{"id":260458,"date":"2025-07-20T06:04:15","date_gmt":"2025-07-20T06:04:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/260458\/"},"modified":"2025-07-20T06:04:15","modified_gmt":"2025-07-20T06:04:15","slug":"les-habitants-investis-pour-le-festival-des-livres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/260458\/","title":{"rendered":"Les habitants investis pour le Festival des livres"},"content":{"rendered":"<p>\n                                                                    l&rsquo;essentiel<br \/>\n                                                                Samedi 26 juillet, La Fouillade replongera dans le monde des livres avec son Festival des livres. Un \u00e9v\u00e9nement auquel tout le village participe, chacun \u00e0 sa mani\u00e8re.\n                            <\/p>\n<p>Hugues Cayrade, entre mots et musiques<\/p>\n<p>Il y a des villages o\u00f9 le temps s\u2019\u00e9tire, paisible, entre deux clochers et quelques ombres de platanes. Et puis il y a La Fouillade, petit territoire d\u2019encre et de sueur, o\u00f9, chaque \u00e9t\u00e9, la page se tourne en grand format. Samedi 26 juillet, sera jour de liesse pour les mots : le Festival des livres y plante \u00e0 nouveau son chapiteau \u2013 ou plut\u00f4t son gymnase.<\/p>\n<p>Mais attention, pas de barnum clinquant ici. Pas de troupes parachut\u00e9es ou de budgets \u00e0 huit z\u00e9ros. Le miracle, \u00e0 La Fouillade, c\u2019est que tout est fait maison. Et \u00e7a change tout. Depuis les premi\u00e8res lignes \u00e9crites sous la mandature de Jean Lafon, c\u2019\u00e9tait il y a plus d\u2019un quart de si\u00e8cle, la mairie reste la colonne vert\u00e9brale du projet. Discr\u00e8te mais d\u00e9cisive, elle pave le chemin, laisse la lumi\u00e8re allum\u00e9e et veille \u00e0 ce que rien ne d\u00e9raille.<\/p>\n<p>De fid\u00e8les b\u00e9n\u00e9voles<\/p>\n<p>Autour, c\u2019est toute une arm\u00e9e sans uniforme qui s\u2019affaire. Les b\u00e9n\u00e9voles ? Ce sont des habitu\u00e9s. Ils reviennent d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e, comme des lecteurs fid\u00e8les \u00e0 une bonne s\u00e9rie. Ils connaissent les auteurs, les logent parfois, les guident, les rassurent. Ils envoient les mails, portent les tables, collent les affiches et pr\u00e9parent les caf\u00e9s. Rien ne leur \u00e9chappe, pas m\u00eame le petit d\u00e9tail qui fait qu\u2019un \u00e9crivain se sent un peu chez lui au c\u0153ur de l\u2019Aveyron. Cette ann\u00e9e, ils en accueilleront soixante-dix, rien que \u00e7a, dans la salle omnisports transform\u00e9e, pour un jour, en biblioth\u00e8que vivante.<\/p>\n<p>Mais au-del\u00e0 des murs, c\u2019est tout le village qui bat \u00e0 l\u2019unisson. Les entreprises du coin \u2013 artisans, commer\u00e7ants \u2013 mettent la main au porte-monnaie avec la fiert\u00e9 tranquille de ceux qui savent que la culture, ici, n\u2019est pas un luxe mais un lien. L\u2019ASCBR, avec son atelier BD, ajoute sa bulle au r\u00e9cit. La m\u00e9diath\u00e8que municipale tisse les connexions, patiemment, entre les g\u00e9n\u00e9rations.<\/p>\n<p>Des petits clins d\u2019\u0153il<\/p>\n<p>Et puis, il y a les gestes qui ne s\u2019\u00e9crivent pas dans les bilans mais qui font les plus belles histoires. Comme ce personnel d\u2019Intermarch\u00e9 qui, sans qu\u2019on ne lui demande rien, enfile les tee-shirts bleus du Festival, avec la fiert\u00e9 d\u2019un maillot de coupe du Monde. Ou encore Colette Delmur, la boulang\u00e8re d\u2019antan, celle que tout le monde conna\u00eet depuis 1968. Chaque \u00e9t\u00e9, elle red\u00e9core sa vitrine avec l\u2019affiche du Festival et une s\u00e9lection de livres, souvent r\u00e9gionaux, toujours choisis avec amour. Elle en parle comme on parle d\u2019un enfant qu\u2019on a vu grandir : avec des \u00e9toiles dans les yeux et le pain encore chaud sous le bras.<\/p>\n<p>La Fouillade ne fait pas que recevoir un Festival. Elle l\u2019incarne. Elle le respire. Elle le raconte. Et dans un monde o\u00f9 les \u00e9v\u00e9nements se ressemblent souvent comme deux coquilles vides, il fait bon trouver, au creux d\u2019un village aveyronnais, un endroit o\u00f9 le livre a trouv\u00e9 sa tribu. Une tribu debout, solidaire, joyeuse.<\/p>\n<p>Un village qui lit, c\u2019est un village qui veille.<\/p>\n<p>Il conna\u00eet bien les chemins de l\u2019ouest Aveyron, pour y avoir pos\u00e9 ses valises \u2014 et son stylo \u2014 au mitan des ann\u00e9es 1990. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, Hugues Cayrade faisait ses gammes de journaliste au Villefranchois. Trois d\u00e9cennies plus tard, le revoil\u00e0, non plus en qu\u00eate de scoops, mais pour partager une autre facette de sa plume : celle, plus libre, plus \u00e9chevel\u00e9e, du po\u00e8te et de l\u2019auteur de chansons.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019invitation de Michel Lombard, Hugues Cayrade sera l\u2019un des soixante-dix invit\u00e9s du Festival des livres de La Fouillade, ce samedi 26 juillet, de 10 heures \u00e0 18 heures, dans la salle omnisports du village. Il y pr\u00e9sentera son dernier ouvrage, \u00ab\u00a0Seules les montagnes\u00a0\u00bb, recueil de textes \u00e0 chansons et po\u00e8mes tout juste paru en juin. Une \u0153uvre vive, sensible, disponible \u00e0 la librairie Caumes Deslivres de Millau, et qui explore, en vers et contre tout, les paysages de l\u2019\u00e2me autant que ceux du territoire.<\/p>\n<p>Mais l\u2019homme de mots est aussi homme de sc\u00e8ne. Et c\u2019est accompagn\u00e9 de son groupe Matin\u00e9e d\u2019ivresse qu\u2019il prendra part \u00e0 la f\u00eate, \u00e0 l\u2019heure de l\u2019ap\u00e9ritif. Autour de midi, quand les tabl\u00e9es du march\u00e9 gourmand s\u2019animeront sur la place du village, les chansons de Cayrade r\u00e9sonneront entre saucisses grill\u00e9es, verres lev\u00e9s et soleil au z\u00e9nith.<\/p>\n<p>Une double casquette rare pour le festival : celle d\u2019un po\u00e8te chanteur, entre papier et guitare, entre \u00e9motion brute et humour tendre. Un moment suspendu, o\u00f9 les notes viendront r\u00e9pondre aux mots. O\u00f9 l\u2019Aveyron, une fois encore, montrera qu\u2019elle sait conjuguer culture et convivialit\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"l&rsquo;essentiel Samedi 26 juillet, La Fouillade replongera dans le monde des livres avec son Festival des livres. Un&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":260459,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1357],"tags":[1379,58,59,1011,27,1380],"class_list":{"0":"post-260458","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-livres","8":"tag-books","9":"tag-divertissement","10":"tag-entertainment","11":"tag-fr","12":"tag-france","13":"tag-livres"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114884055056090065","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/260458","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=260458"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/260458\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/260459"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=260458"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=260458"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=260458"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}