{"id":232016,"date":"2025-07-07T06:09:27","date_gmt":"2025-07-07T06:09:27","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/232016\/"},"modified":"2025-07-07T06:09:27","modified_gmt":"2025-07-07T06:09:27","slug":"ce-quil-faut-savoir-pour-eviter-de-linviter-chez-vous","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/232016\/","title":{"rendered":"ce qu\u2019il faut savoir pour \u00e9viter de l\u2019inviter chez vous"},"content":{"rendered":"<p>  Petit\u00a0piqueur noir, blanc et silencieux<\/p>\n<p>5 mm ailes et trompe comprises, le moustique tigre est plus petit qu\u2019une pi\u00e8ce d\u2019un centime. Noir avec des rayures blanches (jamais de jaune) sur le corps et les pattes, il vit et pique le jour et en d\u00e9but de soir\u00e9e. Il est silencieux. Aedes albopictus se d\u00e9veloppe surtout en zone p\u00e9riurbaine. Son caract\u00e8re \u00ab anthropophile \u00bb (qui aime les lieux habit\u00e9s par l\u2019homme) explique qu\u2019une fois install\u00e9 dans une commune, il est difficile de s\u2019en d\u00e9barrasser. \u00ab Le moustique tigre \u00e9volue dans un p\u00e9rim\u00e8tre de 150 m\u00e8tres autour de son lieu de naissance environ \u00bb, compl\u00e8te Guillaume Lacour.<\/p>\n<p>Buveur de sang, bon reproducteur<\/p>\n<p>\u00ab Seules les femelles piquent, attaque Guillaume Lacour. Lorsque la femelle est f\u00e9cond\u00e9e, le sang pr\u00e9lev\u00e9 lors de la piq\u00fbre constitue une source de prot\u00e9ines indispensable au d\u00e9veloppement des \u0153ufs. Les femelles peuvent pondre plusieurs fois dans la saison et jusqu\u2019\u00e0 100 \u0153ufs par ponte. Le moustique tigre adulte r\u00e9appara\u00eet chaque ann\u00e9e \u00e0 la fin du printemps. Avant cela, il colonise les contenants naturels ou artificiels de toutes formes pour constituer sa zone de ponte (son g\u00eete larvaire) parfois m\u00eame pendant l\u2019hiver. Coupelles pour pots de fleurs, r\u00e9cup\u00e9rateurs d\u2019eau de pluie, mobiliers de jardin sont des g\u00eetes id\u00e9aux. Les soci\u00e9t\u00e9s sp\u00e9cialis\u00e9es comme la n\u00f4tre interviennent de pr\u00e9f\u00e9rence au printemps. Pour \u00e9viter que les moustiques prolif\u00e8rent nous faisons du porte \u00e0 porte dans certaines communes de Lorraine pour expliquer les bons gestes, c\u2019est ce qu\u2019on appelle\u00a0<a href=\"https:\/\/www.republicain-lorrain.fr\/sante\/2023\/08\/12\/moustique-tigre-des-enquetes-pour-verifier-sa-presence-sur-le-secteur-de-l-eurometropole\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">une lutte de primo infestation<\/a>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>  Invit\u00e9 surprise d\u00e8s qu\u2019on lui offre de l\u2019eau<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.estrepublicain.fr\/environnement\/2024\/08\/06\/comment-lutter-contre-le-moustique-tigre-cet-insecte-de-recipient\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">La plupart des gens n\u2019ont pas conscience de lui offrir un g\u00eete en conservant de l\u2019eau<\/a>\u00a0, assure Guillaume Lacour. Nous avons d\u00e9couvert que le moustique tigre a une pr\u00e9dilection pour les grosses r\u00e9serves d\u2019eau comme les r\u00e9cup\u00e9rateurs d\u2019eau de pluie. Si l\u2019on tient \u00e0 conserver de l\u2019eau, il faut donc imp\u00e9rativement installer une moustiquaire \u00bb. Les pastilles larvicides ne suffisent pas ? \u00ab Le BTI ou Bacillus Thuringiensis Istraelensis fonctionne mais ce larvicide coule dans les grands contenants alors que les larves plongent de 15 cm au mieux. Une moustiquaire bien pos\u00e9e est plus efficace \u00bb. Derni\u00e8re option, passer une \u00e9puisette quotidiennement dans les r\u00e9servoirs d\u2019eau et jeter le contenu de la p\u00eache au sol. \u00ab Les larves de moustiques sont comme les poissons, pr\u00e9cise l\u2019entomologiste, en dehors de l\u2019eau, elles meurent \u00bb.<\/p>\n<p>Vecteur de maladies potentiellement graves<\/p>\n<p>Lorsqu\u2019un moustique tigre pique, sa trompe p\u00e9n\u00e8tre la peau \u00e0 la recherche d\u2019un vaisseau sanguin. Au moment de la piq\u00fbre, la femelle moustique injecte de la salive qui contient des substances anesth\u00e9siantes et anticoagulantes. R\u00e9sultat : un bouton qui d\u00e9mange. \u00ab Dans certaines zones du sud de la France, il est d\u00e9sormais difficile de d\u00e9jeuner en terrasse r\u00e9v\u00e8le Guillaume Lacour. Les gens ont peur puisque le moustique tigre peut v\u00e9hiculer d\u00a0<a href=\"https:\/\/www.estrepublicain.fr\/sante\/2025\/05\/15\/la-dengue-et-le-chikungunya-des-maladies-bientot-banales-en-europe\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">es maladies li\u00e9es \u00e0 des virus comme la dengue, le virus Zika ou le chikungunya<\/a>. Mais il faut garder \u00e0 l\u2019esprit qu\u2019il ne peut transmettre ces virus que s\u2019il a piqu\u00e9, au pr\u00e9alable, une personne infect\u00e9e \u00bb.<\/p>\n<p>  Il se d\u00e9lecte du r\u00e9chauffement climatique<\/p>\n<p>Si le Sud est plus touch\u00e9 que l\u2019Est, c\u2019est parce que le moustique tigre adore la chaleur : \u00ab Il aime la chaleur mais aussi l\u2019humidit\u00e9 \u00bb, pr\u00e9cise Guillaume Lacour. Autant dire que le combo pic de chaleur et vagues d\u2019orages du moment va donner un coup de pouce au d\u00e9veloppement d\u2019Aedes albopictus au stade larvaire. Faut-il craindre de voir nos communes bient\u00f4t noy\u00e9es sous les insecticides ? \u00ab Pour l\u2019instant, dans le Grand Est, nous sommes plus dans le pr\u00e9ventif que le curatif rassure Guillaume Lacour. En Lorraine nous installons des pi\u00e8ges pondoirs pour v\u00e9rifier sa pr\u00e9sence et ensuite nous sensibilisons la population aux bons gestes. Nous n\u2019avons proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la n\u00e9bulisation d\u2019insecticides contre les moustiques adultes qu\u2019une seule fois dans le Grand Est, du c\u00f4t\u00e9 de Strasbourg. C\u2019est une r\u00e9ponse sanitaire d\u2019urgence, quand les arboviroses sont av\u00e9r\u00e9es. Quand une personne a contract\u00e9 une maladie et qu\u2019elle vit dans une zone o\u00f9 la pr\u00e9sence du moustique tigre est constat\u00e9e, une enqu\u00eate \u00e9pid\u00e9miologique permet de recenser ses d\u00e9placements. Nous pulv\u00e9risons ensuite un insecticide sur les lieux fr\u00e9quent\u00e9s par le malade \u00bb.<\/p>\n<p>Vous l\u2019avez vu, signalez-le !<\/p>\n<p>Pour lutter contre le moustique tigre, les sp\u00e9cialistes ont besoin de savoir o\u00f9 il se trouve et pour cela, ils comptent sur vous. Une seule adresse \u00e0 retenir : www.signalement-moustique.fr<\/p>\n<p>  Dengue, chikungunya, Zika\u2026 ces virus \u00e0 nos portes<\/p>\n<p><strong>Dengue, chikungunya, Zika\u2026 Le moustique tigre est craint, comme d\u2019autres de ses cong\u00e9n\u00e8res, parce qu\u2019il est un vecteur de virus qu\u2019il transporte d\u2019un individu contamin\u00e9 \u00e0 l\u2019autre. Le Dr\u00a0Francois Goehringer, infectiologue au CHRU de Nancy, conseille de se m\u00e9fier de lui, m\u00eame si, pour l\u2019heure, aucune infection n\u2019est \u00e0 signaler en Lorraine.<\/strong><\/p>\n<p>Le r\u00e9chauffement climatique joue un r\u00f4le majeur dans le d\u00e9veloppement des aires d\u2019implantation du moustique tigre. Sa colonisation progressive de la m\u00e9tropole n\u2019est pas \u00e9tonnante pour le Dr\u00a0Fran\u00e7ois Goehringer. Infectiologue au CHRU de Nancy, le m\u00e9decin participe \u00e0 la surveillance de cette infestation et aux risques qu\u2019elle fait courir aux populations. \u00ab Nous sommes-l\u00e0 dans les arboviroses (il en existe plus de 600, dont pr\u00e8s de 150 se manifestent chez l\u2019humain), explique-t-il. Ce sont toutes les maladies pour lesquelles les arthropodes sont un vecteur. Ce sont des infections virales transmises par la piq\u00fbre d\u2019un insecte. Le plus souvent par le moustique, mais aussi par les tiques. \u00bb<\/p>\n<p>Une seringue volante<\/p>\n<p>Dans ces infections sp\u00e9cifiques, le moustique joue donc un r\u00f4le de transporteur. Un \u00ab peu comme une seringue volante \u00bb, il v\u00e9hicule un virus (dengue, chikungunya, Zika\u2026, mais aussi fi\u00e8vre jaune ou paludisme) d\u2019un individu \u00e0 l\u2019autre, sans en souffrir lui-m\u00eame. \u00ab Au d\u00e9part, il y a un r\u00e9servoir, souvent un animal, que le moustique va piquer, indique\u00a0<a href=\"https:\/\/www.republicain-lorrain.fr\/sante\/2021\/05\/09\/covid-long-un-jeu-de-cache-cache-selon-cet-infectiologue-du-chru-de-nancy\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Francois Goehringer.<\/a>\u00a0Il va absorber le virus contenu dans le sang qu\u2019il pr\u00e9l\u00e8ve (de 0,001 \u00e0 0,01 millilitre). Puis, en repiquant un humain, il va lui transmettre. Lors de la piq\u00fbre, il y a toujours une r\u00e9gurgitation qui peut contenir un virus. \u00bb Les virus se nichent dans les glandes salivaires du moustique. Un certain nombre d\u2019entre eux se sont adapt\u00e9s au moustique tigre, alias \u00ab aedes albopictus \u00bb.<\/p>\n<p>Pour l\u2019heure, Il n\u2019y a pas eu de cas de transmission en Grand Est. Par contre, une cinquantaine d\u2019infections se produisent d\u00e9sormais chaque ann\u00e9e en r\u00e9gion PACA. \u00ab Pour l\u2019instant, les arboviroses prises en charge au CHRU de Nancy sont acquises ailleurs, souvent pendant les p\u00e9riodes de vacances \u00bb, pr\u00e9cise Fran\u00e7ois Goehringer. Toutefois, la remont\u00e9e du moustique tigre pourrait changer la donne dans les prochaines ann\u00e9es : \u00ab Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, ces maladies \u00e9taient import\u00e9es par des gens qui venaient ou revenaient de zones infect\u00e9es. Alors que, maintenant, on a des transmissions autochtones. On sait que \u00e7a se d\u00e9place vers nous. Ce sont des maladies que l\u2019on peut dor\u00e9navant \u00e9voquer chez des personnes en dehors du voyage. \u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 quand chikungunya en Lorraine ?<\/p>\n<p>\u00c0 quand, donc, chikungunya en Lorraine ? \u00ab C\u2019est une question de temps. La migration s\u2019acc\u00e9l\u00e8re. Mais, une contamination peut arriver demain. C\u2019est une conjonction d\u2019\u00e9v\u00e9nements. On a les voyageurs et on a le moustique tigre. \u00bb Il suffit que l\u2019un et l\u2019autre se rencontrent. D\u2019autres moustiques peuvent aussi poser probl\u00e8me. \u00ab L\u2019enc\u00e9phalite de West Nile est, par exemple, plut\u00f4t transmise par le moustique de genre Culex, poursuit Fran\u00e7ois Goehringer. On en a aussi chez nous et il y a des transmissions que ce soit dans le Bordelais, dans le sud de la France. Il y en a plein au lac du Der. Le probl\u00e8me, c\u2019est que leur r\u00e9servoir, ce sont les oiseaux migrateurs. \u00bb<\/p>\n<p>Comment savoir si l\u2019on a \u00e9t\u00e9 infect\u00e9 par un moustique tigre ? L\u2019incubation est en g\u00e9n\u00e9ral inf\u00e9rieur \u00e0 une semaine, suivie d\u2019un syndrome grippal avec une fi\u00e8vre tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e, des c\u00e9phal\u00e9es, des douleurs musculaires et articulaires. Il peut y avoir une \u00e9ruption cutan\u00e9e. \u00ab Il est difficile de faire la part des choses entre dengue, chikungunya et Zika. Le diagnostic de certitude se fait par prise de sang \u00bb, stipule Fran\u00e7ois Goehringer. Quant au niveau de gravit\u00e9 : du virus Zika, l\u2019on gu\u00e9rit. Ce sont les femmes enceintes les plus \u00e0 risque : \u00ab Il y a de gros risques de malformations c\u00e9r\u00e9brales chez les nouveau-n\u00e9s, avec des microc\u00e9phalies. \u00bb La dengue, elle, peut exposer \u00e0 des sympt\u00f4mes tr\u00e8s s\u00e9v\u00e8res, surtout apr\u00e8s une premi\u00e8re dengue. Enfin, chikungunya, la \u00ab maladie de l\u2019homme courb\u00e9 \u00bb, se manifeste par une fatigue intense et des douleurs articulaires qui peuvent durer plusieurs mois. \u00c0 noter qu\u2019aucun de ces virus ne se transmet entre humains par voies a\u00e9riennes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Petit\u00a0piqueur noir, blanc et silencieux 5 mm ailes et trompe comprises, le moustique tigre est plus petit qu\u2019une&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":232017,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9635],"tags":[1111,11,1704,436,1777,674,1011,27,775,230,3457,1702,1703,12,5140,3456,25,71,4604,273],"class_list":{"0":"post-232016","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-nancy","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-edition-nancy-et-agglomeration","11":"tag-environnement","12":"tag-eu","13":"tag-europe","14":"tag-fr","15":"tag-france","16":"tag-grand-est","17":"tag-infographie","18":"tag-meurthe-et-moselle","19":"tag-nancy","20":"tag-nancy-ville-54b","21":"tag-news","22":"tag-rechauffement-climatique","23":"tag-region-lorraine","24":"tag-republique-francaise","25":"tag-sante","26":"tag-selection-abonne","27":"tag-selection-de-la-redaction"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114810464712697675","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/232016","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=232016"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/232016\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/232017"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=232016"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=232016"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=232016"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}