{"id":257574,"date":"2025-07-19T00:05:17","date_gmt":"2025-07-19T00:05:17","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/257574\/"},"modified":"2025-07-19T00:05:17","modified_gmt":"2025-07-19T00:05:17","slug":"demographie-en-chute-libre-quelles-sont-les-nations-les-moins-fertiles-deurope","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/257574\/","title":{"rendered":"D\u00e9mographie en chute libre : quelles sont les nations les moins fertiles d&rsquo;Europe\u00a0?"},"content":{"rendered":"<p>            <img decoding=\"async\" class=\"c-ad__placeholder__logo\" src=\"https:\/\/static.euronews.com\/website\/images\/logos\/logo-euronews-grey-6-180x22.svg\" width=\"180\" height=\"22\" alt=\"\" loading=\"lazy\"\/><br \/>\n            PUBLICIT\u00c9<\/p>\n<p>Les derni\u00e8res donn\u00e9es sur la f\u00e9condit\u00e9 \u00e0 travers le continent europ\u00e9en ne sont pas loin d&rsquo;\u00eatre catastrophiques.<\/p>\n<p>Pour l&rsquo;ann\u00e9e 2024, de nombreux pays europ\u00e9ens annoncent les taux de natalit\u00e9 les plus bas depuis plusieurs d\u00e9cennies, voire jamais enregistr\u00e9s.<\/p>\n<p>Alors que les experts <a href=\"https:\/\/ec.europa.eu\/eurostat\/statistics-explained\/index.php?title=Fertility_statistics&amp;action=statexp-seat&amp;lang=fr\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer nofollow noopener\"><strong>estiment qu&rsquo;il faut 2,1 enfants par femme<\/strong><\/a> pour maintenir la taille de la population stable, plusieurs pays affichent des chiffres constamment inf\u00e9rieurs \u00e0 1,5.<\/p>\n<p>Allemagne : \u00ab\u00a0La migration est la seule cause de la croissance d\u00e9mographique\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le taux de f\u00e9condit\u00e9 de l&rsquo;Allemagne est tomb\u00e9 \u00e0 1,35, soit le niveau le plus bas depuis 1994 (1,24), ann\u00e9e qui a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par une p\u00e9riode de r\u00e9cession.<\/p>\n<p>L&rsquo;Office f\u00e9d\u00e9ral des statistiques (Statistisches Bundesamt) indique clairement que \u00ab\u00a0l&rsquo;immigration nette a \u00e9t\u00e9 la seule cause de la croissance d\u00e9mographique\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Pourtant, malgr\u00e9 l&rsquo;apport des migrants, la population n&rsquo;a augment\u00e9 que de 0,1 %, soit 121 000 personnes, l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re. En r\u00e9alit\u00e9, \u00ab\u00a0il y a eu plus de d\u00e9c\u00e8s que de naissances\u00a0\u00bb, affirme l&rsquo;institut.<\/p>\n<p>Les donn\u00e9es montrent \u00e9galement une grande disparit\u00e9 entre les \u00c9tats allemands. Alors que la population a augment\u00e9 dans les \u00c9tats plus riches, comme la Bavi\u00e8re ou Hambourg, les baisses les plus marqu\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es dans les \u00c9tats plus pauvres de Thuringe, de Saxe et de Saxe-Anhalt.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;Autriche voisine, la situation \u00e9tait encore plus pr\u00e9occupante en 2024, le pays enregistrant le taux de natalit\u00e9 le plus bas jamais enregistr\u00e9 : 1,32, soit 77 238 nouveaux enfants, ce qui repr\u00e9sente une baisse des naissances de 0,5 %, selon Statistik Austria.<\/p>\n<p>Italie : La course au d\u00e9sert humain<\/p>\n<p>Avec 166 000 nouveaux arrivants, les migrations ont \u00e9galement ralenti le d\u00e9clin d\u00e9mographique de l&rsquo;Italie, mais pas suffisamment pour emp\u00eacher une diminution du nombre de personnes r\u00e9sident en Italie.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s des ann\u00e9es de d\u00e9clin, la population du pays n&rsquo;a cess\u00e9 de diminuer pour atteindre moins de 60 millions d&rsquo;habitants.<\/p>\n<p>Le taux de natalit\u00e9 en 2024 a atteint un nouveau record \u00e0 la baisse (1,18), selon l&rsquo;ISTAT (institut national des statistiques italien) : pour 1 000 habitants, seuls six b\u00e9b\u00e9s sont n\u00e9s, tandis que 11 personnes sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9es.<\/p>\n<p>Pour aggraver la situation, le nombre d&rsquo;Italiens qui ont quitt\u00e9 le pays (156 000) \u00e9tait trois fois plus \u00e9lev\u00e9 que celui des Italiens qui y sont retourn\u00e9s (53 000).<\/p>\n<p>Les baisses de population les plus importantes ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es dans les r\u00e9gions int\u00e9rieures les plus pauvres du sud.<\/p>\n<p>France : \u00ab\u00a0Les taux de natalit\u00e9 les plus bas depuis la fin de la Premi\u00e8re Guerre mondiale\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>En France, qui est traditionnellement l&rsquo;une des nations les plus fertiles d&rsquo;Europe, les chiffres chutent \u00e9galement rapidement.<\/p>\n<p>Son taux de f\u00e9condit\u00e9 en 2024, de 1,62, est le plus bas depuis la fin de la Premi\u00e8re Guerre mondiale, indique l&rsquo;<a href=\"https:\/\/www.insee.fr\/fr\/statistiques\/8327319?utm\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer nofollow noopener\">Insee<\/a>.<\/p>\n<p>Au cours des 15 derni\u00e8res ann\u00e9es, la f\u00e9condit\u00e9 du pays a diminu\u00e9 d&rsquo;un cinqui\u00e8me, ce qui a tout juste permis de maintenir un solde naissances\/d\u00e9c\u00e8s positif (+17 000), mais tout de m\u00eame le plus faible depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.<\/p>\n<p>L&rsquo;esp\u00e9rance de vie est la seule bonne nouvelle. Elle atteint d\u00e9sormais 85,6 ans pour les femmes et 80 ans pour les hommes, un record historique.<\/p>\n<p>Angleterre : la procr\u00e9ation \u00e0 un \u00e2ge avanc\u00e9 freine le d\u00e9clin d\u00e9mographique<\/p>\n<p>L&rsquo;Angleterre et le Pays de Galles sont l&rsquo;une des rares exceptions en Europe.<\/p>\n<p>Cela est d\u00fb \u00e0 une augmentation surprenante des b\u00e9b\u00e9s n\u00e9s de p\u00e8res \u00e2g\u00e9s de plus de 60 ans (+14 %), qui a contribu\u00e9 \u00e0 la premi\u00e8re augmentation du nombre de naissances en Angleterre et au pays de Galles depuis 2021 (+0,6 %). Dans une moindre mesure, une augmentation des m\u00e8res plus \u00e2g\u00e9es est \u00e9galement constat\u00e9e, +2,7% chez les femmes entre 35 et 39 ans et +1.5% chez celles de plus de 40 ans.<\/p>\n<p>En revanche, les naissances de jeunes m\u00e8res et de jeunes p\u00e8res ont diminu\u00e9, indique l&rsquo;INS.<\/p>\n<p>La proportion d&rsquo;enfants n\u00e9s de parents \u00e9trangers est significativement \u00e9lev\u00e9e : 40% en Angleterre et pr\u00e8s de 20% au Pays de Galles, marquant une forte hausse de 34% entre 2023 et 2024.<\/p>\n<p>Comme le Royaume-Uni, l&rsquo;Espagne fait \u00e9galement figure d&rsquo;exception. Selon les donn\u00e9es provisoires de l&rsquo;INE, le taux de natalit\u00e9 en 2024 pourrait augmenter de 0,4 %, gr\u00e2ce \u00e0 une estimation de 322 034 nouveaux b\u00e9b\u00e9s.<\/p>\n<p>Comme dans d&rsquo;autres pays, la baisse de la f\u00e9condit\u00e9 en Espagne s&rsquo;est accompagn\u00e9e d&rsquo;une augmentation de l&rsquo;\u00e2ge des m\u00e8res. Au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es, le nombre de m\u00e8res \u00e2g\u00e9es de 40 ans ou plus y a augment\u00e9 de 8,5 %.<\/p>\n<p>Pays nordiques : la Finlande affiche le taux le plus bas depuis&#8230; 1776<\/p>\n<p>Le taux de f\u00e9condit\u00e9 de la Finlande a chut\u00e9 \u00e0 1,25 en 2024, selon Statistics Finland. Il s&rsquo;agit du taux le plus bas depuis le d\u00e9but de la collecte des donn\u00e9es, \u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle, lorsque le territoire faisait encore partie de la Su\u00e8de, qui est \u00e9galement confront\u00e9e \u00e0 des probl\u00e8mes d\u00e9mographiques.<\/p>\n<p>Le taux rapport\u00e9 par Stockholm pour l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re est de 1,43, ce qui est l\u00e9g\u00e8rement sup\u00e9rieur \u00e0 celui de la plupart des pays, tout en \u00e9tant le taux de f\u00e9condit\u00e9 le plus bas jamais enregistr\u00e9 dans le pays, selon SCB.<\/p>\n<p>Le nombre total de nouveaux enfants a \u00e9t\u00e9 de 98 500, le niveau le plus bas depuis 23 ans, alors que la population a diminu\u00e9 dans 169 des 290 municipalit\u00e9s du pays.<\/p>\n<p>Hongrie et Pologne : l&rsquo;\u00e9chec des politiques pro-famille ?<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 des politiques r\u00e9centes visant \u00e0 stimuler la natalit\u00e9, la Hongrie et la Pologne font \u00e9galement partie du club des pays \u00e0 faible f\u00e9condit\u00e9 pour 2024.<\/p>\n<p>Les statistiques publi\u00e9es par Varsovie sont particuli\u00e8rement brutales, avec un taux de natalit\u00e9 de 1,1, ce qui signifie que le nombre de nouveaux enfants a presque baiss\u00e9 de moiti\u00e9 par rapport \u00e0 1990 (1,9).<\/p>\n<p>En outre, les femmes deviennent m\u00e8res en moyenne \u00e0 29 ans, bien plus tard qu&rsquo;il y a 35 ans, lorsque l&rsquo;\u00e2ge moyen \u00e9tait d&rsquo;un peu moins de 23 ans.<\/p>\n<p>La Hongrie ne fait pas exception, avec 77 500 nouveaux b\u00e9b\u00e9s l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, le nombre le plus bas jamais enregistr\u00e9, en plus d&rsquo;un taux de natalit\u00e9 de 1,38, qui n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 aussi bas depuis 2014, selon le KLS hongrois.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"PUBLICIT\u00c9 Les derni\u00e8res donn\u00e9es sur la f\u00e9condit\u00e9 \u00e0 travers le continent europ\u00e9en ne sont pas loin d&rsquo;\u00eatre catastrophiques.&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":257575,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1586],"tags":[11,6969,1777,674,652,19899,1011,27,12,25,39762],"class_list":{"0":"post-257574","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-europe","8":"tag-actualites","9":"tag-demographie","10":"tag-eu","11":"tag-europe","12":"tag-famille","13":"tag-fertilite","14":"tag-fr","15":"tag-france","16":"tag-news","17":"tag-republique-francaise","18":"tag-taux-de-fecondite"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114876981183743369","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/257574","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=257574"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/257574\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/257575"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=257574"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=257574"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=257574"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}