{"id":290340,"date":"2025-08-02T02:03:26","date_gmt":"2025-08-02T02:03:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/290340\/"},"modified":"2025-08-02T02:03:26","modified_gmt":"2025-08-02T02:03:26","slug":"soixante-ans-du-circuit-bugatti-motogp-la-grande-messe-du-grand-prix-de-france","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/290340\/","title":{"rendered":"Soixante ans du circuit Bugatti \u2013 MotoGP, la grande messe du Grand Prix de France"},"content":{"rendered":"<p>Sorti de terre en 1965 et inaugur\u00e9 l\u2019ann\u00e9e suivante, le circuit Bugatti est aujourd\u2019hui un rendez-vous incontournable de la moto, en accueillant depuis plus de vingt ans le Grand Prix de France Moto. Une grande histoire revisit\u00e9e en compagnie de deux de ses acteurs majeurs : Jean-Marc Desnues, vice-pr\u00e9sident Europe de la F\u00e9d\u00e9ration Internationale Motocycliste (FIM), et Claude Michy, promoteur du Grand Prix.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"Picture_picture__8rau2\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/67dad73935417.jpg\" alt=\"\"\/><\/p>\n<p>Terre d\u2019accueil du premier Grand Prix de l\u2019ACF (Automobile Club de France) en 1906, la Sarthe et Le Mans ont \u00e9galement fait \u0153uvre pionni\u00e8re pour les deux roues. En 1912, l\u2019ACF y organise sa premi\u00e8re course de motos sur un trac\u00e9 de 18 kilom\u00e8tres. Huit ans plus tard, le premier Grand Prix sous l\u2019\u00e9gide de l\u2019UMF (Union Motocycliste de France) se d\u00e9roule le 28 ao\u00fbt 1920 sur un trac\u00e9 de 17 kilom\u00e8tres. Sur le mod\u00e8le instaur\u00e9 bien plus tard pour le Championnat du monde de Vitesse Moto, pr\u00e9d\u00e9cesseur de l\u2019actuel MotoGP, il met aux prises des machines de 250, 350 et 500 cc, avec un vainqueur pour chacune de ces cat\u00e9gories.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le Mans est une place forte des sports m\u00e9caniques o\u00f9 la moto occupe une tr\u00e8s grande place au c\u00f4t\u00e9 des 24 Heures du Mans.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Claude Michy, organisateur du Grand Prix de France MotoGP<\/p>\n<p>En 1959, le Grand Prix de France est int\u00e9gr\u00e9 au calendrier du Championnat du monde de vitesse, cr\u00e9\u00e9 en 1949. En 1969, trois ans apr\u00e8s son inauguration, le circuit Bugatti l\u2019accueille pour la premi\u00e8re fois. Pendant le quart de si\u00e8cle qui suit, huit autres \u00e9ditions sont disput\u00e9es sur le Bugatti (1970, 1976, 1979, 1983, 1985, 1987, 1989 et 1990). Avec un rendez-vous suppl\u00e9mentaire le 8 septembre 1991. Pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9, le Grand Prix du Br\u00e9sil est\u00a0d\u00e9plac\u00e9 sur le Bugatti. <strong>\u00ab\u00a0Ce Grand Prix a \u00e9t\u00e9 mont\u00e9 de toutes pi\u00e8ces en \u00e0 peine deux mois,<\/strong> se souvient Jean-Marc Desnues, \u00e0 l\u2019\u00e9poque directeur de la communication de l\u2019ACO. <strong>C\u2019est aussi un souvenir imp\u00e9rissable pour tous ceux qui l\u2019ont v\u00e9cu. La r\u00e9activit\u00e9 de l\u2019ACO et de la F\u00e9d\u00e9ration Fran\u00e7aise Motocycliste pour r\u00e9pondre au pied lev\u00e9 \u00e0 la demande de la FIM a permis naturellement de resserrer encore les liens, d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s forts, entre ces trois entit\u00e9s, ce qui a confort\u00e9 l\u2019image du circuit \u00e0 l\u2019international en le positionnant comme un outil et un organisateur de r\u00e9f\u00e9rence.\u00a0\u00bb<\/strong> Baptis\u00e9e Grand Prix moto de vitesse du Mans, cette course s\u2019ach\u00e8ve sur un top 5 constitu\u00e9 des cadors de l\u2019\u00e9poque\u00a0: Kevin Schwantz, Mick Doohan, Wayne Rainey, John Kocinski et Wayne Gardner.<\/p>\n<p>En 1994 et 1995, le Grand Prix de France fait son retour sur le circuit Bugatti, organis\u00e9 pour la premi\u00e8re fois par la structure PHA de Claude Michy, toujours \u00e0 l\u2019\u0153uvre aujourd\u2019hui. Apr\u00e8s quatre \u00e9ditions sur le circuit Paul Ricard, il s\u2019installe d\u00e9finitivement au Mans en 2000. Selon Claude Michy, <strong>\u00ab\u00a0la notion du Mans est tr\u00e8s importante, c\u2019est une place forte des sports m\u00e9caniques, o\u00f9 la moto a pris une tr\u00e8s grande place aux c\u00f4t\u00e9s des 24 Heures du Mans. C\u2019est aussi une aventure humaine, qui a commenc\u00e9 pour moi avec Michel Cosson, Jean-Paul Gervais et Jean-Pierre Moreau <\/strong>(respectivement pr\u00e9sident, directeur g\u00e9n\u00e9ral et directeur sports de l\u2019ACO en 1994, NDLR) <strong>et a donc connu trois Pr\u00e9sidents de l\u2019ACO (Michel Cosson, Jean-Claude Plassart et Pierre Fillon, NDLR). C\u2019est une entente cordiale et une \u00e9volution constante entre la Direction de course, l\u2019ACO, la FIM, Dorna Sports (d\u00e9tentrice des droits commerciaux du MotoGP, NDLR), sans oublier des commissaires de piste exceptionnels qui donnent une superbe image du b\u00e9n\u00e9volat\u00a0\u00bb<\/strong><strong>.<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le Bugatti est r\u00e9put\u00e9 comme un circuit de freinages, et tr\u00e8s exigeant physiquement.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Jean-Marc Desnues, vice-pr\u00e9sident Europe de la F\u00e9d\u00e9ration Internationale Motocycliste<\/p>\n<p>Claude Michy et Jean-Marc Desnues ne manquent pas de saluer \u00e0 l\u2019unisson la qualit\u00e9 du circuit et de ses infrastructures. <strong>\u00ab\u00a0Le trac\u00e9 du circuit Bugatti et ses installations correspondent aux standards des circuits homologu\u00e9s pour accueillir des \u00e9preuves des Championnat du monde de vitesse \/ MotoGP et d\u2019Endurance, <\/strong>ajoute Jean-Marc Desnues.<strong> Le circuit Bugatti est r\u00e9put\u00e9 comme un circuit de freinage, exigeant physiquement (surtout en Endurance), o\u00f9 la vitesse moyenne au tour est moins \u00e9lev\u00e9e que sur d\u2019autres circuits plus rapides, bien que la courbe Dunlop s\u2019aborde \u00e0 plus de 300 km\/h, avec un freinage sur l\u2019angle, tr\u00e8s difficile.\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>A l\u2019or\u00e9e du XXIe si\u00e8cle, la cat\u00e9gorie reine de la vitesse moto passe des 500 cc au Moto GP. <strong>\u00ab\u00a0Durant de tr\u00e8s longues ann\u00e9es, le meilleur rendement en termes de puissance pour la comp\u00e9tition moto \u00e9tait d\u00e9livr\u00e9 par des moteurs deux temps, dans toutes les cat\u00e9gories de Grand Prix, <\/strong>indique Jean-Marc Desnues. <strong>Progressivement, l\u2019\u00e9volution technologique a permis d\u2019obtenir plus de puissance des moteurs quatre temps et ceux-ci ont supplant\u00e9 et remplac\u00e9 les deux temps. En outre, les deux temps s\u2019av\u00e9raient plus \u2018pointus\u2019 \u00e0 piloter et pr\u00e9sentaient des risques de serrage moteur pr\u00e9judiciable \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 des pilotes. Les motos actuelles de MotoGP sont des 1000 cc et d\u00e9livrent environ 300 ch.\u00a0\u00bb<\/strong> En 2002, le premier vainqueur du Grand Prix de France de cette nouvelle \u00e8re est Valentino Rossi, sur la route de son deuxi\u00e8me titre mondial en cat\u00e9gorie reine.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"Picture_picture__8rau2\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/67dadfad0c970.jpg\" alt=\"\"\/><\/p>\n<p>Depuis un quart de si\u00e8cle, cette r\u00e9sidence permanente du Grand Prix de France sur le circuit Bugatti en a fait l\u2019un des rendez-vous les plus populaires du calendrier, au point de s\u2019offrir le record de fr\u00e9quentation des saisons MotoGP 2023 et 2024. Une popularit\u00e9 qui plus est dop\u00e9e ces derni\u00e8res ann\u00e9es par Fabio Quartararo et Johann Zarco, respectivement premier tricolore champion du monde (2021) et dernier vainqueur fran\u00e7ais en date en cat\u00e9gorie reine (Australie 2023).<\/p>\n<p>De plus, selon Jean-Marc Desnues, <strong>\u00ab\u00a0cette popularit\u00e9 repose sur trois crit\u00e8res. Le premier vient de la d\u00e9cision de la FIM de signer un accord avec une soci\u00e9t\u00e9 charg\u00e9e de g\u00e9rer les droits TV de l\u2019ensemble des Grands Prix, au niveau mondial. Incontestablement, cette \u00e9volution, r\u00e9volution pourrait-on dire, a permis d\u2019\u00e9largir consid\u00e9rablement l\u2019audience et donc l\u2019int\u00e9r\u00eat du grand public pour les Grand Prix Motos (comme en F1 ou pour les 24 Heures du Mans). Le second est la longue histoire du Mans avec les Sports m\u00e9caniques. De l\u2019organisation du GP de 1906 sur le circuit de la Sarthe, en passant par les premi\u00e8res 24 Heures du Mans en 1923 et la construction du circuit Bugatti en 1966, avec toutes les \u00e9preuves associ\u00e9es \u00e0 ce trac\u00e9, le public fran\u00e7ais a une app\u00e9tence tr\u00e8s marqu\u00e9e pour les comp\u00e9titions de sports m\u00e9caniques. Le troisi\u00e8me crit\u00e8re enfin tient au savoir-faire de l\u2019ACO sur le plan de l\u2019organisation sportive et des \u00e9quipes de PHA pour ce qui concerne la relation avec les spectateurs, l\u2019accueil du public et la promotion de l\u2019\u00e9preuve. PHA a incontestablement innov\u00e9 avec, par exemple, la rencontre des fans avec les pilotes interview\u00e9s sur sc\u00e8ne.\u00a0\u00bb<\/strong> Outre un <strong>\u00ab\u00a0spectacle total\u00a0\u00bb,<\/strong> Claude Michy souhaite \u00e9voquer les personnes en situation de handicap\u00a0: <strong>\u00ab\u00a0nous leur proposons notamment un acc\u00e8s \u00e0 la pit lane et aussi \u00e0 la Fan Zone. Pendant les ann\u00e9es 2010, nous avons \u00e9galement organis\u00e9 des Handiraces, avec 30 pilotes venus de neuf nations, qui ont roul\u00e9 le m\u00eame jour et sur la m\u00eame piste que les MotoGP. Le regard sur les handicap\u00e9s, c\u2019est aussi une \u00e9cole de la vie.\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Pour l\u2019heure, l\u2019Espagne est le pays le plus victorieux en cat\u00e9gorie reine sur le circuit Bugatti dans le cadre du Grand Prix de France, avec 14 succ\u00e8s partag\u00e9s entre Jorge Lorenzo (cinq), Marc Marquez (trois), Sete Gibernau (deux), Alex Crivill\u00e9, Dani Pedrosa, Maverick Vinales et Jorge Martin (une victoire chacun). Qui montera sur la plus haute marche du podium de l\u2019\u00e9dition 2025\u00a0? R\u00e9ponse sous le drapeau \u00e0 damier le dimanche 11 mai.<\/p>\n<p><strong>PHOTOS &#8211; Trois instantan\u00e9s de l&rsquo;histoire de la moto au Mans. De haut en bas : l&rsquo;Espagnol Jorge Martin (n\u00b089), vainqueur sur Ducati de l&rsquo;\u00e9dition 2024 du Grand Prix de France MotoGP\u00a0\u00a0; le discours du secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;ACO Georges Durand lors du Grand Prix de 1920 (D.R. \/ ARCHIVES ACO) ; l&rsquo;Italien Giacomo Agostini et son MV Agusta, vainqueurs du premier Grand Prix de France disput\u00e9 sur le circuit Bugatti en 1969 (D.R. \/ ARCHIVES ACO), dix ans avant la naissance de son compatriote Valentino Rossi, victorieux en 2002 de la premi\u00e8re \u00e9dition sous l&rsquo;\u00e8re MotoGP.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Sorti de terre en 1965 et inaugur\u00e9 l\u2019ann\u00e9e suivante, le circuit Bugatti est aujourd\u2019hui un rendez-vous incontournable de&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":290341,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1413],"tags":[1011,27,1457,1456,60],"class_list":{"0":"post-290340","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-moto","8":"tag-fr","9":"tag-france","10":"tag-moto","11":"tag-motocycle","12":"tag-sports"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114956717530831154","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/290340","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=290340"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/290340\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/290341"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=290340"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=290340"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=290340"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}