{"id":250910,"date":"2025-07-15T06:02:10","date_gmt":"2025-07-15T06:02:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/250910\/"},"modified":"2025-07-15T06:02:10","modified_gmt":"2025-07-15T06:02:10","slug":"les-taux-de-vaccination-des-enfants-sont-en-recul-en-europe-ce-qui-alimente-la-resurgence-de-la-rougeole-et-de-la-coqueluche","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/250910\/","title":{"rendered":"Les taux de vaccination des enfants sont en recul en Europe, ce qui alimente la r\u00e9surgence de la rougeole et de la coqueluche"},"content":{"rendered":"<p>En Europe et en Asie centrale, le rel\u00e2chement de la vigilance en mati\u00e8re de vaccination menace la sant\u00e9 des enfants, r\u00e9v\u00e8lent de nouvelles statistiques de l&rsquo;UNICEF et de l&rsquo;OMS<\/p>\n<p>En 2024, selon les derni\u00e8res estimations de l&rsquo;OMS et de l&rsquo;UNICEF publi\u00e9es aujourd&rsquo;hui concernant la couverture vaccinale, le nombre de vaccinations d\u2019enfants contre la rougeole, la coqueluche et d&rsquo;autres maladies est rest\u00e9 inf\u00e9rieur aux niveaux pr\u00e9pand\u00e9miques dans la R\u00e9gion europ\u00e9enne de l&rsquo;OMS (qui comprend 53 pays d&rsquo;Europe et d&rsquo;Asie centrale). Cela signifie que les enfants en situation de vuln\u00e9rabilit\u00e9 face aux maladies sont plus nombreux et que le risque de flamb\u00e9es \u00e9pid\u00e9miques augmente.<\/p>\n<p>Globalement, toutefois, \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle mondiale, 89 % des nourrissons ont re\u00e7u au moins une dose de vaccin contre la dipht\u00e9rie, le t\u00e9tanos et la coqueluche (DTC), et 85 % se sont vu inoculer les trois doses en 2024. Par rapport \u00e0 2023, ces chiffres repr\u00e9sentent 171 000 enfants suppl\u00e9mentaires ayant re\u00e7u au moins un vaccin, et un million d&rsquo;enfants suppl\u00e9mentaires ayant \u00e9t\u00e9 compl\u00e8tement vaccin\u00e9s en 2024 \u2013 des progr\u00e8s modestes face \u00e0 des d\u00e9fis mondiaux de plus en plus formidables.<\/p>\n<p>Des baisses alarmantes\u00a0<\/p>\n<p>En moyenne, la couverture vaccinale des enfants en Europe et en Asie centrale est rest\u00e9e la m\u00eame ou a diminu\u00e9 de 1 % en 2024 par rapport \u00e0 2023, ce qui, compar\u00e9 aux niveaux d&rsquo;avant la pand\u00e9mie, indique une stagnation. Entre 2019 et 2024, la couverture a diminu\u00e9, passant de<\/p>\n<ul>\n<li>92 % \u00e0 91 % pour la deuxi\u00e8me dose de vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rub\u00e9ole (ROR)\u00a0<\/li>\n<li>95 % \u00e0 93 % pour la troisi\u00e8me dose de vaccin DTC\u00a0<\/li>\n<li>95 % \u00e0 93 % pour la troisi\u00e8me dose de vaccin antipoliomy\u00e9litique<\/li>\n<li>92 % \u00e0 91 % pour la troisi\u00e8me dose de vaccin contre l&rsquo;h\u00e9patite B.\u00a0<\/li>\n<\/ul>\n<p>En 2024, la couverture \u00e9tait tr\u00e8s variable d\u2019un pays de la R\u00e9gion \u00e0 l\u2019autre, avec, dans l\u2019ensemble, des taux de couverture en baisse pour la premi\u00e8re dose du vaccin ROR et la troisi\u00e8me dose du vaccin DTC. Certains pays ont rapport\u00e9 un taux de couverture d\u2019\u00e0 peine 23 % pour la premi\u00e8re dose de ROR et de 51 % pour la troisi\u00e8me dose de DTC. Pour atteindre l&rsquo;immunit\u00e9 collective et pr\u00e9venir les \u00e9pid\u00e9mies de nombreuses maladies \u00e0 pr\u00e9vention vaccinale, une couverture de 95 % est n\u00e9cessaire chaque ann\u00e9e au sein de chaque communaut\u00e9. En 2024, plus de la moiti\u00e9 des pays de la R\u00e9gion n&rsquo;ont pas atteint l&rsquo;objectif d&rsquo;immunit\u00e9 collective pour le ROR et\/ou le DTC, et pr\u00e8s d&rsquo;un tiers ont d\u00e9clar\u00e9 une couverture inf\u00e9rieure \u00e0 90 %.<\/p>\n<p>\u00ab Rien que l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, pr\u00e8s de 300 000 personnes ont contract\u00e9 la coqueluche dans notre R\u00e9gion, soit trois fois plus que l&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Par ailleurs, plus de 125 000 personnes ont contract\u00e9 la rougeole en 2024, soit deux fois plus qu&rsquo;en 2023. Il ne s&rsquo;agit pas seulement de chiffres, mais de centaines de milliers de familles qui vivent dans l&rsquo;angoisse parce que leurs enfants sont malades, et cela aurait pu \u00eatre \u00e9vit\u00e9 \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 le docteur Hans Henri P. Kluge, directeur r\u00e9gional de l&rsquo;OMS pour l&rsquo;Europe.\u00a0<\/p>\n<p>\u00ab Les vaccins sauvent des vies, et lorsque la couverture vaccinale diminue, la maladie se propage. C&rsquo;est pourquoi les pays doivent investir dans des syst\u00e8mes de sant\u00e9 locaux performants, veiller \u00e0 ce que les vaccins soient disponibles et accessibles dans chaque quartier, et lutter contre la d\u00e9sinformation. Les agents de sant\u00e9 ont besoin d&rsquo;aide pour \u00e9tablir un contact avec chaque famille, en particulier dans les zones difficiles \u00e0 atteindre. Et il faut donner aux communaut\u00e9s les moyens de fournir des informations fiables, pour que les parents puissent vacciner leurs enfants en toute confiance \u00bb, poursuit le docteur Kluge.\u00a0<\/p>\n<p>\u00ab \u00c0 bien des \u00e9gards, la vaccination a \u00e9t\u00e9 victime de son propre succ\u00e8s en Europe et en Asie centrale \u00bb, d\u00e9clare Regina De Dominicis, directrice r\u00e9gionale de l&rsquo;UNICEF pour l&rsquo;Europe et l&rsquo;Asie centrale. \u00ab La g\u00e9n\u00e9ration actuelle n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin de l&rsquo;impact d\u00e9vastateur de maladies \u00e9vitables par la vaccination, ce qui entra\u00eene un rel\u00e2chement de la vigilance et facilite la diffusion d&rsquo;informations erron\u00e9es. La recrudescence des cas de rougeole l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re \u2013 la plus importante depuis pr\u00e8s de trente ans \u2013 nous rappelle qu\u2019\u00e0 moins que les pouvoirs publics n&rsquo;investissent dans des syst\u00e8mes de sant\u00e9 communautaires efficaces et ne s&rsquo;attaquent aux in\u00e9galit\u00e9s en mati\u00e8re d&rsquo;acc\u00e8s aux soins et \u00e0 l&rsquo;information, davantage d&rsquo;enfants seront confront\u00e9s \u00e0 des maladies \u00e9vitables, \u00e0 des complications \u00e0 vie, voire \u00e0 la mort. \u00bb\u00a0<\/p>\n<p>Des avanc\u00e9es prometteuses\u00a0<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 cette stagnation, les donn\u00e9es recueillies montrent la popularit\u00e9 croissante de vaccins plus r\u00e9cents, notamment contre le papillomavirus humain (HPV). Cette augmentation est le r\u00e9sultat de l&rsquo;introduction de ces vaccins par un certain nombre de pays et de la maturit\u00e9 accrue des syst\u00e8mes de vaccination pour les administrer. Des \u00e9largissements constants de la couverture ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s entre 2019 et 2024, puisqu\u2019elle est pass\u00e9e de\u00a0<\/p>\n<ul>\n<li>37 % \u00e0 40 % pour les filles et de 8 % \u00e0 26 % pour les gar\u00e7ons en ce qui concerne la premi\u00e8re dose de vaccin contre le HPV<\/li>\n<li>24 % \u00e0 42 % pour la derni\u00e8re dose de vaccin contre le rotavirus\u00a0<\/li>\n<li>81 % \u00e0 93 % pour la troisi\u00e8me dose de vaccin contre Haemophilus influenzae type b<\/li>\n<li>81 % \u00e0 86 % pour la derni\u00e8re dose de vaccin antipneumococcique conjugu\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Une couverture plus \u00e9tendue par ces vaccins a un impact \u00e9vident sur la r\u00e9duction des taux d&rsquo;infection par le papillomavirus et, partant, sur le recul du nombre des cancers du col de l&rsquo;ut\u00e9rus, sur la baisse des hospitalisations d&rsquo;enfants dues \u00e0 des diarrh\u00e9es provoqu\u00e9es par des rotavirus et sur l\u2019all\u00e8gement des souffrances entra\u00een\u00e9es par des pneumonies et des maladies bact\u00e9riennes invasives.\u00a0<\/p>\n<p>Un regain d\u2019efforts\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00ab \u00c0 l\u2019heure o\u00f9 nous planifions la prochaine phase de notre travail en Europe et en Asie centrale, une chose est claire : les vaccins doivent rester en t\u00eate des priorit\u00e9s. La t\u00e2che n\u2019est pas encore termin\u00e9e. Nous devons nous unir et agir de toute urgence pour combler les lacunes de la couverture et emp\u00eacher la r\u00e9apparition de maladies \u00e9vitables. Chaque pays a un r\u00f4le \u00e0 jouer, m\u00eame ceux dont la couverture vaccinale est \u00e9lev\u00e9e \u00bb, conclut le docteur Kluge.<\/p>\n<p>L&rsquo;UNICEF et l&rsquo;OMS collaborent avec les autorit\u00e9s sanitaires de toute la R\u00e9gion pour cerner, comprendre et corriger les in\u00e9galit\u00e9s en mati\u00e8re de couverture vaccinale au niveau local. Parmi les projets en cours, partiellement soutenus par l&rsquo;Union europ\u00e9enne, figurent la triangulation des sources de donn\u00e9es afin d&rsquo;identifier les personnes qui ne b\u00e9n\u00e9ficient pas des vaccinations syst\u00e9matiques et la recherche comportementale afin de d\u00e9terminer les obstacles \u00e0 des taux de vaccination \u00e9lev\u00e9s, dont, \u00e9ventuellement, l\u2019absence de d\u00e9pistage actif, de rappels ou d&rsquo;informations pour r\u00e9agir face aux id\u00e9es fausses les plus r\u00e9pandues, ainsi que d&rsquo;autres facteurs.<\/p>\n<p>Les pays qui, actuellement, n&rsquo;enregistrent pas de cas de rougeole ou de flamb\u00e9e \u00e9pid\u00e9mique doivent planifier et se pr\u00e9parer de mani\u00e8re proactive afin d&#8217;emp\u00eacher la propagation du virus sur leur territoire et au-del\u00e0 de leurs fronti\u00e8res. Les pays qui connaissent actuellement des flamb\u00e9es \u00e9pid\u00e9miques doivent poursuivre leurs efforts pour vacciner toutes les personnes particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables, intensifier la recherche des cas et des contacts et utiliser des donn\u00e9es \u00e9pid\u00e9miologiques pour cerner les lacunes de la couverture vaccinale, afin que les programmes de vaccination puissent garantir la protection des communaut\u00e9s touch\u00e9es et la pr\u00e9vention de futures flamb\u00e9es \u00e9pid\u00e9miques.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"En Europe et en Asie centrale, le rel\u00e2chement de la vigilance en mati\u00e8re de vaccination menace la sant\u00e9&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":250911,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1586],"tags":[11,1777,674,1011,27,12,25],"class_list":{"0":"post-250910","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-europe","8":"tag-actualites","9":"tag-eu","10":"tag-europe","11":"tag-fr","12":"tag-france","13":"tag-news","14":"tag-republique-francaise"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114855735762764258","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/250910","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=250910"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/250910\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/250911"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=250910"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=250910"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=250910"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}