{"id":294747,"date":"2025-08-04T01:46:12","date_gmt":"2025-08-04T01:46:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/294747\/"},"modified":"2025-08-04T01:46:12","modified_gmt":"2025-08-04T01:46:12","slug":"turnbull-le-prix-de-la-faiblesse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/294747\/","title":{"rendered":"Turnbull\u00a0: le prix de la faiblesse"},"content":{"rendered":"<p>Les Etats-Unis et l\u2019Europe viennent de signer un trait\u00e9 in\u00e9gal \u00e0 Turnbull, en Ecosse, sur un terrain de golf.<\/p>\n<p>Il s\u2019agit de leur premier accord commercial depuis la cr\u00e9ation de l\u2019Union, toutes les tentatives pr\u00e9c\u00e9dentes ayant \u00e9chou\u00e9 car la n\u00e9gociation entre partenaires \u00e9gaux ne permettait \u00e0 aucun de s\u2019imposer et que les deux superpuissances commerciales n\u2019\u00e9taient pas accoutum\u00e9es \u00e0 c\u00e9der. Mais la guerre en Ukraine a d\u00e9plac\u00e9 le rapport de force sur le terrain militaire o\u00f9 l\u2019Europe est sans d\u00e9fense.<\/p>\n<p>L\u2019accord est clairement in\u00e9gal, mais pas si grave en soi qu\u2019il para\u00eet au premier regard. Tout d\u2019abord des droits de douanes sur les biens europ\u00e9ens de 15 %, sauf l\u2019a\u00e9ronautique, puis une obligation d\u2019achat \u00e9nerg\u00e9tique USA pour un montant de 750 milliards de dollars sur trois ans, des achats militaires et 600 milliards d\u2019investissements dans l\u2019\u00e9conomie am\u00e9ricaine. En face, Trump ne s\u2019engage \u00e0 rien, litt\u00e9ralement puisqu\u2019il n\u2019a pas l\u2019habitude de respecter ses accords et que des discussions particuli\u00e8res s\u2019engagent d\u00e9j\u00e0 sur la vie priv\u00e9e des europ\u00e9ens, l\u2019intelligence artificielle et l\u2019acier.<\/p>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, ce seuil de 15 % est dans la marge de mouvement de prix de march\u00e9 g\u00e9rable par les industriels et s\u2019applique de fait \u00e0 tous les autres concurrents mondiaux des Europ\u00e9ens. Il s\u2019agit donc essentiellement d\u2019une taxe sur les consommateurs am\u00e9ricains dont Trump a d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9 que les profits seront distribu\u00e9s aux plus riches. C\u2019est beaucoup moins dangereux pour notre industrie que des taxes cibl\u00e9es comme c\u2019est le cas (50%) sur le seul secteur de l\u2019acier et l\u2019aluminium.<\/p>\n<p>Pour sa part, l\u2019engagement d\u2019investissements aux USA semble lunaire alors qu\u2019il existe un consensus sur l\u2019insuffisance de l\u2019investissement en Europe. Mais il s\u2019agit en fait d\u2019investissements priv\u00e9s sur lesquels les autorit\u00e9s europ\u00e9ennes n\u2019ont aucune autorit\u00e9 et indiquent d\u00e9j\u00e0 n\u2019avoir aucune ambition de cr\u00e9er un quelconque r\u00e9gime incitatif. De m\u00eame, le niveau des achats \u00e9nerg\u00e9tiques sur trois ans, qui reviendrait \u00e0 un triplement, est mat\u00e9riellement impossible faute d\u2019infrastructures et d\u2019ailleurs de besoins. Le probl\u00e8me central est militaire, on y reviendra.<\/p>\n<p>On peut donc estimer que la Commission n\u2019avait le choix, le bras tordu, que de prendre les termes acceptables propos\u00e9s par Trump. On aurait certes pu imaginer une guerre commerciale sanglante dont l\u2019Europe serait sans doute sortie gagnante mais bless\u00e9e, ou des pressions cibl\u00e9es sur les bons du Tr\u00e9sor am\u00e9ricain et certaines de leurs industries dans une coordination avec le Canada et le Japon. Mais la r\u00e9alit\u00e9 est que notre pouvoir de n\u00e9gociation s\u2019est \u00e9rod\u00e9 sur notre d\u00e9sunion et sur notre imp\u00e9ritie face \u00e0 la Russie. En d\u2019autres termes sur la faiblesse que nous avons construite.<\/p>\n<p>Les adversaires usuels de l\u2019Europe ricanent de cette faiblesse, mais que proposent-ils \u00e0 la place ? Comment la France, seule, ferait-elle face \u00e0 Trump ? Nous y voyons au contraire la marque habituelle du dysfonctionnement du grand bricolage europ\u00e9en qui ne nous permet pas d\u2019exercer notre puissance collective. Car cette faiblesse, nous l\u2019avons collectivement construite. Elle repose sur trois piliers.<\/p>\n<p>Le premier pilier de la faiblesse est notre vie d\u00e9mocratique. Il d\u00e9termine le reste car faute d\u2019une l\u00e9gitimit\u00e9 propre des organes europ\u00e9ens, nous vivons dans un espace d\u2019\u00e9quilibre des parties prenantes qui est une forme de d\u00e9mocratie par infusion mais ne permet pas d\u2019impulsion forte. Le crime est datable puisqu\u2019il s\u2019agit du veto de Viktor Orban \u00e0 la pr\u00e9sidence de Frans Timmermans, qui disposait d\u2019une majorit\u00e9 parlementaire et d\u2019un contrat de gouvernement \u00e0 l\u2019issue des \u00e9lections europ\u00e9ennes. Sur d\u2019autres sujets les leaders europ\u00e9ens ont su faire plier Orban, ils se sont ici fait ses complices avec un l\u00e2che soulagement et recas\u00e9 Ursula von der Leyen en exfiltration de son \u00e9chec politique national. En la d\u00e9barrassant, lors de son renouvellement des fortes t\u00eates, qui l\u2019encadraient (Timmermans, Breton, Borrel, Vestager), les gouvernements nationaux ont compos\u00e9 une Commission \u00e0 la fois faible et autoritaire. Nous en payons aujourd\u2019hui le prix en temps de crise. Redisons ici cette chose essentielle mais simple : les \u00e9lections europ\u00e9ennes doivent aboutir \u00e0 la d\u00e9signation de la Commission europ\u00e9enne. A d\u00e9faut, il n\u2019existe effectivement pas de volont\u00e9 commune l\u00e9gitime.<\/p>\n<p>Le deuxi\u00e8me pilier est notre faiblesse \u00e9conomique. Le crime date ici de 2007, et un graphique r\u00e9sume tout.<\/p>\n<\/p>\n<p>Le choix collectif fait lors de la crise de 2007 de l\u2019aust\u00e9rit\u00e9 et de ne pas relancer la croissance se paye de deux d\u00e9cennies de stase \u00e9conomique pour l\u2019Europe. Notre PIB par habitant a augment\u00e9 de 15% depuis contre 75% contre les USA. Pour le dire autrement, en 2007, le PIB par habitant des USA \u00e9tait d\u2019un tiers sup\u00e9rieur aux Europ\u00e9ens; il est aujourd\u2019hui du double. Il ne s\u2019agit pas simplement de chiffres mais de r\u00e9alit\u00e9s industrielles. Faute d\u2019investissements publics et priv\u00e9s, nous avons laiss\u00e9 passer la r\u00e9volution informatique, chacun le sait. Nous avons \u00e9galement laiss\u00e9 passer la r\u00e9volution \u00e9nerg\u00e9tique. Nous ne ma\u00eetrisons pas le secteur des batteries, sans lequel les \u00e9nergies renouvelables n\u2019ont pas de signification, ni celui des panneaux solaires ; nous r\u00e9apprenons \u00e0 grande peine l\u2019ing\u00e9nierie du nucl\u00e9aire.<\/p>\n<p>Il faut y insister : il n\u2019y a ici pas d\u2019effet structurel d\u00e9terminant dont nous serions des victimes irr\u00e9m\u00e9diables. Au-del\u00e0 de tous les facteurs identifiables, avant 2007 notre \u00e9conomie croissait au m\u00eame rythme que l\u2019\u00e9conomie am\u00e9ricaine, avec l\u2019avertissement des hoquets de 1979 et de 1993. Puis elle s\u2019est arr\u00eat\u00e9e, du fait de nos choix collectifs de vitrifier la situation existante, l\u2019Allemagne ayant naturellement beaucoup pes\u00e9 dans cet arbitrage. Mais le monde ne vit pas fig\u00e9. Notre incapacit\u00e9 \u00e0 accepter de la dette alors que le Japon et les USA d\u00e9passent largement 100 % de dette publique, \u00e0 accepter un \u00e9chauffement de l\u2019\u00e9conomie au-del\u00e0 de 2 % d\u2019inflation, \u00e0 accepter des imp\u00f4ts communs pour limiter notre concurrence fiscale, nous a conduit \u00e0 une stagnation de long terme et une absence de renouvellement de nos secteurs \u00e9conomiques. Il y a quinze ans, <a href=\"https:\/\/www.sauvonsleurope.eu\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/Opuscule-qui-va-payer.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">nous avertissions dans notre campagne \u00ab Qui va payer ? \u00bb que nous \u00e9tions en train de sacrifier notre jeunesse, c\u2019est \u00e0 dire notre futur<\/a>. Nous y sommes.<\/p>\n<p>Le troisi\u00e8me pilier de la faiblesse est \u00e9videmment militaire puisque c\u2019est le ressort cach\u00e9 du chantage Trumpien. Nous achetons d\u2019ailleurs de bien pauvres garanties, qui ne durent que ce que durent les roses ou les humeurs de Trump. Le fait est que si l\u2019Europe est le premier soutien financier de l\u2019Ukraine, elle n\u2019est pas en mesure de lui fournir une aide militaire suffisante pour tenir face \u00e0 la Russie. Faut-il ici faire remonter le crime \u00e0 1954 et l\u2019\u00e9chec de la CED ? Soyons plus r\u00e9alistes et visons 2014 et l\u2019invasion de la Crim\u00e9e, quand la menace russe a de nouveau cess\u00e9 d\u2019\u00eatre n\u00e9gligeable. Nous aurions du comprendre que les dividendes de la paix prenaient fin et pourtant nous avons continu\u00e9 \u00e0 sous-traiter notre d\u00e9fense \u00e0 un tiers, ce qui est la raison principale de notre faiblesse diplomatique imm\u00e9diate.<\/p>\n<p>Ces trois piliers ne viennent pas de nulle part. Ils sont la traduction concr\u00e8te de l\u2019espoir europ\u00e9en d\u2019un paix universelle et \u00e9ternelle comme horizon final de l\u2019histoire. N\u2019entrons pas ici dans une simple accusation de na\u00efvet\u00e9 : cette paix n\u2019\u00e9tait pas attendue passivement mais a \u00e9t\u00e9 le projet politique commun des Europ\u00e9ens. Le multilat\u00e9ralisme, qui a \u00e9t\u00e9 son support concret apr\u00e8s l\u2019effondrement de l\u2019URSS, est d\u2019abord leur \u0153uvre et ils ont amen\u00e9 les autres puissances \u00e0 cette table. De la m\u00eame mani\u00e8re, la d\u00e9pendance qu\u2019a cultiv\u00e9 en particulier l\u2019Allemagne, d\u2019une part en mati\u00e8re \u00e9nerg\u00e9tique vis \u00e0 vis de la Russie et d\u2019autre part de d\u00e9fense vis \u00e0 vis des Etats-Unis repose, outre son confort, sur la construction d\u2019une interd\u00e9pendance qui devait arrimer les pays participants \u00e0 la paix. Ils pouvaient esp\u00e9rer s\u2019appuyer sur l\u2019exemple pr\u00e9curseur de l\u2019Ostpolitik qui a pr\u00e9figur\u00e9 les conditions de transition \u00e0 l\u2019Est. Et de fait cela a sembl\u00e9 marcher avec la Russie des ann\u00e9es 90, comme avec la Chine qui s\u2019ouvrait alors.<\/p>\n<p>Ce projet politique a \u00e9chou\u00e9. La classe politique russe, <a href=\"https:\/\/www.sauvonsleurope.eu\/poutine-a-detruit-la-russie\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">apr\u00e8s avoir fini le pillage de son pays<\/a>, est revenue \u00e0 son projet imp\u00e9rial pour piller plus avant. La Chine au fa\u00eete de sa croissance d\u00e9mographique craint son vieillissement et se raidit pour saisir sa fen\u00eatre temporelle de pouvoir \u00e9conomique et g\u00e9opolitique. Les Etats-Unis s\u2019\u00e9loignent de la d\u00e9mocratie et ne veulent plus \u00eatre le soutien d\u2019un ordre mondial qui les contraint. Ils s\u2019essayent d\u00e9sormais \u00e9galement \u00e0 la loi du plus forts, et d\u2019abord envers leurs alli\u00e9s qui d\u00e9pendent d\u2019eux. Les accords commerciaux de Trump n\u2019en sont en r\u00e9alit\u00e9 pas, il s\u2019agit de simples hausses douani\u00e8res unilat\u00e9rales <a href=\"https:\/\/institutdelors.eu\/publications\/apres-turnberry\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ill\u00e9gales en droit international<\/a> (et sans doute am\u00e9ricain) mais accept\u00e9es par leurs cibles pour des raisons g\u00e9opolitiques. Rappelons que ici que Trump ne justifie m\u00eame pas par des raisons \u00e9conomiques le taux de 50 % de droits de douanes impos\u00e9 au Br\u00e9sil, mais par les poursuites judiciaires auxquelles fait face Bolsonaro pour son coup d\u2019\u00c9tat manqu\u00e9 ; il s\u2019agit purement d\u2019une pression \u00e9conomique sur la d\u00e9mocratie locale.<\/p>\n<p>L\u2019Europe ne d\u00e9fendra d\u00e9sormais son mod\u00e8le d\u00e9mocratique, social et \u00e9cologique que si elle se dote des instruments de sa puissance. L\u2019ind\u00e9pendance ne peut passer que par une diversification des sources d\u2019approvisionnement et une ma\u00eetrise des deux secteurs essentiels que sont l\u2019\u00e9nergie et les armes. Ceci suppose <a href=\"https:\/\/www.sauvonsleurope.eu\/larmee-europeenne-cest-faisable-maintenant\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">le d\u00e9veloppement de capacit\u00e9s industrielles sp\u00e9cifiques \u00e0 long terme, mais \u00e9galement la cr\u00e9ation de structures de commandement communes<\/a>. L\u2019Europe doit donc inventer une capacit\u00e9 \u00e0 investir, dans le secteur militaire d\u2019abord mais \u00e9galement <a href=\"https:\/\/www.sauvonsleurope.eu\/le-logiciel-libre-un-enjeu-de-securite-europeenne\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">dans les nouvelles technologies<\/a> et l\u2019\u00e9nergie. En clair, elle doit avoir une capacit\u00e9 fiscale pour taxer des flux qui sont mobiles \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des pays, mais gu\u00e8re des continents et ceci ne sera possible qu\u2019avec un gouvernement europ\u00e9en d\u00e9mocratique et reconnu par ses citoyens.<\/p>\n<p>L\u2019Europe est une longue succession de bricolages, dont la nature a longtemps interrog\u00e9 les experts. Elle n\u2019est en fait qu\u2019un projet en chantier. En 1990, Mitterrand obtint de Kohl la construction d\u2019une monnaie unique et la fixation des fronti\u00e8res \u00e0 l\u2019Est en contrepartie de la r\u00e9unification allemande. Ce n\u2019est qu\u2019en 2012, avec le whatever it takes de Draghi \u00e0 la BCE que l\u2019Euro a fait la preuve de ses capacit\u00e9s r\u00e9elles.<\/p>\n<p>Il est temps de construire le corps de logis du b\u00e2timent, et de faire de la Commission un gouvernement d\u00e9mocratique.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Les Etats-Unis et l\u2019Europe viennent de signer un trait\u00e9 in\u00e9gal \u00e0 Turnbull, en Ecosse, sur un terrain de&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":294748,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1586],"tags":[43482,11,75,6609,1777,674,1011,27,12,25,43483,2544,308],"class_list":{"0":"post-294747","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-europe","8":"tag-accord-douanier","9":"tag-actualites","10":"tag-donald-trump","11":"tag-ecosse","12":"tag-eu","13":"tag-europe","14":"tag-fr","15":"tag-france","16":"tag-news","17":"tag-republique-francaise","18":"tag-turnbull","19":"tag-ursula-von-der-leyen","20":"tag-usa"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114967975255429635","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/294747","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=294747"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/294747\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/294748"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=294747"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=294747"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=294747"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}