sommes arriv\u00e9s \u00e0 Perpignan au d\u00e9but de l\u2019hiver. Mes co\u00e9quipiers avaient commenc\u00e9 \u00e0 s\u2019entra\u00eener depuis d\u00e9j\u00e0 de longues semaines et moi, j\u2019avais besoin de rapidement cr\u00e9er du lien. Je voulais leur montrer que je ne venais pas en vacances.<\/p>\n<p><strong>Alors ?<\/strong><\/p>\n<p>J\u2019ai voulu tout donner, tout de suite. Sur le premier match, j\u2019ai fait quatre minutes et un de mes mollets s\u2019est totalement d\u00e9chir\u00e9. Crac ! Six semaines ! Je n\u2019aurais pu imaginer pires d\u00e9buts. Apr\u00e8s six mois de gal\u00e8re \u00e0 Perpignan, je suis n\u00e9anmoins pass\u00e9 de \u00ab\u00a0Qu\u2019est-ce que j\u2019ai fait en signant ici ?\u00a0\u00bb \u00e0 \u00ab\u00a0C\u2019est quelque chose, l\u2019Usap, quand m\u00eame\u00a0\u00bb\u2026 J\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 comprendre la mentalit\u00e9 catalane, la passion des supporters, les fa\u00e7ons de travailler. J\u2019ai surtout arr\u00eat\u00e9 de comparer tout ce que je faisais \u00e0 Perpignan avec ce qui avait \u00e9t\u00e9 mon quotidien n\u00e9o-z\u00e9landais. Une fois que j\u2019ai accept\u00e9 que les Fran\u00e7ais \u00e9taient diff\u00e9rents et que c\u2019\u00e9tait tr\u00e8s bien ainsi, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 le plus heureux des hommes en Catalogne.<\/p>\n<p><strong>O\u00f9 habitiez-vous ?<\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 Canet, en bord de mer. Quelle beaut\u00e9 ce village\u2026 Et puis, l\u2019atmosph\u00e8re \u00e0 Aim\u00e9-Giral \u00e9tait dingue, quand j\u2019y repense. (Il chante en fran\u00e7ais) \u00ab\u00a0Et ils sont l\u00e0 ! Et ils sont l\u00e0 ! Et ils sont l\u00e0 les Catalans !\u00a0\u00bb J\u2019ai tellement aim\u00e9 la France et Perpignan que j\u2019ai ajout\u00e9 des pr\u00e9noms fran\u00e7ais \u00e0 ceux de mes trois enfants : Gauthier, Fabien et Maurice.<\/p>\n<p><strong>\u00c9tiez-vous le seul \u00e9tranger \u00e0 l\u2019Usap \u00e0 l\u2019\u00e9poque ?<\/strong><\/p>\n<p>Non, nous \u00e9tions nombreux. Il y avait les Wallabies, Manny Edmonds et Dan Herbert, d\u00e9sormais pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration australienne ; les internationaux anglais Tim Stimpson, Dan Luger et Perry Freshwater ; le Puma Rimas Alvarez Kairelis, aussi. Et puis, Christophe Porcu.<\/p>\n<p><strong>Porcu ? Il est pas catalan lui ?<\/strong><\/p>\n<p>(Il se marre) Si ! Mais \u00e9crivez-le quand m\u00eame, il sera content !<\/p>\n<p><strong>Surfiez-vous en Catalogne ?<\/strong><\/p>\n<p>Non mais parfois, on prenait la voiture pour aller \u00e0 Biarritz, \u00e0 l\u2019autre bout des Pyr\u00e9n\u00e9es. Quel spot\u2026<\/p>\n<p><strong>Pourquoi les gens vous appellent-ils le \u00ab\u00a0Rasoir\u00a0\u00bb, au juste ?<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est une vielle histoire, \u00e7a. Ce jour-l\u00e0, on affrontait les Brumbies en Super Rugby, avec les Crusaders. Sur une attaque australienne, je mets un bon plaquage \u00e0 Pat Howard, leur trois-quarts centre. \u00e0 la t\u00e9l\u00e9, les commentateurs hurlent : \u00ab\u00a0Oh ! Il l\u2019a coup\u00e9 en deux !\u00a0\u00bb Et moi, sur le terrain, je fais mine de nettoyer mon \u00e9paule droite, comme on le ferait d\u2019une lame de rasoir apr\u00e8s avoir taill\u00e9 sa barbe. Il y avait un peu d\u2019auto-promo, quoi\u2026 (Rires)<\/p>\n<p><strong>Quand avez-vous commenc\u00e9 \u00e0 entra\u00eener ?<\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir arr\u00eat\u00e9 ma carri\u00e8re de joueur en 2007 (au Japon), je suis revenu en Nouvelle-Z\u00e9lande. J\u2019avais ce d\u00e9sir en moi depuis d\u00e9j\u00e0 de nombreuses ann\u00e9es. J\u2019ai donc \u00e9t\u00e9 voir Robbie Deans (ancien manager des Crusaders), l\u2019un de mes mentors \u00e0 Christchurch et lui ai dit que je souhaitais entra\u00eener. Robbie m\u2019a r\u00e9pondu : \u00ab\u00a0C\u2019est bien, Scott\u2026 Mais il va falloir que tu apprennes d\u2019abord\u2026\u00a0\u00bb Alors, j\u2019ai commenc\u00e9 par la base, avec les moins de 16 ans de Christchurch. Puis j\u2019ai pris le club de mon village, Mount Maunganui. J\u2019ai entra\u00een\u00e9 ensuite en NPC (le championnat domestique de Nouvelle-Z\u00e9lande), pour atterrir, six ans apr\u00e8s avoir commenc\u00e9 ce chemin, \u00e0 la t\u00eate des Crusaders.<\/p>\n<p><strong>On dit, en Nouvelle-Z\u00e9lande, que le s\u00e9lectionneur des All Blacks est plus important que le Premier ministre. Est-ce vrai ? Et \u00e0 quel point \u00eates-vous sous pression, en tant que patron de cette s\u00e9lection ?<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est de la pression oui. Parce que lorsque l\u2019on porte ce maillot, les attentes sont \u00e9normes, l\u2019h\u00e9ritage immense. Mais au pays, on l\u2019aime et on le respecte cet h\u00e9ritage. Il faut en \u00eatre digne et avoir confiance en soi, pour le d\u00e9fendre. Ce travail, je le vis donc comme le plus grand des honneurs.<\/p>\n<p><strong>Le XV de France est tr\u00e8s affaibli, au moment de d\u00e9marrer cette tourn\u00e9e en Nouvelle-Z\u00e9lande\u2026<\/strong><\/p>\n<p>(Il coupe) Je n\u2019entrerai jamais dans ce style de narration avant un match contre les Fran\u00e7ais. Qui suis-je pour dire qu\u2019ils sont faibles ? Moi, je pense au contraire qu\u2019ils sont libres. Il n\u2019y a pas trop de poids sur leurs \u00e9paules et ils savent qu\u2019ils peuvent \u00eatre tr\u00e8s dangereux. Le plus important, c\u2019est que nous les respections dans notre pr\u00e9paration et que nous comprenions leurs points forts.<\/p>\n<p><strong>Lesquels, par exemple ?<\/strong><\/p>\n<p>Les Fran\u00e7ais ont la particularit\u00e9 d\u2019avoir de la profondeur d\u2019effectif : ils l\u2019ont d\u00e9montr\u00e9 en Australie il y a trois ans, en Argentine l\u2019an pass\u00e9\u2026 Fabien Galthi\u00e9 a cr\u00e9\u00e9 de l\u2019\u00e9mulation, de la richesse au cours des six derni\u00e8res ann\u00e9es qu\u2019il a pass\u00e9es \u00e0 la t\u00eate de l\u2019\u00e9quipe. Avec tous ces jeunes joueurs passionnants, motiv\u00e9s, le rugby fran\u00e7ais est en bonne position.<\/p>\n<p><strong>L\u2019\u00e9quipe de France n\u2019est pas favorite, vous ne nous enl\u00e8verez pas \u00e7a de l\u2019esprit\u2026<\/strong><\/p>\n<p>Mais c\u2019est probablement \u00e0 ce moment-l\u00e0 qu\u2019ils sont les plus dangereux, n\u2019est-ce pas ? C\u2019est bien que les m\u00e9dias racontent l\u2019histoire \u00e0 leur place, qu\u2019ils disent les joueurs \u00e9puis\u00e9s et tout \u00e7a\u2026 Dans ce genre de contexte, les Bleus se l\u00e8vent et deviennent une \u00e9quipe de France f\u00e9roce.<\/p>\n<p>        <img decoding=\"async\" class=\"std-img__img responsive-img\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/1751522413_544_image.jpg\" alt=\"Avec les Crusaders, Scott Robertson a pris l'habitude de c\u00e9l\u00e9brer les titres avec des danses au milieu des joueurs.\"\/><\/p>\n<p>                Avec les Crusaders, Scott Robertson a pris l&rsquo;habitude de c\u00e9l\u00e9brer les titres avec des danses au milieu des joueurs.<br \/>\n                                    Dave Lintott \/ Icon Sport &#8211; Dave Lintott \/ Icon Sport<\/p>\n<p><strong>Que vous reste-t-il du dernier match des All Blacks au Stade de France, en novembre ?<\/strong><\/p>\n<p>Nous avions pratiqu\u00e9 un rugby incroyable, ce soir-l\u00e0. Mais pas suffisamment longtemps pour battre les Bleus (30-29)\u2026 Au Stade de France, ils avaient concr\u00e9tis\u00e9 tous leurs temps forts. C\u2019est la marque des grandes \u00e9quipes.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi Ardie Savea est-il si important dans votre \u00e9quipe ?<\/strong><\/p>\n<p>Il a, d\u00e9j\u00e0, la capacit\u00e9 de changer le cours d\u2019une rencontre sur une seule action de classe. Et puis, il est un leader, un vrai. Il inspire non seulement le groupe des All Blacks mais la nation tout enti\u00e8re. Il me fait d\u2019ailleurs penser \u00e0 Thierry Dusautoir. Les deux en ont eux cette pr\u00e9sence, ce pouvoir, ce \u00ab\u00a0mana\u00a0\u00bb (l\u2019aura) comme disent les Maoris.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi dansez-vous apr\u00e8s les matchs ? Et o\u00f9 avez-vous appris ces mouvements-l\u00e0 ?<\/strong><\/p>\n<p>J\u2019ai toujours aim\u00e9 danser. Mais la premi\u00e8re fois que j\u2019ai dans\u00e9 dans un vestiaire, c\u2019\u00e9tait \u00e0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 j\u2019entra\u00eenais Canterbury, en NPC. Apr\u00e8s une finale, les joueurs ont ferm\u00e9 les portes et ont chant\u00e9 (sur l\u2019air de \u00ab\u00a0Ouh ! Ah ! Cantona !\u00a0\u00bb) : \u00ab\u00a0Ouh ! Ah ! Razor, Ah ! On chante : Ouh ! Ah ! Razor, Ah !\u00a0\u00bb Et j\u2019ai fait mon mouvement de breakdance, voil\u00e0 tout\u2026 \u00e0 ce sujet, je n\u2019oublierai jamais ce que m\u2019a dit ma maman, le jour o\u00f9 elle m\u2019a laiss\u00e9 devant l\u2019avion me conduisant pour la premi\u00e8re fois \u00e0 Christchurch : \u00ab\u00a0Reste toi-m\u00eame, mon fils.\u00a0\u00bb C\u2019est ce que j\u2019essaie de faire, au quotidien : je vis mon rugby \u00e0 fond mais je continue aussi le surf, la p\u00eache, la danse\u2026 J\u2019ai besoin de cet \u00e9quilibre.<\/p>\n<p>    Le making off<\/p>\n<p>Scott \u00ab\u2005Razor\u2005\u00bb Robertson pourrait difficilement \u00eatre plus \u00e9loign\u00e9 de l\u2019image traditionnelle d\u2019un s\u00e9lectionneur des All Blacks. Apr\u00e8s tout, vous n\u2019avez jamais vu Graham Henry v\u00e9rifier sur son smartphone si la houle \u00e9tait assez bonne pour aller surfer, jamais vu Steve Hansen s\u2019adonner au breakdance ou encore Ian Foster, le pr\u00e9d\u00e9cesseur de \u00ab\u2005Razor\u2005\u00bb, parler publiquement de sa dyslexie et d\u00e9crire sa rencontre, au large d\u2019une plage de Durban, avec un \u00e9norme requin tigre. Ce qui, du point de vue du public kiwi, fut au d\u00e9part l\u00e9g\u00e8rement perturbant. Mais que voulez-vous\u2005: le sport professionnel a besoin de personnages et en ce sens, Scott Robertson colle plut\u00f4t bien au d\u00e9corum contemporain. Le \u00ab\u2005Rasoir\u2005\u00bb, fra\u00eechement quinquag\u00e9naire, a donc parcouru un tr\u00e8s long chemin depuis l\u2019enfance \u00e0 Mount Maunganui, une \u00e9poque o\u00f9 sa vie \u00e9tait rythm\u00e9e par la p\u00eache au gros, le surf et le club de ma\u00eetres-nageurs sauveteurs, les sentinelles des plages de Tauranga.<\/p>\n<p>Fils d\u2019un pompier, Scott Robertson, pass\u00e9 par l\u2019Usap de 2003 \u00e0 2006, n\u2019a longtemps pas support\u00e9 l\u2019id\u00e9e m\u00eame du costume cravate et cite, encore aujourd\u2019hui, le temps o\u00f9 il jouait au rugby dans un club de Newtownards, \u00e0 l\u2019est de Belfast. \u00ab\u00a0Avant de me lancer dans cette aventure, confie-t-il, j\u2019\u00e9tais un peu obtus, limit\u00e9 dans mes pens\u00e9es. L\u00e0-bas, je bossais comme ouvrier dans le b\u00e2timent\u2005: je transportais toute la journ\u00e9e des brouettes de briques, en somme. En parall\u00e8le, j\u2019allais pourtant souvent me promener \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de la ville. Je m\u2019asseyais au fond de l\u2019auditorium, j\u2019\u00e9coutais les cours et lisais les bouquins que conseillaient les profs. Il me semblait que ces jeunes, autour de moi, avaient tous des vies incroyables\u2005: bient\u00f4t, ils iraient \u00e0 Londres, Paris ou Amsterdam pour bosser dans la finance. L\u2019\u00e9ducation leur donnait des opportunit\u00e9s et ce fut une forme de d\u00e9clic pour moi.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Un coup de pied dans la fourmili\u00e8re<\/p>\n<p>Scott Robertson est un personnage riche, affable, passionnant. En Nouvelle-Z\u00e9lande, il semble m\u00eame donner grand coup de pied dans la fourmili\u00e8re, tant il ouvre en grand les portes de ces All Blacks longtemps recroquevill\u00e9s en leur monde. Ce faisant, il r\u00e9pond finalement bien aux desiderata de Silverlake, le fond d\u2019investissement am\u00e9ricain ayant sauv\u00e9 la NZRU de la banqueroute\u2005: ces derniers mois, le groupe yankee a donc fait comprendre \u00e0 la F\u00e9d\u00e9ration n\u00e9o-z\u00e9landaise que l\u2019entre-soi \u00e9tait d\u00e9sormais termin\u00e9, que la marque \u00ab\u2005All Blacks\u2005\u00bb avait beau rester mythique, il fallait d\u00e9sormais qu\u2019on parle d\u2019elle davantage\u2026 et si possible hors des march\u00e9s traditionnels du rugby. Est-ce la raison pour laquelle Scott Robertson a tout de suite accept\u00e9 de nous rencontrer, lorsqu\u2019on lui a soumis l\u2019id\u00e9e la semaine derni\u00e8re\u2005? Allez savoir. Toujours est-il qu\u2019on a pass\u00e9 un moment inoubliable avec \u00ab\u2005Razor\u2005\u00bb, lundi matin. Un moment qui a d\u2019ailleurs d\u00e9marr\u00e9 par le souvenir hilarant de sa premi\u00e8re s\u00e9lection chez les All Blacks, en 1998\u2005: \u00ab\u00a0J\u2019ai toujours aim\u00e9 faire la f\u00eate et ce week-end l\u00e0, nous \u00e9tions \u00e0 Queenstown (au sud de la Nouvelle-Z\u00e9lande, N.D.L.R.) avec Norm Maxwell (ancien deuxi\u00e8me ligne des All Blacks) et quelques potes. C\u2019\u00e9tait un festival de musique, un truc incroyable avec des milliers de gens. L\u00e0-bas, je dormais dans la chambre d\u2019h\u00f4tel de mes copains, sur un matelas qu\u2019on avait pos\u00e9 par terre. Le samedi apr\u00e8s-midi, dans un pub, on avait rapidement entendu que Josh Kronfeld (ancien troisi\u00e8me ligne des All Blacks) s\u2019\u00e9tait bless\u00e9 \u00e0 une \u00e9paule contre l\u2019Afrique du Sud et que la s\u00e9lection lui cherchait un rempla\u00e7ant. Mais on \u00e9tait vite pass\u00e9 \u00e0 autre chose\u2026 Nous sommes rentr\u00e9s \u00e0 l\u2019h\u00f4tel tard dans la nuit et \u00e0 7\u2005h\u200530, le t\u00e9l\u00e9phone de la chambre a sonn\u00e9. Une premi\u00e8re fois. On n\u2019a pas r\u00e9pondu. Mais \u00e7a s\u2019est poursuivi. \u00e0 la troisi\u00e8me sonnerie, je me suis saisis du combin\u00e9. C\u2019\u00e9tait Gordon Hunter, au bout du fil, l\u2019adjoint de John Hart (alors s\u00e9lectionneur des All Blacks). Il m\u2019a dit\u2005: \u00ab\u2005O\u00f9 que tu sois, fils, rends-toi tout de suite \u00e0 l\u2019a\u00e9roport et rejoins nous.\u2005\u00bb J\u2019\u00e9tais sci\u00e9. Pas parce qu\u2019il m\u2019annon\u00e7ait que j\u2019\u00e9tais s\u00e9lectionn\u00e9. Je me demandais simplement comment m\u2019avait-il trouv\u00e9\u2005! Je lui ai pos\u00e9 la question et il m\u2019a dit\u2005: \u00ab\u2005Tu sais quel \u00e9tait mon premier m\u00e9tier, fils\u2005?\u2005\u00bb J\u2019ai r\u00e9pondu par l\u2019affirmative.\u00a0\u00bb\u2005 Gordy Hunter \u00e9tait inspecteur de police\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00c0 quelques jours du premier match des Bleus face \u00e0 la Nouvelle-Z\u00e9lande, le s\u00e9lectionneur des All Blacks s&rsquo;est&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":222448,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1416],"tags":[1011,27,479,1468,60],"class_list":{"0":"post-222447","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-rugby","8":"tag-fr","9":"tag-france","10":"tag-rugby","11":"tag-rugby-football","12":"tag-sports"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114787780192288473","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/222447","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=222447"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/222447\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/222448"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=222447"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=222447"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=222447"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}