{"id":243553,"date":"2025-07-11T22:47:10","date_gmt":"2025-07-11T22:47:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/243553\/"},"modified":"2025-07-11T22:47:10","modified_gmt":"2025-07-11T22:47:10","slug":"que-vaut-too-much-la-nouvelle-serie-tant-attendue-de-lena-dunham","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/243553\/","title":{"rendered":"Que vaut \u201cToo much\u201d, la nouvelle s\u00e9rie tant attendue de Lena Dunham ?"},"content":{"rendered":"\n<p>Tr\u00e8s attendue, la nouvelle s\u00e9rie de Lena Dunham est finalement disponible sur Netflix depuis le 10\u00a0juillet. Dans Too Much, la cr\u00e9atrice de la s\u00e9rie Girls, poursuit son exploration de la vie des jeunes adultes, soit ici celle de la protagoniste Jessica, une productrice de t\u00e9l\u00e9vision\u00a0qui fuit New York apr\u00e8s une rupture amoureuse douloureuse pour s\u2019installer \u00e0 Londres, o\u00f9 un nouvel amour va na\u00eetre avec Felix, un chanteur britannique.<\/p>\n<p>S\u2019inspirant de sa propre histoire, Lena Dunham \u201cfait souffler un vent nouveau dans le paysage de la com\u00e9die romantique en montrant les d\u00e9g\u00e2ts qu\u2019ont subis les deux trentenaires, \u00e0 la fois dans leurs pr\u00e9c\u00e9dentes relations et \u00e0 cause de leurs relations familiales\u201d, <a class=\"ithalc\" data-ithal=\"lien_externe\" data-ithalc=\"[nav_article]\" target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.newyorker.com\/magazine\/2025\/07\/21\/too-much-tv-review-netflix\" rel=\"nofollow noopener\">loue <strong>The\u00a0New Yorker<\/strong><\/a>.<\/p>\n<p>Car tout comme son h\u00e9ro\u00efne, incarn\u00e9e par Meg Stalter, Lena Dunham a quitt\u00e9 New\u00a0York pour Londres apr\u00e8s la fin de Girls (2012-2017), dans laquelle elle jouait la protagoniste Hanna, et mettait en sc\u00e8ne les p\u00e9rip\u00e9ties quotidiennes de quatre vingtenaires new-yorkaises.<\/p>\n<p>                    L\u2019une des meilleures s\u00e9ries de 2025\u00a0?       <\/p>\n<p>C\u2019est avec son compagnon, le chanteur britannique Luis Felber, que Lena Dunham a co\u00e9crit cette nouvelle s\u00e9rie, o\u00f9 elle aborde cette fois les tourments de la trentaine. Le r\u00f4le de Felix, lui, a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9 \u00e0 Will Sharpe, un acteur londonien.<\/p>\n<p>\u201cAlors que ses pr\u00e9c\u00e9dentes \u0153uvres, \u00e0 savoir la s\u00e9rie Girls et le film Tiny Furniture [2010, rest\u00e9 in\u00e9dit en France], exploraient les m\u00e9andres de la maladresse et de l\u2019embarras, Too Much propose une vision plus douce et plus optimiste de l\u2019existence, m\u00eame si Dunham conserve son go\u00fbt pour la satire. Le r\u00e9sultat est peut-\u00eatre l\u2019une des meilleures s\u00e9ries de l\u2019ann\u00e9e\u201d, applaudit encore The New Yorker. La revue a particuli\u00e8rement appr\u00e9ci\u00e9 les \u201cdialogues d\u00e9sarmants et les sc\u00e8nes \u00e9mouvantes\u201d entre les deux tourtereaux, dont la romance d\u00e9marre tr\u00e8s rapidement.<\/p>\n<p>      <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/sddefault.jpg\" alt=\"TOO MUCH | Official Trailer | Netflix\" width=\"640\" height=\"360\"\/><\/p>\n<p>Mais l\u2019enthousiasme n\u2019est pas partag\u00e9 par l\u2019ensemble des critiques\u00a0: la d\u00e9ception de certains peut s\u2019expliquer aussi par de trop grandes attentes, huit ans apr\u00e8s Girls, qui avait fait de Dunham une \u201cstar et parfois une des cibles pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es des critiques\u201d. <a class=\"ithalc\" data-ithal=\"lien_externe\" data-ithalc=\"[nav_article]\" target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.nytimes.com\/2025\/07\/10\/arts\/television\/review-too-much-lena-dunham-netflix.html\" rel=\"nofollow noopener\"><strong>The\u00a0New\u00a0York Times<\/strong><\/a> par exemple juge que \u201cToo Much est loin d\u2019afficher le m\u00eame degr\u00e9 de profondeur et de complexit\u00e9 [que Girls], et il s\u2019en d\u00e9gage une joie plus \u00e9clatante dans la plupart de ses moments les plus convenus\u201d. Il ajoute\u00a0:<\/p>\n<blockquote><p>\u201cLa s\u00e9rie est aussi diaphane que les robes de nuit de Jessica, \u00e9tonnamment longue et largement inconsistante.\u201d<\/p><\/blockquote>\n<p>Ainsi, \u201calors que l\u2019histoire entre Felix et Jessica avance \u00e0 pas de g\u00e9ant, la s\u00e9rie elle-m\u00eame ne suit pas ce rythme et se r\u00e9p\u00e8te beaucoup au fil de ses dix \u00e9pisodes, de 31\u00a0\u00e0 56\u00a0minutes, avant une ultime acc\u00e9l\u00e9ration \u00e0 la toute fin\u201d, \u00e9crit encore le quotidien new-yorkais.<\/p>\n<p>               Une Am\u00e9ricaine \u00e0 Londres       <\/p>\n<p>Les Britanniques ont-ils plus appr\u00e9ci\u00e9 de voir leur capitale repr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9cran par l\u2019Am\u00e9ricaine\u00a0? Pas tout \u00e0 fait. Ni les cam\u00e9os prestigieux plut\u00f4t r\u00e9ussis (Naomi Watts, Kit Harington, Andrew Scott, Rita Ora, Jessica Alba, Jennifer Saunders et Stephen Fry), ni les clins d\u2019\u0153il \u00e0 des r\u00e9f\u00e9rences culturelles comme Love Actually ou Emily Bront\u00eb et <a href=\"https:\/\/www.courrierinternational.com\/article\/litterature-jane-austen-cartonne-chez-la-generation-tiktok\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Jane Austen<\/a> (qui obs\u00e8dent l\u2019h\u00e9ro\u00efne) <a class=\"ithalc\" data-ithal=\"lien_externe\" data-ithalc=\"[nav_article]\" target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.theguardian.com\/tv-and-radio\/2025\/jul\/10\/too-much-review-lena-dunham-netflix\" rel=\"nofollow noopener\">n\u2019ont suffi \u00e0 convaincre <strong>The Guardian<\/strong><\/a><strong>.<\/strong><\/p>\n<p>Le journal reconna\u00eet qu\u2019\u201cil y a quelques bonnes r\u00e9pliques (\u201cJe veux rendre le monde meilleur pour les enfants que je ne veux pas avoir et que je ne serai peut-\u00eatre jamais pr\u00eate \u00e0 avoir\u201d) ainsi que de jolies trouvailles (Jessica regardant des \u00e9missions de t\u00e9l\u00e9 mettant en sc\u00e8ne la vie de gens encore plus perdus qu\u2019elle pour trouver le sommeil), mais le fait est qu\u2019on trouverait d\u00e9j\u00e0 Too Much un peu court si la s\u00e9rie \u00e9tait sign\u00e9e de n\u2019importe qui \u2013 alors, de la part de Lena Dunham, on est vraiment loin du compte.\u201d<\/p>\n<p>               Lena Dunham, fine observatrice       <\/p>\n<p><a class=\"ithalc\" data-ithal=\"lien_externe\" data-ithalc=\"[nav_article]\" target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.telegraph.co.uk\/tv\/0\/too-much-netflix-review\/\" rel=\"nofollow noopener\"><strong>The Daily Telegraph<\/strong><\/a> rejoint ce point de vue\u00a0: si \u201cla s\u00e9rie est mordante, maligne et souvent dr\u00f4le\u201d, elle reste \u201cune com\u00e9die romantique tr\u00e8s autocentr\u00e9e avec le protagoniste masculin le plus pleurnichard\u201d qui soit.<\/p>\n<p>Et le quotidien de faire des parall\u00e8les avec l\u2019\u0153uvre de Richard Curtis, le sc\u00e9nariste des films britanniques cultes Quatre mariages et un enterrement, Coup de foudre \u00e0 Notting Hill et Love Actually, cit\u00e9e \u00e0 plusieurs reprises. \u201cToo Much est une \u00e9trange hybridation avec des sc\u00e8nes \u00e0 la Girls o\u00f9 des gens se crachent dans la bouche pour s\u2019\u00e9moustiller, et des touches de com\u00e9die \u00e0 la Curtis avec litanie de dol\u00e9ances d\u2019une demoiselle d\u2019honneur de la haute soci\u00e9t\u00e9\u201d, juge-t-il.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.thetimes.com\/culture\/tv-radio\/article\/too-much-review-lena-dunham-delivers-a-joyful-rom-com-with-bite-35bdwq3f3\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><strong>The Times<\/strong> \u00e9tablit la m\u00eame comparaison<\/a>, estimant qu\u2019\u201con retrouve encore beaucoup de l\u2019humour noir de Dunham et de son c\u00f4t\u00e9 brut de d\u00e9coffrage, mais l\u2019impression g\u00e9n\u00e9rale est celle <a href=\"https:\/\/www.courrierinternational.com\/article\/television-emmy-awards-2019-game-thrones-et-la-surprise-fleabag\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">d\u2019un Fleabag<\/a> sous influence de Richard Curtis\u201d. Selon le quotidien, toutefois, cette s\u00e9rie est une \u201cvraie joie\u201d.<\/p>\n<p>Un enthousiasme partag\u00e9 par le <a class=\"ithalc\" data-ithal=\"lien_externe\" data-ithalc=\"[nav_article]\" target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.ft.com\/content\/d0d76b61-4002-4f5a-b8aa-99a40de3f9e3\" rel=\"nofollow noopener\"><strong>Financial Times<\/strong> qui estime de son c\u00f4t\u00e9 <\/a>que \u201cDunham n\u2019a rien perdu de son talent d\u2019observatrice\u00a0: les \u2018cr\u00e9atifs\u2019 se d\u00e9fendent toujours d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 en \u00e9cole priv\u00e9e. Il n\u2019est jamais judicieux de prendre de la coke avec son patron. Et il est vrai que les Londoniens vous saluent d\u2019un \u2018il faut absolument qu\u2019on se voie\u00a0!\u2019 avant de compl\u00e8tement dispara\u00eetre de votre vie.\u201d<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Tr\u00e8s attendue, la nouvelle s\u00e9rie de Lena Dunham est finalement disponible sur Netflix depuis le 10\u00a0juillet. 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