{"id":270535,"date":"2025-07-24T13:32:16","date_gmt":"2025-07-24T13:32:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/270535\/"},"modified":"2025-07-24T13:32:16","modified_gmt":"2025-07-24T13:32:16","slug":"notre-role-cest-aussi-de-transmettre-les-biologistes-de-linstitut-paul-ricard-sensibilisent-a-la-protection-de-la-biodiversite-marine-a-six-fours","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/270535\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Notre r\u00f4le, c\u2019est aussi de transmettre\u00a0\u00bb: les biologistes de l\u2019Institut Paul Ricard sensibilisent \u00e0 la protection de la biodiversit\u00e9 marine \u00e0 Six-Fours"},"content":{"rendered":"<p>Sur l\u2019\u00eele des Embiez, tout l\u2019\u00e9t\u00e9, les biologistes marines de <strong>l\u2019Institut Paul Ricard<\/strong>, Aur\u00e9lie Vion et Fanny Witkowski, ouvrent les portes du <strong>monde marin<\/strong> au grand public.<\/p>\n<p>\u00c0 travers une s\u00e9rie d\u2019ateliers scientifiques accessibles \u00e0 tous, elles partagent leurs recherches et leur engagement pour la pr\u00e9servation d\u2019un \u00e9cosyst\u00e8me fragile et souvent m\u00e9connu: la <strong>M\u00e9diterran\u00e9e<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Neuf ateliers<\/strong> p\u00e9dagogiques et participatifs sont propos\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 la mi-ao\u00fbt \u00e0 la salle Pagnol. On y observe du plancton vivant au microscope, on y d\u00e9couvre les liens invisibles entre les esp\u00e8ces, ou encore les cons\u00e9quences concr\u00e8tes de l\u2019activit\u00e9 humaine sur les herbiers marins.<\/p>\n<p>Rien n\u2019est simplifi\u00e9, mais tout est rendu <strong>compr\u00e9hensible<\/strong>. \u00ab\u00a0Notre r\u00f4le, en tant que scientifiques, c\u2019est aussi de transmettre\u00a0\u00bb, soulignent-elles. Vulgariser, non pas pour \u00e9dulcorer, mais pour rendre accessible la complexit\u00e9 du vivant.<\/p>\n<p>Car sous les apparences famili\u00e8res des plages et du sable, un monde entier existe. La laisse de mer, souvent per\u00e7ue comme un amas de d\u00e9chets naturels, est en r\u00e9alit\u00e9 une zone de vie, abritant \u0153ufs, micro-organismes et mati\u00e8re organique.<\/p>\n<p>Les grains de sable eux-m\u00eames sont peupl\u00e9s. \u00ab\u00a0On peut soulever les pierres pour observer, mais il faut tout remettre en place. Chaque geste compte\u00a0\u00bb, insistent les chercheuses.<\/p>\n<p>La lagune du Brusc, un joyau fragile <\/p>\n<p>Un de leur terrain d\u2019\u00e9tude privil\u00e9gi\u00e9 : la <strong>lagune du Brusc<\/strong>, un joyau \u00e9cologique encore fonctionnel, fait rare en M\u00e9diterran\u00e9e fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>Cet espace fragile, parfois m\u00e9connu des visiteurs, abrite notamment des herbiers de posidonies, plantes sous-marines end\u00e9miques, v\u00e9ritables piliers de la biodiversit\u00e9 marine: elles produisent de l\u2019oxyg\u00e8ne, servent de nurseries \u00e0 des centaines d\u2019esp\u00e8ces, et limitent l\u2019\u00e9rosion c\u00f4ti\u00e8re. Mais ces herbiers sont <strong>menac\u00e9s<\/strong>.<\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es 2000, une part importante de la couverture v\u00e9g\u00e9tale a r\u00e9gress\u00e9, notamment \u00e0 cause d\u2019apports de sable artificiel sur les plages.<\/p>\n<p>Depuis, plusieurs arr\u00eat\u00e9s pr\u00e9fectoraux et municipaux interdisent d\u00e9sormais le pi\u00e9tinement, la navigation motoris\u00e9e et le mouillage dans cette zone sensible.<\/p>\n<p>Parall\u00e8lement, les scientifiques ont replant\u00e9 8.000 faisceaux de posidonie, dans l\u2019espoir de restaurer progressivement cet \u00e9cosyst\u00e8me unique.<\/p>\n<p>Ailleurs en M\u00e9diterran\u00e9e, des causes diff\u00e9rentes mais un probl\u00e8me similaire: \u00ab\u00a0Une trace laiss\u00e9e par une ancre met pr\u00e8s d\u2019un si\u00e8cle \u00e0 cicatriser. Il faut de la p\u00e9dagogie\u00a0\u00bb, expliquent-elles.<\/p>\n<p>Car la posidonie est une esp\u00e8ce mill\u00e9naire qu\u2019un seul geste suffit \u00e0 arracher. \u00c0 travers ces ateliers, c\u2019est toute une \u00e9thique de la nature qui est transmise : observer, comprendre, respecter. Et prendre conscience que, m\u00eame invisible \u00e0 l\u2019\u0153il nu, la vie est partout.<\/p>\n<p><strong>Savoir+<\/strong><br \/>&#13;<br \/>\nDu lundi au vendredi de 14h \u00e0 17h \u00e0 la salle Pagnol. Gratuit. Jusqu\u2019au 14 ao\u00fbt.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>            Exp\u00e9rience immersive<\/p>\n<p>Autre activit\u00e9 propos\u00e9e : les projections en r\u00e9alit\u00e9 virtuelle de films sous-marins. Parmi eux, 700 requins, r\u00e9alis\u00e9 par Laurent Ballesta, plonge les visiteurs au c\u0153ur d\u2019un rassemblement annuel de centaines de requins dans la passe sud de Fakarava, en Polyn\u00e9sie.<\/p>\n<p>Propos\u00e9 gratuitement, ce film de 15 minutes offre une immersion \u00e0 360\u00b0 saisissante. Dans les salles du mus\u00e9e, du lundi au vendredi, entre 9h et 12h, puis de 14h \u00e0 17h.<\/p>\n<p>              <img ci-src=\"https:\/\/www.varmatin.com\/environnement\/df668110c0886a37667768v_01213104-295tzjGq.jpg?vh=ca11de&amp;ci_seal=8b39ce70b7\" alt=\"\"\/><br \/>\n        Patricia Ricard veut une vulgarisation exigeante&#13;<br \/>\n <strong>Photo C. Go..<\/strong> <\/p>\n<p>            Une m\u00e9diation assur\u00e9e par les scientifiques<\/p>\n<p>\u00c0 la t\u00eate de l\u2019Institut oc\u00e9anographique, Patricia Ricard perp\u00e9tue l\u2019h\u00e9ritage d\u2019un nom, mais surtout d\u2019une vision : celle d\u2019un lien intime entre l\u2019humain et la mer. Petite-fille de Paul Ricard, elle a grandi berc\u00e9e par les r\u00e9cits des marins que son grand-p\u00e8re lui faisait rencontrer. \u00ab\u00a0Ces hommes avaient des milliers d\u2019histoires\u00a0\u00bb, se souvient-elle. Et de ces souvenirs est n\u00e9e une conviction fondatrice: \u00ab\u00a0Il faut mettre de la connaissance sur l\u2019\u00e9motion d\u2019un enfant.\u00a0\u00bb C\u2019est ainsi, selon elle, que l\u2019on cr\u00e9e le d\u00e9sir de comprendre, et donc de prot\u00e9ger. \u00c0 l\u2019Institut, la m\u00e9diation scientifique ne se d\u00e9l\u00e8gue pas. \u00ab\u00a0Il faut que ce soient des scientifiques\u00a0\u00bb qui prennent la parole, insiste-t-elle. Leurs savoirs, ancr\u00e9s dans la recherche de terrain, sont essentiels pour transmettre avec exigence, sans trahir la complexit\u00e9 du vivant.<\/p>\n<p>Sensibiliser d\u00e8s le plus jeune \u00e2ge permet de faire \u00e9merger une g\u00e9n\u00e9ration plus consciente. Au-del\u00e0 des alertes, Patricia Ricard tient \u00e0 transmettre une \u00e9cologie porteuse d\u2019espoir. \u00ab\u00a0La mer est bonne fille. Quand on lui donne ce qu\u2019il faut, elle se r\u00e9g\u00e9n\u00e8re rapidement.\u00a0\u00bb La restauration du lagon du Brusc, en est la preuve. Scientifique de c\u0153ur et militante lucide, elle rappelle enfin que l\u2019oc\u00e9an ne se contente pas d\u2019\u00eatre beau et vivant: il est vital. \u00ab\u00a0Sans lui, nous aurions six degr\u00e9s de plus sur nos c\u00f4tes l\u2019\u00e9t\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Sur l\u2019\u00eele des Embiez, tout l\u2019\u00e9t\u00e9, les biologistes marines de l\u2019Institut Paul Ricard, Aur\u00e9lie Vion et Fanny Witkowski,&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":270536,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9619],"tags":[1111,11,436,1777,674,1011,27,12,882,25,2310],"class_list":{"0":"post-270535","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-toulon","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-environnement","11":"tag-eu","12":"tag-europe","13":"tag-fr","14":"tag-france","15":"tag-news","16":"tag-provence-alpes-cote-dazur","17":"tag-republique-francaise","18":"tag-toulon"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114908465867384569","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/270535","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=270535"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/270535\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/270536"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=270535"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=270535"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=270535"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}