{"id":248355,"date":"2025-07-14T01:33:18","date_gmt":"2025-07-14T01:33:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/248355\/"},"modified":"2025-07-14T01:33:18","modified_gmt":"2025-07-14T01:33:18","slug":"un-temoin-et-un-modeste-acteur-de-levolution-de-la-photographie-fonde-par-un-nicois-le-magazine-de-lair-celebre-ses-25-ans-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/248355\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Un t\u00e9moin et un modeste acteur de l\u2019\u00e9volution de la photographie\u00a0\u00bb: fond\u00e9 par un Ni\u00e7ois, le magazine \u00ab\u00a0De l\u2019air\u00a0\u00bb c\u00e9l\u00e8bre ses 25 ans"},"content":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Il y a exactement 25 ans sortait dans les kiosques partout en France un magazine taille XL, imprime\u0301 sur un beau papier pas glace\u0301 pour un sou, vendu 29 francs et promettant des \u00ab\u00a0reportages d\u2019un monde a\u0300 l\u2019autre\u00a0\u00bb. Dote\u0301 d\u2019une maquette e\u0301le\u0301gante et originale De l\u2019air souffle un vent nouveau dans l\u2019univers de la presse photo. Pas de star ni de top en couv, pas de test produit ni de conseil sur l\u2019utilisation d\u2019un filtre couleur a\u0300 l\u2019inte\u0301rieur, mais des reportages de jeunes photographes comme Gre\u0301goire Korganow et Julien Chatelin, tous deux cofondateurs, [&#8230;] et Isabelle Eshraghi (VU\u2019), qui te\u0301moignait dans son sujet d\u2019une jeunesse iranienne de\u0301ja\u0300 re\u0301volte\u0301e et nous avait pre\u0301sente\u0301 une totale inconnue, Shadi Ghadirian, autrice d\u2019une couverture collector!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>R\u00e9v\u00e9lateur de talents<\/p>\n<p>Tel est l\u2019\u00e9difiant rappel publi\u00e9, le 18 avril dernier, sur la page Instagram (@de_l_air_magazine) de ce magazine aussi chic qu\u2019\u00e9clectique, fond\u00e9, comme le rappelle l\u2019Azur\u00e9en St\u00e9phane Brasca, fondateur et directeur de la r\u00e9daction de ce titre pas comme les autres, \u00ab\u00a0sans l\u2019appui d\u2019un groupe de presse ni d\u2019une structure financi\u00e8re\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Un magazine n\u00e9 d\u2019un d\u00e9sir: celui de donner \u00e0 voir des photographies qui racontent les mondes d\u2019aujourd\u2019hui.\u00a0\u00bb Sans jamais se contenter de publier des images iconiques, mais en \u00e9tant un r\u00e9v\u00e9lateur de talents, de tous poils et tous horizons. En sortant des autoroutes de l\u2019information. Devenu un objet d\u2019art et de curiosit\u00e9 \u00e0 lui tout seul, ce magazine (dont les locaux sont \u00e9tablis dans le Vieux Nice, avec vue sublime sur les Ponchettes et la grande Bleue) est \u00ab\u00a0le seul, rappelle-t-il, \u00e0 avoir b\u00e9n\u00e9fici\u00e9, pour son dixi\u00e8me anniversaire, d\u2019une exposition \u00e0 la Maison europ\u00e9enne de la photographie \u00e0 Paris (la MEP)\u00a0\u00bb. Le nec plus ultra des mus\u00e9es d\u00e9di\u00e9s \u00e0 la photo en France. Une exposition au titre r\u00e9v\u00e9lateur: \u00ab\u00a0G\u00e9n\u00e9ration de l\u2019air\u00a0\u00bb. Tant ce titre a le don de r\u00e9unir une g\u00e9n\u00e9ration qui d\u00e9passe les clivages.<\/p>\n<p>T\u00e9moin et acteur de l\u2019\u00e9volution de la photographie<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous sommes \u00e0 la fois un t\u00e9moin et un modeste acteur de l\u2019\u00e9volution de la photographie, rembobine St\u00e9phane Brasca. Nous sommes pass\u00e9s ainsi du photo-reportage au mag soci\u00e9tal, puis au mag qui donne \u00e0 voir. un moment donn\u00e9, j\u2019ai senti le virage: la photo a commenc\u00e9 \u00e0 int\u00e9grer la culture, via les salons, Arles, le festival de Cannes, Paris-photos. La photo a pris une dimension artistique, on a vu appara\u00eetre de nouveaux acteurs, les prix se sont multipli\u00e9s: Guerlain, Swiss life, le PMU, la RATP&#8230;\u00a0\u00bb Commissaire de plusieurs expositions photographiques, parmi lesquelles on peut citer Portraits crois\u00e9s (2013) et Patrick Swirc (2013) au th\u00e9\u00e2tre de la Photographie et de l\u2019Image de Nice, ainsi que celle des 6 et 7 juin derniers au festival de la Gacilly, (\u00e0 l\u2019occasion de laquelle 25 couvertures ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es sur des lin\u00e9aires de 25m\u00e8tres de long) St\u00e9phane Brasca a d\u00e9cid\u00e9 de c\u00e9l\u00e9brer les noces d\u2019argent de son titre avec la photo via trois num\u00e9ros tr\u00e8s sp\u00e9ciaux. Le premier consacr\u00e9 \u00e0 Guillaume Herbaut, ce photographe fran\u00e7ais qui documente depuis un quart de si\u00e8cle l\u2019Ukraine, de Tchernobyl \u00e0 Ma\u00efdan en passant par l\u2019invasion russe. Un num\u00e9ro sp\u00e9cial 25 ans d\u00e9di\u00e9 aux couvertures cultes de de l\u2019air, telles que celle du num\u00e9ro 71, au printemps 2019. Un num\u00e9ro d\u00e9di\u00e9 \u00e0 l\u2019eau avec en couverture Arno Rafael Minkkinen.<\/p>\n<p>Partenaire d\u2019une r\u00e9sidence \u00e0 Ch\u00e2teauvallon<\/p>\n<p>Dans le num\u00e9ro 89, on retrouve un jeune photographe de 35 ans, Guillaume Blot, qui vient de faire la tourn\u00e9e des routiers fran\u00e7ais pour un nouveau livre ph\u00e9nom\u00e8ne paru chez Gallimard. Quant au deuxi\u00e8me num\u00e9ro tr\u00e8s sp\u00e9cial, celui du 4 juillet, (dont la couverture est sign\u00e9e Peter Dench, voir ci-contre) r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 l\u2019occasion des Rencontres d\u2019Arles et du festival de la Gacilly largement mis \u00e0 l\u2019honneur dans ces pages il r\u00e9unit 83 photographes de 25 \u00e0&#8230; 95 ans, qui contribueront avec une photo r\u00e9alis\u00e9e par chacun l\u2019ann\u00e9e de leurs 25 ans. Enfin, outre un 3e num\u00e9ro tr\u00e8s sp\u00e9cial cet automne, un film, une expo au Salon de la photo \u00e0 Paris du 9 au 12 octobre et une autre \u00e0 Photo days du 3 au 30 novembre, ainsi qu\u2019une participation au nouveau festival itin\u00e9rances Foto \u00e0 S\u00e8te, de l\u2019air collabore au \u00ab\u00a0Balcon\u00a0\u00bb, une r\u00e9sidence photographie initi\u00e9e par Charles Berling et la sc\u00e8ne nationale Ch\u00e2teauvallon-Libert\u00e9. En 2025, \u00e0 l\u2019occasion du soixanti\u00e8me anniversaire de Ch\u00e2teauvallon, une carte blanche a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e jusqu\u2019au 20 septembre 2025 \u00e0 Floriane de Lass\u00e9e, pour illuminer, dixit l\u2019int\u00e9ress\u00e9e, \u00ab\u00a0cet illustre lieu d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation, aux arts et \u00e0 la pens\u00e9e\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019image du magazine de l\u2019air, laboratoire polymorphe apte \u00e0 saisir tous les courants au travers des diff\u00e9rentes \u00e8res, avec gr\u00e2ce et fluidit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Savoir+<\/strong><\/p>\n<p>29 euros pour 4 num\u00e9ros par an ou 8 num\u00e9ros\/2 ans: 58 euros. <a href=\"http:\/\/www.delair.fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">www.delair.fr<\/a><\/p>\n<p>            Une multitude d\u2019\u00e9critures photographiques<\/p>\n<p>Parmi les contributeurs r\u00e9guliers du magazine de l\u2019air : Gr\u00e9goire Korganow, Julien Chatelin, Bertrand Desprez, Guillaume Herbaut, Georges Rousse, le regrett\u00e9 J\u00e9r\u00f4me Br\u00e9zillon, Dominique Tarl\u00e9, le studio Dupon, \u00ab la cr\u00e8me de la photo aujourd\u2019hui \u00bb dixit St\u00e9phane Brasca.<\/p>\n<p>\u00ab Pour qui le contre-champ, le hors-champ, comptent autant que le plein-champ. Ils ne sont pas dans une d\u00e9marche de comp\u00e9tition, d\u2019urgence, ils vont soigner le cadrage, r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 l\u2019histoire. Donner \u00e0 regarder, \u00e0 appr\u00e9cier, avant ou apr\u00e8s l\u2019\u00e9v\u00e9nement, pas pendant. Il y a aussi ces photographes qui \u00e9crivent avec la lumi\u00e8re, avec l\u2019image. Auxquels nous avons fil\u00e9 des portfolios. Et peu \u00e0 peu, on s\u2019est ouverts \u00e0 la mode, au paysage, \u00e0 la photo vintage, plasticienne, aux nus, aux autres \u00e9critures photographiques. On a fait un magazine de photos \u00e0 part, cr\u00e9\u00e9 une famille, celle de la photo d\u2019auteurs. Et on a \u00e9t\u00e9 rejoints par des titres comme Polka, Fisheye, ou par Like la revue. On n\u2019est pas le plus fort, le plus puissant, mais on est le plus ancien. Et \u00e7a, pour le coup, c\u2019est historique. Car on assiste d\u00e9sormais \u00e0 un \u00e9norme succ\u00e8s de la photo d\u2019auteur, partout des gens se r\u00e9clament de cette d\u00e9marche. \u00bb<\/p>\n<p>Marc Pollini, Camille Brasselet<\/p>\n<p>D\u00e9nicheur de talents s\u2019il en est, de l\u2019air collabore aussi avec le photographe d\u2019origine corse Marc Pollini, auquel on doit notamment le livre en forme de journal photographique La vall\u00e9e aval\u00e9e La V\u00e9subie, sur les traces de la temp\u00eate Alex ainsi qu\u2019un tr\u00e8s po\u00e9tique ouvrage consacr\u00e9 aux oiseaux, publi\u00e9 par de l\u2019air, des livres.<\/p>\n<p>La partie bouquins, o\u00f9 l\u2019on d\u00e9couvre d\u2019ailleurs au passage des p\u00e9pites comme C\u00f4te d\u2019Azur, le carnet d\u2019adresses pr\u00e9cieux joliment illustr\u00e9 par Lo\u00efc Alsina et dans lequel St\u00e9phane Brasca a s\u00e9lectionn\u00e9 quelque 139 lieux : mus\u00e9es, restaurants bistronomiques, bars \u00e0 vins, boutiques de d\u00e9co, librairies, plages, galeries et autres cabinets de curiosit\u00e9s.<\/p>\n<p>Ou le livre L\u2019aire de rien, avec les photographies d\u2019Anne Favret et Patrick Manez, qui poursuivent depuis une trentaine d\u2019ann\u00e9es une r\u00e9flexion sur le paysage habit\u00e9. Autre belle rencontre : celle qui a eu lieu avec une jeune photographe de 26 ans, Camille Brasselet, biberonn\u00e9e aux films de Pedro Almodov\u00e0r ou de Jacques Demy.<\/p>\n<p>Laur\u00e9ate du prix le 19M de la Photographie des m\u00e9tiers d\u2019art (dans le cadre du Prix Picto de la mode 2022) cette coloriste autoproclam\u00e9e tendance pastel multiplie les collaborations avec des marques de mode et la presse magazine. \u00c0 d\u00e9couvrir dans le num\u00e9ro 89 de de l\u2019air.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00ab\u00a0Il y a exactement 25 ans sortait dans les kiosques partout en France un magazine taille XL, imprime\u0301&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":235023,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2819],"tags":[1111,11,251,1777,674,1011,27,12,2401,882,25],"class_list":{"0":"post-248355","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-nice","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-culture","11":"tag-eu","12":"tag-europe","13":"tag-fr","14":"tag-france","15":"tag-news","16":"tag-nice","17":"tag-provence-alpes-cote-dazur","18":"tag-republique-francaise"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114849015681094787","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/248355","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=248355"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/248355\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/235023"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=248355"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=248355"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=248355"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}