{"id":273461,"date":"2025-07-25T19:07:10","date_gmt":"2025-07-25T19:07:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/273461\/"},"modified":"2025-07-25T19:07:10","modified_gmt":"2025-07-25T19:07:10","slug":"une-splendide-exposition-duplessis-sans-doute-le-meilleur-portraitiste-de-son-temps","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/273461\/","title":{"rendered":"Une splendide exposition \u00abDuplessis\u00bb, sans doute le meilleur portraitiste de son temps"},"content":{"rendered":"<p><strong>CRITIQUE &#8211;<\/strong> Son portrait de Louis XVI est c\u00e9l\u00e8bre, mais qui conna\u00eet les autres chefs-d\u2019\u0153uvre du peintre Joseph-Siffred Duplessis, invisibilis\u00e9 apr\u00e8s la R\u00e9volution?<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Qu\u2019est-ce qui rebute, dans une galerie de portraits\u00a0? Une fixit\u00e9 glac\u00e9e\u00a0? La monotonie des poses, leur d\u00e9daigneux b\u00e9gaiement\u00a0? Ne serait-ce pas la sensation d\u2019interrompre une conversation entre gens bien n\u00e9s, et la crainte de laisser dans son propre sillage un soyeux bruissement de m\u00e9disance\u00a0? Encore faudrait-il pour cela des\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/livres\/proust-claudel-cezanne-jacques-riviere-portraitiste-critique-et-genial-detecteur-de-talents-20250227\" data-fig-type=\"Article\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">portraitistes<\/a>\u00a0de talent. Joseph-Siffred Duplessis (1725-1802) en fut un assur\u00e9ment, peut-\u00eatre le meilleur de son temps. Si psychologue qu\u2019\u00e0 aucun moment l\u2019exposition qui lui est consacr\u00e9e ne lasse.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00ab Attendez, Duplessis\u2026 Duplessis\u2026\u00a0\u00bb, marmonnerez-vous en fourrageant dans vos souvenirs. Ne cherchez pas. Vous le connaissez. Son magistral portrait de\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/histoire\/les-derniers-jours-du-roi-louis-xvi-20250118\" data-fig-type=\"Article\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Louis XVI<\/a>\u00a0en grand habit royal illustre nombre de nos livres d\u2019histoire. Et le billet de 100 dollars reproduit trait pour trait l\u2019effigie qu\u2019il a laiss\u00e9e de Benjamin Franklin. Seulement voil\u00e0, le nom de l\u2019artiste, lui, s\u2019est \u00e9vanoui dans les charbonneuses nu\u00e9es de la R\u00e9volution.<\/p>\n<p>                                    <a class=\"fig-a11y-skip a11y-hidden\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle\"><br \/>\n        Passer la publicit\u00e9<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Natif de Carpentras, dans le comtat Venaissin, fils d\u2019un barbier chirurgien f\u00e9ru de peinture et peintre lui-m\u00eame, Joseph-Siffred s\u2019est scrupuleusement inscrit dans le parcours impos\u00e9 d\u2019une carri\u00e8re d\u2019artiste\u00a0: apprentissage chez un petit ma\u00eetre local \u2013 ici, un moine de la chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon \u2013, puis un s\u00e9jour \u00e0 Rome dans l\u2019atelier du grand Subleyras, et enfin une \u00ab mont\u00e9e\u00a0\u00bb \u00e0 Paris qui, depuis un si\u00e8cle d\u00e9j\u00e0, siphonne les foyers de province pour n\u2019en rien laisser. De ses premi\u00e8res ann\u00e9es parisiennes, \u00e0 partir de 1752, on ne sait rien. D\u2019un naturel taiseux, peu enclin aux mondanit\u00e9s, le Comtadin navigue \u2013 rame, peut-\u00eatre \u2013 dans l\u2019ombre des grands galions d\u2019alors\u00a0: Nattier, Drouais p\u00e8re et fils\u2026 Ce n\u2019est qu\u2019au Salon de 1769 que Diderot le remarque enfin\u00a0: \u00ab Voici un peintre appel\u00e9 Duplessis qui s\u2019est tenu cach\u00e9 pendant une dizaine d\u2019ann\u00e9es et qui se montre tout \u00e0 coup avec trois ou quatre portraits vraiment beaux\u2026\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"fig-body-link\">\n            \u00c0 lire aussi<br \/>\n        <a class=\"fig-body-link__link fig-premium-mark\" href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/histoire\/des-etats-generaux-au-proces-de-louis-xvi-l-engrenage-fatal-qui-fit-sombrer-la-monarchie-20250118\" data-fig-type=\"Article\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Des \u00c9tats g\u00e9n\u00e9raux au proc\u00e8s de Louis XVI\u00a0: l\u2019engrenage fatal qui fit sombrer la monarchie<br \/>\n    <\/a>\n<\/p>\n<p>Dans l\u2019ombre des grands<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">L\u2019un d\u2019entre eux, celui de l\u2019abb\u00e9 Fran\u00e7ois Arnaud, enthousiasme l\u2019encyclop\u00e9diste\u00a0: \u00ab C\u2019est en v\u00e9rit\u00e9 une belle chose pour la ressemblance, le caract\u00e8re et la vigueur du pinceau.\u00a0\u00bb On pourrait ajouter la tension de la pose et la vivacit\u00e9 du regard\u00a0: l\u2019homme en noir se d\u00e9tourne vivement de ses travaux, bien d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 r\u00e9duire son contradicteur au silence. Voil\u00e0 notre artiste lanc\u00e9. L\u2019Acad\u00e9mie royale de peinture et de sculpture l\u2019agr\u00e9e peu apr\u00e8s.<\/p>\n<p>    L\u2019abb\u00e9 Fran\u00e7ois Arnaud (1764).<br \/>\n                Bruno PRESCHESMISKY \/ SDP<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">S\u2019ouvrent pour lui deux d\u00e9cennies d\u2019intense activit\u00e9, port\u00e9es par la fureur du portrait. Le genre jouit toujours de la faveur des grands\u00a0: princes, insignes guerriers, hauts financiers des uns et des autres\u2026 Seulement, le XVIIIe si\u00e8cle voit l\u2019\u00e9mergence puis l\u2019affirmation d\u2019une bourgeoisie citadine, qui se rue \u00e0 son tour dans les ateliers. Le portrait est pour elle un attribut de reconnaissance sociale. Les commandes affluent et ce regain favorise l\u2019essor d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration de portraitistes (Perronneau, Ducreux, Vig\u00e9e-Lebrun, puis David) qui portera le genre \u00e0 son apog\u00e9e.<\/p>\n<blockquote class=\"fig-quote&#10;    \">\n<p class=\"fig-quote__text\">Tout ce qui entre dans la composition d\u2019un portrait doit \u00eatre portrait<\/p>\n<p>            Louis Tocqu\u00e9, portraitiste\n    <\/p><\/blockquote>\n<p class=\"fig-paragraph\">Dans la hi\u00e9rarchie acad\u00e9mique, le portrait occupe une place de choix, juste derri\u00e8re la peinture d\u2019histoire, consid\u00e9r\u00e9e comme le plus noble des genres. La ressemblance et l\u2019acuit\u00e9 psychologique en sont les principaux crit\u00e8res d\u2019appr\u00e9ciation. Mais pas les seuls. La d\u00e9licatesse de l\u2019incarnat importe tout autant, ces subtiles nuances de rose restituant au visage sa belle sant\u00e9 ou une \u00e9motion fugitive. C\u2019est cette parfaite ma\u00eetrise des chairs vibrantes qui fait \u00e0 certains portraits de Duplessis leur spontan\u00e9it\u00e9\u00a0: celui de Madame Hue, tout en simplicit\u00e9 et en tendresse ; tout comme cette bienveillante et charnue \u00c9l\u00e9onore de Beauterne, dont les roseurs se confondent avec celles des \u00e9toffes en une pyramidale fraise Melba. Le jeu des mains peut \u2013 doit \u2013 aussi produire une tension, comme le rel\u00e2chement de la posture peut insinuer une proximit\u00e9.<\/p>\n<p>La fin de l\u2019ancienne France en chair et en os<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00ab Tout ce qui entre dans la composition d\u2019un portrait doit \u00eatre portrait\u00a0\u00bb, professait Louis Tocqu\u00e9, l\u2019un des plus \u00e9minents portraitistes de la cour. Le mobilier aupr\u00e8s duquel para\u00eet le mod\u00e8le, par exemple, dira tout de sa prosp\u00e9rit\u00e9 comme de sa sensibilit\u00e9 aux modes\u00a0; un simple objet laissera percer une passion intime\u2026 Le costume, la toilette ne sont pas moins bavards. La tenue d\u2019hiver d\u2019\u00c9lisabeth Fr\u00e9ret d\u2019H\u00e9ricourt, saisie aupr\u00e8s de sa chemin\u00e9e, d\u00e9gage un sentiment d\u2019aisance mat\u00e9rielle, bien entendu, mais plus encore de confort\u00a0; on en per\u00e7oit d\u2019intimes froissements, qui renvoient au regard un peu las d\u2019une femme combl\u00e9e, certes, mais plus tout \u00e0 fait heureuse. L\u2019eau dans le regard parle.<\/p>\n<p>    D\u00e9tail du costume de cour port\u00e9 par le comte de Buissy.<br \/>\n                sdp<\/p>\n<p>                                    <a class=\"fig-a11y-skip a11y-hidden\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle_mtf\"><br \/>\n        Passer la publicit\u00e9<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Et Duplessis la capte comme personne. Il excelle davantage dans les textures, celles des \u00e9toffes\u00a0: les velours, les moires, la transparence des dentelles, les n\u0153uds et les torsades des passementeries\u2026 L\u00e0, son talent confine \u00e0 l\u2019illusionnisme le plus madr\u00e9. Il portraiture Madame Necker, objet de toutes les conversations, mais se pla\u00eet \u00e0 laisser transpara\u00eetre \u2013 oh\u00a0! juste un peu \u2013 les baleines de son corset sous le casaquin de satin. Il se d\u00e9lecte sans retenue des garnitures complexes, un peu trop d\u00e9monstratives, du costume de cour que rev\u00eat pour l\u2019occasion le comte de Buissy. C\u2019est pourtant le regard qui intrigue, las lui aussi, quoique imbu de r\u00e9ussite, celui d\u2019un veneur goutteux, que guette l\u2019apoplexie\u2026<\/p>\n<p>    Madame Hue (1781).<br \/>\n                sdp<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Duplessis nous livre la fin de l\u2019ancienne France en chair et en os, rev\u00eatue de ses plus beaux atours. Il en a magnifi\u00e9 le monarque et les princes\u00a0; il en a croqu\u00e9 les beaux esprits et les artistes\u00a0: le comte d\u2019Angiviller, v\u00e9ritable fondateur du Mus\u00e9e du Louvre, le peintre Vien, le sculpteur Allegrain, le compositeur Gluck lors de son s\u00e9jour \u00e0 Paris\u2026 Il y a pourtant quelque chose d\u2019une veill\u00e9e fun\u00e8bre dans sa galerie des illustres. La R\u00e9volution survient alors que sa vue est d\u00e9j\u00e0 bien affect\u00e9e et que son prestige commence \u00e0 souffrir du succ\u00e8s de Madame Vig\u00e9e-Lebrun. Il n\u2019est pas directement menac\u00e9 par la tourmente. Il y survit. Mais petitement. Peignant de moins en moins faute de commandes, et se consacrant \u00e0 divers travaux de conservateur de mus\u00e9e, d\u2019inventaires en campagnes de restauration\u2026<\/p>\n<p>Un artiste d\u2019exception<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Plut\u00f4t lent dans l\u2019ex\u00e9cution, se r\u00e9galant de d\u00e9tails, ne tenant pas d\u2019atelier fourmillant de petites mains, Duplessis a peint relativement peu de tableaux. Xavier Salmon, commissaire de l\u2019exposition, en recense tout juste 200. \u00c0 ce corpus modeste, s\u2019ajoute une position interm\u00e9diaire dans la riche histoire du portrait. \u00c9clips\u00e9 dans les m\u00e9moires par la renomm\u00e9e de Rigaud et de Largillierre, tous deux disparus quand il avait \u00e0 peu pr\u00e8s 20 ans, Duplessis eut encore \u00e0 souffrir du prestige de Maurice Quentin de La Tour, d\u2019\u00c9lisabeth Vig\u00e9e-Lebrun et de David, immense portraitiste en marge de ses compositions de propagande.<\/p>\n<p>    Le sculpteur Christophe-Gabriel Allegrain (1774).<br \/>\n                sdp<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Il avait magistralement peint un monde aboli. On l\u2019avait jet\u00e9 \u00e0 la fosse en m\u00eame temps que ses mod\u00e8les honnis. Il avait \u00e9chou\u00e9 \u00e0 portraiturer Marie-Antoinette, ce qui, dans le cas contraire, e\u00fbt assur\u00e9 sa post\u00e9rit\u00e9\u00a0: un sentiment ambigu a t\u00f4t sanctifi\u00e9 la reine\u00a0; lui n\u2019avait \u00e0 son actif que le roi. L\u2019exposition de la biblioth\u00e8que-mus\u00e9e L\u2019Inguimbertine, dans le magnifique H\u00f4tel-Dieu de Carpentras, rend enfin justice \u00e0 un artiste d\u2019exception, proprement hallucinant. Un seul regret, cependant\u00a0: que cette r\u00e9trospective ne circule pas. On l\u2019aurait bien visit\u00e9e une fois de plus au Louvre ou \u00e0 Versailles\u2026<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/inguimbertine.carpentras.fr\/preparer-ma-visite\/actualites\/detail\/duplessis-1725-1802-lart-de-peindre-la-vie\" target=\"_blank\" rel=\"sponsored noopener nofollow\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\">Duplessis (1725-1802). L\u2019art de peindre la vie\u00a0\u00bb<\/a> , L\u2019Inguimbertine, H\u00f4tel-Dieu de Carpentras, jusqu\u2019au 28 septembre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"CRITIQUE &#8211; Son portrait de Louis XVI est c\u00e9l\u00e8bre, mais qui conna\u00eet les autres chefs-d\u2019\u0153uvre du peintre Joseph-Siffred&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":273462,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1358],"tags":[1348,1384,1385,1386,58,59,1011,27,1585],"class_list":{"0":"post-273461","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-arts-et-design","8":"tag-arts","9":"tag-arts-and-design","10":"tag-arts-et-design","11":"tag-design","12":"tag-divertissement","13":"tag-entertainment","14":"tag-fr","15":"tag-france","16":"tag-peinture"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114915445513969649","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/273461","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=273461"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/273461\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/273462"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=273461"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=273461"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=273461"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}