{"id":258330,"date":"2025-07-19T07:47:18","date_gmt":"2025-07-19T07:47:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/258330\/"},"modified":"2025-07-19T07:47:18","modified_gmt":"2025-07-19T07:47:18","slug":"il-voulait-sauver-les-hommes-de-la-mer-et-puis-il-a-oeuvre-pour-sauver-la-mer-des-hommes-limmense-heritage-dalain-bombard-le-naufrage-ecolo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/258330\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Il voulait sauver les Hommes de la mer et puis il a \u0153uvr\u00e9 pour sauver la mer des Hommes\u00a0\u00bb: l\u2019immense h\u00e9ritage d\u2019Alain Bombard, le naufrag\u00e9 \u00e9colo"},"content":{"rendered":"<p>Le 19 juillet 2005, Alain Bombard s\u2019\u00e9teignait \u00e0 l\u2019h\u00f4pital militaire Sainte-Anne de Toulon, dans le service de r\u00e9animation o\u00f9 il avait \u00e9t\u00e9 admis un mois plus t\u00f4t. Il avait 80 ans. Ce biologiste n\u00e9 en 1924 \u00e0 Paris avait la vague \u00e0 l\u2019\u00e2me et a consacr\u00e9 sa vie \u00e0 la d\u00e9fense des marins, des mers et des oc\u00e9ans.<\/p>\n<p>Homme courageux, opini\u00e2tre, t\u00eatu, Bombard n\u2019a pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 se mettre en danger pour amener la recherche scientifique sur le terrain de la survie en mer \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 \u00eatre marin \u00e9tait aussi p\u00e9nible que d\u2019\u00eatre mineur. \u00ab\u00a0Dans ses jeunes ann\u00e9es, il voulait sauver les Hommes de la mer et puis il a \u0153uvr\u00e9 pour sauver la mer des Hommes \u00ab\u00a0, r\u00e9sume son fils Christophe. Pionnier de l\u2019\u00e9cologie dans les ann\u00e9es 1960, il s\u2019est mu\u00e9 en lanceur d\u2019alerte tout au long d\u2019une carri\u00e8re qu\u2019il a essentiellement men\u00e9e dans le Var.<\/p>\n<p>Entre l\u2019\u00eele des Embiez, l\u2019aventure de l\u2019Observatoire de la mer et Bandol o\u00f9 il a vieilli en contemplant les flots bleus. Mais tout a commenc\u00e9 loin d\u2019ici&#8230;<\/p>\n<p>Interne \u00e0 l\u2019h\u00f4pital de Boulogne-sur-Mer, il est marqu\u00e9 par la noyade de plusieurs marins du chalutier Notre-Dame de Peyragudes, en 1951. Le biologiste planche alors sur la survie en mer. Quelques mois plus tard, le voil\u00e0 qu\u2019il traverse la Manche sur un bateau pneumatique. Une panne de moteur l\u2019oblige \u00e0 d\u00e9river pendant trois jours avec du beurre et de l\u2019eau de mer comme seuls apports nutritifs. Il d\u00e9croche une bourse d\u2019\u00e9tudes et affine ses recherches du c\u00f4t\u00e9 de Monaco, gr\u00e2ce notamment au fonds documentaire de l\u2019Institut oc\u00e9anographique.<\/p>\n<p>Le 25 mai, le voil\u00e0 qu\u2019il quitte la c\u00f4te m\u00e9diterran\u00e9enne \u00e0 bord d\u2019un Zodiac Mark III de 4,65m\u00e8tres, un canot pneumatique de conception fran\u00e7aise baptis\u00e9 L\u2019H\u00e9r\u00e9tique. Accompagn\u00e9 d\u2019un marin d\u00e9serteur de l\u2019arm\u00e9e anglaise nomm\u00e9 Jack Palmer, il a pour seuls accessoires une voile, un sextan, des cartes, des livres, des hame\u00e7ons et un filtre \u00e0 plancton. \u00a0\u00bb Mais il n\u2019en avait m\u00eame pas, il filtrait l\u2019eau avec sa chemise! \u00ab\u00a0, ricane son ami Nardo Vicente, 89 ans en ao\u00fbt, sur l\u2019\u00eele des Embiez o\u00f9 ils ont men\u00e9 ensemble tant de combats.<\/p>\n<p>Bombard veut prouver que l\u2019on peut survivre en mer en se nourrissant de poissons crus et de leur jus, de plancton et d\u2019eau de mer. La mission est p\u00e9rilleuse et va rapidement tourner au fiasco. Les deux hommes souffrent de diarrh\u00e9e, L\u2019H\u00e9r\u00e9tique se d\u00e9labre. Remorqu\u00e9 \u00e0 Minorque, il rejoint p\u00e9niblement Tanger. \u00a0\u00bb Ils ne pouvaient pas continuer avec ce bateau mais Zodiac ne voulait pas \u00eatre associ\u00e9 \u00e0 ce p\u00e9riple qu\u2019il consid\u00e9rait vou\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chec. En simulant un vol dans les ateliers de la marque, le cr\u00e9ateur du Zodiac, Pierre Debroutelle, fait envoyer par avion un nouveau canot jusqu\u2019\u00e0 Tanger \u00ab\u00a0, raconte Christophe Bombard. Il est alors temps de gagner les Canaries mais Palmer a fil\u00e9 \u00e0 l\u2019anglaise. \u00a0\u00bb Palmer croyait en moi et moi, en la science\u00a0\u00bb, dira le navigateur d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 r\u00e9ussir seul la travers\u00e9e de l\u2019Atlantique. Apr\u00e8s 65 jours de mer (113 au total), il touche terre \u00e0 La Barbade le 23 d\u00e9cembre, dans un \u00e9tat de sant\u00e9 d\u00e9plorable. Il a pris soin de r\u00e9diger son testament, a perdu 25 kilos et souffre d\u2019an\u00e9mie, n\u00e9cessitant son hospitalisation. Son exploit conna\u00eet un \u00e9norme retentissement m\u00e9diatique.<\/p>\n<p>Son r\u00e9cit Naufrag\u00e9 volontaire paru en 1958 deviendra un best-seller et le fera entrer dans le cercle ferm\u00e9 et envi\u00e9 des pr\u00e9curseurs de l\u2019\u00e9cologie. Il est alors l\u2019\u00e9gal du volcanologue Haroun Tazieff, de l\u2019explorateur Paul-\u00c9mile Victor, de l\u2019alpiniste Maurice Herzog et de l\u2019oc\u00e9anographe Jacques-Yves Cousteau avec qui il anime une association pour la d\u00e9fense de l\u2019homme et de l\u2019environnement. S\u2019il n\u2019a \u00ab\u00a0jamais \u00e9t\u00e9 admis par la communaut\u00e9 des marins et pas consid\u00e9r\u00e9 comme un vrai scientifique\u00a0\u00bb, selon la formule de son fils, Alain Bombard a laiss\u00e9, par son g\u00e9nie, sa bienveillance et son \u00e9loquence fascinante, un h\u00e9ritage immense que l\u2019on \u00e9voque en plusieurs points.<\/p>\n<p>              <img ci-src=\"https:\/\/www.varmatin.com\/environnement\/protec\/DATA_ART_15931343-STvKyrbX.jpg?vh=bf9905&amp;ci_seal=ecb1a400f1\" alt=\"\"\/><br \/>\n        Le r\u00e9cit de son p\u00e9riple de 113 jours en mer  est paru en 1958.&#13;<br \/>\nRepro Var-matin. <\/p>\n<p>Le modernisateur du canot de survie<\/p>\n<p>C\u2019est l\u2019h\u00e9ritage principal laiss\u00e9 aux gens de mer. Sa d\u00e9monstration de l\u2019utilit\u00e9 des canots pneumatiques face aux chaloupes en bois et son exp\u00e9rience d\u00e9mocratisent et imposent le Bombard \u2013 entr\u00e9 dans le langage courant \u2013 et ses d\u00e9riv\u00e9s. Ils deviennent obligatoires sur les bateaux de la marine marchande avec des rations et un \u00e9quipement repens\u00e9s et am\u00e9lior\u00e9s. Le mat\u00e9riel de p\u00eache avec des petits hame\u00e7ons, des bacs de r\u00e9cup\u00e9ration d\u2019eau, un d\u00e9salinisateur et un kit de signalisation ont \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9s.<\/p>\n<p>Les marines militaires fran\u00e7aises et alli\u00e9es ont renforc\u00e9 la signalisation (miroirs, fus\u00e9es, sifflets) afin de secourir rapidement un soldat. Elles ont \u00e9galement revu les manuels de survie, notamment sur l\u2019aspect nutritionnel (l\u2019importance du poisson cru) et d\u00e9clin\u00e9 tout le protocole aux aviateurs susceptibles de s\u2019\u00e9jecter en mer. Ses observations ont \u00e9galement permis de renforcer la formation mentale des marins. Les semi-rigides Bombard commercialis\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9 Zodiac sont toujours une r\u00e9f\u00e9rence.<\/p>\n<p>Le bateau scientifique de petite taille<\/p>\n<p>Jusque-l\u00e0 et \u00e0 l\u2019image de la Calypso de Cousteau, les bateaux scientifiques sont assez imposants. Bombard am\u00e9nage un petit voilier de 7m\u00e8tres de type ketch qu\u2019il nomme Le Coryph\u00e8ne en hommage aux dorades qui l\u2019ont nourri lors de sa travers\u00e9e en solitaire. Maniable, il permet l\u2019observation et les \u00e9tudes \u00e0 moindre co\u00fbt, avec une \u00e9quipe r\u00e9duite. L\u2019id\u00e9e du petit bateau-labo est reprise par d\u2019autres, comme l\u2019explorateur Jean-Louis \u00c9tienne. n<\/p>\n<p>Vent debout contre les boues rouges<\/p>\n<p>Sur son \u00eele des Embiez, achet\u00e9e en 1958, Paul Ricard ne d\u00e9col\u00e8re pas en cette ann\u00e9e 1963. L\u2019industriel P\u00e9chiney demande \u00e0 l\u2019\u00c9tat de pouvoir d\u00e9verser au large de Cassis les effluents de son usine d\u2019alumine de Gardanne gr\u00e2ce \u00e0 un pipeline de 50 kilom\u00e8tres. Probl\u00e8me: le r\u00e9sidu d\u2019extraction de la bauxite donne une boue rouge charg\u00e9e de soude, d\u2019arsenic et de m\u00e9taux lourds. \u00ab\u00a0La Grande Bleue mais pas la mer rouge! \u00a0\u00bb C\u2019est avec ce slogan que partent en croisade Alain Bombard, une quarantaine d\u2019\u00e9lus proven\u00e7aux, des scientifiques et des artistes.<\/p>\n<p>\u00c0 la t\u00eate de la fronde, l\u2019ex-naufrag\u00e9 se d\u00e9multiplie, de manifestations en interviews. En 1966, l\u2019industriel a commenc\u00e9 \u00e0 d\u00e9verser ses boues en M\u00e9diterran\u00e9e. Sur l\u2019\u00eele des Embiez, Paul Ricard inaugure la riposte le 9 juillet avec la cr\u00e9ation de l\u2019Observatoire de la mer. Il charge le biologiste Alain Bombard d\u2019animer un laboratoire d\u2019\u00e9tude et de surveillance des pollutions marines et lui accorde le recrutement de quatre chercheurs en quatre ans. C\u2019est une premi\u00e8re en Europe dans le m\u00e9c\u00e9nat d\u2019entreprise. \u00a0\u00bb C\u2019\u00e9tait devenu l\u2019\u00eele Bombard, on ne parlait que de lui!, se souvient son ami Nardo Vicente recrut\u00e9 en 1972 pour prendre sa suite \u00e0 la t\u00eate de l\u2019Observatoire devenu l\u2019Institut oc\u00e9anographique. On a tous d\u00e9marr\u00e9 au fort et on a tous log\u00e9 \u00e0 la ferme des Romarins o\u00f9 il vivait avec sa femme Ginette et leurs enfants. Alain \u00e9tait le meilleur ambassadeur des Embiez.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Cette m\u00eame ann\u00e9e, Alain Bombard monte au cr\u00e9neau avec Paul-\u00c9mile Victor contre le rejet de boues rouges par une usine italienne \u00e0 Livourne. En 1973-1974, il est au c\u0153ur du pic de la contestation contre les boues de Gardanne qui seront d\u00e9vers\u00e9es jusqu\u2019en 2016.<\/p>\n<p>              <img ci-src=\"https:\/\/www.varmatin.com\/environnement\/protec\/DATA_ART_15931366-gz8fVaHd.jpg?vh=6436b5&amp;ci_seal=4d43c76f00\" alt=\"\"\/><br \/>\n        Nomm\u00e9 directeur scientifique de l\u2019Observatoire de la mer sur l\u2019\u00eele des Embiez de 1966 \u00e0 1972 par Paul-Ricard, Alain Bombard animait des cycles  de conf\u00e9rence et accueillait m\u00eame les groupes scolaires. Photo F\u00e9lix Gol\u00e9si <\/p>\n<p>Sauver la posidonie du \u00ab\u00a0Copacabana\u00a0\u00bb toulonnais<\/p>\n<p>D\u00e9but des ann\u00e9es 1960 \u00e0 Toulon: la Chambre de commerce du Var et le maire de l\u2019\u00e9poque, Maurice Arreckx, veulent faire du Mourillon le \u00ab\u00a0Copacabana\u00a0\u00bb toulonnais. Avec plages artificielles, grands h\u00f4tels, tours de 20 \u00e9tages, casino, \u00e9tablissements de bain&#8230; Le tout pour 3 milliards de francs.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la lev\u00e9e de boucliers, des premiers travaux d\u2019endigage sont men\u00e9s. En avril 1972, Alain Bombard, Jacques-Yves Cousteau, des amiraux de Marine et une trentaine d\u2019associations signent une tribune commune pour s\u2019indigner contre l\u2019endigage, une technique qui d\u00e9truit la posidonie dont le r\u00f4le essentiel n\u2019\u00e9tait pas encore admis. L\u2019enqu\u00eate publique d\u00e9montre une opposition au projet mais le pr\u00e9fet du Var permet de nouveaux endigages.<\/p>\n<p>En septembre 1978, la tension monte d\u2019un cran. Les opposants s\u2019accrochent aux bulldozers et occupent la plage pendant cinq jours. \u00c9vacu\u00e9s par la police, ils sont relay\u00e9s par des manifestants. Sous la pression, Arreckx fait construire les digues que l\u2019on voit encore aujourd\u2019hui et la destruction de la posidonie a \u00e9t\u00e9 limit\u00e9e \u00e0 200 hectares sans empi\u00e9ter vers La Mitre et le Cap Brun comme initialement pr\u00e9vu.<\/p>\n<p>L\u2019arr\u00eat du rejet des eaux us\u00e9es en mer<\/p>\n<p>En 1974, l\u2019Institut oc\u00e9anographique des Embiez \u00e9dite une plaquette sur le rejet des eaux us\u00e9es sur le littoral m\u00e9diterran\u00e9en. \u00c0 une \u00e9poque o\u00f9 l\u2019am\u00e9nagement de stations d\u2019\u00e9puration n\u2019est pas syst\u00e9matique, il d\u00e9nombre 440 \u00e9missaires \u2013 ces grosses canalisations \u2013 qui, de Nice \u00e0 Perpignan, rejetaient tout sans traitement. \u00ab\u00a0C\u2019est un suicide collectif pr\u00e9m\u00e9dit\u00e9\u00a0\u00bb, avait-il alert\u00e9.<\/p>\n<p>En 1978, Nardo Vicente et le cin\u00e9aste Christian P\u00e9tron r\u00e9alisent le documentaire Pollution et nuisances sur le littoral m\u00e9diterran\u00e9en. De la destruction du milieu naturel avec les plages artificielles de Toulon \u00e0 \u00ab\u00a0l\u2019enfer\u00a0\u00bb du rejet des eaux us\u00e9es du Cap Sici\u00e9. \u00a0\u00bb On avait plong\u00e9 devant l\u2019\u00e9missaire, mais certains plongeurs, qui ont eu des infiltrations d\u2019eau dans leurs masques, ont \u00e9t\u00e9 hospitalis\u00e9s\u00a0\u00bb, se souvient Vicente. Le film d\u00e9croche la palme d\u2019or du film de recherche scientifique en 1980 \u00e0 Rio de Janeiro, et une quinzaine d\u2019autres prix. L\u2019ann\u00e9e suivante, Alain Bombard d\u00e9coche ses fl\u00e8ches \u00e0 Marseille apr\u00e8s projection.<\/p>\n<p>Touch\u00e9 en plein c\u0153ur, le maire socialiste Gaston Defferre jure alors que sa ville aura une station d\u2019\u00e9puration. Ce fut fait en 1987, Nice l\u2019ann\u00e9e suivante, Monaco en 1989 et bien au-del\u00e0 du plateau continental \u00e0 cent m\u00e8tres de profondeur (un exemple) et enfin \u00e0 Toulon en 1999. \u00ab\u00a0Maurice Arreckx pr\u00e9tendait que les images \u00e9taient truqu\u00e9es\u00a0\u00bb, se souvient Nardo Vicente. Au Cap Sici\u00e9, lui et Bombard d\u00e9fendent le projet d\u2019une station d\u2019\u00e9puration dans le massif de Janas pour irriguer la for\u00eat. Le projet ne fut pas retenu mais la station d\u2019\u00e9puration Amphitria, mise en service en 1997, traite aujourd\u2019hui les eaux us\u00e9es de pr\u00e8s 500 00 habitants. \u00ab\u00a0Nous avons quand m\u00eame re\u00e7u des menaces de mort\u00a0\u00bb, glisse le r\u00e9sident des Embiez. Mais les \u00e9missaires contre les \u00e9missaires ont gagn\u00e9.<\/p>\n<p>Secr\u00e9taire d\u2019\u00c9tat pendant 29 jours<\/p>\n<p>              <img ci-src=\"https:\/\/www.varmatin.com\/environnement\/protec\/DATA_ART_15931363-OTv1bnpf.jpg?vh=8e04ca&amp;ci_seal=3c755a4fdf\" alt=\"\"\/><\/p>\n<p>En 1981, il fait partie de la vague socialiste qui fait chavirer le pays. Bouc ostentatoire auquel il ne manquait qu\u2019un haut-de-forme et une redingote, il int\u00e8gre le gouvernement de Pierre Mauroy en tant que secr\u00e9taire d\u2019\u00c9tat \u00e0 l\u2019Environnement. Il n\u2019y restera que 29 jours \u00e0 peine (22 mai-20 juin 1981) apr\u00e8s s\u2019\u00eatre oppos\u00e9 au canal Rhin-Rh\u00f4ne d\u00e9fendu par Gaston Defferre et dit tout le mal qu\u2019il pensait de la chasse \u00e0 courre.<\/p>\n<p>Pour ce fort en gueule, les compromis politiques \u00e9taient inenvisageables. Tout juste aura-t-il eu le temps en tant que secr\u00e9taire d\u2019\u00c9tat d\u2019inaugurer le centre culturel de Bandol devant plus de 600 personnes. Il fut \u00e9galement conseiller g\u00e9n\u00e9ral du canton de Six-Fours de 1979 \u00e0 1985 et d\u00e9put\u00e9 europ\u00e9en de 1981 \u00e0 1994. R\u00e9clamant des politiques communes de secours en mer, ses prises de parole ont pr\u00e9<\/p>\n<p>par\u00e9 le terrain au dispositif Frontex et les op\u00e9rations de sauvetage des ONG. Il a \u00e9galement fait voter un renforcement des normes pour lutter contre les pavillons de complaisance qui ne respectent pas les normes s\u00e9curitaires et sociales du commerce maritime.<\/p>\n<p>Tout au long de sa vie Bombard aura \u00e9t\u00e9 un chevalier servant de la mer et de la nature.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le 19 juillet 2005, Alain Bombard s\u2019\u00e9teignait \u00e0 l\u2019h\u00f4pital militaire Sainte-Anne de Toulon, dans le service de r\u00e9animation&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":258331,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9619],"tags":[1111,11,436,1777,674,1011,27,12,882,25,2310],"class_list":{"0":"post-258330","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-toulon","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-environnement","11":"tag-eu","12":"tag-europe","13":"tag-fr","14":"tag-france","15":"tag-news","16":"tag-provence-alpes-cote-dazur","17":"tag-republique-francaise","18":"tag-toulon"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114878797798650630","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/258330","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=258330"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/258330\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/258331"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=258330"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=258330"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=258330"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}