{"id":262519,"date":"2025-07-21T04:18:12","date_gmt":"2025-07-21T04:18:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/262519\/"},"modified":"2025-07-21T04:18:12","modified_gmt":"2025-07-21T04:18:12","slug":"en-bolivie-les-dangers-de-la-mine-face-aux-enjeux-de-la-manne-liberation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/262519\/","title":{"rendered":"en Bolivie, les dangers de la mine face aux enjeux de la manne \u2013 Lib\u00e9ration"},"content":{"rendered":"<p class=\"sc-ksZaOG ehjQrN text-element\">Le Cerro Rico est une gueule cass\u00e9e qui domine la ville de Potos\u00ed de ses 4768 m\u00e8tres d\u2019altitude. Une montagne de rouille et d\u2019ocre vid\u00e9e de ses entrailles, ployant sous son propre poids qui voit chaque jour des milliers de mineurs entrer en son sein pour la d\u00e9pecer morceau par morceau. Autrefois un pic triangulaire quasi parfait, son flanc Est est d\u00e9sormais l\u00e9g\u00e8rement affaiss\u00e9 et ses hauteurs cribl\u00e9es de crat\u00e8res de plusieurs dizaines de m\u00e8tres de profondeur. \u00abAujourd\u2019hui, l\u2019effondrement de la partie haute du Cerro Rico est imminent car en 480 ans son exploitation mini\u00e8re n\u2019a jamais cess\u00e9\u00bb, alerte Hern\u00e1n R\u00edos Montero, g\u00e9ologue \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Tom\u00e1s Fr\u00edas de Potos\u00ed.<\/p>\n<p class=\"sc-ksZaOG ehjQrN text-element\">L\u2019histoire de Potos\u00ed (4090 m\u00e8tres) est intimement li\u00e9e \u00e0 celle du Cerro Rico. C\u2019est m\u00eame la d\u00e9couverte, en 1545, de filons d\u2019argent dans la montagne qui conduit les Espagnols \u00e0 fonder une ville \u00e0 son pied. Potos\u00ed devient rapidement le centre des Am\u00e9riques coloniales, on y frappe les monnaies d\u2019argent qui sont ensuite envoy\u00e9es \u00e0 la couronne espagnole, abreuvant l\u2019Europe de richesses et participant \u00e0 l\u2019essor du capitalisme historique. La ville et sa \u00abcolline riche\u00bb ont connu l\u2019\u00e8re de l\u2019argent, puis celle de l\u2019\u00e9tain \u00e0 partir de la fin du XIXe si\u00e8cle et depuis les ann\u00e9es 80, on en extrait du zinc ou encore des concentr\u00e9s argent-zinc ou plomb-argent. \u00abPendant les premiers si\u00e8cles d\u2019exploitation, seul l\u2019argent \u00e9tait extrait. Les autres m\u00e9taux et les r\u00e9sidus sans valeur \u00e9taient laiss\u00e9s \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la montagne, explique Hern\u00e1n R\u00edos Montero, puis, quand les veines d\u2019argent ont \u00e9t\u00e9 \u00e9puis\u00e9es, les mineurs ont commenc\u00e9 \u00e0 exploiter ces amas encore riches en m\u00e9taux et le Cerro Rico a peu \u00e0 peu \u00e9t\u00e9 vid\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p class=\"sc-ksZaOG ehjQrN text-element\">Ces quinze derni\u00e8res ann\u00e9es, la partie sup\u00e9rieure du Cerro Rico s\u2019est rapidement d\u00e9grad\u00e9e avec la formation de plusieurs crat\u00e8res, d\u00fbs \u00e0 des \u00e9boulements. En 2014, le site de Potos\u00ed \u2014 inscrit \u00e0 l\u2019Unesco depuis 1987 \u2014 est plac\u00e9 sur la liste du patrimoine mondial en p\u00e9ril. Depuis, peu de mesures ont \u00e9t\u00e9 prises pour tenter de pr\u00e9server la \u00abcolline riche\u00bb de l\u2019effondrement. En 2022, une d\u00e9cision de justice a interdit toute activit\u00e9 mini\u00e8re au-dessus de 4400 m\u00e8tres et oblig\u00e9 la Comibol, entreprise mini\u00e8re publique et gestionnaire de la montagne, \u00e0 relocaliser les coop\u00e9ratives qui travaillaient dans cette zone. Une petite r\u00e9volution \u00e0 Potos\u00ed, en th\u00e9orie.<\/p>\n<p class=\"sc-ksZaOG ehjQrN text-element\">Car dans les faits, l\u2019exploitation du Cerro Rico n\u2019a que peu ralenti. Pailaviri, camp de base minier au pied de la montagne, est une vraie fourmili\u00e8re avec son man\u00e8ge interrompu de mineurs sur le d\u00e9part ou se rendant aux mines, ses vendeurs de snacks ou de feuilles de coca et surtout le flot de camions qui descend du Cerro Rico, les bennes remplies de min\u00e9raux. Les entr\u00e9es de mines les plus basses, \u00e0 4200 m\u00e8tres, donnent quasiment sur la route et voient r\u00e9guli\u00e8rement sortir des wagonnets remplis de minerai, pouss\u00e9s par deux mineurs casqu\u00e9s. S\u2019il n\u2019y a pas de recensement pr\u00e9cis du nombre de travailleurs, il est estim\u00e9 que 10 \u00e0 12 000 mineurs continuent de travailler quotidiennement dans la montagne, un chiffre qui varie au gr\u00e9 des prix internationaux des m\u00e9taux. \u00abR\u00e9duire l\u2019activit\u00e9 mini\u00e8re est tr\u00e8s difficile, car cela aurait des cons\u00e9quences \u00e9conomiques et sociales tr\u00e8s fortes \u00e0 Potos\u00ed\u00bb, reconna\u00eet Santiago Carde\u00f1as, ing\u00e9nieur \u00e0 la Comibol.<\/p>\n<p class=\"sc-ksZaOG ehjQrN text-element\">Le processus de fermeture des mines et de relocalisation des mineurs avance donc tr\u00e8s lentement, marqu\u00e9 par des tensions avec les coop\u00e9ratives mini\u00e8res. \u00abNous attendons qu\u2019elles trouvent un nouveau lieu \u00e0 exploiter [plus bas, ndlr] pour fermer les mines, cela \u00e9vite que les mineurs se retrouvent sans travail\u00bb, d\u00e9taille Carde\u00f1as devant l\u2019une de ses mines \u00e0 l\u2019entr\u00e9e mur\u00e9e et barr\u00e9e d\u2019un \u00abferm\u00e9 pour migration\u00bb. Des 56 mines qui se situaient au-dessus de 4400 m\u00e8tres d\u2019altitude, 36 ont \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9es avant 2025, 10 devraient l\u2019\u00eatre cette ann\u00e9e et les 8 derni\u00e8res seront normalement condamn\u00e9es en 2026. \u00abId\u00e9alement, il faudrait relocaliser les activit\u00e9s loin du Cerro Rico, avance Freddy Llanos, ing\u00e9nieur minier \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Tom\u00e1s Fr\u00edas, mais, comme en Bolivie, il n\u2019y a presque pas de prospection et d\u2019exploration mini\u00e8re, la Comibol n\u2019est pas en capacit\u00e9 de proposer cela aux coop\u00e9ratives.\u00bb<\/p>\n<p class=\"sc-ksZaOG ehjQrN text-element\">L\u2019enjeu social est essentiel pour comprendre pourquoi la fermeture des mines tra\u00eene autant \u00e0 Potos\u00ed m\u00eame s\u2019il ne suffit pas \u00e0 lui seul pour saisir le rapport de force qui est \u00e0 l\u2019\u0153uvre sur le Cerro Rico. Si la Comibol est bien la gestionnaire de la montagne, cens\u00e9e \u00e0 ce titre contr\u00f4ler son exploitation, les coop\u00e9ratives mini\u00e8res ont un poids politique non n\u00e9gligeable. Ce secteur, alli\u00e9 des diff\u00e9rents gouvernements du MAS (2006-2019 avec Evo Morales puis 2020-2025 avec Luis Arce), est surtout le d\u00e9fenseur de ses propres int\u00e9r\u00eats. Le minist\u00e8re des Mines et de la M\u00e9tallurgie est ainsi contr\u00f4l\u00e9 par les coop\u00e9ratives et l\u2019actuel ministre, Alejandro Santos Laura, a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration nationale des coop\u00e9ratives mini\u00e8res de Bolivie. \u00abTout ce qu\u2019ils veulent, c\u2019est continuer \u00e0 s\u2019enrichir gr\u00e2ce au Cerro Rico, s\u2019agace Freddy Llanos, et comme ils ont beaucoup de pouvoir, ils freinent tout processus de pr\u00e9servation.\u00bb<\/p>\n<p class=\"sc-ksZaOG ehjQrN text-element\">Si la situation est aussi tendue, et surveill\u00e9e, autour de la partie haute, c\u2019est parce qu\u2019il s\u2019agit de la plus riche en m\u00e9taux, celle qui changerait \u00e0 jamais la forme du Cerro Rico si elle venait \u00e0 s\u2019effondrer compl\u00e8tement. Mais les \u00e9boulements ont lieu sur toute la montagne, m\u00eame tr\u00e8s pr\u00e8s de Pailaviri. \u00abJe vis dans cette petite maison depuis vingt-sept ans, et elle risque de s\u2019\u00e9crouler car il y a des mineurs qui travaillent en dessous\u00bb, t\u00e9moigne Luc\u00eda. Elle fait partie des quelque 200 guardas du Cerro Rico, sortes de concierges des mines qui vivent sur la montagne et prot\u00e8gent les outils et le minerai des voleurs. Pay\u00e9es un salaire de mis\u00e8re \u2014 60 \u00e0 130 euros par mois \u2014, vivant sans eau courante et parfois sans \u00e9lectricit\u00e9, elles sont aussi les premiers t\u00e9moins de ces \u00e9boulements. \u00abCela ne freine pas du tout les mineurs, je dirais que \u00e7a les laisse indiff\u00e9rents, poursuit Luc\u00eda. J\u2019ai d\u00fb r\u00e9clamer pendant des mois pour qu\u2019ils me construisent finalement une nouvelle maison. Ils ne voulaient rien entendre.\u00bb<\/p>\n<p class=\"sc-ksZaOG ehjQrN text-element\">Pour l\u2019ing\u00e9nieur Llanos, la fermeture des mines au-dessus de 4400 m\u00e8tres d\u2019altitude ne fera que freiner, l\u00e9g\u00e8rement, les coop\u00e9ratives : \u00abIl est tout \u00e0 fait possible d\u2019entrer dans le Cerro par une mine \u00e0 4300 m\u00e8tres, puis de remonter de l\u2019int\u00e9rieur, car il y a des passages entre les diff\u00e9rentes mines. Donc les coop\u00e9ratives vont continuer \u00e0 venir exploiter la zone.\u00bb Si la fermeture de ces mines pourrait, dans le meilleur des cas, \u00e9viter une d\u00e9gradation de la situation, l\u2019int\u00e9rieur du Cerro Rico reste creux et donc sujet \u00e0 des \u00e9boulements r\u00e9guliers. Dans l\u2019espoir de les freiner et de stabiliser la structure, l\u2019entreprise publique finance le remblai des \u00e9boulements avec du gravier et mat\u00e9riaux sans valeur extraits de la montagne.<\/p>\n<p class=\"sc-ksZaOG ehjQrN text-element\">Direction l\u2019\u00e9boulement 103, situ\u00e9 \u00e0 4600 m\u00e8tres d\u2019altitude. S\u2019engager sur l\u2019une des nombreuses pistes qui serpentent le long de la montagne permet d\u2019apercevoir les diff\u00e9rentes raffineries de minerai install\u00e9es \u00e0 son pied, certaines des lagunes artificielles construites au XVIe si\u00e8cle pour alimenter les moulins qui broyaient le minerai d\u2019argent et les camions qui acheminent lentement le remblai vers les hauteurs. \u00abIci, il y avait une crevasse de 60 m\u00e8tres de profondeur, indique Gregorio Soca\u00f1o, l\u2019ing\u00e9nieur de la Comibol. Maintenant, c\u2019est en partie rebouch\u00e9, nous attendons de voir si l\u2019\u00e9boulement est stopp\u00e9 et tant que \u00e7a continue, nous remblayons.\u00bb Selon Hern\u00e1n R\u00edos Montero, le g\u00e9ologue de l\u2019universit\u00e9 Tom\u00e1s Fr\u00edas, c\u2019est une perte de temps et d\u2019argent : \u00abC\u2019est comme un sablier g\u00e9ant, tu d\u00e9verses en haut, \u00e7a retombe en bas. Tu ne vas pas remblayer une montagne vid\u00e9e pendant cinq si\u00e8cles en quinze ans avec des camions et c\u2019est sans compter les mineurs qui continuent de travailler en dessous.\u00bb<\/p>\n<p class=\"sc-ksZaOG ehjQrN text-element\">Selon les chiffres de la Comibol, un tiers des 146 \u00e9boulements est remblay\u00e9 de cette fa\u00e7on. \u00abC\u2019est une mesure temporaire mais pour le moment c\u2019est la seule que nous pouvons financer et il est tr\u00e8s difficile de mener des \u00e9tudes pour des projets plus ambitieux car le mont change constamment et donc ces \u00e9tudes deviennent vite caduques\u00bb, reconna\u00eet l\u2019ing\u00e9nieur Soca\u00f1o. C\u2019est peut-\u00eatre l\u00e0, le n\u0153ud principal du casse-t\u00eate potosino : le manque de temps et surtout d\u2019argent. \u00abDes millions et des millions, des milliards s\u00fbrement, ont \u00e9t\u00e9 sortis du Cerro Rico, nous sommes co-responsables de l\u2019enrichissement de l\u2019Europe mais nous n\u2019avons plus assez d\u2019argent pour sauver notre montagne\u00bb, se lamente Freddy Llanos, en grimpant vers le sommet.<\/p>\n<p class=\"sc-ksZaOG ehjQrN text-element\">L\u00e0-haut, deux crat\u00e8res de plusieurs dizaines de m\u00e8tres de large et de profondeur, <a href=\"https:\/\/www.google.com\/maps\/place\/Cerro+Rico\/@-19.618996,-65.7512925,667m\/data=!3m1!1e3!4m6!3m5!1s0x93f94e98331792cf:0x83b0bf8449a74267!8m2!3d-19.6189261!4d-65.750041!16s%2Fm%2F0wdtdml!5m1!1e1?entry=ttu&amp;g_ep=EgoyMDI1MDYzMC4wIKXMDSoASAFQAw%3D%3D\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">visibles par satellite<\/a>, occupent presque tout l\u2019espace. De la maisonnette qui tenait encore debout il y a un an, il ne reste plus qu\u2019un mur, le reste a \u00e9t\u00e9 englouti. \u00abDurant plusieurs ann\u00e9es la Comibol a essay\u00e9 de remblayer, de couler du b\u00e9ton l\u00e9ger, mais il n\u2019y a rien \u00e0 faire\u00bb, explique Llanos. L\u2019ing\u00e9nieur et l\u2019universit\u00e9 ont une proposition alternative : construire une structure de b\u00e9ton et de m\u00e9tal \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la montagne pour la soutenir et emp\u00eacher les mineurs de venir travailler trop haut. \u00ab\u00c7a co\u00fbterait 3,5 millions de dollars, que nous n\u2019avons pas, et pour le moment, personne n\u2019a d\u2019autres propositions.\u00bb L\u2019universit\u00e9 comptait mener des travaux pr\u00e9liminaires dans une mine situ\u00e9e 80 m\u00e8tres plus bas. Mais avant de l\u2019abandonner, les mineurs l\u2019ont totalement dynamit\u00e9e. \u00abLa pr\u00e9servation du Cerro n\u2019avance pas et je pense que les prochaines g\u00e9n\u00e9rations de Potos\u00ed nos et de Boliviens nous jugeront durement quand ils verront comment nous avons \u00e9chou\u00e9 \u00e0 prot\u00e9ger ce symbole national\u00bb, l\u00e2che Freddy Llanos. \u00abJ\u2019esp\u00e8re que le Cerro Rico sera toujours debout quand vous reviendrez \u00e0 Potos\u00ed\u00bb, ajoute Hern\u00e1n R\u00edos Montero, comme un lugubre salut \u00e0 l\u2019heure du d\u00e9part. Car pour le g\u00e9ologue, il est d\u00e9j\u00e0 trop tard et quand la montagne tombera, elle sera exploit\u00e9e \u00e0 ciel ouvert.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le Cerro Rico est une gueule cass\u00e9e qui domine la ville de Potos\u00ed de ses 4768 m\u00e8tres d\u2019altitude.&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":262520,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[11,40224,40225,7122,40226,1011,27,14,12,40227,12077,28],"class_list":{"0":"post-262519","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-international","8":"tag-actualites","9":"tag-bolivi","10":"tag-cerro-rico","11":"tag-effondrement","12":"tag-exploitation-miniere","13":"tag-fr","14":"tag-france","15":"tag-international","16":"tag-news","17":"tag-potosi","18":"tag-unesco","19":"tag-world"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114889300618940912","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/262519","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=262519"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/262519\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/262520"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=262519"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=262519"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=262519"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}