{"id":242126,"date":"2025-07-11T09:26:09","date_gmt":"2025-07-11T09:26:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/242126\/"},"modified":"2025-07-11T09:26:09","modified_gmt":"2025-07-11T09:26:09","slug":"a-marseille-les-artistes-gazaouis-refugies-resistent-a-leffacement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/242126\/","title":{"rendered":"\u00c0 Marseille, les artistes gazaouis r\u00e9fugi\u00e9s r\u00e9sistent \u00e0 l\u2019effacement"},"content":{"rendered":"<p>Ils sont dessinateur, plasticien, danseur\u2026 Loin de l\u2019enfer de Gaza, ils ont trouv\u00e9 un r\u00e9pit gr\u00e2ce \u00e0 des r\u00e9sidences d\u2019artistes \u00e0 Marseille. Des lieux o\u00f9 ils comptent continuer \u00e0 cr\u00e9er pour exister, t\u00e9moigner et porter la voix des oubli\u00e9\u00b7es. Ils racontent la souffrance et l\u2019horreur, leur besoin d\u2019alerter le monde sans rel\u00e2che et leurs (maigres) espoirs. <\/p>\n<p>Sur les d\u00e9combres d\u2019un immeuble, au milieu des\u00a0gravats et des ruines, un\u00a0jeune homme danse. D\u2019autres, derri\u00e8re lui, suivent la chor\u00e9graphie, keffieh accroch\u00e9 au cou, comme pour mieux se prot\u00e9ger du bruit des\u00a0bombes. Le jeune homme fixe la\u00a0cam\u00e9ra, yeux noirs et regard aiguis\u00e9, puis file courir \u00e0\u00a0travers les\u00a0ruelles entrelac\u00e9es. Ce jeune homme, c\u2019est Mohanad Smama, premier Palestinien \u00e0\u00a0avoir cr\u00e9\u00e9 une compagnie de danse contemporaine \u00e0\u00a0Gaza. Son t\u00e9l\u00e9phone est rempli de vid\u00e9os comme celle-ci, du temps d\u2019avant, du temps o\u00f9 il \u00e9tait encore l\u00e0-bas.<\/p>\n<p>\u201cOn me demande toujours pourquoi j\u2019ai voulu faire de\u00a0la\u00a0danse, mais c\u2019est dans notre culture de danser. J\u2019ai\u00a0grandi avec \u00e7a. Mes parents, qui \u00e9taient tous les\u00a0deux professeurs de sport, m\u2019ont toujours encourag\u00e9\u201d, confie-t-il timidement. \u00c0\u00a028\u00a0ans, le jeune homme a\u00a0quitt\u00e9 les sien\u00b7nes, \u00e0\u00a0contrec\u0153ur. \u201cMa famille a\u00a0choisi pour moi. Elle voulait que je poursuive mes r\u00eaves et mes projets et savait qu\u2019avec le g\u00e9nocide, ce\u00a0serait impossible de les r\u00e9aliser au milieu des champs de ruines.\u201d <\/p>\n<p>Alors il s\u2019est activ\u00e9 pour r\u00e9colter des fonds et s\u2019enfuir vers l\u2019\u00c9gypte, en avril\u00a02024, avant de demander un visa pour la France, qu\u2019il obtiendra huit mois plus tard. Comme d\u2019autres, Mohanad a\u00a0b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 du programme PAUSE (Programme national d\u2019accueil des artistes et scientifiques en exil) du Coll\u00e8ge de\u00a0France, qui d\u00e9livre le\u00a0\u201cpasseport talent\u201d, titre de\u00a0s\u00e9jour pluriannuel permettant aux\u00a0laur\u00e9at\u00b7es de\u00a0poursuivre leur cr\u00e9ation.<\/p>\n<p>Depuis le d\u00e9but de la guerre, dix-sept\u00a0artistes et leurs familles sont arriv\u00e9\u00b7es en France, tous et toutes soutenu\u00b7es par le collectif Ma\u2019an (Ensemble pour les artistes de Gaza), cr\u00e9\u00e9 d\u00e8s octobre\u00a02023 pour les\u00a0aider financi\u00e8rement et logistiquement en leur trouvant des r\u00e9sidences artistiques. \u201cNous avons mont\u00e9 trente-deux\u00a0projets. Mais quinze\u00a0artistes sont encore bloqu\u00e9s \u00e0\u00a0Gaza, alors que nous pouvons les\u00a0accueillir\u201d, regrette Marion Slitine, cofondatrice du collectif, anthropologue et chercheuse.<\/p>\n<p>Le\u00a013\u00a0mai dernier, l\u2019architecte Ahmed Shamia, laur\u00e9at du programme PAUSE qui devait venir enseigner en France, est mort de ses blessures dues \u00e0 une frappe de l\u2019arm\u00e9e isra\u00e9lienne. \u201cNous assistons \u00e0 un culturicide. Pour que la culture palestinienne cesse d\u2019\u00eatre effac\u00e9e et an\u00e9antie, nous devons leur donner une\u00a0voix, et c\u2019est par ces r\u00e9sidences que cela peut se faire\u201d, ajoute cette sp\u00e9cialiste de la sc\u00e8ne artistique palestinienne.<\/p>\n<p>Mohamed Abusal a \u00e9t\u00e9 parmi les\u00a0premier\u00b7\u00e8res \u00e0\u00a0parvenir \u00e0 Marseille, avec sa\u00a0femme et ses cinq enfants, pour une r\u00e9sidence au\u00a0sein du Mucem. Le\u00a0travail de cette figure embl\u00e9matique a \u00e9t\u00e9 expos\u00e9 \u00e0\u00a0travers le monde, notamment gr\u00e2ce \u00e0\u00a0son projet Un m\u00e9tro \u00e0\u00a0Gaza qui consistait \u00e0\u00a0planter une cinquantaine de panneaux lumineux de m\u00e9tro dans la\u00a0bande de Gaza pour d\u00e9noncer le\u00a0chaos de la ville, comme un acte de r\u00e9sistance au blocus isra\u00e9lien. \u201cDepuis 1967 [et la guerre des Six-Jours], notre population est menac\u00e9e de disparition. En tant qu\u2019artistes, nous avons une responsabilit\u00e9\u201d, t\u00e9moigne-t-il.<\/p>\n<p>\u00c0 quoi bon, puisque tout a\u00a0\u00e9t\u00e9 d\u00e9truit\u2009?<\/p>\n<p>S\u2019il n\u2019avait jamais imagin\u00e9 quitter ses terres, il a fini par s\u2019y r\u00e9soudre. \u201cAu d\u00e9but, je pensais qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un bombardement de plus, que cela allait finir, puis j\u2019ai\u00a0vite compris que, cette fois-ci, ce serait bien diff\u00e9rent. Nous, artistes, sommes pris pour cibles chaque jour\u201d, se\u00a0d\u00e9sole-t-il. Sa maison, son atelier et les deux galeries d\u2019art contemporain, Eltiqa et Shababek, dans lesquelles il avait l\u2019habitude d\u2019exposer ont \u00e9t\u00e9 pulv\u00e9ris\u00e9s. \u201cCela repr\u00e9sente plus de trente\u00a0ans de travail, et il ne reste plus aucune trace de ce que j\u2019ai pu construire.\u201d <\/p>\n<p>Sous les bombes, Mohamed a mis un\u00a0temps son travail entre parenth\u00e8ses, trop occup\u00e9 \u00e0 survivre et \u00e0\u00a0cacher sa famille, d\u00e9plac\u00e9e d\u2019abri en\u00a0abri. Longtemps, il s\u2019est demand\u00e9 \u00e0 quoi tout cela pouvait servir, puisque tout avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9truit. Puis son arriv\u00e9e \u00e0\u00a0Marseille lui a donn\u00e9 un nouvel \u00e9lan, comme le\u00a0soleil et le\u00a0ciel bleu qu\u2019il aime observer si souvent. \u201cL\u2019art a une place privil\u00e9gi\u00e9e dans cette ville. Je suis entour\u00e9 de gens qui croient en\u00a0moi, en mes cr\u00e9ations, qui me soutiennent, qui m\u2019encouragent \u00e0 d\u00e9velopper mes projets. Je sais que j\u2019ai\u00a0encore plein de choses \u00e0 faire et que je pourrai compter sur leur solidarit\u00e9. On a voulu nous effacer, mais nous sommes encore l\u00e0.\u201d<\/p>\n<p>En racontant son histoire, inlassablement, d\u2019une voix calme, presque monocorde, Mohamed garde les\u00a0yeux riv\u00e9s sur son t\u00e9l\u00e9phone, \u00e0\u00a0traquer les derni\u00e8res informations, la\u00a0liste des mort\u00b7es du jour ou de la\u00a0nuit. Il prend aussi des nouvelles des dernier\u00b7\u00e8res arriv\u00e9\u00b7es, comme son ami Maisara Baroud. Il sait le choc que cela peut \u00eatre de se retrouver \u00e9loign\u00e9\u00b7e des sien\u00b7nes.<\/p>\n<p>Maisara est de la m\u00eame g\u00e9n\u00e9ration que Mohamed. \u00c0\u00a0Gaza, il \u00e9tait professeur \u00e0\u00a0l\u2019\u00e9cole des Beaux-Arts de l\u2019universit\u00e9 d\u2019Al-Aqsa, avant qu\u2019elle ne soit d\u00e9truite. Le\u00a0soir, il dessinait dans son studio avant de rentrer chez lui rejoindre sa famille. Tous ces\u00a0lieux chers ne sont plus que des gravats aujourd\u2019hui. Au d\u00e9but des attaques, Maisara a tenu un journal sur les r\u00e9seaux sociaux, une s\u00e9rie de dessins baptis\u00e9e \u201cJe suis encore vivant\u201d, d\u2019abord imagin\u00e9e pour donner des nouvelles \u00e0 ses proches. Elle s\u2019est tr\u00e8s vite transform\u00e9e en outil de r\u00e9sistance, une fa\u00e7on de raconter chaque jour la guerre et ses massacres.<\/p>\n<p>\u201cJe ne passe pas une seule\u00a0seconde sans penser \u00e0\u00a0Gaza\u201d<\/p>\n<p>Sur des feuilles, Maisara a croqu\u00e9 en noir et blanc les\u00a0vies perdues et les\u00a0corps mutil\u00e9s, les\u00a0enfants sans vie et les\u00a0m\u00e8res \u00e9plor\u00e9es. \u201cIl fallait que je documente le\u00a0g\u00e9nocide, que le\u00a0monde sache ce qui nous arrive. L\u2019art et le\u00a0dessin m\u2019ont sauv\u00e9 et m\u2019ont permis de r\u00e9sister\u201d, partage-t-il dans son nouvel appartement mis \u00e0\u00a0disposition par l\u2019Iremam (Institut de recherches et d\u2019\u00e9tudes sur le monde arabe et musulman), rattach\u00e9 \u00e0\u00a0l\u2019universit\u00e9 d\u2019Aix-Marseille. <\/p>\n<p>Une seule pi\u00e8ce fait office de salon, de cuisine et de salle \u00e0\u00a0manger. Assis sur une chaise, il encha\u00eene les\u00a0cigarettes et les\u00a0caf\u00e9s pendant que sa fille Rita s\u2019occupe de la\u00a0traduction. Elle en veut beaucoup \u00e0\u00a0son p\u00e8re de l\u2019avoir forc\u00e9e \u00e0\u00a0partir, il y a un peu plus de quarante\u00a0jours, avec sa\u00a0m\u00e8re et sa s\u0153ur de 15\u00a0ans. \u201cJusqu\u2019au dernier moment, je t\u2019ai dit que je voulais rester\u201d, lui lance-t-elle. \u201cJe voulais simplement vous sauver\u201d, r\u00e9pond-il, comme fatigu\u00e9 de se d\u00e9fendre.<\/p>\n<p>\u00c0\u00a0seulement 22\u00a0ans, la\u00a0jeune femme a vu toute l\u2019horreur des massacres et conna\u00eet d\u00e9j\u00e0 les\u00a0stigmates que ces crimes peuvent laisser. L\u2019ancienne \u00e9tudiante est devenue journaliste, \u201cnon pas par choix mais par\u00a0devoir\u201d. \u201cJe devais dire au\u00a0reste du monde ce que nous vivions. Je dois encore le scander. Je ne passe pas une seule seconde sans penser \u00e0\u00a0Gaza. Je veux t\u00e9moigner du\u00a0g\u00e9nocide de mon peuple\u201d, dit-elle, les\u00a0larmes aux yeux. <\/p>\n<p>\u201cDepuis que je suis ici, je\u00a0n\u2019arr\u00eate pas de pleurer. Je n\u2019avais jamais pleur\u00e9 avant\u201d, poursuit-elle. \u201cC\u2019est pareil pour moi. Je pleure la nuit, je pleure en regardant mes dessins, je pleure cette vie que je n\u2019ai plus\u201d, avoue Maisara. Mais en recrachant des volutes de fum\u00e9e, comme pour mieux chasser cette tristesse, il affirme vouloir se tourner vers l\u2019avenir. \u201cMais quel avenir\u2009?, r\u00e9torque Rita. Tout est d\u00e9truit.\u201d \u201cNous reconstruirons tout une fois le g\u00e9nocide termin\u00e9. Pierre par pierre, nous nous rel\u00e8verons\u201d, assure-t-il, avant de retourner \u00e0 ses dessins qu\u2019il continue de r\u00e9aliser depuis Marseille.<\/p>\n<p>\u201cJe continue mon travail, je danse\u201d<\/p>\n<p>S\u2019il partage cette m\u00eame tristesse, Mohanad Smama veut lui aussi esp\u00e9rer la fin de cette guerre. Dans le\u00a0salon de la Villa des Auteurs, pr\u00e8s de la\u00a0Friche la\u00a0Belle de Mai, il tente de se reconstruire. \u201cC\u2019est\u00a0difficile, et en m\u00eame temps inutile, de parler de\u00a0cette vie d\u2019avant. Ce qui compte pour moi, c\u2019est de parler de la\u00a0guerre et du g\u00e9nocide que subit mon peuple. J\u2019ai assist\u00e9 \u00e0\u00a0des massacres, j\u2019ai vu des corps d\u00e9chiquet\u00e9s, je les revois encore le soir, quand je m\u2019endors. Ces images tournent en boucle dans ma t\u00eate.\u201d <\/p>\n<p>Sa chambre est sommaire. Un drapeau \u201cFree Palestine\u201d d\u00e9core les murs. Lui brandit son keffieh d\u00e8s qu\u2019il en a l\u2019occasion, par fiert\u00e9. \u201cJe continue mon travail, je\u00a0danse, je donne des cours au\u00a0Ballet national de Marseille, je collabore avec des artistes locaux, j\u2019appelle certains membres de ma troupe pour qu\u2019ils continuent \u00e0\u00a0danser. Je ne veux pas m\u2019arr\u00eater. C\u2019est\u00a0important de continuer \u00e0 r\u00e9sister, m\u00eame si j\u2019ai l\u2019impression de vivre une vie parall\u00e8le. Mon corps est ici, mais mon esprit est \u00e0\u00a0Gaza, avec les miens.\u201d<\/p>\n<p>Pour leur rendre hommage et faire entendre leur voix, il pr\u00e9pare son premier solo de danse pour octobre. Il a d\u00e9cid\u00e9 de l\u2019appeler Sans limites. \u201cL\u2019art doit nous permettre de d\u00e9noncer le\u00a0g\u00e9nocide\u201d, l\u00e2che-t-il, avant d\u2019apprendre par t\u00e9l\u00e9phone que sa famille est\u00a0\u00e0\u00a0nouveau menac\u00e9e. Sa m\u00e8re lui r\u00e9v\u00e8le qu\u2019elle ne sait plus o\u00f9 aller, ni comment, mais qu\u2019elle doit quitter son abri de fortune au plus vite. \u201cJe dois les\u00a0aider, ma famille, mon peuple. J\u2019essaie par tous les\u00a0moyens, par mes r\u00e9seaux, les\u00a0contacts que j\u2019ai ici et\u00a0ailleurs dans le\u00a0monde. Il le faut.\u201d Essayer encore, toujours, tel un\u00a0ph\u00e9nix, le surnom que lui a donn\u00e9 la\u00a0population de Gaza.\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Ils sont dessinateur, plasticien, danseur\u2026 Loin de l\u2019enfer de Gaza, ils ont trouv\u00e9 un r\u00e9pit gr\u00e2ce \u00e0 des&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":242127,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2814],"tags":[1111,11,8716,1777,674,1011,27,665,884,12,882,25],"class_list":{"0":"post-242126","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-marseille","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-cafeyn","11":"tag-eu","12":"tag-europe","13":"tag-fr","14":"tag-france","15":"tag-gaza","16":"tag-marseille","17":"tag-news","18":"tag-provence-alpes-cote-dazur","19":"tag-republique-francaise"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114833888588758480","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/242126","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=242126"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/242126\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/242127"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=242126"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=242126"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=242126"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}