{"id":278750,"date":"2025-07-28T03:56:49","date_gmt":"2025-07-28T03:56:49","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/278750\/"},"modified":"2025-07-28T03:56:49","modified_gmt":"2025-07-28T03:56:49","slug":"en-video-emmanuel-macron-pleure-le-temps-beni-des-jeux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/278750\/","title":{"rendered":"en vid\u00e9o, Emmanuel Macron pleure le temps b\u00e9ni des Jeux"},"content":{"rendered":"<p>AFP Videos &#8211; France<\/p>\n<p><a class=\"Td(n) C($inherit) LineClamp(2,45px) D(f) rapidnofollow\" data-uuid=\"cccc658f-7b3e-3deb-927a-93604f31ea49\" href=\"https:\/\/fr.news.yahoo.com\/mirage-am%C3%A9ricain-%C3%A0-lenfer-dune-035511818.html\" data-ylk=\"elm:hdln;itc:0;pos:1;sec:strm;subsec:moreforyou;cpos:22;ct:video;g:cccc658f-7b3e-3deb-927a-93604f31ea49\" data-hosted-type=\"HOSTED\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Du mirage am\u00e9ricain \u00e0 \u00ab\u00a0l&rsquo;enfer\u00a0\u00bb d&rsquo;une prison au Salvador<\/a><\/p>\n<p class=\"M(0) C($summaryColor) Fz(14px) Lh(1.43em) LineClamp(3,60px)\">Mervin Yamarte n&rsquo;est plus le m\u00eame \u00e0 son retour au Venezuela. Parti en qu\u00eate d&rsquo;une vie meilleure aux Etats-Unis, sa vie a bascul\u00e9 avec l&rsquo;arriv\u00e9e de Donald Trump \u00e0 la Maison blanche et son expulsion dans \u00ab\u00a0l&rsquo;enfer\u00a0\u00bb d&rsquo;une redoutable prison pour membres de gang au Salvador.Rentr\u00e9 \u00e0 la maison, la premi\u00e8re chose que ce migrant v\u00e9n\u00e9zu\u00e9lien fait, apr\u00e8s avoir embrass\u00e9 sa m\u00e8re, sa femme, sa fillette de six ans, c&rsquo;est de br\u00fbler le short blanc qu&rsquo;il portait au Centre de confinement du terrorisme (Cecot), prison de haute s\u00e9curit\u00e9 construite par le pr\u00e9sident salvadorien Nayib Bukele.L\u00e0 o\u00f9 les gardiens lui ont dit \u00e0 son arriv\u00e9e: \u00ab\u00a0Tu vas mourir ici!\u00a0\u00bb L\u00e0 o\u00f9 il est rest\u00e9 coup\u00e9 du monde, de ses proches, de ses avocats, avec 251 autres V\u00e9n\u00e9zu\u00e9liens accus\u00e9s sans preuve d&rsquo;\u00eatre membres de l&rsquo;organisation criminelle v\u00e9n\u00e9zu\u00e9lienne Tren de Aragua et expuls\u00e9s sans jugement.L\u00e0 o\u00f9, comme en t\u00e9moignent trois autres migrants \u00e0 l&rsquo;AFP, ils ont v\u00e9cu de coups constants et de nourriture avari\u00e9e, dans un flou juridique total sans savoir s&rsquo;ils en sortiraient un jour. \u00ab\u00a0C&rsquo;\u00e9tait une torture totale, j&rsquo;ai beaucoup de marques sur le corps\u00a0\u00bb, montre-t-il.Apr\u00e8s quatre mois de d\u00e9tention, le jeune homme de 29 ans au doux sourire est rentr\u00e9 dans son pays le 18 juillet. Mardi dernier, il a pu serrer les siens dans ses bras, \u00e0 Maracaibo, \u00e0 environ dix heures de route \u00e0 l&rsquo;ouest de Caracas, dans le quartier de Los Pescadores aux logements modestes et aux rues poussi\u00e9reuses o\u00f9 l&rsquo;argent du p\u00e9trole n&rsquo;est pas arriv\u00e9.Esp\u00e9rant gagner de quoi envoyer de l&rsquo;argent \u00e0 sa famille, il avait quitt\u00e9 le Venezuela avec son fr\u00e8re cadet Jonferson, 22 ans, en septembre 2023, rejoints un an apr\u00e8s par leur a\u00een\u00e9 Juan, direction les Etats-Unis.Un p\u00e9riple marqu\u00e9 par une p\u00e9rilleuse travers\u00e9e \u00e0 pied de la jungle du Darien entre Colombie et Panama, qui a co\u00fbt\u00e9 la vie \u00e0 de nombreux migrants confront\u00e9s aux groupes criminels, aux animaux sauvages, \u00e0 un terrain hostile.Au Texas, Mervin Yamarte travaillait dans un restaurant de tortillas et dans la construction.Il a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 \u00e0 Dallas le 13 mars.\u00a0Deux jours plus tard, il \u00e9tait envoy\u00e9 au Salvador comme ses compatriotes, sur la base d&rsquo;une loi de 1798 qui permet d&rsquo;expulser les \u00ab\u00a0ennemis \u00e9trangers\u00a0\u00bb et jusqu&rsquo;ici utilis\u00e9e uniquement en temps de guerre.Le calvaire des 252 V\u00e9n\u00e9zu\u00e9liens du Cecot est le cas le plus embl\u00e9matique du \u00ab\u00a0plus grand programme d&rsquo;expulsion de l&rsquo;histoire am\u00e9ricaine\u00a0\u00bb qu&rsquo;a voulu lancer Donald Trump \u00e0 son retour \u00e0 la pr\u00e9sidence en janvier.Depuis, nombre de migrants ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s, expuls\u00e9s comme Mervin; certains trop effray\u00e9s pour rester aux Etats-Unis sont rentr\u00e9s chez eux comme Jonferson; d&rsquo;autres y restent cach\u00e9s comme Juan.- \u00ab\u00a0Coups 24 heures sur 24\u00a0\u00bb -\u00ab\u00a0Bienvenus en enfer\u00a0\u00bb: c&rsquo;est ainsi que les a accueillis le directeur du Cecot, situ\u00e9 dans une zone rurale \u00e0 75 kilom\u00e8tres de la capitale San Salvador, se rappelle Mervin.\u00a0\u00bbIls nous disaient: +vous allez moisir ici, vous allez rester 300 ans en prison+\u00a0\u00bb, confirme son compatriote Maikel Olivera, 37 ans, \u00e0 son retour chez lui \u00e0 Barquisimeto, \u00e0 mi-chemin entre Caracas et Maracaibo.\u00a0\u00ab\u00a0Je pensais que je ne retournerais jamais au Venezuela\u00a0\u00bb, confie-t-il.Le pr\u00e9sident salvadorien Bukele, l&rsquo;un des grands alli\u00e9s de Trump en Am\u00e9rique latine, a affirm\u00e9 que les Etats-Unis avaient vers\u00e9 six millions de dollars au Salvador pour incarc\u00e9rer ces hommes au Cecot.A leur arriv\u00e9e, ils prennent l&rsquo;habit du prisonnier: t\u00eate ras\u00e9e, t-shirt, chaussettes, short blancs. Puis, tout de suite, les coups, \u00ab\u00a024 heures sur 24\u00a0\u00bb, t\u00e9moigne Maikel.\u00a0Pendant leur captivit\u00e9, les d\u00e9tenus ne voient pas la lumi\u00e8re du jour. Ils n&rsquo;ont droit \u00e0 aucune visite sauf celle des autorit\u00e9s. Pas d&rsquo;acc\u00e8s non plus au t\u00e9l\u00e9phone, \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision, internet, aux journaux.Pavillon 8: c&rsquo;est l\u00e0 o\u00f9 sont regroup\u00e9s les 252 V\u00e9n\u00e9zu\u00e9liens, un hangar de 32 cellules de 100 m2, pouvant chacune accueillir 80 prisonniers. Ils sont s\u00e9par\u00e9s des membres de gangs salvadoriens.Lits en m\u00e9tal, le matelas est un luxe. Douche une fois par jour, autour de 04H00 du matin &#8211; s&rsquo;ils ne se lavent pas aux heures autoris\u00e9es, ils sont frapp\u00e9s. Sanitaires d&rsquo;une rare salet\u00e9. \u00ab\u00a0On ne pouvait pas \u00eatre pieds nus \u00e0 cause des champignons qui apparaissaient\u00a0\u00bb sur nos pieds, dit Mervin. Nourriture g\u00e2t\u00e9e, eau non potable.Pour tuer le temps, ils jouent \u00e0 l&rsquo;insu des gardiens avec un d\u00e9 en tortilla, des pions faits de comprim\u00e9s ou de savon.En cas de transgression, les d\u00e9tenus sont plac\u00e9s \u00e0 l&rsquo;isolement dans des cellules de 4 m2, sans presque aucune a\u00e9ration.\u00a0\u00ab\u00a0On te laissait l\u00e0 parfois jusqu&rsquo;\u00e0 24 heures\u00a0\u00bb, se souvient Mervin. \u00ab\u00a0Certains camarades ne tenaient m\u00eame pas deux heures et on les sortait \u00e9vanouis\u00a0\u00bb.- Mutineries et balles en caoutchouc -Les coups toujours. A deux reprises, ils se mutinent. Lorsqu&rsquo;un d\u00e9tenu pass\u00e9 \u00e0 tabac s&rsquo;\u00e9vanouit. \u00ab\u00a0On lan\u00e7ait de l&rsquo;eau, des ordures, tout ce qu&rsquo;on pouvait\u00a0\u00bb, raconte Edwuar Hernandez, 23 ans.Puis \u00e0 nouveau lorsque l&rsquo;un des leurs est \u00ab\u00a0rou\u00e9 de coups\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Nous avons bris\u00e9 les cadenas et sommes sortis pour manifester (&#8230;) Ils nous ont tir\u00e9 dessus\u00a0\u00bb avec des balles en caoutchouc, poursuit-il.\u00a0\u00bbLa semaine suivant la mutinerie, ils me tiraient dessus tous les matins\u00a0\u00bb, confirme Andy Perozo, 30 ans.\u00a0Et \u00ab\u00a0chaque fois que j&rsquo;allais chez le m\u00e9decin, ils ne faisaient que me frapper\u00a0\u00bb.En allant \u00e0 l&rsquo;infirmerie, \u00ab\u00a0ils nous battaient (&#8230;), marchaient sur nos menottes\u00a0\u00bb, dit aussi Edwuar en montrant son poignet et son bras. \u00ab\u00a0Regarde les marques, je suis couvert de marques\u00a0\u00bb.S&rsquo;appuyant sur des t\u00e9moignages des d\u00e9tenus aupr\u00e8s du parquet, le procureur v\u00e9n\u00e9zu\u00e9lien Tarek William Saab a annonc\u00e9 l&rsquo;ouverture d&rsquo;une enqu\u00eate contre le pr\u00e9sident Bukele pour torture et mauvais traitements.Parmi ceux rendus publics figure celui d&rsquo;Andry Hernandez, un maquilleur de 33 ans, qui dit y avoir \u00ab\u00a0\u00e9t\u00e9 agress\u00e9 sexuellement\u00a0\u00bb par des gardes.Le plus notoire des prisonniers du Cecot, l&rsquo;immigr\u00e9 salvadorien Kilmar Abrego Garcia, 30 ans, expuls\u00e9 par erreur puis ramen\u00e9 aux Etats-Unis apr\u00e8s des mois de gu\u00e9rilla judiciaire, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e9galement avoir subi \u00ab\u00a0d&rsquo;importants mauvais traitements \u00e0 son arriv\u00e9e au Cecot\u00a0\u00bb.Dans un document remis \u00e0 un tribunal du Maryland (est), ses avocats \u00e9voquent \u00ab\u00a0des coups violents, de la privation de sommeil, une alimentation inadapt\u00e9e et la torture psychologique\u00a0\u00bb.L&rsquo;AFP a demand\u00e9 \u00e0 pouvoir visiter cette m\u00e9ga-prison et interviewer ses responsables, sans succ\u00e8s.- \u00a0\u00ab\u00a0Trou noir\u00a0\u00bb -A \u00a0l&rsquo;aube du 13 mars, quand les agents de la police de l&rsquo;immigration frappent \u00e0 l&rsquo;appartement des fr\u00e8res Yamarte dans lequel ils vivent avec des amis de leur quartier de Maracaibo, ils disposent d&rsquo;un mandat d&rsquo;arr\u00eat contre l&rsquo;un d&rsquo;eux. Mais lorsqu&rsquo;ils aper\u00e7oivent Mervin, tatou\u00e9 du nom de sa m\u00e8re, celui de son grand-p\u00e8re et d&rsquo;une paire de mains enlac\u00e9es en hommage \u00e0 sa femme, il lui lancent: \u00ab\u00a0Toi aussi, tu viens avec nous\u00a0\u00bb.Les trois fr\u00e8res, dont l&rsquo;AFP suit le destin depuis mars, avaient \u00e0 leur arriv\u00e9e aux Etats-Unis d\u00e9pos\u00e9 une demande d&rsquo;asile qui les autorisait \u00e0 y rester jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;un juge d\u00e9cide de leur sort.D&rsquo;autres ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s en se rendant \u00e0 l&rsquo;ICE, l&rsquo;agence f\u00e9d\u00e9rale charg\u00e9e de l&rsquo;immigration. Comme Franco Caraballo, coiffeur de 26 ans, tatou\u00e9 d&rsquo;une rose et d&rsquo;une montre avec l&rsquo;heure de naissance de sa fille, qui s&rsquo;est rendu \u00e0 un rendez-vous \u00e0 Dallas et n&rsquo;en est jamais ressorti, avait alors dit sa femme Johanny Sanchez \u00e0 l&rsquo;AFP. Lui aussi avait lanc\u00e9 une demande d&rsquo;asile en 2023.Tous tombent alors dans un \u00ab\u00a0trou noir\u00a0\u00bb juridique, selon les termes du sous-directeur pour les Am\u00e9riques de Human Rights Watch Juan Pappier, qui \u00e9voque \u00ab\u00a0disparitions forc\u00e9es\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0d\u00e9tentions arbitraires\u00a0\u00bb.Les avocats n&rsquo;ont ni droit de visite ni recours, ni preuve de vie.\u00a0\u00bbNous avons demand\u00e9 (&#8230;) la liste des prisonniers, demand\u00e9 \u00e0 savoir de quoi ils sont accus\u00e9s et \u00e0 pouvoir entrer au Cecot. En tant que d\u00e9fenseurs, nous en avons le droit. Ce sont des d\u00e9tentions ill\u00e9gales et ils gardent un silence total. Les portes sont rest\u00e9es closes\u00a0\u00bb, expliquait d\u00e9but juillet \u00e0 l&rsquo;AFP Salvador Rios, avocat d&rsquo;un cabinet engag\u00e9 par le gouvernement v\u00e9n\u00e9zu\u00e9lien.Selon l&rsquo;administration Trump, les tatouages des migrants envoy\u00e9s au Salvador prouvaient leur appartenance \u00e0 Tren de Aragua, un groupe form\u00e9 en 2014 dans la prison v\u00e9n\u00e9zu\u00e9lienne de Tocoron (centre-nord), impliqu\u00e9 dans des meurtres, des enl\u00e8vements, du trafic de drogue, de la prostitution, des extorsions, de la traite d&rsquo;\u00eatre humains.Les experts affirment que ce gang n&rsquo;utilise pas les tatouages comme signe distinctif.Selon le gouvernement v\u00e9n\u00e9zu\u00e9lien &#8211; qui fait lui-m\u00eame l&rsquo;objet d&rsquo;accusations de torture \u00e0 l&rsquo;encontre d&rsquo;opposants politiques -, et leurs d\u00e9fenseurs, la plupart des migrants expuls\u00e9s n&rsquo;ont pas d&rsquo;ant\u00e9c\u00e9dents judiciaires.Lorsqu&rsquo;ils ont atterri au Venezuela le 18 juillet, les autorit\u00e9s ont s\u00e9par\u00e9 un petit groupe avec casier &#8211; sept personnes, selon elles &#8211; et lib\u00e9r\u00e9 les autres.- Rentrer ou rester -Quelques jours apr\u00e8s l&rsquo;arrestation de Mervin, son cadet Jonferson, l&rsquo;a reconnu sur des images de l&rsquo;arriv\u00e9e des migrants v\u00e9n\u00e9zu\u00e9liens au Salvador, diffus\u00e9es par le pr\u00e9sident Bukele. Il appara\u00eet agenouill\u00e9, t\u00eate ras\u00e9e, le regard dans le vague.Sa m\u00e8re Mercedes Yamarte, 46 ans, tombe des nues. Son \u00ab\u00a0regard terrifi\u00e9\u00a0\u00bb, dit-elle \u00e0 l&rsquo;AFP en ce mois de mars, \u00ab\u00a0c&rsquo;est la douleur la plus grande de ma vie car c&rsquo;est comme un cri d&rsquo;appel \u00e0 l&rsquo;aide\u00a0\u00bb. Elle dirige \u00e0 ce moment-l\u00e0 une sorte de comit\u00e9 de m\u00e8res qui alertent les m\u00e9dias, organisent des manifestations.Jonferson, au visage si juv\u00e9nile, a \u00e9t\u00e9 si effray\u00e9 qu&rsquo;il s&rsquo;enfuit pour rentrer chez lui en passant par le Mexique.\u00a0\u00bbJ&rsquo;ai eu peur (en traversant la fronti\u00e8re) parce que le Mexique est aussi un pays dangereux \u00e0 cause de la criminalit\u00e9, des cartels. Mais c&rsquo;\u00e9tait devenu une peur encore plus grande de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 (aux Etats-Unis), \u00e0 cause de ce qui \u00e9tait arriv\u00e9 \u00e0 mon fr\u00e8re. Et je n\u2019avais plus rien, aucun dossier, rien du tout. Ils avaient tout effac\u00e9 de mon dossier, tout du syst\u00e8me\u00a0\u00bb, relate-t-il quand l&rsquo;AFP le rencontre en juin, une fois rentr\u00e9 chez lui.Leur fr\u00e8re a\u00een\u00e9, Juan fait le choix de rester aux Etats-Unis o\u00f9 il travaille comme ouvrier du b\u00e2timent. \u00ab\u00a0J&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 de quitter mon pays pour venir aux Etats-Unis afin d&rsquo;offrir (&#8230;) \u00e0 mon fils, ma femme, ma m\u00e8re, un meilleur avenir\u00a0\u00bb, expliquait-il le visage dissimul\u00e9 par mesure de s\u00e9curit\u00e9.Mais depuis l&rsquo;arrestation de son fr\u00e8re, il d\u00e9m\u00e9nage sans arr\u00eat pour \u00e9viter d&rsquo;\u00eatre appr\u00e9hend\u00e9, il reste enferm\u00e9. Quand il va \u00e0 l&rsquo;\u00e9picerie, il regarde de tous les c\u00f4t\u00e9s, apeur\u00e9, comme si quelqu&rsquo;un le poursuivait.- Chiffres record -Pendant des mois, Caracas a n\u00e9goci\u00e9 la lib\u00e9ration de ses ressortissants. Le Venezuela les a finalement \u00e9chang\u00e9s contre dix citoyens et r\u00e9sidents am\u00e9ricains d\u00e9tenus dans le pays et qualifi\u00e9s par le gouvernement Maduro de mercenaires, terroristes et assassins.Dans le quartier de Los Pescadores, l&rsquo;agitation des retrouvailles est pass\u00e9e. Jonferson coupe les cheveux de son fr\u00e8re tout en \u00e9coutant de la musique \u00e9vang\u00e9lique.\u00a0Mervin a rapport\u00e9 du Cecot une Bible qui lui a donn\u00e9 un peu de r\u00e9confort durant sa d\u00e9tention.Leur m\u00e8re, Mercedes, pr\u00e9pare le d\u00e9jeuner &#8211; steak, pur\u00e9e et plantain grill\u00e9 &#8211; quand Mervin re\u00e7oit un appel de Juan. \u00ab\u00a0Chaque jour nous pensions \u00e0 toi, chaque jour\u00a0\u00bb, lui dit-il depuis les Etats-Unis.\u00a0\u00ab\u00a0Les souffrances sont termin\u00e9es, nous sommes sortis de l&rsquo;enfer\u00a0\u00bb, r\u00e9pond Mervin.Les derniers chiffres officiels \u00e9valuaient \u00e0 environ 11 millions le nombre de personnes sans papiers aux Etats-Unis en 2022.Le jour m\u00eame de son investiture, Donald Trump a sign\u00e9 des d\u00e9crets pour instaurer l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;urgence \u00e0 la fronti\u00e8re avec le Mexique, d\u00e9cid\u00e9 de s&rsquo;attaquer au droit d&rsquo;asile et au droit du sol&#8230; Nombre de ces d\u00e9crets ont \u00e9t\u00e9 attaqu\u00e9s en justice et souvent suspendus par des magistrats estimant que le pr\u00e9sident am\u00e9ricain outrepassait ses pr\u00e9rogatives.Mais les arrestations se poursuivent, comme \u00e0 New York o\u00f9 des demandeurs d&rsquo;asile sont appr\u00e9hend\u00e9s \u00e0 l&rsquo;issue d&rsquo;audiences \u00ab\u00a0pi\u00e8ges\u00a0\u00bb ou \u00e0 Los Angeles o\u00f9 la police op\u00e8re des descentes dans des quartiers connus pour \u00eatre fr\u00e9quent\u00e9s par des latino-am\u00e9ricains.En juin, le nombre de migrants d\u00e9tenus par l&rsquo;Immigration et les Douanes des Etats-Unis a atteint des chiffres record (60.254 personnes dans des installations de l&rsquo;ICE contre 40.500 en janvier), dont 71% n&rsquo;ont pas de casier judiciaire, selon une analyse des donn\u00e9es officielles r\u00e9alis\u00e9e par l&rsquo;AFP.Cach\u00e9 dans un lieu qu&rsquo;il souhaite garder secret, Juan dit vivre dans la peur et vouloir rentrer dans son pays. Mais pas avant d&rsquo;avoir r\u00e9uni 1.700 dollars pour payer une dette qui lui a permis d&rsquo;offrir une maison \u00e0 sa famille \u00e0 Los Pescadores.\u00a0mbj-mav-jt\/esp\/dp\/rr<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"AFP Videos &#8211; France Du mirage am\u00e9ricain \u00e0 \u00ab\u00a0l&rsquo;enfer\u00a0\u00bb d&rsquo;une prison au Salvador Mervin Yamarte n&rsquo;est plus le&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":278751,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1888],"tags":[1111,1928,11,1927,1073,1777,674,1011,27,12,1926,626,1925,25,18228],"class_list":{"0":"post-278750","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-paris","8":"tag-actu","9":"tag-actu-paris","10":"tag-actualites","11":"tag-actualites-paris","12":"tag-emmanuel-macron","13":"tag-eu","14":"tag-europe","15":"tag-fr","16":"tag-france","17":"tag-news","18":"tag-news-paris","19":"tag-paris","20":"tag-paris-news","21":"tag-republique-francaise","22":"tag-thomas-jolly"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114928854169779526","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/278750","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=278750"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/278750\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/278751"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=278750"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=278750"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=278750"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}