{"id":229043,"date":"2025-07-05T21:35:11","date_gmt":"2025-07-05T21:35:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/229043\/"},"modified":"2025-07-05T21:35:11","modified_gmt":"2025-07-05T21:35:11","slug":"rugby-dans-lintimite-familiale-de-la-premiere-cape-de-joris-segonds-avec-le-xv-de-france","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/229043\/","title":{"rendered":"Rugby\u00a0: dans l\u2019intimit\u00e9 familiale de la premi\u00e8re cape de Joris Segonds avec le XV de France"},"content":{"rendered":"<p>\n                                                                \u00c0 l\u2019occasion de la premi\u00e8re en \u00e9quipe de France du Decazevillois, samedi 5\u00a0juillet matin face aux All Blacks, immersion dans le salon de sa maman, Karine. Un grand moment\u00a0!\n                            <\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019ouverture de sa porte d\u2019entr\u00e9e, Karine a le visage ferm\u00e9. Non pas qu\u2019elle ne soit pas contente de nous recevoir mais ce n\u2019est pas tous les jours que son fiston, Joris, honore sa premi\u00e8re cape avec le XV de France. Comme une maman, elle est tendue, angoiss\u00e9e. Elle ne tient pas en place et parcourt la maison de long en large sous les yeux presque amus\u00e9s de Patrick, son mari et beau-p\u00e8re de l\u2019ouvreur fran\u00e7ais, mais surtout decazevillois.<\/p>\n<p>Depuis ses dix-huit points marqu\u00e9s face au Stade Toulousain, en demi-finale du Top 14 sous les couleurs de Bayonne, tout est all\u00e9 tr\u00e8s vite pour celui qui n\u2019a pu s\u2019emp\u00eacher de signer dans un club aux couleurs bleu et blanc l\u2019\u00e9t\u00e9 dernier. Une fiert\u00e9 pour toute une r\u00e9gion de voir ce gamin qui a grandi sur la pelouse de Camille-Guibert chanter la Marseillaise, en Nouvelle-Z\u00e9lande, et de trembler comme les copains du XV de France lorsque les Blacks d\u00e9butent un Kapa o Pango, ce haka qui annonce la couleur\u00a0: les N\u00e9o-Z\u00e9landais n\u2019ont pas envie de plaisanter. En fait, ils ont peu appr\u00e9ci\u00e9 la liste de Fabien Galthi\u00e9 o\u00f9 les t\u00eates d\u2019affiche, les soi-disant meilleurs joueurs de l\u2019Hexagone, sont rest\u00e9es \u00e0 la maison.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0\u00c7a me fait peur de le voir face \u00e0 eux\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Karine stresse. \u00ab\u00a0\u00c7a me fait peur de le voir face \u00e0 eux. Mais comme il m\u2019a dit, dans la semaine au t\u00e9l\u00e9phone\u00a0: \u00ab\u00a0Je ne peux r\u00eaver mieux comme premi\u00e8re s\u00e9lection&rsquo;.\u00a0\u00bb On aurait pu croire que la maison, sur les hauteurs de Decazeville, serait noire de monde, de la famille, des amis, des copains. Mais non, rien de tout cela. Le vieux cabot vous accueille sans aboyer, il sent lui aussi que ce n\u2019est pas le moment de faire des siennes.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je pr\u00e9f\u00e8re voir les matches chez moi, tranquille avec Patrick. J\u2019ai toujours peur de ne supporter personne, et surtout pas les commentaires.\u00a0\u00bb Nous sommes donc trois dans la maison, et le calme est seulement apparent. Seul Patrick tente quelques petites blagues mais Karine, comme Joris est d\u00e9j\u00e0 dans le match. \u00ab\u00a0Je m\u2019excuse d\u2019avance mais je ne vais pas tenir en place.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Impossible de ne pas s\u2019imaginer ce que peut ressentir une maman en voyant\u00a0son fils porter la tunique bleue.\u00a0M\u00eame si Karine est rompue au haut niveau depuis les ann\u00e9es \u00e0 Aurillac en ProD2, celles au Stade Fran\u00e7ais puis d\u00e9sormais \u00e0 Bayonne, en Top 14. L\u00e0, ce n\u2019est pas pareil. Joris Segonds affronte avec ses co\u00e9quipiers ce qui se fait de mieux dans le rugby mondial, et de surcro\u00eet sur leur pelouse.<\/p>\n<p>Pass\u00e9 la Marseillaise, \u00ab\u00a0il est stress\u00e9, \u00e7a se voit\u00a0\u00bb, remarque Karine, qui lance son marathon entre la table du salon et le canap\u00e9. Le d\u00e9but de 80 minutes de mouvements, d\u2019encha\u00eenements, de petits commentaires, parfois repris par la patrouille, et un Patrick qui doit intervenir pour remettre l\u2019action ou la r\u00e8gle dans son contexte. Bref, un pur moment de bonheur de voir une maman s\u2019extasier sur le premier ballon du gamin, une chandelle Blacks \u2013 \u00ab\u00a0Bien Jo\u00a0!\u00a0\u00bb &#8211; ou sur son premier d\u00e9gagement, qui trouve une touche au milieu du terrain \u2013 \u00ab\u00a0C\u2019est \u00e7a\u00a0!\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C\u2019est bon maintenant, sort le Fabien\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il n\u2019y a pas de doute, Joris est dans son match. \u00ab\u00a0La saison a \u00e9t\u00e9 longue, il est fatigu\u00e9, comme les autres certainement. Alors jouer ces types\u2026\u00a0\u00bb Karine a du verbe et communique son appr\u00e9hension jusqu\u2019\u00e0 la septi\u00e8me minute de jeu. On a l\u2019impression que toute la maison s\u2019est arr\u00eat\u00e9e de respirer, on n\u2019entend m\u00eame plus les oiseaux gazouiller\u00a0: Joris prend une p\u00e9nalit\u00e9 des cinquante m\u00e8tres. Une formalit\u00e9 pour le buteur bayonnais dont \u00c9ric Bayle et Marc Li\u00e8vremont louent le\u00a0coup de tatane depuis des ann\u00e9es maintenant. Le ballon passe entre les poteaux, La France ouvre le score, Joris Segonds vient d\u2019inscrire officiellement ses premiers points en bleu.<\/p>\n<p>Jusqu\u2019alors dans son match, Patrick le beau-p\u00e8re laisse \u00e9chapper sa joie comme une d\u00e9livrance. Comme pour dire\u00a0: il peut tout se passer maintenant, il a d\u00e9j\u00e0 r\u00e9ussi son match. Karine, elle, est toujours debout, sans cesse \u00e0 chercher \u00ab\u00a0le gosse\u00a0\u00bb comme elle dit, sur le terrain. Et elle n\u2019appr\u00e9cie pas vraiment quand il d\u00e9fend sur le second ligne Scott Barrett\u00a0: \u00ab\u00a0\u00c7a me fait peur\u00a0!\u00a0\u00bb Mais Joris ne l\u2019entend pas. \u00ab\u00a0Heureusement\u00a0\u00bb, reprend-elle, \u00ab\u00a0je me ferais engueuler.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le XV de France, \u00e0 qui l\u2019on pr\u00e9disait l\u2019enfer et un \u00e9cart au\u00a0score\u00a0fr\u00f4lant l\u2019ind\u00e9cence, est au rendez-vous. Les Bleus tiennent les Blacks en respect sur cette pelouse du Forsyth Barr Stadium de Dunedin. Et l\u2019Aveyronnais est dans le tempo de ses co\u00e9quipiers concentr\u00e9s, appliqu\u00e9s. Il distille les ballons et force un peu plus la fiert\u00e9 familiale lorsqu\u2019il se retrouve \u00e0 la derni\u00e8re passe de deux essais fran\u00e7ais de Micka\u00ebl Guillard et de Gabin Villi\u00e8re. On le sent tout de m\u00eame, la maman est fi\u00e8re\u00a0!<\/p>\n<p>Une maman qui ne feint rien, qui dit ce qu\u2019elle pense, qui vit le match au point m\u00eame de demander au s\u00e9lectionneur de sortir le fiston\u00a0: \u00ab\u00a0C\u2019est bon maintenant, sort le Fabien\u00a0!\u00a0\u00bb Ouf, Karine respire, Fabien Galthi\u00e9 ne veut surtout pas se froisser avec la m\u00e8re de son ouvreur. Joris est remplac\u00e9 par Antoine Hastoy \u00e0 la 65e minute. Mais la pression ne retombe pas pour autant dans la maison. Les Bleus s\u2019accrochent et les Blacks pataugent en se voyant refuser trois essais. L\u2019espoir est toujours pr\u00e9sent jusqu\u2019\u00e0 l\u2019en-avant de Romain Taofifenua dans les vingt-deux.<\/p>\n<p>La France s\u2019incline 31-27 mais sa prestation r\u00e9sonne presque comme une victoire. Karine et Patrick ne tombent pas dans l\u2019exub\u00e9rance de la fiert\u00e9, m\u00eame s\u2019ils le sont. Le petit, pour une premi\u00e8re, a rendu une belle copie. \u00ab\u00a0Je suis contente\u00a0\u00bb, l\u00e2che-t-elle, simplement.<\/p>\n<p>Karine garde pour elle sa joie et \u00e9coute religieusement les paroles de Joris au micro de Canal +. Le t\u00e9l\u00e9phone sonne, c\u2019est Michel, le papy, p\u00e8re de Karine. On ne refait pas le match, on se dit simplement qu\u2019il en a fait un bon. Alors que Joris vient de r\u00e9aliser une performance extraordinaire, en offrant la folie de voir un Decazevillois en bleu et blanc\u2026 et rouge.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00c0 l\u2019occasion de la premi\u00e8re en \u00e9quipe de France du Decazevillois, samedi 5\u00a0juillet matin face aux All Blacks,&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":229044,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1416],"tags":[1011,27,479,1468,60],"class_list":{"0":"post-229043","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-rugby","8":"tag-fr","9":"tag-france","10":"tag-rugby","11":"tag-rugby-football","12":"tag-sports"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114802781375509767","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/229043","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=229043"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/229043\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/229044"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=229043"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=229043"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=229043"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}