{"id":22754,"date":"2025-04-13T17:56:09","date_gmt":"2025-04-13T17:56:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/22754\/"},"modified":"2025-04-13T17:56:09","modified_gmt":"2025-04-13T17:56:09","slug":"the-last-of-us-le-gros-coup-de-mou-de-la-saison-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/22754\/","title":{"rendered":"The Last of Us : le gros coup de mou de la saison 2"},"content":{"rendered":"<p>Si la premi\u00e8re saison de The Last of Us, la s\u00e9rie de HBO, a connu en 2023 un beau succ\u00e8s \u00e0 la fois public et critique, elle \u00e9tait surtout vraiment int\u00e9ressante dans la mani\u00e8re dont elle contrastait avec la concurrence. Certes on parlait d\u2019une apocalypse zombie, mais on \u00e9tait tr\u00e8s loin du nihilisme rentre-dedans de The Walking Dead. Dans la premi\u00e8re saison de The Last of Us, l\u2019adaptation de la c\u00e9l\u00e9brissime franchise de jeux vid\u00e9o par <strong>Craig Mazin<\/strong> et <strong>Neil Druckmann<\/strong>. La noirceur \u00e9tait partout, tout le temps, mais l\u2019espoir et l\u2019humanit\u00e9 parvenaient \u00e0 s\u2019infiltrer par les fissures\u00a0: la s\u00e9rie s\u2019accordait de longues digressions pour offrir toute l\u2019\u00e9paisseur n\u00e9cessaire \u00e0 ses personnages secondaires\u00a0; et en son centre, le lien de plus en plus fort entre Jo\u00ebl (<strong>Pedro Pascal<\/strong>) et Ellie (<strong>Bella Ramsey<\/strong>) r\u00e9chauffait les c\u0153urs.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait de la bonne t\u00e9l\u00e9vision, qui s\u2019appuyait sur ce qui \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019un des jeux vid\u00e9o les mieux \u00e9crits et les plus sophistiqu\u00e9s sur le plan narratif de son \u00e9poque. Le deuxi\u00e8me jeu de la franchise avait \u00e9t\u00e9 un peu moins bien accueilli, et il est donc peut-\u00eatre logique qu\u2019il en soit de m\u00eame pour la saison 2 de la s\u00e9rie (qui d\u00e9butera le <strong>14 avril sur Max<\/strong>). Car h\u00e9las, The Last of Us rate un peu la marche avec cette nouvelle vol\u00e9e d\u2019\u00e9pisodes. Certes, suspense et rebondissements y abondent, mais l\u2019essentiel de ce qui faisait sa singularit\u00e9 manque cruellement \u00e0 l\u2019appel et, trop souvent, on a le sentiment d\u2019\u00eatre devant un \u00e9ni\u00e8me survival dystopique. La gr\u00e2ce, les nuances et la texture de la premi\u00e8re saison ? Envol\u00e9es.<\/p>\n<p>Les showrunners n\u2019ont pourtant pas m\u00e9nag\u00e9 leurs efforts pour r\u00e9p\u00e9ter la formule de la premi\u00e8re saison. Nous faisons la connaissance de nouveaux personnages par le biais de flashbacks et de circonvolutions, comme ce chef de faction \u00e0 poigne, jou\u00e9 par <strong>Jeffrey Wright<\/strong>, ou cette autre, incarn\u00e9e par une surprenante et remarquable <strong>Alanna Ubach<\/strong>. Dans la paix relative du hameau fortifi\u00e9 de Jackson Hole, o\u00f9 Joel et Ellie se sont install\u00e9s cinq ans apr\u00e8s les \u00e9v\u00e8nements de la premi\u00e8re saison, Ellie a trouv\u00e9 une amoureuse, Dina (<strong>Isabela Merced<\/strong>), et <strong>Catherine O\u2019Hara<\/strong> interpr\u00e8te une psy au bout du rouleau au pass\u00e9 tragique (ce qui ne dit pas grand-chose, j\u2019imagine\u00a0: tout le monde dans la s\u00e9rie a un pass\u00e9 tragique). On d\u00e9couvrira aussi une nouvelle adversaire, complexe, jou\u00e9e par Kaitlyn Dever avec une s\u00e9duisante intensit\u00e9.<\/p>\n<p>Tous ces personnages ont leurs moments, et gr\u00e2ce \u00e0 leur pr\u00e9sence, on parvient parfois \u00e0 toucher du doigt la dimension \u00e9pique et expansive de la premi\u00e8re saison. Las, ces nouveaux \u00e9pisodes se concentrent essentiellement sur une mission, qui nous emm\u00e8ne dans un Seattle en ruine, o\u00f9 une guerre fait rage entre une milice brutale et une secte religieuse revenue aux vieilles m\u00e9thodes des arcs et des fl\u00e8ches. La violence ornementale des deux groupes rappelle beaucoup (trop ?) The Walking Dead, une s\u00e9rie qui devenait de plus en plus trash au fil des saisons, compensant sa vacuit\u00e9 par une surench\u00e8re tripi\u00e8re. Esp\u00e9rons que The Last of Us saura \u00e9viter cet \u00e9cueil, m\u00eame si cette deuxi\u00e8me saison nous donne de bonnes raisons de nous inqui\u00e9ter.<\/p>\n<p>Comme une impression de d\u00e9j\u00e0-vu<\/p>\n<p>Bien s\u00fbr, c\u2019est une s\u00e9rie de zombies, on ne va pas s\u2019\u00e9tonner d\u2019un certain niveau de violence. Et peut-\u00eatre apr\u00e8s tout que mon probl\u00e8me avec cette nouvelle saison rel\u00e8ve simplement d\u2019une grosse fatigue g\u00e9n\u00e9rale face \u00e0 la fiction post-apocalyptique\u00a0; au bout d\u2019un moment, toutes les villes abandonn\u00e9es dans lesquelles la nature a repris ses droits et tous les chefs de guerre endurcis \u00e0 coups de traumatismes commencent \u00e0 se ressembler. Peut-\u00eatre est-il injuste de reprocher \u00e0 The Last of Us de respecter les codes de son genre ? Pourtant la premi\u00e8re saison parvenait \u00e0 se distinguer, \u00e0 \u00eatre sp\u00e9ciale. Ici, l\u2019effroi d\u2019un militaire indon\u00e9sien recevant l\u2019ordre de rayer une ville de la carte, ou le pas de deux charmant et m\u00e9lancolique de <strong>Nick Offerman<\/strong> et <strong>Murray Bartlett<\/strong> manquent terriblement. Les milices de fanatiques sanguinaires \u2013 qui, comme dans The Walking Dead, sont peut-\u00eatre plus dangereux encore que les zombies \u2013 paraissent bien fades et d\u00e9j\u00e0 vues en comparaison.<\/p>\n<p>Certains d\u00e9veloppements se profilent \u00e0 l\u2019horizon et pourraient s\u2019av\u00e9rer int\u00e9ressants dans la saison 3, l\u2019\u00e9pid\u00e9mie semble par exemple en train d\u2019\u00e9voluer, de la pire des mani\u00e8res. Mais au terme de cette saison 2 \u2013 qui s\u2019arr\u00eate abruptement sur un \u00e9cran noir qui frustre plus qu\u2019il ne titille \u2013 tout \u00e7a para\u00eet encore bien loin. Tout ce que l\u2019on vient de voir a \u00e9t\u00e9 plut\u00f4t divertissant, mais trop rarement aussi \u00e9mouvant et prenant que la saison inaugurale.<\/p>\n<p>Il est \u00e9galement possible que ces nouveaux \u00e9pisodes soient entrav\u00e9s par quelque chose que je ne devrais pas spoiler ici \u2013 m\u00eame si les fans du jeu vid\u00e9o (ou les fans de lecture de synopsis de jeux vid\u00e9o) sauront pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 quoi je fais r\u00e9f\u00e9rence. Lorsque cette s\u00e9rie d\u2019\u00e9v\u00e9nements arrive, la saison prend un chemin particuli\u00e8rement \u00e9prouvant. Le choc est furieusement efficace, si efficace \u00e0 vrai dire que la s\u00e9rie peine \u00e0 le d\u00e9passer tout au long du reste de la saison. Un \u00e9pisode flashback joue \u00e0 fond la carte de l\u2019\u00e9motion, comme pour tenter finalement de boucler la boucle ; je soup\u00e7onne que sera le plus salu\u00e9 de la saison. Mais il est statique et isol\u00e9, il revisite un point irr\u00e9m\u00e9diable du pass\u00e9 de la s\u00e9rie. Jamais il ne nous transporte vers un avenir passionnant.<\/p>\n<p>Peut-\u00eatre que la troisi\u00e8me saison s\u2019en chargera, et que ces \u00e9pisodes ne sont qu\u2019un simple pont entre les grands r\u00e9cits. Mais huit heures, c\u2019est long pour une simple transition. Et nous rappelle \u00e9trangement l\u2019interminable errance de Rick et ses compagnons du Walking Dead pour enfin nous amener quelque part.<\/p>\n<blockquote class=\"BlockquoteEmbedWrapper-sc-SdiGL kMAUQf blockquote-embed\" data-testid=\"blockquote-wrapper\">\n<p>Initialement publi\u00e9 par <a href=\"https:\/\/www.vanityfair.com\/hollywood\/story\/the-last-of-us-hbo-season-two-review\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Vanity Fair US<\/a><\/p>\n<\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Si la premi\u00e8re saison de The Last of Us, la s\u00e9rie de HBO, a connu en 2023 un&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":22755,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[8416,58,59,1011,27,6747,8415],"class_list":{"0":"post-22754","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-divertissement","8":"tag-digital_syndication","9":"tag-divertissement","10":"tag-entertainment","11":"tag-fr","12":"tag-france","13":"tag-textabovecentergridwidth","14":"tag-voir-lire"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114331948415183876","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22754","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=22754"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22754\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22755"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22754"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=22754"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=22754"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}