{"id":288343,"date":"2025-08-01T05:57:16","date_gmt":"2025-08-01T05:57:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/288343\/"},"modified":"2025-08-01T05:57:16","modified_gmt":"2025-08-01T05:57:16","slug":"si-les-neandertaliens-digeraient-aussi-bien-la-viande-cest-grace-aux-asticots","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/288343\/","title":{"rendered":"Si les N\u00e9andertaliens dig\u00e9raient aussi bien la viande, c&rsquo;est gr\u00e2ce aux asticots"},"content":{"rendered":"<p>Pendant longtemps, les scientifiques ont pens\u00e9 que les <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1073\/pnas.1814087116\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">N\u00e9andertaliens \u00e9taient de grands consommateurs de viande<\/a>. Des analyses chimiques de leurs restes semblaient indiquer qu&rsquo;ils en mangeaient autant que des pr\u00e9dateurs de haut niveau comme les lions ou les hy\u00e8nes. Mais en r\u00e9alit\u00e9, les <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Hominini\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Hominini<\/a>\u00a0\u2013c&rsquo;est-\u00e0-dire les N\u00e9andertaliens, notre esp\u00e8ce, et d&rsquo;autres parents proches aujourd&rsquo;hui \u00e9teints\u2013 ne sont pas des carnivores sp\u00e9cialis\u00e9s. Ce sont plut\u00f4t des omnivores, qui consomment aussi de nombreux aliments d&rsquo;origine v\u00e9g\u00e9tale.<\/p>\n<p>Il est possible pour les humains de survivre avec un r\u00e9gime tr\u00e8s carnivore. De fait, plusieurs groupes de chasseurs-cueilleurs traditionnels du Nord, <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.14430\/arctic4625\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">comme les Inuits<\/a>, ont pu survivre principalement gr\u00e2ce aux aliments d&rsquo;origine animale. Mais les Hominini ne peuvent tout simplement pas tol\u00e9rer de grandes quantit\u00e9s de prot\u00e9ines comme les grands carnivores. Chez l&rsquo;humain, un exc\u00e8s prolong\u00e9 de prot\u00e9ines sans une quantit\u00e9 suffisante d&rsquo;autres nutriments peut entra\u00eener une intoxication prot\u00e9ique\u00a0\u2013un \u00e9tat d\u00e9bilitant, <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0278-4165(83)90006-5\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">voire mortel<\/a>, historiquement appel\u00e9 <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/978-1-4419-6733-6\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">\u00abfamine du lapin\u00bb<\/a>.<\/p>\n<p>        <img decoding=\"async\" alt=\"Abonnez-vous gratuitement \u00e0 la newsletter de Slate !\" loading=\"lazy\" class=\"ms-4 ms-md-0\" width=\"82\" height=\"82\" src=\"https:\/\/www.slate.fr\/assets\/newsletter-dd7c4ea7fb4ce45aacc56875521d4bde7ec4ba23f0a0ae088566df808b3a80c3.svg\"\/><br \/>\n        Abonnez-vous gratuitement \u00e0 la newsletter de Slate !Les articles sont s\u00e9lectionn\u00e9s pour vous, en fonction de vos centres d\u2019int\u00e9r\u00eat, tous les jours dans votre bo\u00eete mail.<\/p>\n<p>Alors, comment expliquer les signatures chimiques retrouv\u00e9es dans les os de <a href=\"https:\/\/www.slate.fr\/dossier\/53557\/neandertal\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">N\u00e9andertaliens<\/a>, qui sugg\u00e8rent qu&rsquo;ils mangeaient \u00e9norm\u00e9ment de viande sans probl\u00e8me apparent?<\/p>\n<p>Je suis <a href=\"https:\/\/scholar.google.com\/citations?user=19B6bu8AAAAJ&amp;hl=en&amp;oi=ao\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">anthropologue<\/a> et j&rsquo;\u00e9tudie l&rsquo;alimentation de nos lointains anc\u00eatres gr\u00e2ce \u00e0 des \u00e9l\u00e9ments comme l&rsquo;azote. <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1126\/sciadv.adt7466\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">De nouvelles recherches<\/a> que <a href=\"https:\/\/scholar.google.com\/citations?user=-0Pp0QwAAAAJ&amp;hl=en&amp;oi=ao\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">mes coll\u00e8gues et moi<\/a> avons men\u00e9es sugg\u00e8rent qu&rsquo;un ingr\u00e9dient secret dans le r\u00e9gime des N\u00e9andertaliens pourrait expliquer ces signatures chimiques: les asticots.<\/p>\n<p>Les rapports isotopiques renseignent sur ce qu&rsquo;un animal a mang\u00e9<\/p>\n<p>Les proportions d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments sp\u00e9cifiques retrouv\u00e9es dans les os d&rsquo;un animal permettent d&rsquo;avoir un aper\u00e7u de son alimentation. Les isotopes sont des formes alternatives d&rsquo;un m\u00eame \u00e9l\u00e9ment, dont la masse diff\u00e8re l\u00e9g\u00e8rement. L&rsquo;azote poss\u00e8de <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/1-4020-4496-8_215\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">deux isotopes stables<\/a>: l&rsquo;azote-14 (le plus courant) et l&rsquo;azote-15 (plus lourd et plus rare). On note leur rapport sous la forme \u03b415N, mesur\u00e9 en \u00abpour mille\u00bb.<\/p>\n<p>\u00c0 mesure que l&rsquo;on monte dans la cha\u00eene alimentaire, les organismes ont relativement plus d&rsquo;azote-15 en eux. L&rsquo;herbe, par exemple, a une valeur de \u03b415N tr\u00e8s faible. Un herbivore, lui, accumule l&rsquo;azote-15 qu&rsquo;il consomme en mangeant de l&rsquo;herbe, de sorte que son propre corps a une valeur de \u03b415N l\u00e9g\u00e8rement plus \u00e9lev\u00e9e. Les animaux carnivores ont le ratio d&rsquo;azote le plus \u00e9lev\u00e9 dans un r\u00e9seau alimentaire; l&rsquo;azote-15 de leurs proies se concentre dans leur <a href=\"https:\/\/www.slate.fr\/dossier\/61\/corps\" class=\"tag-link\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">corps<\/a>.<\/p>\n<p>En analysant les rapports d&rsquo;isotopes stables de l&rsquo;azote, nous pouvons <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/0047-2484(91)90021-M\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">reconstruire les r\u00e9gimes alimentaires<\/a> des N\u00e9andertaliens et des premiers Homo sapiens durant la fin du Pl\u00e9istoc\u00e8ne, qui s&rsquo;\u00e9tendait de 11.700 \u00e0 129.000 ans avant notre \u00e8re. Les fossiles provenant de diff\u00e9rents sites racontent la m\u00eame histoire: ces Hominini ont des valeurs de \u03b415N \u00e9lev\u00e9es. Ces valeurs les placeraient typiquement au sommet de la cha\u00eene alimentaire, aux c\u00f4t\u00e9s des hypercarnivores tels que les lions des cavernes et les hy\u00e8nes, dont le r\u00e9gime alimentaire est compos\u00e9 \u00e0 plus de 70% de viande.<\/p>\n<p>Mais peut-\u00eatre y avait-il quelque chose d&rsquo;autre dans leur <a href=\"https:\/\/www.slate.fr\/dossier\/100\/alimentation\" class=\"tag-link\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">alimentation<\/a> qui gonfle ces valeurs?<\/p>\n<p>D\u00e9couvrir le menu des N\u00e9andertaliens<\/p>\n<p>Notre suspicion s&rsquo;est port\u00e9e sur les asticots, qui pouvaient \u00eatre une source diff\u00e9rente d&rsquo;azote-15 enrichi dans le r\u00e9gime alimentaire des <a href=\"https:\/\/www.slate.fr\/dossier\/53557\/neandertal\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">N\u00e9andertaliens<\/a>. Les asticots, qui sont les larves de mouches, peuvent \u00eatre une source de nourriture riche en graisses. Ils sont in\u00e9vitables apr\u00e8s avoir tu\u00e9 un autre animal, facilement collectables en grande quantit\u00e9 et b\u00e9n\u00e9fiques sur le plan nutritionnel.<\/p>\n<p>Pour explorer cette possibilit\u00e9, nous avons utilis\u00e9 un ensemble de donn\u00e9es qui avait \u00e9t\u00e9 initialement cr\u00e9\u00e9 dans un but tr\u00e8s diff\u00e9rent: un projet d&rsquo;anthropologie m\u00e9dico-l\u00e9gale ax\u00e9 sur la mani\u00e8re dont l&rsquo;azote pourrait aider \u00e0 estimer le temps \u00e9coul\u00e9 depuis la <a href=\"https:\/\/www.slate.fr\/dossier\/397\/mort\" class=\"tag-link\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">mort<\/a>.<\/p>\n<p>J&rsquo;avais initialement collect\u00e9 des \u00e9chantillons contemporains de <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.5744\/fa.2023.0001\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">tissu musculaire<\/a> et des <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.5744\/fa.2023.0002\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">asticots associ\u00e9s<\/a> au Centre d&rsquo;anthropologie m\u00e9dico-l\u00e9gale de l&rsquo;universit\u00e9 du Tennessee, \u00e0 Knoxville, pour comprendre comment les valeurs d&rsquo;azote \u00e9voluent pendant la d\u00e9composition apr\u00e8s la mort.<\/p>\n<blockquote><p>Cette nourriture en d\u00e9composition \u00e9mettait in\u00e9vitablement une puanteur si intense\u00a0que les premiers explorateurs europ\u00e9ens, les trappeurs et les missionnaires en \u00e9taient d\u00e9go\u00fbt\u00e9s.<\/p><\/blockquote>\n<p>Bien que ces donn\u00e9es soient pens\u00e9es pour aider dans des enqu\u00eates actuelles sur des morts, nous les avons, nous, r\u00e9utilis\u00e9es pour tester une hypoth\u00e8se tr\u00e8s diff\u00e9rente. Nous avons ainsi trouv\u00e9 que les valeurs des isotopes stables de l&rsquo;<a href=\"https:\/\/www.slate.fr\/dossier\/35451\/azote\" class=\"tag-link\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">azote<\/a> augmentent modestement \u00e0 mesure que le tissu musculaire se d\u00e9compose, allant de -0,6 pour mille \u00e0 7,7 pour mille.<\/p>\n<p>Cette augmentation est plus marqu\u00e9e dans les asticots eux-m\u00eames, qui se nourrissent de ce tissu en d\u00e9composition: de 5,4 pour mille \u00e0 43,2 pour mille. Pour mettre ces valeurs en perspective, les <a href=\"https:\/\/www.slate.fr\/dossier\/7545\/scientifiques\" class=\"tag-link\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">scientifiques<\/a> estiment que les valeurs de \u03b415N des herbivores du Pl\u00e9istoc\u00e8ne varient entre 0,9 pour mille et 11,2 pour mille. On enregistre pour les asticots des mesures pouvant \u00eatre presque quatre fois plus hautes.<\/p>\n<p>Notre recherche sugg\u00e8re que les valeurs \u00e9lev\u00e9es de \u03b415N observ\u00e9es chez les Hominini du Pl\u00e9istoc\u00e8ne tardif pourraient \u00eatre gonfl\u00e9es par une consommation tout au long de l&rsquo;ann\u00e9e de mouches larvaires enrichies en 15N trouv\u00e9es dans des aliments d&rsquo;<a href=\"https:\/\/www.slate.fr\/dossier\/2557\/animaux\" class=\"tag-link\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">animaux<\/a> s\u00e9ch\u00e9s, congel\u00e9s ou stock\u00e9s.<\/p>\n<p>Les pratiques culturelles influencent l&rsquo;alimentation<\/p>\n<p>En 2017, mon coll\u00e8gue John Speth a sugg\u00e9r\u00e9 que les valeurs \u00e9lev\u00e9es de \u03b415N chez les N\u00e9andertaliens \u00e9taient dues \u00e0 la <a href=\"https:\/\/www.paleoanthropology.org\/ojs\/index.php\/paleo\/article\/view\/752\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">consommation de viande putr\u00e9fi\u00e9e ou en d\u00e9composition<\/a>, en se basant sur des preuves historiques et culturelles des r\u00e9gimes alimentaires chez les chasseurs-cueilleurs de l&rsquo;Arctique.<\/p>\n<p>Traditionnellement, les peuples autochtones consid\u00e9raient <a href=\"https:\/\/upf.com\/book.asp?id=9780813056999\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">presque universellement<\/a> les aliments d&rsquo;animaux enti\u00e8rement putr\u00e9fi\u00e9s et infest\u00e9s de mouches larvaires comme des mets tr\u00e8s recherch\u00e9s, et non comme des rations de survie. En fait, de nombreux peuples laissaient r\u00e9guli\u00e8rement et, souvent intentionnellement, les <a href=\"https:\/\/archive.org\/details\/netsilikeskimoss00rasm\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">aliments d&rsquo;origine animale se d\u00e9composer<\/a> au point o\u00f9 ils grouillaient de mouches larvaires et, dans certains cas, commen\u00e7aient m\u00eame \u00e0 se liqu\u00e9fier.<\/p>\n<p>Cette nourriture en d\u00e9composition \u00e9mettait in\u00e9vitablement une <a href=\"https:\/\/www.loc.gov\/item\/19014263\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">puanteur si intense<\/a> que les premiers explorateurs europ\u00e9ens, les trappeurs et les missionnaires en \u00e9taient d\u00e9go\u00fbt\u00e9s. Pourtant, les peuples autochtones consid\u00e9raient ces aliments comme bons \u00e0 manger, voire comme une gourmandise. Lorsqu&rsquo;on leur demandait comment ils pouvaient tol\u00e9rer cette odeur naus\u00e9abonde, ils r\u00e9pondaient simplement: <a href=\"https:\/\/catalog.ci.homer.ak.us\/eg\/opac\/record\/9545\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">\u00abNous ne mangeons pas l&rsquo;odeur.\u00bb<\/a><\/p>\n<blockquote><p>Comment les bienfaits nutritionnels de la consommation de mouches larvaires changent-ils en fonction du temps de stockage des aliments?<\/p><\/blockquote>\n<p>Des pratiques culturelles des N\u00e9andertaliens similaires pourraient bien \u00eatre la cl\u00e9 de l&rsquo;\u00e9nigme de leurs valeurs \u00e9lev\u00e9es de \u03b415N. Les Hominini anciens coupaient, stockaient, conservaient, cuisaient et cultivaient une grande vari\u00e9t\u00e9 de produits. Toutes ces pratiques enrichissaient leur r\u00e9gime alimentaire pal\u00e9olithique avec des aliments sous des formes que les carnivores non-Hominini ne consomment pas. Des recherches montrent que les valeurs de \u03b415N sont plus \u00e9lev\u00e9es pour les <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1038\/s41598-019-46368-5\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">aliments cuits<\/a>, pour les tissus musculaires putr\u00e9fi\u00e9s provenant de <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1038\/s41598-019-46368-5\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">sp\u00e9cimens terrestres<\/a> et <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/rcm.7802\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">aquatiques<\/a> et, <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1126\/sciadv.adt7466\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">selon notre \u00e9tude<\/a>, pour les larves de mouches se nourrissant de tissus en d\u00e9composition.<\/p>\n<p>Les valeurs \u00e9lev\u00e9es de \u03b415N des asticots associ\u00e9es aux aliments animaux putr\u00e9fi\u00e9s aident \u00e0 expliquer comment les N\u00e9andertaliens ont pu inclure une grande vari\u00e9t\u00e9 d&rsquo;autres aliments nutritifs au-del\u00e0 de la simple viande, tout en affichant des valeurs de \u03b415N typiques de celles des hypercarnivores.<\/p>\n<p>Nous suspectons que les valeurs \u00e9lev\u00e9es de \u03b415N observ\u00e9es chez les N\u00e9andertaliens refl\u00e8tent la consommation r\u00e9guli\u00e8re de tissus animaux gras et de contenus d&rsquo;estomac ferment\u00e9s, beaucoup \u00e9tant \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat semi-putride ou putride, ainsi que le bonus in\u00e9vitable des mouches larvaires vivantes et mortes enrichies en 15N.<\/p>\n<p>Ce qui reste encore inconnu<\/p>\n<p>Les asticots sont une ressource riche en graisses, dense en nutriments, <a href=\"https:\/\/www.cnrtl.fr\/definition\/ubiquitaire\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">ubiquitaire<\/a> et facilement disponible, et tant les N\u00e9andertaliens que les premiers Homo sapiens, tout comme les chasseurs-cueilleurs modernes, auraient tir\u00e9 profit de leur pleine exploitation. Mais nous ne pouvons pas affirmer que les mouches larvaires seules expliquent pourquoi les N\u00e9andertaliens ont de telles valeurs \u00e9lev\u00e9es de \u03b415N dans leurs restes.<\/p>\n<p>Plusieurs questions concernant ce r\u00e9gime alimentaire ancien restent sans r\u00e9ponse. Combien d&rsquo;asticots une personne devait-elle consommer pour expliquer une augmentation des valeurs de \u03b415N au-del\u00e0 des valeurs attendues dues \u00e0 la consommation de <a href=\"https:\/\/www.slate.fr\/dossier\/6393\/viande\" class=\"tag-link\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">viande<\/a> seule? Comment les bienfaits nutritionnels de la consommation de mouches larvaires changent-ils en fonction du temps de stockage des aliments?<\/p>\n<p>Des \u00e9tudes exp\u00e9rimentales suppl\u00e9mentaires sur les variations des valeurs de \u03b415N des aliments transform\u00e9s, stock\u00e9s et cuits selon les pratiques traditionnelles autochtones pourraient nous aider \u00e0 mieux comprendre les pratiques alimentaires de nos anc\u00eatres.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/count.gif\" alt=\"The Conversation\" width=\"1\" height=\"1\" style=\"border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important\" referrerpolicy=\"no-referrer-when-downgrade\"\/><\/p>\n<p class=\"article_ref\"><a href=\"https:\/\/theconversation.com\/profiles\/melanie-beasley-2439208\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Melanie Beasley<\/a> est professeure assistante en anthropologie (<a href=\"https:\/\/theconversation.com\/institutions\/purdue-university-1827\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Purdue University<\/a>).<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/uploads\/store\/story_270903\/editor\/original_270903_1753942393.jpg\" width=\"730\" height=\"130\" loading=\"lazy\"\/><\/p>\n<p class=\"article_ref\">Cet article est republi\u00e9 \u00e0 partir de <a href=\"https:\/\/theconversation.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">The Conversation<\/a> sous licence Creative Commons. Lire <a href=\"https:\/\/theconversation.com\/les-neandertaliens-auraient-ils-accompagne-leur-viande-dune-bonne-quantite-dasticots-262079\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">l&rsquo;article original<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Pendant longtemps, les scientifiques ont pens\u00e9 que les N\u00e9andertaliens \u00e9taient de grands consommateurs de viande. 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