{"id":260994,"date":"2025-07-20T11:48:21","date_gmt":"2025-07-20T11:48:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/260994\/"},"modified":"2025-07-20T11:48:21","modified_gmt":"2025-07-20T11:48:21","slug":"lile-de-france-pourrait-elle-etre-autonome-sur-le-plan-alimentaire-31-05-2025-a-0830-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/260994\/","title":{"rendered":"L\u2019\u00cele-de-France pourrait-elle \u00eatre autonome sur le plan alimentaire? &#8211; 31\/05\/2025 \u00e0 08:30"},"content":{"rendered":"<p>        <img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/844caa8f64235b44a58ada68e716f8d4-760x426.jpg\" alt=\"L'\u00cele-de-France est presque totalement d\u00e9pendante de l'ext\u00e9rieur pour son alimentation, avec seulement 2% des produits alimentaires provenant de la r\u00e9gion. (cr\u00e9dit : Adobe Stock \/ photo g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par IA)\" loading=\"eager\" width=\"760\" height=\"426\" style=\"max-width: 100%!important; height: auto;\"\/><\/p>\n<p class=\"c-image-news__legend\">L&rsquo;\u00cele-de-France est presque totalement d\u00e9pendante de l&rsquo;ext\u00e9rieur pour son alimentation, avec seulement 2% des produits alimentaires provenant de la r\u00e9gion. (cr\u00e9dit : Adobe Stock \/ photo g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par IA)<\/p>\n<p>\n <strong><br \/>\n  Seulement 2%\u00a0des produits alimentaires consomm\u00e9s en \u00cele-de-France sont locaux. Une r\u00e9alit\u00e9 qui interpelle quand on sait que la r\u00e9gion est par ailleurs une terre agricole qui exporte par exemple ses c\u00e9r\u00e9ales. Pourrait-on d\u00e8s lors rem\u00e9dier \u00e0 cette situation?<br \/>\n <\/strong>\n<\/p>\n<p>\n L&rsquo;\u00cele-de-France, r\u00e9gion la plus riche du pays, concentre 30% du PIB et une forte proportion de dipl\u00f4m\u00e9s, tout en jouissant d&rsquo;une r\u00e9putation internationale. Cependant, elle est presque totalement d\u00e9pendante de l&rsquo;ext\u00e9rieur pour son alimentation, avec seulement 2% des produits alimentaires provenant de la r\u00e9gion selon une \u00e9tude de 2017 et 5 \u00e0 7 jours d&rsquo;autonomie en cas de crise.\n<\/p>\n<p>\n Ces chiffres posent \u00e0 la fois des questions de s\u00e9curit\u00e9, de souverainet\u00e9 et d&rsquo;autosuffisance, et interrogent l&rsquo;ensemble du syst\u00e8me alimentaire, de la production \u00e0 la consommation.\n<\/p>\n<p>\n Du champ jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;assiette, comment peut-on l&rsquo;expliquer et comment, surtout, pourrait-on rendre l&rsquo;\u00cele-de-France plus autonome sur le plan alimentaire?\n<\/p>\n<p> Une autonomie alimentaire francilienne tr\u00e8s faible<\/p>\n<p>\n Commen\u00e7ons par un paradoxe: en \u00cele-de-France, la production de c\u00e9r\u00e9ales est tr\u00e8s exc\u00e9dentaire par rapport aux besoins r\u00e9gionaux (3,2 millions de tonnes de bl\u00e9 en 2019, selon FranceAgriMer, qui, transform\u00e9es en farine, repr\u00e9sentent plus du double de la consommation de farine des 12 millions de Franciliens. Pourtant, le bassin de consommation importe de la farine, car une forte proportion de ce bl\u00e9 est export\u00e9e (70-80%). Une \u00e9tude pr\u00e9cise le d\u00e9tail des 1,6 million de tonnes de nourriture venant de province qui entrent en \u00cele-de-France chaque ann\u00e9e: principalement des fruits et l\u00e9gumes, de l&rsquo;\u00e9picerie, des boissons sans alcool et des produits laitiers. Elle nous permet \u00e9galement d&rsquo;apprendre que les produits animaux, eux, ne satisfont qu&rsquo;\u00e0 peine 2% de la consommation et que la production de fruits et l\u00e9gumes, correspond \u00e0 moins de 10% de la consommation r\u00e9gionale.\n<\/p>\n<p>\n Pourtant, la r\u00e9gion \u00e9tait mara\u00eech\u00e8re au moins jusqu&rsquo;au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. En 1895, l&rsquo;\u00cele-de-France \u00e9tait autonome, \u00e0 pr\u00e8s de 95%, en fruits et l\u00e9gumes et, en 1960, on comptait encore plus de 20.000ha de l\u00e9gumes diversifi\u00e9s dans la r\u00e9gion (environ 2.000ha aujourd&rsquo;hui).\n<\/p>\n<p>\n Sur la partie la plus urbanis\u00e9e, seuls 0,6% des aliments consomm\u00e9s sont produits aujourd&rsquo;hui dans la M\u00e9tropole du Grand Paris (MGP), qui inclut Paris et 130 communes environnantes, et au moins 30% des aliments consomm\u00e9s \u00e0 Paris proviennent de l&rsquo;international. Ce constat une fois pos\u00e9, est-il envisageable aujourd&rsquo;hui d&rsquo;am\u00e9liorer l&rsquo;autonomie alimentaire de la R\u00e9gion?\n<\/p>\n<p> L&rsquo;agriculture urbaine, une voie d&rsquo;autonomisation?<\/p>\n<p>\n L&rsquo;agriculture urbaine est parfois pr\u00e9sent\u00e9e comme un moyen de conqu\u00e9rir de nouveaux terrains productifs en ville pour produire localement, en particulier des fruits et l\u00e9gumes. Cependant, les travaux de l&rsquo;agro\u00e9cologue Baptiste Grard montrent qu&rsquo;en mettant en production la totalit\u00e9 des 80 hectares de toits cultivables \u00e0 Paris, on fournirait au maximum 10% des fruits et l\u00e9gumes consomm\u00e9s par les Parisiens.\n<\/p>\n<p>\n De plus, la portance de ces toits et d&rsquo;autres contraintes peuvent limiter la surface r\u00e9ellement cultivable. Malgr\u00e9 un soutien fort de la Mairie, la surface en production intramuros n&rsquo;est pass\u00e9e que de 11ha en 2014 \u00e0 31ha en 2020.\n<\/p>\n<p>\n Pour rendre l&rsquo;\u00cele-de-France plus autonome sur le plan alimentaire, il faudrait donc encourager les collectivit\u00e9s \u00e0 utiliser davantage d&rsquo;aliments issus de l&rsquo;agriculture p\u00e9riurbaine.\n<\/p>\n<p> La restauration collective: une voie d&rsquo;autonomisation alimentaire et d&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;agriculture locale?<\/p>\n<p>\n Celle-ci para\u00eet particuli\u00e8rement bien indiqu\u00e9e pour alimenter la restauration collective, notamment publique (\u00e9coles, cr\u00e8ches, coll\u00e8ges, lyc\u00e9es, h\u00f4pitaux publics, Ehpad publics, prisons), qui repr\u00e9sente en \u00cele-de-France pr\u00e8s de 650 millions de repas annuels servis, dont plus de 50% en secteur scolaire. Elle constitue donc une source majeure d&rsquo;influence sur l&rsquo;alimentation des habitants et peut devenir un levier pour l&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;agriculture de proximit\u00e9 vers des formes plus durables, encourag\u00e9es en cela par la loi \u00c9galim.\n<\/p>\n<p>\n Le p\u00e9riurbain francilien, en Seine-et-Marne, Yvelines, Val-d&rsquo;Oise et Essonne, participe de plus en plus \u00e0 cette dynamique. On voit en effet cro\u00eetre le nombre d&rsquo;exploitations diversifiant leurs productions vers des l\u00e9gumineuses et l\u00e9gumes de plein champ \u00e0 destination de la restauration collective, notamment en production biologique, avec l&rsquo;influence notable de la Coop bio d&rsquo;\u00cele-de-France,cr\u00e9\u00e9e en 2014.\n<\/p>\n<p>\n Il s&rsquo;agit pour l&rsquo;essentiel de c\u00e9r\u00e9aliers diversifi\u00e9s ou de mara\u00eechers d&rsquo;assez grande taille (au moins une dizaine d&rsquo;hectares) sur des esp\u00e8ces sp\u00e9cifiques (salades, carottes, pommes de terre\u2026). Les plus petites exploitations mara\u00eech\u00e8res (moins de 5ha), tr\u00e8s diversifi\u00e9es en l\u00e9gumes, dont beaucoup se sont install\u00e9es ces dix derni\u00e8res ann\u00e9es avec un fort soutien des collectivit\u00e9s locales, sont moins orient\u00e9es vers ce d\u00e9bouch\u00e9, qui exige d&rsquo;importants volumes \u00e0 un prix relativement bas et induit beaucoup de contraintes de r\u00e9f\u00e9rencement pour les producteurs, d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de formes mutualis\u00e9es de commercialisation.\n<\/p>\n<p>\n C&rsquo;est ainsi que certaines collectivit\u00e9s pr\u00e9f\u00e8rent passer directement en r\u00e9gie agricole pour leur restauration collective \u00e0 l&rsquo;image de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) dans la R\u00e9gion Paca, ou de Moissy-Cramayel (Seine-et-Marne) ou Villejuif (Val-de-Marne) en \u00cele-de-France. La r\u00e9gie agricole est une ferme municipale dont le foncier appartient \u00e0 la Ville et dont le personnel est salari\u00e9 municipal.\n<\/p>\n<p>\n Ce r\u00f4le structurant de la restauration collective a permis, en 2023, de lancer l&rsquo;association AgriParis Seine, \u00e9largissant la notion de \u00ablocal\u00bb \u00e0 250km autour de Paris et visant \u00e0 structurer des fili\u00e8res d&rsquo;agriculture durable par l&rsquo;achat public, en parcourant la Seine, du Havre jusqu&rsquo;au nord de l&rsquo;Yonne, le fleuve servant de voie majeure d&rsquo;approvisionnement \u00e0 terme. Dans le m\u00eame temps, le sch\u00e9ma directeur de la R\u00e9gion \u00cele-de-France envisage d&rsquo;autres logiques, avec un projet de ceinture mara\u00eech\u00e8re autour de Paris.\n<\/p>\n<p> Des formes d&rsquo;agricultures urbaines inclusives et utiles pour des publics pr\u00e9caires<\/p>\n<p>\n Soutenant, \u00e0 travers la restauration collective, l&rsquo;agriculture francilienne, les collectivit\u00e9s esp\u00e8rent aussi lutter avec elle contre le fl\u00e9au de la pr\u00e9carit\u00e9 alimentaire, qui s&rsquo;est accrue ces derni\u00e8res ann\u00e9es: l&rsquo;Agence nouvelle des solidarit\u00e9s actives la chiffre aujourd&rsquo;hui dans une fourchette de 12 \u00e0 20% de la population, avec de fortes disparit\u00e9s intrar\u00e9gionales sur le nombre d&rsquo;habitants touch\u00e9s et l&rsquo;intensit\u00e9 de cette pr\u00e9carit\u00e9, qui va de pair avec une forte pr\u00e9valence des maladies de la nutrition (diab\u00e8te, ob\u00e9sit\u00e9). L&rsquo;agriculture urbaine (intra et p\u00e9riurbaine) peut-elle jouer des r\u00f4les int\u00e9ressants pour mieux alimenter des personnes en pr\u00e9carit\u00e9?\n<\/p>\n<p>\n Les jardins collectifs (familiaux, partag\u00e9s, au bas d&rsquo;immeuble), plus de 1.300 en \u00cele-de-France en 2019, y contribuent directement par une autoproduction alimentaire, variable mais qui peut \u00eatre non n\u00e9gligeable selon la taille des jardins et l&rsquo;implication des jardiniers: elle pouvait repr\u00e9senter, en 2019, en jardins familiaux, plus de 1.500 \u20ac d&rsquo;\u00e9conomie par an sur les achats de fruits et l\u00e9gumes d&rsquo;une famille, et probablement plus aujourd&rsquo;hui \u00e9tant donn\u00e9 l&rsquo;inflation. Avec l&rsquo;augmentation de la pauvret\u00e9 et la demande accrue de jardins collectifs depuis la crise Covid, il serait n\u00e9cessaire de mener une \u00e9tude sur les r\u00f4les quantitatifs et \u00e9conomiques, dans les territoires franciliens, des diverses formes de jardinage collectif.\n<\/p>\n<p>\n En p\u00e9riurbain, les jardins d&rsquo;insertion, dont ceux du r\u00e9seau Cocagne, revendiquent plus de 140.000 paniers solidaires par an au niveau national. En Essonne, les jardins du Limon fournissent, eux, 550 paniers solidaires par semaine.\n<\/p>\n<p>\n Le r\u00e9seau des Amap d&rsquo;\u00cele-de-France (elles sont 290 en 2023) propose aussi, depuis 2021, des paniers solidaires ou des livraisons de surplus \u00e0 des \u00e9piceries ou restaurants solidaires. Forme de solidarit\u00e9 \u00e9thique de base, cette fourniture reste cependant tr\u00e8s confidentielle en termes quantitatifs.\n<\/p>\n<p>\n De plus, la production d&rsquo;aliments n&rsquo;est pas tout, il faut pouvoir et savoir cuisiner les produits, ce qui n&rsquo;est pas toujours possible (par absence d&rsquo;\u00e9quipements) lorsqu&rsquo;on vit en h\u00f4tel social, en h\u00e9bergement d&rsquo;urgence ou dans d&rsquo;autres logements pr\u00e9caires. C&rsquo;est pour faciliter l&rsquo;int\u00e9gration de ces produits frais dans l&rsquo;alimentation de publics en difficult\u00e9 que des structures associatives combinent jardinage et transformation alimentaire.\n<\/p>\n<p> L&rsquo;importance de la d\u00e9mocratie alimentaire<\/p>\n<p>\n \u00c0 l&rsquo;instar de la dynamique observ\u00e9e partout en France, se mettent en place en \u00cele-de-France, des initiatives pour favoriser l&rsquo;accessibilit\u00e9 \u00e0 des produits de qualit\u00e9 pour toutes, s&rsquo;appuyant sur des principes de \u00abd\u00e9mocratie alimentaire\u00bb: exp\u00e9rimentations de caisse alimentaire locale, transferts mon\u00e9taires \u00abfl\u00e9ch\u00e9s\u00bb vers des produits durables (Vit&rsquo;Alim par Action contre la faim et le Conseil d\u00e9partemental de Seine-Saint-Denis), comit\u00e9s locaux pour l&rsquo;alimentation et la sant\u00e9 (PTCE Pays de France)\u2026\n<\/p>\n<p>\n C&rsquo;est un enjeu s\u00e9rieux que de structurer l&rsquo;analyse des retours d&rsquo;exp\u00e9riences \u00e0 en tirer, car de cela d\u00e9pend la capacit\u00e9 de diffuser des mod\u00e8les alternatifs propos\u00e9s pour transformer le syst\u00e8me alimentaire de fa\u00e7on p\u00e9renne. Le projet Territoire z\u00e9ro pr\u00e9carit\u00e9 alimentaire (TZPA) (terme propos\u00e9 par le Labo de l&rsquo;ESS), men\u00e9 par le r\u00e9seau Agricultures urbaines et pr\u00e9carit\u00e9 alimentaire de la chaire Agricultures urbaines (Aupa), vise pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 \u00e9valuer les impacts de plusieurs de ces initiatives sur la \u00abs\u00e9curit\u00e9 alimentaire durable\u00bb dans les territoires concern\u00e9s.\n<\/p>\n<p>\n Il reste capital de pouvoir mieux \u00e9valuer scientifiquement, du point de vue de la lutte contre la pr\u00e9carit\u00e9 alimentaire, ces diverses initiatives, des Amapm aux r\u00e9gies agricoles, ce \u00e0 quoi travaille la chaire Agricultures urbaines (AgroParis Tech).\n<\/p>\n<p>\n En \u00cele-de-France, l&rsquo;autonomie alimentaire reste faible en raison des orientations actuelles des syst\u00e8mes de production et des march\u00e9s. Devenir plus autonome implique non seulement une production locale accrue, mais aussi la transformation et la distribution r\u00e9gionales des produits. La restauration collective et la lutte contre la pr\u00e9carit\u00e9 alimentaire sont deux leviers essentiels, souvent imbriqu\u00e9s ensemble : les collectivit\u00e9s signalent souvent que la restauration collective scolaire repr\u00e9sente d\u00e9j\u00e0 une forme de lutte contre la pr\u00e9carit\u00e9 alimentaire des enfants, si toutefois les cantines scolaires sont bien accessibles \u00e0 tous.\n<\/p>\n<p>\n Ces deux sujets sont impact\u00e9s par les politiques publiques et souvent limit\u00e9s par un manque de coordination et de moyens. Un meilleur soutien financier et une \u00e9valuation rigoureuse des initiatives locales pourraient inspirer des politiques publiques plus efficaces et durables. L\u00e0, la recherche en lien \u00e9troit avec les acteurs politiques et de terrain est fortement convoqu\u00e9e. Il va sans dire qu&rsquo;elle aussi manque aujourd&rsquo;hui de moyens pour cela.\n<\/p>\n<p>\n <strong><br \/>\n  Par Agn\u00e8s Leli\u00e8vre<br \/>\n <\/strong><br \/>\n ,\u00a0Ma\u00eetre de conf\u00e9rences en agronomie, AgroParisTech \u2013 Universit\u00e9 Paris-Saclay,<br \/>\n <strong><br \/>\n  Christine Aubry<br \/>\n <\/strong><br \/>\n ,\u00a0Fondatrice de l&rsquo;\u00e9quipe de recherche INRAE \u00ab Agricultures urbaines \u00bb, UMR Sadapt, AgroParisTech \u2013 Universit\u00e9 Paris-Saclay,<br \/>\n <strong><br \/>\n  Clotilde Saurine<br \/>\n <\/strong><br \/>\n ,\u00a0Animatrice de r\u00e9seau sur le sujet de l&rsquo;alimentation, AgroParisTech \u2013 Universit\u00e9 Paris-Saclay,<br \/>\n <strong><br \/>\n  Doudja Sa\u00efdi-Kabeche<br \/>\n <\/strong><br \/>\n <br \/>Enseignante-Chercheuse en siences de Gestion, AgroParisTech \u2013 Universit\u00e9 Paris-Saclay et<br \/>\n <strong><br \/>\n  Fanny Provent<br \/>\n <\/strong><br \/>\n ,\u00a0Ing\u00e9nieure agronome\n<\/p>\n<p>\n <strong><br \/>\n  A lire aussi:<br \/>\n <\/strong>\n<\/p>\n<p>\n <a href=\"https:\/\/www.boursorama.com\/conso\/actualites\/les-bouillons-revisitent-la-tradition-francaise-sans-faire-grimper-l-addition-59ffa340b4521c13268b507b3316a31f\" title=\"Les bouillons revisitent la tradition fran\u00e7aise sans faire grimper l\u2019addition\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><br \/>\n  Les bouillons revisitent la tradition fran\u00e7aise sans faire grimper l&rsquo;addition<br \/>\n <\/a>\n<\/p>\n<p>\n <a href=\"https:\/\/www.boursorama.com\/conso\/actualites\/alice-roca-jean-francois-piege-pierre-chomet-5-astuces-de-chef-pour-rendre-vos-plats-uniques-avec-un-budget-reduit-56a385d4b57d6be23c7e6660208e9f13\" title=\"Alice Roca, Jean-Fran\u00e7ois Pi\u00e8ge, Pierre Chomet\u2026 5 astuces de chef pour rendre vos plats uniques avec un budget r\u00e9duit\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><br \/>\n  Alice Roca, Jean-Fran\u00e7ois Pi\u00e8ge, Pierre Chomet\u2026 5 astuces de chef pour rendre vos plats uniques avec un budget r\u00e9duit<br \/>\n <\/a>\n<\/p>\n<p>\n <a href=\"https:\/\/www.boursorama.com\/conso\/actualites\/ferrero-va-lancer-un-nutella-peanut-a-la-cacahuete-42b9172c453fd3633650b566200fc4ca\" title=\"Ferrero va lancer un Nutella \u00abPeanut\u00bb \u00e0 la cacahu\u00e8te\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><br \/>\n  Ferrero va lancer un Nutella \u00abPeanut\u00bb \u00e0 la cacahu\u00e8te<br \/>\n <\/a>\n<\/p>\n<p>\n Cet article est issu du site<br \/>\n <a href=\"https:\/\/theconversation.com\/fr\" rel=\"nofollow noopener noreferrer\" target=\"_blank\"><br \/>\n  The Conversation<br \/>\n <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"L&rsquo;\u00cele-de-France est presque totalement d\u00e9pendante de l&rsquo;ext\u00e9rieur pour son alimentation, avec seulement 2% des produits alimentaires provenant 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