{"id":263198,"date":"2025-07-21T11:27:10","date_gmt":"2025-07-21T11:27:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/263198\/"},"modified":"2025-07-21T11:27:10","modified_gmt":"2025-07-21T11:27:10","slug":"ardie-savea-au-centre-du-monde-entre-heritage-samoan-et-revolution-chez-les-all-blacks","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/263198\/","title":{"rendered":"Ardie Savea\u00a0: au centre du monde, entre h\u00e9ritage samoan et r\u00e9volution chez les All Blacks"},"content":{"rendered":"<p>\n                Depuis la blessure de Scott Barrett, c\u2019est Ardie Savea qui porte le brassard des All Blacks. Et ce retour au premier plan a probablement chang\u00e9 bien des choses, chez les Kiwis\u2026\n            <\/p>\n<p>Depuis que Scott Barrett a quitt\u00e9 le terrain de Dunedin sur blessure, le brassard a retrouv\u00e9 un biceps familier : celui d\u2019Ardie Savea. Le flanker des All Blacks, jamais aussi fort que lorsqu\u2019il porte plus que ses 105 kilos, incarne une autre id\u00e9e du capitanat. Moins rugueux, plus incandescent. Moins imposant, plus inspirant. Un leader qui ne crie pas forc\u00e9ment plus fort que les autres, mais dont chaque mot semble venir de plus loin. Il disait r\u00e9cemment \u00e0 nos confr\u00e8res de Newstalk : \u00ab Devenir capitaine, ce fut au d\u00e9part un choc. Je n\u2019avais jamais envisag\u00e9 \u00e7a. Quand on me l\u2019a annonc\u00e9, j\u2019ai trembl\u00e9. J\u2019ai pri\u00e9. J\u2019ai laiss\u00e9 mon esprit me guider. \u00bb Et puis, il a compris : il ne portait pas qu\u2019un maillot noir. Il portait un h\u00e9ritage. Celui de ses parents, Lina et Masina, qui ont quitt\u00e9 les \u00eeles Samoa pour construire un avenir, en Nouvelle-Z\u00e9lande. Son p\u00e8re, boulanger de nuit, \u00ab fa\u00e7onnait des pains jusqu\u2019\u00e0 l\u2019aube. Le four \u00e9tait son domaine, la farine son quotidien. \u00bb Chez les Savea, les matins sentaient la cro\u00fbte chaude et la simplicit\u00e9. \u00ab On mangeait des tartes gratuites au petit-d\u00e9jeuner, au d\u00e9jeuner, au d\u00eener\u2026 \u00c7a n\u2019avait rien de luxueux mais on ne manquait de rien. [\u2026] Mes parents ont quitt\u00e9 leur terre pour nous offrir une chance. Et quand j\u2019ai \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 capitaine des All Blacks, je me suis souvenu d\u2019eux. De leurs sacrifices. De leurs nuits blanches. Et j\u2019ai compris, en quelque sorte, que je portais leur r\u00eave. \u00bb C\u2019est peut-\u00eatre l\u00e0, dans cette m\u00e9moire familiale, que se cache le feu qui br\u00fble en Ardie. Pas dans les muscles, la gloriole ou les statistiques. Mais dans les origines. Le nom \u00ab Savea \u00bb, autrefois \u00ab Saveatama \u00bb, charrie les histoires des villages de Luatuanu\u2019u et Si\u2019umu. Son pr\u00e9nom, lui, vient d\u2019un parrain maori, Arthur Reihana \u2013 dit Ardie lui aussi- qui fut le co\u00e9quipier de son p\u00e8re dans un modeste club de Wellington. \u00ab Il \u00e9tait petit mais papa a toujours dit que c\u2019\u00e9tait le mec le plus costaud du terrain. Comme lui, je ne suis pas tr\u00e8s grand (1, 88m) pour un flanker international. Mais je pense avoir du c\u0153ur \u00bb.<\/p>\n<p>Le capitaine des \u00ab brown brothers \u00bb<\/p>\n<p>Ardie Savea, \u00e9lu meilleur joueur du dernier Super Rugby malgr\u00e9 le fait d\u2019avoir \u00e9volu\u00e9 toute la saison chez les modestes Moana Pasifika, est de cette g\u00e9n\u00e9ration qui parle rugby mais aussi inclusion, repr\u00e9sentativit\u00e9, culture. Il d\u00e9fend surtout l\u2019id\u00e9e que les All Blacks doivent d\u00e9sormais \u00e9voluer, s\u2019ouvrir au monde, cesser de bouder leurs soldats d\u2019outre mer. \u00ab Il y a un pays qui a prouv\u00e9 que cela fonctionne, c\u2019est l\u2019Afrique du Sud. La majorit\u00e9 de leur \u00e9quipe joue en Europe ou au Japon mais lorsque les Springboks se rassemblent, ils gagnent la Coupe du Monde. \u00bb Il r\u00eave d\u2019un rugby qui s\u2019adapte. Qui ose. \u00ab Les choses doivent \u00e9videmment \u00e9voluer, appuie-t-il. Je ne dis pas qu\u2019il faut tout bouleverser du jour au lendemain mais il est temps de grandir, de s\u2019adapter \u00e0 un monde qui bouge. \u00bb Ce monde, Savea le regarde aussi depuis le Japon, o\u00f9 il a jou\u00e9 et rejouera bient\u00f4t pour le club de Kobe. L\u00e0-bas, dit-il, l\u2019amour des supporters est inconditionnel. \u00ab M\u00eame si le club perd trois matchs, les fans sont l\u00e0, fid\u00e8les, le sourire aux l\u00e8vres, brandissant leurs pancartes. En Nouvelle-Z\u00e9lande, perdez-en un seul et on r\u00e9clame d\u00e9j\u00e0 votre t\u00eate. \u00bb<\/p>\n<p>Hors rugby, Ardie est aussi designer, entrepreneur, amoureux des nouvelles technologies. Le rugby de demain ? Il l\u2019imagine connect\u00e9, immersif. \u00ab Avec le m\u00e9tavers, conclut-il au micro de nos confr\u00e8res kiwis, on pourra bient\u00f4t \u00eatre au stade sans y \u00eatre, ressentir chaque impact, voir chaque goutte de sueur tomber sur la pelouse, tout en restant \u00e0 l\u2019autre bout du monde. Ce serait incroyable, franchement. \u00bb Certains riront, d\u2019autres grinceront. Mais lui trace sa voie. Une voie \u00e0 contre-courant, nourrie d\u2019histoire et d\u2019espoir. Il est le capitaine des All Blacks, celui qui emm\u00e8ne avec lui les brown brothers (les \u00eeliens) qui ont tant de mal \u00e0 prendre la roue du taiseux Scott Barrett, celui qui parle \u00e0 ceux qu\u2019on n\u2019a pas toujours \u00e9cout\u00e9s, celui qui montre qu\u2019il n\u2019est pas n\u00e9cessaire d\u2019\u00eatre le plus grand pour voir plus loin.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Depuis la blessure de Scott Barrett, c\u2019est Ardie Savea qui porte le brassard des All Blacks. 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