{"id":293019,"date":"2025-08-03T06:57:16","date_gmt":"2025-08-03T06:57:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/293019\/"},"modified":"2025-08-03T06:57:16","modified_gmt":"2025-08-03T06:57:16","slug":"de-paris-a-sydney-jamal-gzem-met-en-image-les-histoires-humaines","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/293019\/","title":{"rendered":"De Paris \u00e0 Sydney, Jamal Gzem met en image les histoires humaines"},"content":{"rendered":"<p>Des rues de Paris \u00e0 Londres, S\u00e9oul, Sydney et Tokyo, Jamal Gzem cherche\u00a0cette connexion\u00a0avec des inconnus, des histoires et des exp\u00e9riences humaines, \u00e0 travers sa passion pour la photographie. Le photographe n\u00e9 \u00e0 Paris croit que chacun a un\u00a0r\u00e9cit de vie qui m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre relat\u00e9. \u00c0 travers des rencontres spontan\u00e9es dans la rue et des portraits intimes, il capture ces v\u00e9cus en images.<\/p>\n<p>Sur son Instagram, <a href=\"https:\/\/www.instagram.com\/jamal_madeit\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Jamalmadeit<\/a>, il partage ces rencontres avec le monde. Chacune, dit-il, est un rappel que \u00abnous sommes tous les m\u00eames, et pourtant tous uniques\u00bb, comme il l&rsquo;a confi\u00e9 \u00e0 Yabiladi.<\/p>\n<p>Mais avant de devenir le photographe de rue qu&rsquo;il est aujourd&rsquo;hui, Jamal\u00a0a eu un parcours\u00a0compl\u00e8tement diff\u00e9rent. \u00c9lev\u00e9 dans la banlieue parisienne par des parents marocains originaires de la r\u00e9gion du Souss, il a suivi, comme beaucoup d&rsquo;autres issus de familles immigr\u00e9es, une voie pr\u00e9visible. Il a \u00e9tudi\u00e9 la finance dans une \u00e9cole de commerce \u00e0 Nantes, en Bretagne, pour se tracer une carri\u00e8re stable. \u00abJ&rsquo;ai obtenu mon dipl\u00f4me, travaill\u00e9 \u00e0 Zurich pendant trois ans, puis d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 \u00e0 Sydney afin de continuer dans la finance, dans une banque fran\u00e7aise\u00bb, se souvient-il.<\/p>\n<p><strong>Le chemin vers son r\u00eave<\/strong><\/p>\n<p>Pourtant, derri\u00e8re les feuilles de calcul et les r\u00e9unions, un autre appel se fait de plus en plus fort. \u00abJe travaillais dans la finance, mais j&rsquo;ai toujours \u00e9t\u00e9 passionn\u00e9 par la photographie et la r\u00e9alisation de films\u00bb, dit-il. Cette passion a pris racine pour la premi\u00e8re fois pendant ses ann\u00e9es d&rsquo;\u00e9tudes \u00e0 Nantes. \u00abC&rsquo;\u00e9tait la premi\u00e8re fois que j&rsquo;utilisais un appareil photo, que je faisais voler un drone. J&rsquo;ai absolument ador\u00e9. Je le faisais chaque semaine\u00bb, se rappelle-t-il.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_9853.jpeg\" alt=\"Ph. \/ Jamal Gzem \" width=\"100%\" height=\"auto\" \/>Ph. \/ Jamal Gzem <\/p>\n<p>En 2020, tout est devenu plus concret lorsqu&rsquo;il a achet\u00e9 son premier appareil photo. \u00c0 partir de ce moment, il a commenc\u00e9 \u00e0 filmer et \u00e0 pratiquer r\u00e9guli\u00e8rement, affinant son art. Puis\u00a0il d\u00e9couvre\u00a0Sydney, ses paysages vibrants et son style de vie d\u00e9contract\u00e9,\u00a0terrain fertile pour la cr\u00e9ativit\u00e9. \u00abC&rsquo;est tr\u00e8s diff\u00e9rent de Paris ou de la Suisse. Il y a tellement de choses \u00e0 voir et \u00e0 capturer. J&rsquo;avais tous mes week-ends pour voyager\u00bb.<\/p>\n<p>Finalement, sa passion cr\u00e9ative a pris de la place. En janvier 2025, Jamal a quitt\u00e9 son emploi dans la finance\u00a0pour\u00a0retourner en France, afin de passer le ramadan\u00a0en famille. \u00abPendant des ann\u00e9es, j&rsquo;avais pens\u00e9 \u00e0 quitter la finance et \u00e0 commencer \u00e0 faire des films \u00e0 plein temps\u00bb, explique-t-il. \u00abC&rsquo;est ce que j&rsquo;ai finalement fait\u00bb.<\/p>\n<p>La\u00a0d\u00e9cision n&rsquo;a cependant pas \u00e9t\u00e9 facile. \u00abDans notre culture, la stabilit\u00e9 financi\u00e8re est importante. C&rsquo;est le plus grand obstacle mental\u00bb, admet-il. \u00abC&rsquo;est pourquoi je crois qu&rsquo;il est important d&rsquo;\u00e9conomiser d&rsquo;abord, pour pouvoir se consacrer pleinement \u00e0 sa passion\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Parler aux inconnus<\/strong><\/p>\n<p>De retour en France,\u00a0Jamal a commenc\u00e9 \u00e0 construire sa vie r\u00eav\u00e9e. Il pr\u00e9voit de travailler avec des entreprises et des cr\u00e9ateurs de contenu, mais aussi de produireson propre contenu. \u00abJ&rsquo;aime parler aux gens, je suis une personne tr\u00e8s sociable\u00bb, dit-il. \u00abMais je ne voulais pas faire de la photographie uniquement dans un contexte commercial. Je voulais aussi le faire pour le plaisir, avec des gens dans la rue\u00bb.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_0102.jpeg\" alt=\"Ph. \/ Jamal Gzem\" width=\"100%\" height=\"auto\" \/>Ph. \/ Jamal Gzem<\/p>\n<p>C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;est n\u00e9 son projet de photographie de rue. \u00abLe jour o\u00f9 j&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 de commencer, j&rsquo;ai simplement pris un train pour Paris, march\u00e9 pendant trois heures, et film\u00e9 mes premiers \u00e9pisodes pour les r\u00e9seaux sociaux\u00bb, se souvient-il. \u00abLa r\u00e9ponse a \u00e9t\u00e9 incroyable. J&rsquo;ai re\u00e7u tellement d&rsquo;amour et de soutien de la part de personnes que je ne connaissais m\u00eame pas\u00bb.<\/p>\n<p>Depuis, il a emmen\u00e9 le projet dans des villes comme Londres, Madrid et Lisbonne, parfois pendant le ramadan. Il marche quatre \u00e0 cinq heures sans nourriture ni eau, juste pour rencontrer des inconnus.<\/p>\n<p>Dans ses vid\u00e9os, Jamal demande aux gens s&rsquo;il peut prendre leur portrait, tout en enregistrant leur interaction. Ce qui commence comme une simple question devient souvent quelque chose de plus grand. Les gens s&rsquo;ouvrent, partageant une lutte, un r\u00eave, un message ou une exp\u00e9rience douloureuse, dit-il.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_1065.jpeg\" alt=\"\" width=\"100%\" height=\"auto\" \/><\/p>\n<p>\u00abC&rsquo;est vraiment difficile d&rsquo;aborder les gens et de les amener \u00e0 se confier, surtout quand \u00e7a devient \u00e9mouvant\u00bb, admet-il. \u00abJ&rsquo;ai sorti 161 \u00e9pisodes jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, mais j&rsquo;ai r\u00e9alis\u00e9 peut-\u00eatre 300 \u00e0 400 portraits. Et j&rsquo;ai re\u00e7u environ 2\u00a0000 \u00e0 3\u00a0000 refus, probablement plus\u00bb, ajoute-t-il.<\/p>\n<p>Mais cela, dit-il, fait partie du processus. \u00abLe fait de l&rsquo;avoir fait autant de fois m&rsquo;a aid\u00e9 \u00e0 ne pas prendre le rejet personnellement. Cela dit, on ne peut pas compl\u00e8tement ignorer ses \u00e9motions, surtout quand quelqu&rsquo;un partage quelque chose de triste ou d&rsquo;inspirant\u00bb, dit-il.<\/p>\n<p><strong>Plus qu&rsquo;une image, une histoire<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;une de ses rencontres les plus touchantes a \u00e9t\u00e9 celle avec Youssouf, un balayeur de rue parisien originaire de Gambie, dont le r\u00eave est d&rsquo;aller \u00e0 La Mecque. \u00abC&rsquo;\u00e9tait personnel, pur, quelque chose que beaucoup gardaient secret. Mais quand les gens se confient ainsi, la photo devient plus qu&rsquo;une simple image. C&rsquo;est une histoire\u00bb. La vid\u00e9o est devenue virale, d\u00e9clenchant une vague de dons via GoFundMe qui a permis \u00e0 Youssouf de se rapprocher de son r\u00eave.<\/p>\n<p>\u00c0 travers ces rencontres, Jamal est arriv\u00e9 \u00e0 une conclusion simple mais charg\u00e9e de sens : \u00abNous avons tous des \u00e9motions, des c\u0153urs, des histoires, mais nos exp\u00e9riences nous fa\u00e7onnent de mani\u00e8res tr\u00e8s diff\u00e9rentes\u00bb.<\/p>\n<p>Et ce n&rsquo;est pas seulement son public qui est impact\u00e9. \u00abLorsque je publie une histoire, la personne est souvent submerg\u00e9e d&rsquo;amour et de soutien de la part d&rsquo;inconnus\u00bb, dit-il.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_9515.jpg\" alt=\"Ph. Jamal Gzem\" width=\"100%\" height=\"auto\" \/>Ph. Jamal Gzem<\/p>\n<p>Si son travail de terrain le nourrit, Jamal dirige \u00e9galement une entreprise de photographie et de r\u00e9alisation de films, principalement \u00e0 Sydney, o\u00f9 il est d\u00e9sormais bas\u00e9. \u00abJe travaille avec des marques, des entreprises, des entrepreneurs et des cr\u00e9ateurs de contenu. La demande en vid\u00e9ographie est forte, et Sydney est un march\u00e9 formidable.\u00bb<\/p>\n<p>Bien que vivant en Australie, Jamal n&rsquo;a pas perdu de vue ses racines. \u00c0 27 ans, il r\u00eave d&rsquo;exporter sa s\u00e9rie de portraits au Maroc, et peut-\u00eatre de capturer les histoires des gens en tachelhit, la langue maternelle de ses parents.<\/p>\n<p>En poursuivant sa passion, Jamal a appris que \u00abnous devrions tous parler \u00e0 des inconnus\u00bb. \u00abC&rsquo;est quelque chose que tout le monde devrait faire\u00bb, dit-il avec conviction.<\/p>\n<p>              <script async src=\"\/\/www.instagram.com\/embed.js\"><\/script><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Des rues de Paris \u00e0 Londres, S\u00e9oul, Sydney et Tokyo, Jamal Gzem cherche\u00a0cette connexion\u00a0avec des inconnus, des histoires&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":293020,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1358],"tags":[1348,1384,1385,1386,58,59,1011,27],"class_list":{"0":"post-293019","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-arts-et-design","8":"tag-arts","9":"tag-arts-and-design","10":"tag-arts-et-design","11":"tag-design","12":"tag-divertissement","13":"tag-entertainment","14":"tag-fr","15":"tag-france"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114963536055982850","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/293019","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=293019"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/293019\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/293020"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=293019"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=293019"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=293019"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}