{"id":262590,"date":"2025-07-21T05:03:11","date_gmt":"2025-07-21T05:03:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/262590\/"},"modified":"2025-07-21T05:03:11","modified_gmt":"2025-07-21T05:03:11","slug":"opinion-comment-les-etats-unis-veulent-verrouiller-le-financement-de-la-defense-en-europe-6-6","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/262590\/","title":{"rendered":"OPINION. Comment les Etats-Unis veulent verrouiller le financement de la d\u00e9fense en Europe (6\/6)"},"content":{"rendered":"<p>Personne n&rsquo;ignore que sans ma\u00eetrise des financements, il ne peut pas y avoir de souverainet\u00e9. Toute l&rsquo;expertise de l&rsquo;Union europ\u00e9enne (UE) se d\u00e9ploie donc sur le sujet et c&rsquo;est un \u00ab festival\u00a0\u00bb de pi\u00e8ges \u00e0 tous les niveaux. Des experts, par exemple des universitaires am\u00e9ricains, sont d\u00e9p\u00each\u00e9s pour venir mod\u00e9liser les enjeux du r\u00e9armement de l&rsquo;UE devant les d\u00e9cideurs europ\u00e9ens.\u00a0La derni\u00e8re intervention, le 26 juin 2025 devant une commission du Parlement europ\u00e9en, est celle de Madame Kaija Schilde, Associate Dean of Studies, Pardee School of Global Studies, Boston University.<\/p>\n<p>Dans son intervention, elle a expliqu\u00e9 aux Europ\u00e9ens que la logique d&rsquo;arsenal des \u00c9tats \u00e9tait n\u00e9faste. Kaija Schilde a plaid\u00e9 pour un cadre juridique s\u00e9curisant au niveau europ\u00e9en &#8211; ce qui est fait avec la \u00ab\u00a0modernisation\u00a0\u00bb pr\u00e9vue des directives &#8211; afin de permettre au secteur priv\u00e9 d&rsquo;investir dans des march\u00e9s s\u00e9curis\u00e9s.\u00a0Werner von Siemens, v\u00e9ritable p\u00e8re fondateur de l&rsquo;UE, n&rsquo;aurait pas dit mieux : \u00ab\u00a0qui cr\u00e9e la norme, cr\u00e9e le march\u00e9\u00a0\u00bb. Viennent ensuite les logiques de financements.<\/p>\n<p>Avant de financer, il est donc n\u00e9cessaire de restreindre les marges de manoeuvre des \u00c9tats. Pourtant, les directives sur les march\u00e9s publics permettraient le contraire. Il convient aussi \u00ab\u00a0booster\u00a0\u00bb les possibilit\u00e9s de commercer en mati\u00e8re de d\u00e9fense.\u00a0La derni\u00e8re proposition vise \u00e0 \u00e9liminer des freins dans la directive de 2009 sur les march\u00e9s de d\u00e9fense et dans des l\u00e9gislations connexes, \u00ab\u00a0Omnibus d\u00e9fense\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Les march\u00e9s publics : cible num\u00e9ro 1<\/p>\n<p>Pour la France qui aspire \u00e0 se r\u00e9industrialiser, le fait que la d\u00e9fense rel\u00e8ve de march\u00e9s publics sp\u00e9cifiques est d&rsquo;ailleurs un \u00e9norme atout. L&rsquo;ambassadeur am\u00e9ricain en Europe ne s&rsquo;y est pas tromp\u00e9 et ils d\u00e9plore d\u00e9j\u00e0 que des \u00c9tats qualifient de d\u00e9fense certaines d\u00e9penses un peu en marge du sujet. Qu&rsquo;\u00e0 cela ne tienne&#8230; les Europ\u00e9ens n\u00e9gocient que dans les 5 % de PIB affect\u00e9s \u00e0 la d\u00e9fense, 1,5 % serve la logique de d\u00e9fense, des infrastructures connexes par exemple.<\/p>\n<p>Ensuite, la commande publique des Europ\u00e9ens est organis\u00e9e. Le Parlement europ\u00e9en et le Conseil ont eu \u00e0 se prononcer sur le programme EDIP. Des d\u00e9bats ont eu lieu sur des dispositions fantoches et inop\u00e9rantes concernant la souverainet\u00e9, par exemple la condition de 65 % de composants europ\u00e9ens pour int\u00e9grer les dispositifs europ\u00e9ens. Or, il suffit de 1% pour \u00eatre d\u00e9pendant de composants strat\u00e9giques. Quant aux 65 %\u00a0de composants\u00a0europ\u00e9ens, la d\u00e9finition n&rsquo;est pas tr\u00e8s claire \u00e9tant donn\u00e9 que des groupes \u00e9trangers produisent en Europe souvent\u00a0en coop\u00e9ration avec des groupes am\u00e9ricains, comme par exemple Rheinmetall. La France et l&rsquo;Allemagne s&rsquo;opposent sur la d\u00e9finition de la souverainet\u00e9.<\/p>\n<p>Il faut de l&rsquo;argent, encore de l&rsquo;argent<\/p>\n<p>Sur les 800 milliards annonc\u00e9s du plan Rearm Europe, 650 milliards doivent provenir des \u00c9tats. Qui dispose de montants aussi importants ?\u00a0L&rsquo;Allemagne est riche et peut allouer 400 milliards. Un belle aubaine pour combler le \u00ab\u00a0trou d&rsquo;air\u00a0\u00bb des industries civiles. Le PDG de Rheinmetall a \u00e9t\u00e9 vu visitant des usines Volkswagen.\u00a0De l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des directives europ\u00e9ennes qui permettent d&rsquo;investir dans la d\u00e9fense sans les cadres europ\u00e9ens contraignants. En mati\u00e8re civile, la r\u00e9glementation des aides d&rsquo;\u00c9tat et celle sur les march\u00e9s publics auraient \u00e9t\u00e9 un obstacle avec de tels montants.<\/p>\n<p>Pour la France qui peine \u00e0 respecter sa loi de programmation milliaire, la r\u00e9alit\u00e9 est autre. L&rsquo;UE a donc ouvert aux \u00c9tats qui n&rsquo;ont plus d&rsquo;argent la possibilit\u00e9 de se r\u00e9armer. La contrainte dite \u00ab\u00a0crit\u00e8res de Maastricht\u00a0\u00bb qui p\u00e8se depuis des ann\u00e9es sur les budgets des \u00c9tats est lev\u00e9e, \u00e0 tout le moins partiellement, pour une dur\u00e9e limit\u00e9e &#8211;\u00a0 quatre\u00a0ans dans la proposition initiale.\u00a0A juste titre, la France n&rsquo;a pas souhait\u00e9 recourir \u00e0 cette facult\u00e9 de \u00ab\u00a0clause de sauvegarde\u00a0\u00bb offerte par l&rsquo;UE. S&rsquo;endetter davantage n&rsquo;a pas de grande utilit\u00e9 sans logique de conqu\u00eates \u00e9conomiques.<\/p>\n<p>De plus, des logiques d&rsquo;opposition franco-fran\u00e7aises sur l&rsquo;usage de la dette surgiraient alors que nous avons besoin d&rsquo;investir dans la d\u00e9fense comme dans d&rsquo;autres secteurs. <br \/>Dans quatre ou six ans, nous serions davantage endett\u00e9s et directement plac\u00e9s sous tutelle. L&rsquo;Italie n&rsquo;est pas plus motiv\u00e9e. Face au peu de succ\u00e8s de la mesure, l&rsquo;UE cherche donc d&rsquo;autres marges de manoeuvre tout en refusant l&rsquo;endettement commun.\u00a0En effet, l&rsquo;Europe du Nord craint d&rsquo;\u00eatre expos\u00e9e par les dettes de concurrents. De plus, ces derniers pourraient se renforcer dans la comp\u00e9tition qui s&rsquo;accentue en mati\u00e8re de productions et de ventes d&rsquo;armes.<\/p>\n<p>Outre les 650 milliards d&rsquo;euros sens\u00e9s \u00eatre mobilis\u00e9s par les \u00c9tats, l&rsquo;Europe lance le programme SAFE, dot\u00e9 de 150 milliards d&rsquo;euros entre 2025 et 2030.\u00a0La France a d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;y recourir. Tout sera donc intelligence \u00e9conomique dans ce programme qui vise l&rsquo;achat ou la production d&rsquo;armes en coop\u00e9ration et avec toujours la m\u00eame \u00ab\u00a0ambigu\u00eft\u00e9\u00a0\u00bb autour de la notion \u00ab\u00a0d&rsquo;au moins 65 % de composants ou technologies europ\u00e9ennes\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>L&rsquo;Allemagne verrouille les votes<\/p>\n<p>Les fonds europ\u00e9ens actuellement disponibles sont mobilis\u00e9s.\u00a0La politique r\u00e9gionale, gros pourvoyeur, a \u00e9t\u00e9 imm\u00e9diatement sollicit\u00e9e.\u00a0En l&rsquo;esp\u00e8ce, l&rsquo;Allemagne s&rsquo;est souvenue des succ\u00e8s de son Ostpolitk qui a servi ses exportations et ses investissements \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. Contributeur net au budget europ\u00e9en, comme et m\u00eame davantage que la France, la R\u00e9publique f\u00e9d\u00e9rale et ses L\u00e4nder ont aid\u00e9 les entreprises allemandes \u00e0 se ruer sur les financements europ\u00e9ens disponibles en Europe de l&rsquo;Est apr\u00e8s les \u00e9largissements, c&rsquo;est-\u00e0-dire avec la s\u00e9curit\u00e9 juridique du droit europ\u00e9en.<\/p>\n<p>Ces relais de croissance, \u00e0 l&rsquo;oppos\u00e9 de d\u00e9localisations effets d&rsquo;aubaine, n&rsquo;ont pas supprim\u00e9 d&rsquo;activit\u00e9s outre-Rhin. Les entreprises allemandes ont augment\u00e9 leur volume de production, r\u00e9duit les co\u00fbts et gagn\u00e9 en comp\u00e9titivit\u00e9.\u00a0Les \u00c9tats, objets de ces investissements, ont \u00e9t\u00e9 arrim\u00e9s aux int\u00e9r\u00eats allemands pour conserver ces activit\u00e9s \u00e9conomiques. Ils votent donc majoritairement avec l&rsquo;Allemagne les choix l\u00e9gislatifs et normatifs de l&rsquo;UE, ce qui conforte les majorit\u00e9s au Conseil comme au Parlement europ\u00e9en. La gouvernance de la Commission europ\u00e9enne est quant \u00e0 elle bien ma\u00eetris\u00e9e par la pr\u00e9sidente et ses collaborateurs.<\/p>\n<p>L&rsquo;ouverture des fonds europ\u00e9ens de la politique r\u00e9gionale aux activit\u00e9s de d\u00e9fense va donc engendrer les m\u00eames logiques que dans le civil. Ne pas accompagner des PME et des grands groupes dans leurs logiques de croissance dans les \u00c9tats europ\u00e9ens exposera \u00e0 des difficult\u00e9s concurrentielles tr\u00e8s fortes. La pr\u00e9paration du prochain cadre financier europ\u00e9en, post 2028, devrait renforcer ces logiques au profit des industries de d\u00e9fense.<\/p>\n<p>Les Fran\u00e7ais ont pay\u00e9 des chars cor\u00e9ens \u00e0 Varsovie<\/p>\n<p>Bien entendu, d&rsquo;autres fonds europ\u00e9ens contribuent \u00e0 financer les activit\u00e9s de d\u00e9fense. Le\u00a0Fonds europ\u00e9en de la d\u00e9fense (FEDef) est peu dot\u00e9 mais il a une influence sur les coop\u00e9rations et les choix de d\u00e9fense en Europe. On voit mal la France, avec ses finances publiques exsangues, participer au financement d&rsquo;un projet via le FEDef et concomitamment financer un projet concurrent avec le budget de l&rsquo;\u00c9tat.\u00a0Le Programme de R&amp;D civil de l&rsquo;UE &#8211; Horizon &#8211; est aussi sollicit\u00e9 en raison de la dualit\u00e9 de certaines activit\u00e9s ou de transferts tr\u00e8s ais\u00e9s de technologies civiles vers les mat\u00e9riels de d\u00e9fense.<\/p>\n<p>La Banque europ\u00e9enne d&rsquo;investissement est \u00e9galement \u00e0 la manoeuvre. Une premi\u00e8re tranche de 3 milliards a \u00e9t\u00e9 d\u00e9bloqu\u00e9e. Dans ce cadre, le premier partenariat sign\u00e9 avec des banques europ\u00e9ennes pour distribuer ces pr\u00eats est conclu avec la Deutsche Bank pour 500 millions d&rsquo;euros destin\u00e9s \u00e0 financer des entreprises en Europe. BPCE devrait recevoir une enveloppe de 300 millions d&rsquo;euros.<\/p>\n<p>Il est utile de noter que ces programmes europ\u00e9ens sont \u00ab\u00a0audit\u00e9s\u00a0\u00bb \u00e0 grands frais par des cabinets am\u00e9ricains (soumis au droit am\u00e9ricain). Les m\u00eames cabinets conseillent aussi les instances europ\u00e9ennes, notamment la DG Defi de la Commission europ\u00e9enne.<\/p>\n<p>En outre, on rappellera qu&rsquo;un autre programme, la Facilit\u00e9 europ\u00e9enne pour la paix, est d\u00e9ploy\u00e9 dans le but de moderniser les arm\u00e9es europ\u00e9ennes qui ont donn\u00e9 des mat\u00e9riels \u00e0 l&rsquo;Ukraine.\u00a0Les armes donn\u00e9es sont remplac\u00e9es par des \u00e9quivalents \u00e0 valeur du neuf sans condition de souverainet\u00e9 europ\u00e9enne. Le contribuable fran\u00e7ais et europ\u00e9en a par exemple pay\u00e9 des chars cor\u00e9ens et des avions am\u00e9ricains \u00e0 la Pologne avec une perte s\u00e8che pour notre industrie et le budget de nos arm\u00e9es d&rsquo;environ trois milliards d&rsquo;euros. Il est faux de dire que nous n&rsquo;\u00e9tions pas en capacit\u00e9 de fournir, d&rsquo;autant plus que les Russes ne sont pas en \u00e9tat d&rsquo;attaquer l&rsquo;UE \u00e0 br\u00e8ve ou \u00e0 moyenne \u00e9ch\u00e9ance.<\/p>\n<p>Cr\u00e9ation d&rsquo;une banque de d\u00e9fense<\/p>\n<p>Comme les fonds publics ne suffiront pas : les fonds priv\u00e9s sont-ils la solution ?\u00a0Un lobbying tr\u00e8s intense s&rsquo;op\u00e8re dans l&rsquo;UE autour de ce business tr\u00e8s prosp\u00e8re.\u00a0Il est envisag\u00e9 de cr\u00e9er la Banque de d\u00e9fense, de s\u00e9curit\u00e9 et de r\u00e9silience (DSR) con\u00e7ue comme un instrument financier strat\u00e9gique visant \u00e0 renforcer les capacit\u00e9s de d\u00e9fense collective des nations euro-atlantiques et indo-pacifiques.<\/p>\n<p>Dans un contexte de menaces s\u00e9curitaires et d&rsquo;incertitudes \u00e9conomiques croissantes, de nombreux pays alli\u00e9s peinent \u00e0 maintenir des d\u00e9penses de d\u00e9fense ad\u00e9quates en raison de ratios dette\/PIB \u00e9lev\u00e9s, de co\u00fbts d&#8217;emprunt \u00e9lev\u00e9s et de contraintes budg\u00e9taires nationales. La Banque DSR propos\u00e9e vise \u00e0 all\u00e9ger ces pressions financi\u00e8res en fournissant un m\u00e9canisme de financement durable et coop\u00e9ratif facilitant les investissements \u00e0 long terme dans la d\u00e9fense, la s\u00e9curit\u00e9 et la r\u00e9silience\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le droit am\u00e9ricain en embuscade<\/p>\n<p>Tout est dit et cela r\u00e9sume tout : les \u00c9tats n&rsquo;ont plus de moyens financiers et l&rsquo;UE se charge de les contraindre en ce sens. L&rsquo;UE r\u00e9gule, par la R&amp;D et le droit, le march\u00e9 et les programmes europ\u00e9ens de d\u00e9fense. Des experts am\u00e9ricains viennent expliquer que le priv\u00e9 permet d&rsquo;\u00eatre cinq fois plus efficace que les \u00c9tats.\u00a0Une banque est cr\u00e9\u00e9e pour d\u00e9cider qui finance quoi et o\u00f9. De plus, elle saura tout sur ceux qui solliciteront les fonds. En mati\u00e8re, d&rsquo;intelligence \u00e9conomique, on ne peut pas faire mieux. La force de l&rsquo;extraterritorialit\u00e9 du droit am\u00e9ricain pourrait se charger du reste \u00ab\u00a0en cas de n\u00e9cessit\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Les \u00c9tats comme les entreprises de d\u00e9fense n&rsquo;auront pas le choix. Ils devront recourir \u00e0\u00a0 des\u00a0structures financi\u00e8res priv\u00e9es &#8211; il n&rsquo;y aura pas ou peu d&rsquo;argent disponible ailleurs &#8211; ou p\u00e9rir face \u00e0 une concurrence qui sera financ\u00e9e. Bien \u00e9videmment, cette banque ou des \u00e9quivalents ne seront pas contr\u00f4l\u00e9s par des \u00c9tats en mesure d&rsquo;exercer leur pleine souverainet\u00e9.\u00a0En l&rsquo;\u00e9tat des perspectives europ\u00e9ennes comme des moyens nationaux, il est manifeste que des fonds priv\u00e9s doivent \u00eatre mobilis\u00e9s, en particulier pour s\u00e9curiser les fonds propres de nos entreprises comme pour assurer leur croissance.<\/p>\n<p>L&rsquo;irrigation des fonds priv\u00e9s vers le secteur de la d\u00e9fense est urgente mais en \u00e9tant op\u00e9r\u00e9e de concert avec les \u00c9tats. Les fonds priv\u00e9s nationaux n&rsquo;ob\u00e8rent pas forc\u00e9ment la souverainet\u00e9 d&rsquo;un \u00c9tat. \u00c9conomie de guerre ou plut\u00f4t guerre \u00e9conomique, il nous appartient de nous mobiliser.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Personne n&rsquo;ignore que sans ma\u00eetrise des financements, il ne peut pas y avoir de souverainet\u00e9. Toute l&rsquo;expertise de&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":248802,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1589],"tags":[17,11,20,73,1866,3531,151,12,4536,1427,1864,1865,1863,308,40235,4925],"class_list":{"0":"post-262590","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-etats-unis","8":"tag-17","9":"tag-actualites","10":"tag-comment","11":"tag-etats-unis","12":"tag-etats-unis-damerique","13":"tag-financement","14":"tag-les","15":"tag-news","16":"tag-opinion","17":"tag-opinions","18":"tag-united-states","19":"tag-united-states-of-america","20":"tag-us","21":"tag-usa","22":"tag-verrouiller","23":"tag-veulent"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114889477523810452","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/262590","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=262590"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/262590\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/248802"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=262590"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=262590"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=262590"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}