{"id":249865,"date":"2025-07-14T17:51:12","date_gmt":"2025-07-14T17:51:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/249865\/"},"modified":"2025-07-14T17:51:12","modified_gmt":"2025-07-14T17:51:12","slug":"de-varsovie-a-montparnasse-laventure-artistique-des-sculptrices-polonaises-de-bourdelle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/249865\/","title":{"rendered":"De Varsovie \u00e0 Montparnasse: l&rsquo;aventure artistique des sculptrices polonaises de Bourdelle"},"content":{"rendered":"<p><strong>Intr\u00e9pides et ferventes, elles furent une quinzaine de jeunes Polonaises \u00e0 rallier Paris au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle pour \u00e9tudier la sculpture aupr\u00e8s d\u2019Antoine Bourdelle. \u00c0 Varsovie, une exposition red\u00e9couvre leurs \u0153uvres et ravive leur m\u00e9moire.<\/strong><\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"717\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Kierunek-Paryz_plakat-B1-717x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-313348\" style=\"width:421px;height:auto\"  \/><\/p>\n<p>Avant m\u00eame la renaissance de la Pologne en 1918, puis dans les premi\u00e8res ann\u00e9es de la jeune r\u00e9publique, elles furent une quinzaine de jeunes Polonaises \u00e0 accourir \u00e0 Paris pour b\u00e9n\u00e9ficier de l\u2019enseignement d\u2019Antoine Bourdelle. Elles \u00e9taient issues pour la plupart de milieux ais\u00e9s ou du moins cultiv\u00e9s. Et toutes allaient devenir sculptrices \u00e0 leur tour en un temps o\u00f9 cette activit\u00e9 apparaissait bien peu f\u00e9minine.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir suivi des cours de sculpture qui s\u2019ouvrent enfin aux femmes en 1904 \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de Varsovie (alors sous domination russe), mais en 1920 seulement \u00e0 l\u2019Ecole des Beaux-Arts de Cracovie (auparavant sous domination autrichienne), ces femmes intr\u00e9pides se devaient d\u2019achever leur formation \u00e0 Paris. Et aupr\u00e8s de Bourdelle \u00e9videmment dont la renomm\u00e9e \u00e9tait \u00a0alors universelle.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi Paris\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Parce que la capitale fran\u00e7aise \u00e9tait alors consid\u00e9r\u00e9e comme le centre mondial des arts. Mais tout autant sans doute parce qu\u2019elle s\u2019\u00e9tait offerte \u00e0 la Pologne d\u00e9chir\u00e9e entre ses trois voisins comme un centre spirituel pour les exil\u00e9s. D\u00e8s le Premier Empire sans doute. Et surtout avec la Grande Emigration qui avait suivi l\u2019\u00e9crasement par les Russes de l\u2019insurrection de Varsovie de 1830, puis \u00e0 la suite des proscriptions succ\u00e9dant \u00e0 l\u2019insurrection de Cracovie en 1846 contre les Autrichiens, \u00e0 celle de la Grande Pologne en 1848 contre les Prussiens et enfin \u00e0 celle de 1863, sauvagement an\u00e9antie par les Russes une fois encore.<\/p>\n<p>Paris qui avait f\u00eat\u00e9 Chopin et Mickiewicz, re\u00e7u Norwid, Krasinski ou Delfina Potocka\u00a0; Paris qui avait donn\u00e9 l\u2019une des ses plus belles \u00e9glises aux Polonais\u00a0; Paris\u00a0 qui avait su int\u00e9grer la colonie polonaise jusqu\u2019\u00e0 c\u00e9l\u00e9brer le mariage de la princesse Marguerite d\u2019Orl\u00e9ans, petite fille du roi des Fran\u00e7ais, avec un prince Czartoryski, le rejeton de la plus embl\u00e9matique des grandes familles polonaises\u00a0; Paris encore o\u00f9 des g\u00e9n\u00e9raux polonais avaient soutenu la Commune\u00a0; Paris enfin o\u00f9, ne r\u00eavons pas, les difficult\u00e9s mat\u00e9rielles et l\u2019incompr\u00e9hension parfois \u00e9taient r\u00e9elles pour les Polonais, mais o\u00f9 les nouveaux venus rencontraient une forte solidarit\u00e9 au sein d\u2019une colonie qui y avait recr\u00e9\u00e9 un foyer perdu par les honteux partages de leur pays.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi Bourdelle\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Bourdelle, parce qu\u2019il \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9, juste apr\u00e8s son ami Rodin, comme le plus grand des sculpteurs de son temps. Parce qu\u2019il \u00e9tait universellement renomm\u00e9 en tant que p\u00e9dagogue, g\u00e9n\u00e9reux, bienveillant, ne cherchant pas \u00e0 imposer ses vues, mais bien \u00e0 permettre \u00e0 chacun de ses disciples de s\u2019\u00e9panouir en fonction de sa personnalit\u00e9 propre. Bourdelle, qui, \u00e0 Montauban, sa ville natale, avait \u00e9t\u00e9 initi\u00e9 \u00e0 la culture et \u00e0 l\u2019histoire polonaise par la veuve de Jules Michelet\u00a0; Bourdelle qui avait d\u00e9couvert la Pologne et ses coutumes en y voyageant \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 24 ans\u00a0; Bourdelle qui d\u00e9clarait \u00a0aimer ce pays comme une seconde patrie\u00a0;\u00a0 Bourdelle qui admira les po\u00e8mes de Mickiewicz au point de r\u00eaver d\u2019\u00e9difier un monument \u00e0 la gloire du chantre de la Pologne, lequel monument fut inaugur\u00e9 au centre de la place de l\u2019Alma en 1929 avant d\u2019ouvrir plus tard la perspective du Cours la Reine.<\/p>\n<p>S\u2019\u00e9tant d\u00e9couvert un talent pour l\u2019enseignement, Bourdelle le pratiquait avec conviction dans son atelier du passage du Maine, aujourd\u2019hui Mus\u00e9e Bourdelle, mais surtout, de 1909 \u00e0 1929, date de sa mort, \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie de la Grande Chaumi\u00e8re o\u00f9 accoururent la plupart de ses disciples. Et il en vint du monde entier. Des Am\u00e9riques surtout, des nations scandinaves, de Grande-Bretagne, d\u2019Italie, d\u2019Espagne, de Suisse, de Hongrie, de Tch\u00e9coslovaquie, de Gr\u00e8ce, de Roumanie, de Bulgarie, du Japon m\u00eame\u2026. Et parmi cette foule d\u2019\u00e9l\u00e8ves, on recense cette floraison de Polonaises \u00e0 qui il d\u00e9clarera\u00a0: \u00ab\u00a0Je serai toujours avec vous, les jeunes, et avec ceux qui cherchent de nouvelles voies et de nouveaux moyens de s\u2019exprimer dans l\u2019art. Cherchez, essayez, observez, vous cr\u00e9erez certainement des formes nouvelles, parfaites, car vous, les Polonais, \u00eates une nation d\u2019artistes\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>D\u2019authentiques vocations<\/strong><\/p>\n<p>Financ\u00e9es souvent par leurs parents ou par leur \u00e9poux, ces jeunes Polonaises \u00e9taient sans doute assez fortun\u00e9es pour pouvoir voyager. Mais assez \u00e9mancip\u00e9es \u00e9galement pour s\u2019affirmer avec \u00e9nergie, elles qui avaient obtenu le droit de vote dans leur pays d\u00e8s 1918, pr\u00e8s de 30 ans avant les Fran\u00e7aises.<\/p>\n<p>Cela les conduira \u00e0 travailler tr\u00e8s vite pour s\u2019affranchir et soutenir leur installation parisienne. Ou assister Bourdelle en personne dans ces ann\u00e9es o\u00f9 il con\u00e7ut le monument \u00e0 la gloire de Mickiewicz.\u00a0 Elles n\u2019\u00e9taient pas des filles de famille s\u2019adonnant \u00e0 la sculpture par caprice. Mais des artistes guid\u00e9es par une authentique vocation. Toutes se lanc\u00e8rent avec foi dans la sculpture jusqu\u2019\u00e0 la fin de leur vie pour devenir cr\u00e9atrices de monuments, de d\u00e9cors, de bustes, de masques, de m\u00e9dailles, de bas reliefs ornementaux aujourd\u2019hui dispers\u00e9s dans les nombreux pays o\u00f9 elles s\u2019\u00e9tablirent et qu\u2019on retrouve \u00e9videmment \u00e0 profusion dans les collections priv\u00e9es ou les grands mus\u00e9es polonais.<\/p>\n<p><strong>Autour de Montparnasse<\/strong><\/p>\n<p>Elles s\u2019install\u00e8rent \u00e0 Paris pour deux ou trois ann\u00e9es, souvent regroup\u00e9es autour de Montparnasse, \u00a0boulevard Raspail, rue Campagne Premi\u00e8re, rue de Vaugirard\u2026\u00a0 Mais quelques-unes ne quitteront plus la capitale, y ouvriront leur propre atelier ou y reviendront pour exposer r\u00e9guli\u00e8rement dans les divers salons d\u2019exposition parmi les plus renomm\u00e9s, feront partie du Cercle des Artistes Polonais, collaboreront avec la Manufacture de S\u00e8vres (Jadwiga Bohdanowicz-Konczewska). D\u2019autres iront s\u2019installer en Italie, participeront \u00e0 la Biennale de Venise, aux expositions milanaises et l\u2019une d\u2019entre elles, Maria Lednicka, y r\u00e9alisera un buste de la princesse de Pi\u00e9mont, Marie-Jos\u00e9 de Belgique, qui deviendra l\u2019espace d\u2019un mois de mai reine d\u2019Italie. D\u2019autres encore seront attir\u00e9es par Munich\u2026 enfin,\u00a0jusqu\u2019\u00e0 une certaine \u00e9poque\u00a0! Beaucoup exposeront \u00e0 New York ou San Francisco, recevront des commandes officielles dans plusieurs pays, dont bien \u00e9videmment la Pologne pour des \u00e9difices tant publics que priv\u00e9s, des monuments \u00e9lev\u00e9s \u00e0 la m\u00e9moire de h\u00e9ros de l\u2019ind\u00e9pendance ou pour des institutions religieuses. Entre les deux guerres, elles \u00a0participeront tr\u00e8s activement \u00e0 la vie artistique et intellectuelle de leur pays renaissant. Certaines \u00e9migrent au moment de la guerre comme Helena Glogowska qui s\u2019installe au Br\u00e9sil ou Maria Lednicka qui s\u2019\u00e9teindra \u00e0 New York apr\u00e8s avoir beaucoup \u0153uvr\u00e9 dans le registre de l\u2019art sacr\u00e9. Plusieurs survivent \u00e0 la guerre comme Mela Muter (Maria Mutermilch) qui se r\u00e9fugie \u00e0 Avignon et revient \u00e0 Paris \u00e0 la Lib\u00e9ration. Ou comme Maria Brodska-Laszkiewicz qui exposera encore \u00e0 Milan en 1968 ou Lausanne en 1970.<\/p>\n<p>A Paris, elles travaillent au monument de Mickiewicz dans les ann\u00e9es 1920 \u00e0 l\u2019image de Waclawa Kislanska ou Janina Broniewska laquelle en outre participe \u00e0 la d\u00e9coration du Th\u00e9\u00e2tre des Champs-Elys\u00e9es ou con\u00e7oit des figurines pour une fabrique de porcelaine. \u00a0\u00a0\u00a0Elles y retrouvent Sarah Lipska, install\u00e9e d\u00e9finitivement en France d\u00e8s 1912 et qui travaillera comme cr\u00e9atrice de costumes ou de d\u00e9cors pour les Ballets Russes, Helena Rubinstein, puis avec Serge Lifar. En Pologne, celles qui y sont retourn\u00e9es et auront surv\u00e9cu aux horreurs de la guerre subiront bient\u00f4t le r\u00e9gime totalitaire impos\u00e9 \u00e0 leur pays par Moscou, l\u2019ennemi h\u00e9r\u00e9ditaire.<\/p>\n<p><strong>Une m\u00e9moire raviv\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>Et bien \u00e9videmment toutes ou presque toutes seront f\u00e2cheusement oubli\u00e9es. Et cela jusque dans leur pays natal pourtant f\u00e9ru de m\u00e9moire, en vertu de cette loi sc\u00e9l\u00e9rate et muette qui durant des si\u00e8cles tendra \u00e0 rejeter dans l\u2019ombre ces artistes, ces compositrices, ces \u00e9crivaines, ces scientifiques, toutes ces femmes dont on red\u00e9couvre peu \u00e0 peu aujourd\u2019hui l\u2019importance.<\/p>\n<p>Les \u0153uvres de quatorze d\u2019entre elles (mais sans commentaires en fran\u00e7ais, tr\u00e8s malheureusement\u00a0!) sont pr\u00e9sent\u00e9es aujourd\u2019hui \u00e0 Varsovie dans un petit ch\u00e2teau du XVIIIe si\u00e8cle qui fut celui des rois de la Maison de Saxe et d\u00e9pendant du mus\u00e9e national. Elles sont group\u00e9es au sein d\u2019une exposition voulue pour faire ressurgir cet extraordinaire ph\u00e9nom\u00e8ne qui vit \u00e9clore deux g\u00e9n\u00e9rations d\u2019artistes accourues durant pr\u00e8s de trois d\u00e9cennies autour d\u2019un ma\u00eetre fran\u00e7ais. Et qui est pens\u00e9e par une conservatrice du Mus\u00e9e national, Ewa Ziembinska, pour raviver leur m\u00e9moire et red\u00e9couvrir leurs \u0153uvres.<\/p>\n<p>Les sculptrices ont pour nom Waclawa Kislanska (1875-1940\u00a0?), \u00a0Mela Muter (1876-1967),\u00a0 Kazimierza Malaczynska-Pajzderska (1879-1959), Luna Amalia Drexler (1882-1933), Janina Broniewska (1886-1947), Mika Mickun (1886-1974), Jadwiga Bohdanowicz-Konczewska (1887-1943),\u00a0 Zofia Trzcinska-Kaminska (1890-1977),\u00a0 Maria Brozka-Laszkiewicz (1891-1981), Maria Lednicka-Szczytt (1893-1947), Helena Glogowska (1893-1972), \u00a0Helena Zieska (1894-1951), Olga Niewska (1898-1943), Wanda Jurgielewicz (1898-1960), toutes \u00e9l\u00e8ves de Bourdelle, mais toutes dot\u00e9es de temp\u00e9raments bien sp\u00e9cifiques \u00e0 chacune d\u2019entre elles et qui offrent une infinie palette de styles et de talents.<\/p>\n<p>Conjurant le sort, militante d\u2019une certaine fa\u00e7on, l\u2019exposition m\u00e9riterait largement d\u2019\u00eatre admir\u00e9e \u00e0 Paris, au Mus\u00e9e Bourdelle \u00e9videmment. Ne serait-ce que pour r\u00e9activer le souvenir des liens s\u00e9culaires entre la France et la Pologne.<\/p>\n<p>Kierunek Paryz-Destination Paris<br \/>Artistes f\u00e9minines \u00e9l\u00e8ves d\u2019Antoine Bourdelle.<br \/>Jusqu\u2019au 26 octobre 2025. Du mardi au dimanche de 10h \u00e0 18h. Le vendredi jusqu\u2019\u00e0 20h.<br \/>Mus\u00e9e de la Sculpture-Mus\u00e9e national de Varsovie.<br \/>Ch\u00e2teau Krolikarnia, rue Pulawska 113a, Varsovie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Intr\u00e9pides et ferventes, elles furent une quinzaine de jeunes Polonaises \u00e0 rallier Paris au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":249866,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1358],"tags":[1348,1384,1385,1386,58,59,1011,27],"class_list":{"0":"post-249865","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-arts-et-design","8":"tag-arts","9":"tag-arts-and-design","10":"tag-arts-et-design","11":"tag-design","12":"tag-divertissement","13":"tag-entertainment","14":"tag-fr","15":"tag-france"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114852861260782914","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/249865","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=249865"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/249865\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/249866"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=249865"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=249865"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=249865"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}