{"id":273337,"date":"2025-07-25T17:57:16","date_gmt":"2025-07-25T17:57:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/273337\/"},"modified":"2025-07-25T17:57:16","modified_gmt":"2025-07-25T17:57:16","slug":"5-livres-pour-se-nourrir-spirituellement-lors-dune-marche-en-pelerinage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/273337\/","title":{"rendered":"5\u00a0livres pour se nourrir spirituellement lors d\u2019une marche en p\u00e8lerinage"},"content":{"rendered":"<p>En marchant, par Patrick Tudoret<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0\u00c0 cette impatience devenue chronique qui me vaut parfois des mouvements d\u2019humeur, je ne sais, aujourd\u2019hui, qu\u2019un seul rem\u00e8de efficace\u00a0: marcher.\u00a0\u00bb Romancier, homme de th\u00e9\u00e2tre, enseignant, producteur d\u2019\u00e9mission, consultant en rh\u00e9torique, Patrick Tudoret est l\u2019auteur d\u2019une vingtaine d\u2019ouvrages et de pi\u00e8ces dont le roman L\u2019Homme qui fuyait le Nobel (Grasset). N\u00e9 \u00e0 Oran en 1961, il partage sa vie entre Paris et les environs de Vend\u00f4me, en Loir-et-Cher. Il y\u00a0habite une th\u00e9ba\u00efde au milieu des champs, d\u2019o\u00f9 il aper\u00e7oit le chemin de Compostelle, la via Turonensis, la plus ancienne des quatre routes menant \u00e0 Saint-Jacques. Dans cet essai \u00e9rudit, il nous y entra\u00eene pour remonter son histoire familiale, partager ses r\u00e9flexions philosophiques et sa qu\u00eate d\u2019une spiritualit\u00e9 pour aujourd\u2019hui. Une \u00ab\u00a0libert\u00e9 libre\u00a0\u00bb, selon les mots de Rimbaud, qu\u2019il partage en se mettant dans les pas des \u00e9crivains randonneurs, de Jean Giono \u00e0 Julien Gracq, de Henry David Thoreau \u00e0 Nicolas Bouvier. \u00c0 la sortie de ce livre, il confiait \u00e0 La Croix l\u2019Hebdo\u00a0: \u00ab\u00a0Nous avons besoin de la marche car nous avons perdu un certain sens de l\u2019humilit\u00e9, dont l\u2019\u00e9tymologie vient du mot humus, \u201cla terre\u201d. Marcher, c\u2019est r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer son \u00e2me, son esprit et son corps par la terre, comme le g\u00e9ant Ant\u00e9e, qui, dans la mythologie, reprend des forces \u00e0 chaque fois qu\u2019il entre en contact avec elle. Se r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer et se d\u00e9lester.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/2138774-mon-poche-186-p-1990.jpg\" alt=\"Mon poche, 186\u00a0p., 19,90\u00a0\u20ac\"   class=\"article-media__image\" loading=\"lazy\" style=\"aspect-ratio:280\/457\"\/><\/p>\n<p>\n                    Mon poche, 186\u00a0p., 19,90\u00a0\u20ac<\/p>\n<p>                            Mon poche<\/p>\n<blockquote class=\"highlight__quote\"><p>\u00ab Marcher , c\u2019est r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer son \u00e2me, son esprit et son corps par la terre. \u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>            Patrick Tudoret<\/p>\n<p>L\u2019Art de marcher, de Rebecca Solnit<\/p>\n<p>\u00c9crivaine, historienne et activiste am\u00e9ricaine n\u00e9e en 1961, Rebecca Solnit s\u2019est fait conna\u00eetre en France avec deux essais f\u00e9ministes\u00a0: Ces hommes qui m\u2019expliquent et\u00a0La M\u00e8re de toutes les questions. De Paris \u00e0 Las Vegas, des fl\u00e2neries urbaines aux marches de protestations, elle esquisse, avec L\u2019Art de marcher, une histoire culturelle de cette activit\u00e9. Elle y raconte, apr\u00e8s un cancer, sa marche lors du grand p\u00e8lerinage annuel du sanctuaire de Chimayo, au Nouveau-Mexique, et s\u2019interroge sur ce type de marche, \u00ab\u00a0voie escarp\u00e9e vers la gr\u00e2ce\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0L\u2019id\u00e9e que le sacr\u00e9 n\u2019est pas absolument immat\u00e9riel et qu\u2019il existe une g\u00e9ographie du pouvoir spirituel est l\u2019hypoth\u00e8se de d\u00e9part du p\u00e8lerinage, \u00e9crit-elle. Tout p\u00e8lerinage trace une invisible d\u00e9marcation entre spiritualit\u00e9 et mat\u00e9rialit\u00e9.\u00a0\u00bb Rebecca Solnit d\u00e9taille la relation intime, pour le p\u00e8lerin chr\u00e9tien, entre le voyage et le but, et pose la marche \u00ab\u00a0inutile\u00a0\u00bb comme un geste de r\u00e9sistance pour se d\u00e9partir des injonctions et trouver notre place dans le monde. Paru en 2000, cet essai, devenu classique, a lanc\u00e9 toute une vague nouvelle d\u2019\u00e9crits sur la question.<\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/2138772-traduit-de-l-anglais-etats-unis-par-oristelle-boni.jpg\" alt=\"Traduit de l\u2019anglais (\u00c9tats-Unis) par Oristelle Bonis. \u00c9ditions de l\u2019Olivier, 400\u00a0p., 11,90\u00a0\u20ac\"   class=\"article-media__image\" loading=\"lazy\" style=\"aspect-ratio:1649\/2500\"\/><\/p>\n<p>\n                    Traduit de l\u2019anglais (\u00c9tats-Unis) par Oristelle Bonis. \u00c9ditions de l\u2019Olivier, 400\u00a0p., 11,90\u00a0\u20ac<\/p>\n<p>                            \u00c9ditions de l\u2019Olivier<\/p>\n<p>Journaux de voyage, de Matsuo Bash\u00f4<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Chaque jour est un voyage, et le voyage lui-m\u00eame est la maison.\u00a0\u00bb En 1684, <a href=\"https:\/\/www.la-croix.com\/Culture\/Basho-traversee-haiku-2023-01-14-1201250703\" data-tracking=\"inpage_click\" data-tracking-action=\"suivre un lien dans l&#039;article\" data-tracking-category=\"engagement\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">le po\u00e8te japonais Bash\u00f4, ma\u00eetre du ha\u00efku<\/a> et professeur de cette forme litt\u00e9raire classique en trois vers, quitte Edo, o\u00f9 il vivait dans une simplicit\u00e9 d\u2019ermite depuis quelques ann\u00e9es. Il se rend sur la tombe de sa m\u00e8re, morte l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, dans la province d\u2019Iga, son pays natal. C\u2019est le premier des six voyages \u00e0 travers le Japon que le po\u00e8te relate dans ce journal fait de prose po\u00e9tique entrecoup\u00e9e de nombreux ha\u00efkus. Entre les d\u00e9votions au fil des sanctuaires rencontr\u00e9s sur sa route, il prend le temps de noter ce qui l\u2019entoure\u00a0: \u00ab\u00a0Ils vont puiser l\u2019eau\/des moines transis de froid\/claquent des sabots\u00a0\u00bb. De sa plume nourrie de r\u00e9f\u00e9rences mais au ton \u00e9tonnamment moderne, il nous propulse au c\u0153ur de ce Japon de l\u2019\u00e9poque d\u2019Edo o\u00f9, d\u00e9j\u00e0, \u00ab\u00a0les gens\u00a0du si\u00e8cle\/ne remarquent point les fleurs\/du ch\u00e2taigner de l\u2019auvent\u00a0\u00bb. Baign\u00e9es dans une spiritualit\u00e9 du geste et de l\u2019instant, intrins\u00e8que au bouddhisme zen, ces pages offre un d\u00e9paysement lent qui incite au d\u00e9part. \u00ab\u00a0N\u2019\u00e9tant attach\u00e9 \u00e0 rien, je m\u2019en vais, moi aussi, m\u2019en remettre au vent l\u00e9ger.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/2138776-traduits-du-japonais-et-presentes-par-rene-sieffer.jpg\" alt=\"Traduits du japonais et pr\u00e9sent\u00e9s par Ren\u00e9 Sieffert, Verdier, 128\u00a0p., 14,90\u00a0\u20ac\"   class=\"article-media__image\" loading=\"lazy\" style=\"aspect-ratio:250\/387\"\/><\/p>\n<p>\n                    Traduits du japonais et pr\u00e9sent\u00e9s par Ren\u00e9 Sieffert, Verdier, 128\u00a0p., 14,90\u00a0\u20ac<\/p>\n<p>                            Verdier<\/p>\n<p>Les R\u00e9cits d\u2019un p\u00e8lerin russe, anonyme<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Seigneur J\u00e9sus-Christ, Fils de Dieu, aie piti\u00e9 de moi, pauvre p\u00e9cheur.\u00a0\u00bb Sur les routes de la Russie orthodoxe du milieu du XIXe\u00a0si\u00e8cle, un p\u00e8lerin anonyme erre en r\u00e9citant sans rel\u00e2che la pri\u00e8re de J\u00e9sus, ou pri\u00e8re du c\u0153ur. S\u2019il s\u2019est mis en route, c\u2019est pour comprendre le sens profond de cette parole de saint Paul\u00a0: \u00ab\u00a0Priez sans cesse.\u00a0\u00bb Ce p\u00e8lerin n\u2019a pour tout bagage qu\u2019un seul gros livre qu\u2019il cite abondamment\u00a0: un exemplaire de la Philocalie des P\u00e8res neptiques, large anthologie compil\u00e9e au XVIIIe\u00a0si\u00e8cle rassemblant des textes sur la pri\u00e8re solitaire et la vie spirituelle depuis les anachor\u00e8tes \u00e9gyptiens du IVe\u00a0si\u00e8cle jusqu\u2019aux moines du Mont Athos du XVe\u00a0si\u00e8cle. Publi\u00e9s pour la premi\u00e8re fois en Russie en 1870 et arriv\u00e9s en France en 1930, ces r\u00e9cits construits sur le mode des contes populaires m\u00ealent aventures ext\u00e9rieure et int\u00e9rieure, progression et \u00e9l\u00e9vation. Ils ont rapidement s\u00e9duit les chercheurs de Dieu d\u2019un Occident en qu\u00eate d\u2019absolu. D\u2019une lecture toujours aussi r\u00e9jouissante, ils constituent la plus vivante des introductions \u00e0 la Philocalie.<\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/2138773-traduit-du-russe-par-jean-laloy-points-192-p-680.jpg\" alt=\"Traduit du russe par Jean Laloy, Points, 192\u00a0p., 6,80\u00a0\u20ac\"   class=\"article-media__image\" loading=\"lazy\" style=\"aspect-ratio:800\/1319\"\/><\/p>\n<p>\n                    Traduit du russe par Jean Laloy, Points, 192\u00a0p., 6,80\u00a0\u20ac<\/p>\n<p>                            Points<\/p>\n<p>\u00c9loge du p\u00e8lerinage, de Ga\u00eble de La Brosse<\/p>\n<p>Grande sp\u00e9cialiste du p\u00e8lerinage, marchant depuis qu\u2019elle a 16\u00a0ans, Ga\u00eble de La Brosse relate dans cet \u00e9loge plus de 20 p\u00e8lerinages qu\u2019elle a parcourus en France et en Europe\u00a0: chemins de Saint\u2011Jacques, Tro\u202fBreiz, Mont-Saint\u2011Michel, Chartres, Fatima, Assise, Czestochowa\u2026 Arrivant \u00e0 transmettre au grand public son amour pour ces p\u00e9riples engageant corps et esprits, elle m\u00eale souvenirs et r\u00e9flexions spirituelles de sa plume alerte, faisant ressentir de mani\u00e8re saisissante l\u2019ambiance et les parfums de tous ces chemins o\u00f9 \u00ab\u00a0souffle l\u2019Esprit, un coin de Ciel sur la Terre\u00a0\u00bb. Le p\u00e8lerinage est avant tout ici une exp\u00e9rience propice au d\u00e9pouillement jusqu\u2019\u00e0 l\u2019essentiel\u00a0: la qualit\u00e9 d\u2019une relation passant par l\u2019exp\u00e9rience de l\u2019hospitalit\u00e9 et d\u2019une ouverture nouvelle, celle de l\u2019ad ventura\u00a0: \u00ab\u00a0Les p\u00e8lerins ne trouvent pas ce qu\u2019ils cherchent, trouvent ce qu\u2019ils ne cherchent pas, ou plut\u00f4t, ayant trouv\u00e9 ce qu\u2019ils ne cherchaient pas, ils oublient ce qu\u2019ils voulaient trouver.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/2138775-salvator-2021-220-p-18.jpg\" alt=\"Salvator, 2021, 220 p, 18\u00a0\u20ac\"   class=\"article-media__image\" loading=\"lazy\" style=\"aspect-ratio:1000\/1553\"\/><\/p>\n<p>\n                    Salvator, 2021, 220 p, 18\u00a0\u20ac<\/p>\n<p>                            Salvator<\/p>\n<p class=\"article-embed-disclaimer__text\">\n                Ce contenu est bloqu\u00e9 car vous n&rsquo;avez pas accept\u00e9 les cookies et autres traceurs.\n            <\/p>\n<p>\n                Je g\u00e8re mes choix<br \/>\n                J&rsquo;autorise\n            <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"En marchant, par Patrick Tudoret \u00ab\u00a0\u00c0 cette impatience devenue chronique qui me vaut parfois des mouvements d\u2019humeur, je&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":273338,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1357],"tags":[1379,58,59,1011,27,1380],"class_list":{"0":"post-273337","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-livres","8":"tag-books","9":"tag-divertissement","10":"tag-entertainment","11":"tag-fr","12":"tag-france","13":"tag-livres"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114915170411383340","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/273337","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=273337"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/273337\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/273338"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=273337"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=273337"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=273337"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}