{"id":236550,"date":"2025-07-09T02:14:09","date_gmt":"2025-07-09T02:14:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/236550\/"},"modified":"2025-07-09T02:14:09","modified_gmt":"2025-07-09T02:14:09","slug":"est-ce-que-les-jeunes-souhaitent-moins-denfants-quhier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/236550\/","title":{"rendered":"est-ce que les jeunes souhaitent moins d\u2019enfants qu\u2019hier ?"},"content":{"rendered":"<p>Une \u00e9tude de l\u2019Ined pointe des intentions de f\u00e9condit\u00e9 en baisse chez les jeunes adultes. Mais le mod\u00e8le de la famille \u00e0 deux enfants fait de la r\u00e9sistance.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Dans une France o\u00f9\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/actualite-france\/en-france-la-chute-des-naissances-s-est-poursuivie-en-2024-20250114\" data-fig-type=\"Article\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la natalit\u00e9 d\u00e9cline depuis plus de dix ans<\/a>, l\u2019envie de faire des enfants est scrut\u00e9e avec un int\u00e9r\u00eat tout particulier. La tendance \u00abno kids\u00bb n\u2019en est-elle qu\u2019\u00e0 ses d\u00e9buts\u00a0? Ou bien s\u2019agit-il d\u2019une simple parenth\u00e8se\u00a0?\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/actualite-france\/pourquoi-les-francais-font-moins-d-enfants-malgre-le-desir-de-parentalite-20250627\" data-fig-type=\"Article\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">La baisse de la f\u00e9condit\u00e9<\/a>\u00a0&#8211; pass\u00e9e de 2,0 \u00e0 1,6 enfant par femme entre 2014 et 2024 &#8211; va-t-elle se poursuivre\u00a0? Sa chute de 20 % en 10 ans interroge en tout cas la repr\u00e9sentation que les Fran\u00e7ais se font de la famille.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00abLes jeunes adultes souhaitent d\u00e9sormais des familles moins nombreuses\u00bb, pointe l\u2019Ined dans nouvelle \u00e9tude intitul\u00e9e \u00abLes Fran\u00e7ais\u00b7es veulent moins d\u2019enfants\u00bb. Cette derni\u00e8re a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e \u00e0 partir des r\u00e9sultats de l\u2019enqu\u00eate Erfi 2 (\u00c9tude des relations familiales et interg\u00e9n\u00e9rationnelles), qui a interrog\u00e9 12.800 personnes \u00e2g\u00e9es de 18 \u00e0 79 ans vivant en France hexagonale.<\/p>\n<p>                                    <a class=\"fig-a11y-skip a11y-hidden\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle\"><br \/>\n        Passer la publicit\u00e9<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Pour arriver \u00e0 cette conclusion, l\u2019Ined a notamment compar\u00e9 le nombre d\u2019enfants souhait\u00e9s par les femmes de 18-24 ans. En 2005, elles d\u00e9claraient en vouloir 2,5 en moyenne. En 2024, elles se projetaient avec 1,9 enfant en moyenne. \u00abEn vingt ans, le nombre moyen d\u2019enfants souhait\u00e9s a diminu\u00e9 de 0,6 enfant chez les femmes de moins de 30 ans\u00bb, souligne l\u2019institut d\u2019\u00e9tudes d\u00e9mographiques. Alors que les femmes n\u00e9es en 1980 ont eu\u00a02,1 enfants en moyenne, cette baisse des intentions de maternit\u00e9 laisse pr\u00e9sager d\u2019une diminution de la descendance finale pour les g\u00e9n\u00e9rations n\u00e9es apr\u00e8s 1985, dont la vie f\u00e9conde n\u2019est pas encore termin\u00e9e. \u00abCette baisse pourrait \u00eatre encore plus forte pour celles n\u00e9es apr\u00e8s 1995. Il semble probable que ces femmes aient moins d\u2019enfants que la g\u00e9n\u00e9ration pr\u00e9c\u00e9dente m\u00eame s\u2019il est difficile de projeter les conditions de vie dans 10 ans ou 20 ans\u00bb, commente le d\u00e9mographe Laurent Toulemon, coauteur de l\u2019\u00e9tude.<\/p>\n<p>Pas de remont\u00e9e des naissances<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Les s\u00e9ries de projections de la f\u00e9condit\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es par l\u2019Ined ne laissent pas entrevoir une remont\u00e9e des naissances. Dans tous les sc\u00e9narios, \u00ables femmes n\u00e9es apr\u00e8s 1985 ont moins d\u2019enfants que les g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9c\u00e9dentes\u00a0: la descendance finale varie entre 1,8 et 2,0 enfants pour la g\u00e9n\u00e9ration 1990, et entre 1,6 et 1,9 pour la g\u00e9n\u00e9ration 1995 (\u00e2g\u00e9e de 30 ans en 2025)\u00bb, souligne l\u2019\u00e9tude, moins affirmative sur les nouvelles g\u00e9n\u00e9rations. \u00abPour les femmes plus\u00a0jeunes, l\u2019avenir est plus ouvert\u00a0: les femmes n\u00e9es dans les ann\u00e9es\u00a0<br \/>2000 pourraient avoir entre 1,4 et 2,0 enfants, probablement\u00a0<br \/>environ 1,6 enfant en moyenne\u00bb, esquisse l\u2019Ined.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Les projections sur sa vie personnelle ne correspondent cependant pas exactement \u00e0 la vision de la famille id\u00e9ale. Aujourd\u2019hui encore, le mod\u00e8le de la famille \u00e0 deux enfants reste dominant m\u00eame si elle est \u00abper\u00e7ue comme un maximum, non comme un minimum\u00bb. Ainsi, en 2024, 65 % des 18-49 ans estiment que deux enfants est \u00able nombre id\u00e9al\u00bb, contre 47 % en 1998. Comment s\u2019explique cette diff\u00e9rence\u00a0? \u00abLes r\u00e9ponses \u201ctrois enfants ou plus\u201d sont d\u00e9sormais minoritaires (29 %), tandis que les r\u00e9ponses \u201cz\u00e9ro ou un enfant\u201d progressent\u00bb, rapporte l\u2019\u00e9tude. Entre les deux, le sc\u00e9nario de la famille \u00abnucl\u00e9aire\u00bb est donc celui qui s\u00e9duit le plus.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Malgr\u00e9 un moindre attrait pour les familles nombreuses,\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/actualite-france\/dominique-reynie-la-baisse-de-la-natalite-reflete-un-desir-empeche-plutot-qu-un-rejet-de-la-parentalite-20250627\" data-fig-type=\"Article\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Dominique Reyni\u00e9<\/a>, directeur g\u00e9n\u00e9ral de la Fondation pour l\u2019innovation politique (Fondapol), voit dans ce chiffre une bonne nouvelle. \u00abLes couples veulent plut\u00f4t aller vers deux enfants. C\u2019est au-dessus de la f\u00e9condit\u00e9 actuelle. Si ce d\u00e9sir majoritaire d\u2019avoir deux enfants se r\u00e9alisait cela correspondrait \u00e0 une remont\u00e9e. On est encore loin du mod\u00e8le de l\u2019enfant unique\u00bb, fait-il valoir. La Fondapol vient d\u2019ailleurs de d\u00e9voiler une \u00e9tude montrant que l\u2019envie de faire des b\u00e9b\u00e9s r\u00e9siste en France. 70 % des Fran\u00e7ais de moins de 35 ans sans enfant y d\u00e9claraient souhaiter devenir parents. Une volont\u00e9 que Dominique Reyni\u00e9 appelle \u00e0 soutenir par une politique de soutien aux naissances plus dynamique.<\/p>\n<p>Pas d\u2019inqui\u00e9tude vis-\u00e0-vis du changement climatique<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">En ce qui concerne les freins \u00e0 la natalit\u00e9, l\u2019Ined rel\u00e8ve enfin que la conception \u00e9galitaire des r\u00f4les homme-femme est aujourd\u2019hui \u00abassoci\u00e9e \u00e0 un nombre d\u2019enfants souhait\u00e9s plus faible chez les hommes\u00bb. Changement climatique, crise \u00e9conomique, affaiblissement de la d\u00e9mocratie&#8230; La crainte de l\u2019avenir influence aussi les perspectives de parentalit\u00e9. Mais \u00e0 un niveau tr\u00e8s marginal. Les personnes qui se disent tr\u00e8s inqui\u00e8tes pour l\u2019avenir des g\u00e9n\u00e9rations futures souhaitent en moyenne seulement 0,11 enfant de moins que les autres. Et malgr\u00e9 des pol\u00e9miques r\u00e9currentes sur l\u2019id\u00e9e qu\u2019il faudrait faire moins d\u2019enfants\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/international\/en-europe-les-jeunes-generations-pretes-a-avoir-moins-d-enfants-pour-sauver-la-planete-selon-une-etude-20231026\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"NewsFlash\" rel=\"noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">pour sauver la plan\u00e8te<\/a>, l\u2019inqui\u00e9tude face au changement climatique n\u2019est associ\u00e9e qu\u2019\u00e0 une faible baisse du souhait d\u2019enfants (0,08 en moins).<\/p>\n<p>                                    <a class=\"fig-a11y-skip a11y-hidden\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle_mtf\"><br \/>\n        Passer la publicit\u00e9<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00abCes inqui\u00e9tudes ne sont pas l\u2019\u00e9l\u00e9ment majeur de la baisse du d\u00e9sir d\u2019enfant, note Laurent Toulemon. Le d\u00e9mographe sugg\u00e8re de prendre en compte un autre facteur pour analyser les intentions des jeunes g\u00e9n\u00e9rations. \u00abAutrefois, la norme de la parentalit\u00e9 \u00e9tait plus forte. Aujourd\u2019hui, il est sans doute plus facile de dire qu\u2019on ne veut pas d\u2019enfant quand on est jeune. M\u00eame si, \u00e0 l\u2019\u00e9chelle individuelle, certains changeront peut-\u00eatre d\u2019avis \u00e0 l\u2019approche de la trentaine, analyse-t-il. Alors que la parole sur ce sujet est plus libre, on peut donc faire l\u2019hypoth\u00e8se que l\u2019\u00e9cart entre les d\u00e9clarations du nombre d\u2019enfants souhait\u00e9 par les jeunes g\u00e9n\u00e9rations et leur f\u00e9condit\u00e9 r\u00e9elle sera moins important. Il y a 20 ans, il \u00e9tait probablement plus difficile de d\u00e9clarer ne pas vouloir d\u2019enfant ou n\u2019en vouloir qu\u2019un\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Une \u00e9tude de l\u2019Ined pointe des intentions de f\u00e9condit\u00e9 en baisse chez les jeunes adultes. 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