{"id":262674,"date":"2025-07-21T05:58:15","date_gmt":"2025-07-21T05:58:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/262674\/"},"modified":"2025-07-21T05:58:15","modified_gmt":"2025-07-21T05:58:15","slug":"ces-francais-ont-decide-dinvestir-dans-le-vignoble-bordelais-pour-le-preserver","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/262674\/","title":{"rendered":"ces Fran\u00e7ais ont d\u00e9cid\u00e9 d\u2019investir dans le vignoble bordelais pour le pr\u00e9server"},"content":{"rendered":"<p>Face \u00e0 la crise viticole, certains Fran\u00e7ais ont d\u00e9cid\u00e9 d\u2019agir en investissant dans un vignoble fran\u00e7ais en \u00e9change d\u2019une r\u00e9trocession en bouteilles. Un engagement au service du patrimoine viticole port\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 mission Terra Hominis, qui fait d\u00e9j\u00e0 des heureux en Gironde.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Quand elle a entendu parler de Terra Hominis (en latin, la Terre des Hommes, NDLR) pour la premi\u00e8re fois, Caroline Comin a d\u2019abord eu peur. La\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/bordeaux\/en-gironde-un-medecin-urgentiste-a-la-retraite-sauve-des-vignes-de-l-arrachage-20240428\" data-fig-type=\"NewsFlash\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">vigneronne<\/a>, qui exploite avec son \u00e9poux les 40 hectares du ch\u00e2teau Jaron \u00e0 Landerrouat (Gironde), ne voyait pas en quoi\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/bordeaux\/on-impose-aux-vignerons-trop-de-contraintes-pres-de-bordeaux-un-vigneron-se-donne-la-mort-dans-ses-vignes-20250513\" data-fig-type=\"NewsFlash\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">vendre quelques hectares de vignes<\/a>\u00a0\u00e0 plus d\u2019une centaine d\u2019associ\u00e9s lui rendrait service. \u00abMa crainte, c\u2019\u00e9tait que ce projet de vignoble en copropri\u00e9t\u00e9 m\u2019oblige \u00e0 m\u2019adapter aux associ\u00e9s, qu\u2019ils veuillent changer mes vins ou mes \u00e9tiquettes\u00bb, se rem\u00e9more-t-elle. Quelle fut donc sa surprise en d\u00e9couvrant que la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 mission fond\u00e9e par Ludovic Aventin pr\u00f4ne l\u2019exact inverse.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Son id\u00e9e\u00a0? Proposer \u00e0 des particuliers tri\u00e9s sur le volet et valid\u00e9s par le vigneron concern\u00e9 d\u2019acheter des parts de parcelles de vignes moyennant un investissement entre 1600 et 3000 euros. Les terres alors acquises sont confi\u00e9es en fermage au vigneron, qui les exploite via un groupement foncier viticole &#8211; dont il demeure le plus souvent le propri\u00e9taire majoritaire. En \u00e9change de ces liquidit\u00e9s, le viticulteur r\u00e9troc\u00e8de \u00e0 ses partenaires des bouteilles de vin en fonction de la r\u00e9colte. \u00abCe n\u2019est pas un investissement financier, c\u2019est un soutien de passionn\u00e9s de vin \u00e0 des vignerons afin que cet h\u00e9ritage se transmette \u00e0 leur enfant et qu\u2019eux aussi fassent la f\u00eate pour les vendanges le temps venu. Vous avez trois enfants, prenez trois ou six parts\u00bb, explique Ludovic Aventin.<\/p>\n<p>                                    <a class=\"fig-a11y-skip a11y-hidden\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle\"><br \/>\n        Passer la publicit\u00e9<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p>Construire en d\u00e9pit des banques<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Rassur\u00e9s par ce discours, Caroline et Philippe Comin ont d\u2019abord vendu 4,5 hectares aux associ\u00e9s de Terra Hominis pour b\u00e2tir une extension de leur chai que les banques refusaient de financer. L\u2019enveloppe leur a \u00e9galement permis d\u2019acheter 18 amphores et de doubler leur capacit\u00e9 de production. Puis en juin 2024, \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 le vignoble bordelais en crise arrachait ses vignes, le couple a pr\u00e9serv\u00e9 ses vignes centenaires en vendant 4,5 hectares suppl\u00e9mentaires. Le recrutement de ces nouveaux associ\u00e9s leur a permis de financer la plantation de nouveaux c\u00e9pages.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00abC\u2019est int\u00e9ressant financi\u00e8rement [pour le vigneron, NDLR], mais la vraie richesse est humaine. Enfin\u00a0! Nous ne sommes plus tous seuls. Nos associ\u00e9s nous soutiennent parce qu\u2019ils nous ont choisis pour le projet que nous leur avons propos\u00e9\u00bb, analyse Caroline Comin. Philippe Delaunay, l\u2019un de ses associ\u00e9s qui r\u00e9side \u00e0 Noirmoutier, abonde avec fiert\u00e9\u00a0: \u00abIl s\u2019agit d\u2019aider des vignerons \u00e0 conserver leur domaine sans emprunt bancaire. Financi\u00e8rement, on n\u2019y gagne rien sauf des bouteilles ; mais j\u2019ai d\u00e9couvert le bon sens des vignerons, l\u2019importance du savoir faire et du terroir.\u00bb<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Cadre dans une grande entreprise a\u00e9ronautique, Audrey Bernard, 45 ans, a investi dans quatre vignobles bordelais depuis 2019. Aux yeux de cette passionn\u00e9e de la gastronomie fran\u00e7aise et des accords mets \/ vins, il s\u2019agit d\u2019un devoir\u00a0: \u00abC\u2019est un acte citoyen et un plaisir, une fa\u00e7on saine et simple de prendre notre part. Nous sommes tous concern\u00e9s car le vin fait partie du patrimoine fran\u00e7ais.\u00bb Cette m\u00e8re de famille a \u00e9t\u00e9 plusieurs fois r\u00e9volt\u00e9e par des g\u00e9n\u00e9rations de vignerons forc\u00e9s de vendre leurs terres pour une bouch\u00e9e de pain face \u00e0 un acheteur, souvent \u00e9tranger. Alors c\u2019est aussi pour son fils de douze ans qu\u2019elle agit. \u00abJe l\u2019embarque avec moi \u00e0 la f\u00eate du vignoble, il est fou de joie \u00e0 l\u2019id\u00e9e de savoir que mes parts seront \u00e0 lui un jour. Investir chez Terra Hominis, c\u2019est \u0153uvrer \u00e0 la transmission entre les g\u00e9n\u00e9rations.\u00bb<\/p>\n<p>Ambassadeurs<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Pour les vignerons qui embarquent dans l\u2019aventure, les assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales sont devenues l\u2019occasion de d\u00e9gustation, de f\u00eate et de faire bonne ch\u00e8re. Quant aux bouteilles r\u00e9troc\u00e9d\u00e9es, il s\u2019agit peut-\u00eatre de leurs meilleurs investissements tant leurs associ\u00e9s en sont fiers. \u00abNos vignerons deviennent des amis. On peut aller chez eux pour faire les vendanges et on devient les ambassadeurs de leur production\u00bb, se f\u00e9licite Pierre Sarrat. Ce septuag\u00e9naire, pr\u00e9sident de l\u2019antenne du Secours populaire de Colomiers o\u00f9 il r\u00e9side, a achet\u00e9 des parts dans trois domaines viticoles fran\u00e7ais, dont un Bordelais. Une pour chacun de ses fils. \u00abChaque associ\u00e9 a le num\u00e9ro de portable de son vigneron et quand, par abus de langage, l\u2019associ\u00e9 commence \u00e0 dire que c\u2019est son vin en le posant sur sa table familiale&#8230; C\u2019est gagn\u00e9\u00bb, compl\u00e8te Ludovic Aventin, le fondateur de Terra Hominis.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Des t\u00e9moignages que Marion Reculet, la viticultrice du ch\u00e2teau Complat \u00e0 Saint-Mariens confirme. \u00abTerra Hominis m\u2019a permis de trouver un r\u00e9seau, dont j\u2019avais besoin, aupr\u00e8s de passionn\u00e9s de vin qui sont autant des ambassadeurs que des clients. Ils connaissent tous un caviste ou un restaurateur et ils sont plus cr\u00e9dibles que moi quand ils disent que mon vin est bon\u00bb, explique-t-elle. Vigneronne pour la 2e g\u00e9n\u00e9ration, elle a re\u00e7u le soutien de son p\u00e8re lorsqu\u2019elle a d\u00e9cid\u00e9 de vendre 4 hectares. \u00abJe pense que rare sont ceux qui mesurent l\u2019ampleur de la crise qui frappe la viticulture fran\u00e7aise. Mais un viticulteur reste un terrien, c\u2019est difficile de vendre les vignes que l\u2019on exploite\u00bb, pr\u00e9cise-t-elle. Malgr\u00e9 le v\u00e9ritable coup de pouce qu\u2019est pour elle Terra Hominis, elle n\u2019envisage donc pas de vendre d\u2019autres parties de son domaine.<\/p>\n<p>                                    <a class=\"fig-a11y-skip a11y-hidden\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle_mtf\"><br \/>\n        Passer la publicit\u00e9<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Quant aux associ\u00e9s, \u00e0 en croire ceux qui se sont press\u00e9s pour partager leurs valeurs au Figaro, le ticket d\u2019entr\u00e9e est largement rentabilis\u00e9. \u00abHumainement, c\u2019est extraordinaire. Ce que l\u2019on re\u00e7oit n\u2019est pas mon\u00e9tisable, mais cela a un prix inestimable, insiste Jean-Marc Jay, autrefois banquier. Chez Terra Hominis, la pr\u00e9servation des valeurs humaines est encore plus pr\u00e9cieuse que la contribution en vin qui nous est vers\u00e9.\u00bb Quatorze ans apr\u00e8s sa fondation officielle en 2011, la premi\u00e8re soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 mission du secteur viticole rassemble ainsi 3600 associ\u00e9s et amoureux du vignoble fran\u00e7ais.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Face \u00e0 la crise viticole, certains Fran\u00e7ais ont d\u00e9cid\u00e9 d\u2019agir en investissant dans un vignoble fran\u00e7ais en \u00e9change&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":262675,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2817],"tags":[1111,11,1997,1777,674,1011,27,399,12,2219,25,3400,1662],"class_list":{"0":"post-262674","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-bordeaux","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-bordeaux","11":"tag-eu","12":"tag-europe","13":"tag-fr","14":"tag-france","15":"tag-investissement","16":"tag-news","17":"tag-nouvelle-aquitaine","18":"tag-republique-francaise","19":"tag-solidarite","20":"tag-vin"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114889693829627746","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/262674","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=262674"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/262674\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/262675"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=262674"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=262674"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=262674"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}