{"id":258876,"date":"2025-07-19T13:24:14","date_gmt":"2025-07-19T13:24:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/258876\/"},"modified":"2025-07-19T13:24:14","modified_gmt":"2025-07-19T13:24:14","slug":"cest-un-honneur-pour-moi-cette-bretonne-est-lune-des-rares-a-savoir-restaurer-les-oeuvres-dodorico","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/258876\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0C\u2019est un honneur pour moi\u00a0\u00bb\u00a0: cette Bretonne est l\u2019une des rares \u00e0 savoir restaurer les \u0153uvres d\u2019Odorico"},"content":{"rendered":"<p>Caroline Bernard, 62 ans, Rennaise de c\u0153ur, d\u00e9couvre la mosa\u00efque un peu par hasard. \u00ab J\u2019ai eu un v\u00e9ritable coup de foudre en visitant une exposition sur la mosa\u00efque contemporaine \u00e0 Paris \u00bb, se souvient-elle. Alors pharmacienne, elle d\u00e9cide \u00e0 40 ans de quitter sa profession pour se consacrer pleinement \u00e0 cet art. D\u2019abord autodidacte, elle se forme ensuite \u00e0 Orl\u00e9ans et \u00e0 Rome, explorant les techniques romaines, byzantine, moderne et contemporaine. Peu \u00e0 peu, elle d\u00e9veloppe sa propre signature artistique.<\/p>\n<p>\u00ab J\u2019adore la relation \u00e0 la mati\u00e8re \u00bb, confie-t-elle. Ses \u0153uvres m\u00ealent p\u00e2te de verre, or, morceaux de vitraux de la cath\u00e9drale de Chartres, pare-brise de voiture ou encore cristaux de roche. Une diversit\u00e9 de mat\u00e9riaux qui donne \u00e0 ses cr\u00e9ations une richesse visuelle et symbolique unique.<\/p>\n<blockquote><p>Les \u0153uvres d\u2019Odorico font partie de notre quotidien, elles sont partout en ville.<\/p><\/blockquote>\n<p>Dans son atelier haut en couleur, <a href=\"https:\/\/lescarreauxdecaro.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">\u00ab Les carreaux de Caro \u00bb<\/a> \u00e0 <a href=\"https:\/\/www.letelegramme.fr\/ille-et-vilaine\/rennes-35000\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Rennes<\/a>, elle cr\u00e9e ses propres tableaux, bijoux en mosa\u00efque, mais aussi des reproductions fid\u00e8les des \u0153uvres Odorico. \u00ab En ce moment, je reproduis un fragment de la fresque de la piscine Saint-Georges pour un client. Je r\u00e9alise aussi des mosa\u00efques personnalis\u00e9es pour les cimeti\u00e8res, afin de rendre hommage aux d\u00e9funts. \u00bb<\/p>\n<p>Restaurer le patrimoine Odorico<\/p>\n<p>Son aventure avec ce patrimoine si rennais commence presque par hasard. \u00ab J\u2019ai rencontr\u00e9 l\u2019ancienne propri\u00e9taire de la maison Odorico. Elle m\u2019a demand\u00e9 de reboucher quelques trous dans la salle de bain. C\u2019\u00e9tait un moment extraordinaire pour moi \u00bb, se souvient-elle avec \u00e9motion. En 2022, elle est rappel\u00e9e pour poursuivre la restauration, \u00e0 la suite de l\u2019installation d\u2019une cr\u00eaperie, Bretone, dans ce lieu charg\u00e9 d\u2019histoire.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/6874df8072539cccf40ae2f6.1.jpeg\" width=\"480\" height=\"300\" class=\"web_golden_m\" loading=\"lazy\" alt=\"La famille Odorico ne cesse d\u2019inspirer la mosa\u00efste.\"\/>La famille Odorico ne cesse d\u2019inspirer la mosa\u00efste. (Photo Le Mensuel de Rennes \/ David Brunet)<\/p>\n<p>Mais restaurer ces \u0153uvres ne s\u2019improvise pas. \u00ab Il faut retrouver des mat\u00e9riaux vieux d\u2019un si\u00e8cle. C\u2019est parfois \u00e0 la limite d\u2019un travail d\u2019arch\u00e9ologue \u00bb, explique Caroline Bernard. La Ville de Rennes, lui a ouvert les portes de ses fonds secrets, o\u00f9 d\u2019anciennes parcelles d\u2019Odorico dormaient depuis des ann\u00e9es. \u00ab Il m\u2019arrive d\u2019aller \u00e0 Paris ou \u00e0 Venise \u00e0 la maison Orsoni, l\u00e0 ou se fournissait la famille, pour trouver les tesselles les plus proches possibles. \u00bb<\/p>\n<p>Chaque restauration demande minutie et patience. \u00ab J\u2019ai pass\u00e9 trois semaines sur la nouvelle cr\u00eaperie de l\u2019ancienne maison Odorico. Il a fallu nettoyer, retirer les r\u00e9sidus de b\u00e9ton, tailler les tesselles sur mesure, les poser avec pr\u00e9cision, v\u00e9rifier la hauteur, coller au mortier, puis jointer\u2026 C\u2019est un processus tr\u00e8s long. \u00bb<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/6874df80599c917ee90b7c74.1.jpeg\" width=\"480\" height=\"300\" class=\"web_golden_m\" loading=\"lazy\" alt=\"\u0152uvre r\u00e9alis\u00e9e par Caroline Bernard.\"\/>\u0152uvre r\u00e9alis\u00e9e par Caroline Bernard. (Photo Le Mensuel de Rennes \/ David Brunet)Une \u00e9motion puissante<\/p>\n<p>Bien plus qu\u2019un travail, confie Caroline Bernard : c\u2019est une \u00e9motion, une responsabilit\u00e9. \u00ab J\u2019aime le fait d\u2019avoir acquis les comp\u00e9tences techniques n\u00e9cessaires pour redonner vie \u00e0 ce patrimoine. Les mosa\u00efques d\u2019Odorico sont partout dans la ville. Elles font partie de notre quotidien, de notre identit\u00e9. Leur beaut\u00e9, tr\u00e8s art d\u00e9co, parle d\u2019elle-m\u00eame \u00bb, dit-elle, les yeux brillants.<\/p>\n<p>Si elle devait en choisir une seule, ce serait sans h\u00e9sitation l\u2019ancienne maison de famille. \u00ab Y avoir pass\u00e9 du temps pour restaurer la salle de bain m\u2019a permis de m\u2019impr\u00e9gner de chaque d\u00e9tail, de la beaut\u00e9 du lieu, du travail cisel\u00e9, de la lumi\u00e8re qui se refl\u00e8te sur chaque tesselle \u00bb, raconte-t-elle. \u00ab C\u2019\u00e9tait sa salle de bain personnelle ! C\u2019est une \u00e9motion puissante que j\u2019ai v\u00e9cue et que je garderai toujours en moi. \u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Caroline Bernard, 62 ans, Rennaise de c\u0153ur, d\u00e9couvre la mosa\u00efque un peu par hasard. \u00ab J\u2019ai eu un&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":258877,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1358],"tags":[1348,1384,1385,829,1386,58,59,1011,27],"class_list":{"0":"post-258876","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-arts-et-design","8":"tag-arts","9":"tag-arts-and-design","10":"tag-arts-et-design","11":"tag-bretagne","12":"tag-design","13":"tag-divertissement","14":"tag-entertainment","15":"tag-fr","16":"tag-france"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114880123047480335","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/258876","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=258876"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/258876\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/258877"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=258876"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=258876"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=258876"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}