{"id":283730,"date":"2025-07-30T07:09:11","date_gmt":"2025-07-30T07:09:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/283730\/"},"modified":"2025-07-30T07:09:11","modified_gmt":"2025-07-30T07:09:11","slug":"dracula-gangs-of-taiwan-touch-nos-etreintes-passees-les-films-a-voir-et-a-eviter-cette-semaine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/283730\/","title":{"rendered":"Dracula, Gangs of Ta\u00efwan, Touch\u00a0&#8211;\u00a0Nos \u00c9treintes Pass\u00e9es&#8230;\u00a0Les films \u00e0 voir et \u00e0 \u00e9viter cette semaine"},"content":{"rendered":"<p>Le mythe du c\u00e9l\u00e8bre vampire revu par Luc Besson, un petit voyou ta\u00efwanais qui joue sur deux tableaux, un septuag\u00e9naire press\u00e9 par le temps part \u00e0 la recherche de son amour de jeunesse&#8230;\u00a0La s\u00e9lection cin\u00e9ma du Figaro.<\/p>\n<p>Touch &#8211; Nos \u00c9treintes Pass\u00e9es &#8211; \u00c0 voir<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\"><strong>Drame de Baltasar Korm\u00e1kur &#8211; 2h01<\/strong><\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Voil\u00e0 un film qui s\u2019impose comme une tr\u00e8s jolie surprise au c\u0153ur de l\u2019\u00e9t\u00e9. Singuli\u00e8re romance islandaise r\u00e9alis\u00e9e par le cin\u00e9aste Baltasar Kormakur, Touch\u00a0&#8211; Nos \u00e9treintes pass\u00e9es prend le temps de scruter \u00e0 pas compt\u00e9s les sentiments dans un monde o\u00f9 tout s\u2019acc\u00e9l\u00e8re. Kristofer est un veuf septuag\u00e9naire en bout de course qui vit seul \u00e0 Reykjavik. Touch\u00e9 par de fr\u00e9quentes pertes de m\u00e9moire, il vient de subir une IRM c\u00e9r\u00e9brale et ne se fait gu\u00e8re d\u2019illusions sur les r\u00e9sultats de ce funeste examen. Kristofer qui se r\u00e9citait des recettes de cuisine et des ha\u00efkus pour entra\u00eener sa m\u00e9moire, sent l\u2019urgence lui fouetter les flancs. En simultan\u00e9, le monde vient d\u2019entrer dans l\u2019\u00e8re du Covid-19 et d\u00e9couvre l\u2019angoisse sourde du confinement. Cette atmosph\u00e8re oppressante, tr\u00e8s particuli\u00e8re, oblige \u00e9galement notre grisonnant h\u00e9ros \u00e0 se concentrer sur l\u2019essentiel\u00a0: retrouver son grand amour de jeunesse rencontr\u00e9 il y a plus de cinquante ans \u00e0 Londres.\u00a0Cette relation amoureuse est mise en sc\u00e8ne avec d\u00e9licatesse, tendresse et sensibilit\u00e9. Il y a quelque chose de profond\u00e9ment proustien dans ce film intimiste, \u00e9mouvant et litt\u00e9raire. <strong>O.D.<\/strong><\/p>\n<p class=\"fig-body-link\">\n            \u00c0 lire aussi<br \/>\n        <a class=\"fig-body-link__link\" href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/culture\/notre-critique-de-touch-se-souvenir-des-belles-choses-20250729\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Article\" rel=\"noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">Notre critique de Touch\u00a0: se souvenir des belles choses<br \/>\n    <\/a>\n<\/p>\n<p>                                    <a class=\"fig-a11y-skip a11y-hidden\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle\"><br \/>\n        Passer la publicit\u00e9<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p><strong>Gangs of Ta\u00efwan<\/strong> <strong>&#8211; On peut voir<\/strong><\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\"><strong>Drame de Keff &#8211; 2h15<\/strong><\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Quand le soir tombe, Zhong-Han, paisible employ\u00e9 dans un restaurant de quartier, se transforme en membre d\u2019un gang qui rackette les commer\u00e7ants de Ta\u00efwan. Le film a l\u2019astuce de se situer en 2019, au plus fort des mouvements d\u2019opposition \u00e0 la Chine. \u00c0 la t\u00e9l\u00e9vision, des images montrent les manifestations qui se produisent l\u00e0-bas. La jeunesse jette \u00e0 peine un \u0153il sur ces \u00e9v\u00e9nements, riv\u00e9e qu\u2019elle est \u00e0 son t\u00e9l\u00e9phone portable. Plut\u00f4t que les \u00e9meutes, la population s\u2019int\u00e9resse \u00e0 ce nouveau g\u00e2teau import\u00e9 de l\u2019Occident par un p\u00e2tissier fran\u00e7ais, l\u2019\u00e9clair ta\u00efwanais, symbole de luxe et de singularit\u00e9. Un promoteur menace de racheter la cantine pour une bouch\u00e9e de pain. La mafia locale va intervenir. Pendant ce temps, Zhong-Han a rencontr\u00e9 une vendeuse de supermarch\u00e9 \u00e0 laquelle il cache une partie de la v\u00e9rit\u00e9.\u00a0Il y a du sang et de la sueur. Tout cela tourne rond, classique, \u00e0 la fa\u00e7on du solide cinoche du dimanche avec un aimable parfum de d\u00e9j\u00e0-vu. Ce r\u00e9cit tourment\u00e9, en zigzags, travers\u00e9 de bagarres et de silences, parfois r\u00e9p\u00e9titif, laisse un peu sur sa faim. <strong>\u00c9.N.<\/strong><\/p>\n<p class=\"fig-body-link\">\n            \u00c0 lire aussi<br \/>\n        <a class=\"fig-body-link__link\" href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/cinema\/notre-critique-de-gangs-of-taiwan-la-loi-du-milieu-20250729\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Article\" rel=\"noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">Notre critique de Gangs of Ta\u00efwan, la loi du milieu<br \/>\n    <\/a>\n<\/p>\n<p><strong>Substitution \u2013 Bring her back<\/strong> <strong>&#8211; On peut voir<\/strong><\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\"><strong>Film d\u2019horreur de Danny et Michael Philippou &#8211; 1h39<\/strong><\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Sacr\u00e9s nouveaux petits g\u00e9nies de l\u2019horreur gr\u00e2ce \u00e0 leur premier long-m\u00e9trage La main, les fr\u00e8res australiens reviennent avec ce huis clos domestique \u00e9touffant, parfois r\u00e9vulsant, qui justifie compl\u00e8tement sa certification interdite aux moins de 16 ans. Au retour de l\u2019\u00e9cole, Piper, qui est malvoyante, et son fr\u00e8re Andy retrouvent le corps sans vie de leur p\u00e8re dans la douche. \u00c9tant mineurs, la fratrie est plac\u00e9e chez Laura (Sally Hawkins). Si elle accueille \u00e0 bras ouvert Piper, l\u2019ancienne assistante sociale est glaciale envers Andy, ado \u00e0 probl\u00e8mes. La cohabitation est compliqu\u00e9e encore davantage par la pr\u00e9sence d\u2019Oliver. Le gar\u00e7onnet muet, qui se comporte comme un animal sauvage, a lui aussi \u00e9t\u00e9 confi\u00e9 \u00e0 Laura. Son comportement et ses tendances \u00e0 l\u2019automutilation inqui\u00e8tent Andy, qui constate la multiplication d\u2019accidents inexpliqu\u00e9s dans la maison. Toujours remarquable, Sally Hawkins (La Forme de l\u2019eau) est stup\u00e9fiante dans la peau d\u2019une m\u00e8re en deuil, dont l\u2019enthousiasme excessif cache quelque chose de bris\u00e9, bien plus dangereux et manipulateur. H\u00e9las, cette nuance psychologique et l\u2019atmosph\u00e8re d\u2019angoisse sourde, si savamment tiss\u00e9e, se diluent dans une cacophonie de sc\u00e8nes de body horror difficilement soutenables, \u00e0 mi-chemin entre cannibalisme et n\u00e9crophagie. \u00c0 r\u00e9server aux amateurs de sensations tr\u00e8s gores. <strong>C.J.<\/strong><\/p>\n<p>Dracula &#8211; \u00c0 \u00e9viter<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\"><strong>Drame fantastique de Luc Besson &#8211; 2h09<\/strong><\/p>\n<p>                                    <a class=\"fig-a11y-skip a11y-hidden\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle_mtf\"><br \/>\n        Passer la publicit\u00e9<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Quelques mois seulement apr\u00e8s la sortie du Nosferatu de Robert Eggers, Luc Besson revient lui aussi dans les salles obscures pour proposer sa vision du mythe vampirique.\u00a0Dracula reprend fid\u00e8lement (\u00e0 quelques exceptions pr\u00e8s) l\u2019histoire du roman \u00e9pistolaire de Stoker. Le jeune Jonathan Harker vient conclure une affaire immobili\u00e8re au plus profond de la Transylvanie avec le comte Dracula. Ce dernier, traumatis\u00e9 par la mort de son \u00e9pouse, Elisabeta, quatre cents ans plus t\u00f4t, s\u2019est m\u00e9tamorphos\u00e9 en vampire immortel. L\u2019inconsolable et monstrueux amoureux n\u2019a jamais cess\u00e9 de chercher les signes de r\u00e9incarnation de l\u2019\u00eatre aim\u00e9. En regardant une photographie de la fianc\u00e9e du jeune Harker, Mina Murray, il croit reconna\u00eetre sa dulcin\u00e9e. En sortant du Dracula de Besson, on se demande bien pourquoi le r\u00e9alisateur de Nikita a souhait\u00e9 se plonger dans un univers qui n\u2019est pas pr\u00e9cis\u00e9ment le sien. La vision bessonienne de Dracula s\u2019av\u00e8re un triste palimpseste visuel du chef-d\u2019\u0153uvre gothique de Coppola sorti il y a trente-trois ans. Dans le fond, \u00e0 peine sorti, le Dracula de Besson s\u2019av\u00e8re un film qui sent la poussi\u00e8re. Pas celle des r\u00e9cits bibliques, mais, plus prosa\u00efquement, celle que l\u2019on trouve sur les meubles remis\u00e9s au grenier. Luc Besson n\u2019a malheureusement pas r\u00e9ussi \u00e0 apporter du sang neuf au mythe du vampire. <strong>O.D\u00a0<\/strong>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le mythe du c\u00e9l\u00e8bre vampire revu par Luc Besson, un petit voyou ta\u00efwanais qui joue sur deux tableaux,&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":283731,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1354],"tags":[650,58,59,1346,1011,27,19936,14990,1360],"class_list":{"0":"post-283730","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-films","8":"tag-cinema","9":"tag-divertissement","10":"tag-entertainment","11":"tag-films","12":"tag-fr","13":"tag-france","14":"tag-les-films-de-la-semaine","15":"tag-luc-besson","16":"tag-movies"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114940933799665058","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/283730","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=283730"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/283730\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/283731"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=283730"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=283730"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=283730"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}