{"id":295752,"date":"2025-08-04T12:46:26","date_gmt":"2025-08-04T12:46:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/295752\/"},"modified":"2025-08-04T12:46:26","modified_gmt":"2025-08-04T12:46:26","slug":"une-selection-de-livres-photo-par-chose-commune-blind-magazine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/295752\/","title":{"rendered":"Une s\u00e9lection de livres photo par Chose Commune \u2014 Blind Magazine"},"content":{"rendered":"<p>Depuis ses d\u00e9buts, la maison d\u2019\u00e9dition marseillaise Chose Commune s\u2019est impos\u00e9e comme un laboratoire sensible de la photographie d\u2019auteur. \u00c0 travers cinq nouveaux ouvrages r\u00e9cemment publi\u00e9s, elle confirme son engagement pour des \u00e9critures visuelles singuli\u00e8res, souvent travers\u00e9es par l\u2019intime, la m\u00e9moire, le territoire ou la l\u2019introspection. Ces livres, chacun \u00e0 leur mani\u00e8re, cartographient des r\u00e9alit\u00e9s int\u00e9rieures aussi politiques que personnelles. Blind magazine vous propose une s\u00e9lection de cinq ouvrages photographiques.<\/p>\n<p><strong><strong>Plates I\u2013XXXI de Lia Darjes<\/strong><\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/liadarjes-platesvii-min-1024x819.jpg\"><\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"819\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/liadarjes-platesvii-min-1024x819.jpg\" alt=\"\u00a9 Lia Darjes\"  \/><\/p>\n<p><\/a>\u00a9 Lia Darjes<\/p>\n<p>Avec Plates I\u2013XXXI, Lia Darjes nous invite \u00e0 un jeu de cache-cache sensoriel o\u00f9 les convives sont des limaces, m\u00e9sanges, \u00e9cureuils, fourmis et autres cr\u00e9atures furtives. Ce livre est un th\u00e9\u00e2tre miniature dress\u00e9 au creux des jardins, l\u00e0 o\u00f9 l\u2019artiste d\u00e9pose les restes d\u2019un repas et laisse le soin \u00e0 son appareil photo de guetter l\u2019impr\u00e9vu. \u00c0 la crois\u00e9e du documentaire et de l\u2019installation, cette s\u00e9rie \u00e9voque subtilement les natures mortes des ma\u00eetres hollandais \u2014 ceux que Darjes admire \u2014, tout en les actualisant dans une temporalit\u00e9 contemporaine : celle de la patience, du hasard ma\u00eetris\u00e9, de l\u2019attention port\u00e9e aux petits \u00eatres et \u00e0 leur monde. Ce ne sont pas des sc\u00e8nes construites, mais des mises en sc\u00e8ne abandonn\u00e9es, livr\u00e9es \u00e0 la spontan\u00e9it\u00e9 du vivant. L\u2019appareil, d\u00e9clench\u00e9 par le mouvement, capte alors un monde que l\u2019on croyait anodin et qui se r\u00e9v\u00e8le soudain charg\u00e9 de po\u00e9sie. Compos\u00e9 de 31 photographies aux couleurs vives, l\u2019ouvrage est une m\u00e9ditation silencieuse sur la petite vie qui nous entoure. Il y a l\u00e0 une attention rare \u00e0 l\u2019ordinaire, un respect pour ces pr\u00e9sences que notre regard oublie trop souvent. Darjes, qui enseigne aujourd\u2019hui la photographie \u00e0 l\u2019Ostkreuzschule f\u00fcr Fotografie de Berlin, poursuit ici une \u0153uvre sensible entam\u00e9e avec Tempora Morte, son projet sur les \u00e9tals de Kaliningrad. Avec Plates I\u2013XXXI, elle creuse plus loin encore cette veine d\u2019un documentaire po\u00e9tique, o\u00f9 la nature morte devient le lieu d\u2019une r\u00e9v\u00e9lation discr\u00e8te.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/liadarjes-platesxxii-min-1024x819.jpg\"><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"819\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/liadarjes-platesxxii-min-1024x819.jpg\" alt=\"\u00a9 Lia Darjes\"  \/><\/p>\n<p><\/a>\u00a9 Lia Darjes<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/liadarjes-platesxxx-min-1024x819.jpg\"><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"819\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/liadarjes-platesxxx-min-1024x819.jpg\" alt=\"\u00a9 Lia Darjes\"  \/><\/p>\n<p><\/a>\u00a9 Lia Darjes<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/chosecommune.com\/fr\/produit\/plates-i-xxxi\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><a href=\"https:\/\/chosecommune.com\/fr\/produit\/plates-i-xxxi\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Acheter le livre<\/a><\/p>\n<p><strong><strong>Between the skin and sea de Katrin Koenning<\/strong><\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/029-katrin-koenning-768x1024.png\"><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/029-katrin-koenning-768x1024.png\" alt=\"\u00a9 Katrin Koenning\"  \/><\/p>\n<p><\/a>\u00a9 Katrin Koenning<\/p>\n<p>Dans cette premi\u00e8re monographie poignante de l\u2019artiste germano-australienne Katrin Koenning, la photographie devient m\u00e9moire vive. Ce livre n\u00e9 entre 2020 et 2023 traverse trois ann\u00e9es de bouleversements plan\u00e9taires et personnels \u2014 feux de for\u00eats, deuil, pand\u00e9mie \u2014 et s\u2019installe dans un espace restreint, presque immobile : r\u00e9alis\u00e9es au plus pr\u00e8s de la sph\u00e8re personnelle de l\u2019artiste, ces photographies donnent \u00e0 voir des fragments de relations, d\u2019interactions subtiles et de connexions profond\u00e9ment humaines. C\u2019est dans cet hyper-local assum\u00e9 que Koenning puise la force d\u2019un r\u00e9cit visuel d\u2019une intensit\u00e9 rare. Le territoire qu\u2019elle arpente est aussi celui du lien \u2014 aux proches, aux absents, aux \u00e9l\u00e9ments \u2014 et de la tentative toujours renouvel\u00e9e d\u2019habiter le pr\u00e9sent. Les images, empreintes d\u2019ombre et de lumi\u00e8re, de silences, capturent une densit\u00e9 nostalgique. Fragments de visages, objets, paysages, branches nues, corps aim\u00e9s. L\u2019ouvrage trace les contours d\u2019un refuge fragile, d\u2019un archipel d\u2019intimit\u00e9s partag\u00e9es. Koenning y invoque des photographies qui tracent des \u00ab r\u00e9seaux d\u2019amour, de chagrin, de parent\u00e9, de refuge et de r\u00e9paration \u00bb \u2014 autant de fils invisibles qui tissent un monde en reconstruction.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/120-katrin-koenning-768x1024.png\"><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/120-katrin-koenning-768x1024.png\" alt=\"\u00a9 Katrin Koenning\"  \/><\/p>\n<p><\/a>\u00a9 Katrin Koenning<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/112-katrin-koenning-768x1024.png\"><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/112-katrin-koenning-768x1024.png\" alt=\"\u00a9 Katrin Koenning\"  \/><\/p>\n<p><\/a>\u00a9 Katrin Koenning<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/chosecommune.com\/fr\/produit\/between-the-skin-and-sea\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><a href=\"https:\/\/chosecommune.com\/fr\/produit\/between-the-skin-and-sea\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Acheter le livre<\/a><\/p>\n<p><strong><strong>Popihuise de Vuyo Mabheka<\/strong><\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/skorokoro-vuyo-mabheka-chose-commune-1024x683.jpg\"><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/skorokoro-vuyo-mabheka-chose-commune-1024x683.jpg\" alt=\"\u00a9 Vuyo Mabheka\"  \/><\/p>\n<p><\/a>\u00a9 Vuyo Mabheka<\/p>\n<p>Avec Popihuise, premier livre de Vuyo Mabheka, Chose Commune poursuit son travail d\u2019\u00e9dition d\u2019une photographie intime et politique. L\u2019ouvrage, dont le titre reprend le mot afrikaans pophuis \u2013 litt\u00e9ralement \u00ab maison de poup\u00e9e \u00bb \u2013 se d\u00e9ploie comme la r\u00e9\u00e9criture d\u2019une m\u00e9moire en ruine et en reconstruction. Un lieu o\u00f9 les souvenirs d\u2019enfance, r\u00e9els ou r\u00eav\u00e9s, s\u2019entrechoquent dans un chaos po\u00e9tique. N\u00e9 en 1999 \u00e0 Libode, dans le Cap-Oriental sud-africain, Mabheka ancre son travail dans les strates multiples de son histoire personnelle, marqu\u00e9e par l\u2019absence, la violence, mais aussi par l\u2019imaginaire et la r\u00e9silience. Popihuise est une tentative de r\u00e9paration par l\u2019image, une r\u00e9\u00e9criture fragment\u00e9e d\u2019une m\u00e9moire bless\u00e9e de l\u2019artiste. Y sont assembl\u00e9s des photographies d\u2019archives, collages bricol\u00e9s, dessins, mises en sc\u00e8ne et portraits. Il convoque les figures et les pr\u00e9sences fantomatiques de sa vie \u2013 un p\u00e8re absent, des amis imaginaires, des silhouettes sans visages \u2013 qui peuplent les interstices de sa biographie. L\u2019esth\u00e9tique du journal intime de l\u2019enfance et de la na\u00efvet\u00e9 flirte avec la brutalit\u00e9 du r\u00e9el. Des pneus en feu croisent des jouets abandonn\u00e9s et des arbres en fleurs ; des murs tagu\u00e9s deviennent toiles d\u2019expression ; des visages, en partie effac\u00e9s ou masqu\u00e9s, interpellent notre regard. Son \u0153uvre porte en elle les stigmates d\u2019un h\u00e9ritage colonial autant qu\u2019un souffle de r\u00e9invention. \u00ab Popihuise est mon histoire. \u00bb, affirme-t-il dans le texte qui accompagne ses images \u2013 un fragment de confession. Popihuise est une tentative de se r\u00e9concilier avec l\u2019enfant que l\u2019on a \u00e9t\u00e9, ou que l\u2019on aurait voulu \u00eatre. Et \u00e0 travers elle, avec tout un pan occult\u00e9 de l\u2019histoire sud-africaine.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/igumbi-lam-vuyo-mabheka-chose-commune-1024x683.jpg\"><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/igumbi-lam-vuyo-mabheka-chose-commune-1024x683.jpg\" alt=\"\u00a9 Vuyo Mabheka\"  \/><\/p>\n<p><\/a>\u00a9 Vuyo Mabheka<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/emabalabala-vuyo-mabheka-chose-commune-1024x683.jpg\"><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/emabalabala-vuyo-mabheka-chose-commune-1024x683.jpg\" alt=\"\u00a9 Vuyo Mabheka\"  \/><\/p>\n<p><\/a>\u00a9 Vuyo Mabheka<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/chosecommune.com\/fr\/produit\/popihuise\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><a href=\"https:\/\/chosecommune.com\/fr\/produit\/popihuise\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Acheter le livre<\/a><\/p>\n<p><strong>1960-1980 de<\/strong> <strong>Fusako Kodama<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.blind-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/kodama-fusako-shinjuku-tokyo-1970-fusako-kodama-chose-commune-scaled.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"684\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/kodama-fusako-shinjuku-tokyo-1970-fusako-kodama-chose-commune-1024x684.jpg\" alt=\"\u00a9 Kodama Fusako Shinjuku\"  \/><\/p>\n<p><\/a>\u00a9 Kodama Fusako Shinjuku<\/p>\n<p>Avec 1960-1980, Chose Commune exhume l\u2019\u0153uvre vibrante de Fusako Kodama, photographe japonaise injustement m\u00e9connue en Occident. Ce livre, premier \u00e0 lui \u00eatre consacr\u00e9 hors du Japon, capture l\u2019essence d\u2019un pays en pleine m\u00e9tamorphose, o\u00f9 le chaos urbain \u00e9pouse la po\u00e9sie du quotidien. N\u00e9e en 1945, form\u00e9e par les ma\u00eetres Seiiji Otsuji et Yasuhiro Ishimoto \u00e0 l\u2019\u00e9cole Kuwasawa (h\u00e9riti\u00e8re du Bauhaus), Kodama d\u00e9veloppe un style imm\u00e9diatement reconnaissable : des cadres instinctifs, des perspectives d\u00e9cal\u00e9es, des corps saisis dans leur \u00e9lan. Ses images, prises sur le vif entre Tokyo, Osaka et les campagnes, r\u00e9v\u00e8lent un Japon tiraill\u00e9 entre tradition et fr\u00e9n\u00e9sie moderniste. Un homme en costume traverse Shinjuku, flou comme un fant\u00f4me press\u00e9 ; des enfants jouent dans les ruelles, leurs ombres s\u2019\u00e9tirant sur le b\u00e9ton. Le livre, con\u00e7u avec une attention quasi chor\u00e9graphique, fait \u00e9cho aux tirages argentiques typiques des pellicules des ann\u00e9es 1970 et restitue le rythme de ses errances urbaines. En d\u00e9ployant une grille subtile entre agitation et l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, Kodama capte l\u2019humeur changeante d\u2019un Japon o\u00f9 l\u2019urbanisme fr\u00e9n\u00e9tique et la m\u00e9moire collective se confrontent et cohabitent. 1960\u20111980 n\u2019est pas seulement un retour inattendu sur une d\u00e9cennie charni\u00e8re\u202f: c\u2019est la red\u00e9couverte d\u2019une photographe sensible et lucide, d\u2019une fl\u00e2neuse qui danse avec le monde.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.blind-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/kodama-fusako-roppongi-tokyo-1972-fusako-kodama-chose-commune-scaled.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"662\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/kodama-fusako-roppongi-tokyo-1972-fusako-kodama-chose-commune-1024x662.jpg\" alt=\"\u00a9 Kodama Fusako Shinjuku\"  \/><\/p>\n<p><\/a>\u00a9 Kodama Fusako Shinjuku<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.blind-magazine.com\/wp-content\/uploads\/2025\/06\/kodama-fusako-senzoku-toko-1974-fusako-kodama-chose-commune-1-scaled.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"678\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/kodama-fusako-senzoku-toko-1974-fusako-kodama-chose-commune-1-1024x678.jpg\" alt=\"\u00a9 Kodama Fusako Shinjuku\"  \/><\/p>\n<p><\/a>\u00a9 Kodama Fusako Shinjuku<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/chosecommune.com\/book\/1960-80\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><a href=\"https:\/\/chosecommune.com\/book\/1960-80\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Acheter le livre<\/a><\/p>\n<p><strong><strong>Screenshots from a series of videos about a rice field and its surroundings de Cintia Tortosa Santisteban<\/strong><\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/4-cintia-tortosa-santisteban-chose-commune-1024x682.jpg\"><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"682\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/4-cintia-tortosa-santisteban-chose-commune-1024x682.jpg\" alt=\"\u00a9 Cintia Tortosa Santisteban\"  \/><\/p>\n<p><\/a>\u00a9 Cintia Tortosa Santisteban<\/p>\n<p>Avec Screenshots from a series of videos about a rice field and its surroundings, Cintia Tortosa Santisteban signe un livre-observatoire d\u2019une rare d\u00e9licatesse. Ce premier ouvrage, n\u00e9 d\u2019une pratique quotidienne aussi modeste que rigoureuse, \u00e9l\u00e8ve le banal au rang d\u2019intrigue silencieuse.\u00a0 Depuis le 5e \u00e9tage de son appartement de Kanagawa au Japon, l\u2019artiste espagnole filme chaque matin, avec la r\u00e9gularit\u00e9 d\u2019un moine bouddhiste, le m\u00eame champ de riz. \u00ab Cintia Tortosa Santisteban contemple ce quotidien comme un feuilleton, fait d\u2019instants \u00e9ph\u00e9m\u00e8res et toujours singuliers, qui r\u00e9v\u00e8lent les d\u00e9tails cach\u00e9s des jours qui se suivent sans jamais se ressembler. \u00bb Trois ans d\u2019archives vid\u00e9o, mille s\u00e9quences condens\u00e9es en cent images fixes qui racontent la m\u00e9tamorphose permanente du r\u00e9el. Sous son objectif, une flaque devient miroir du ciel, l\u2019ombre d\u2019un passant se mue en trace \u00e9ph\u00e9m\u00e8re, les gerbes de riz changent au fur et \u00e0 mesure des saisons.\u00a0 Sans formation acad\u00e9mique en photographie, Tortosa Santisteban puise son langage visuel dans la litt\u00e9rature et dans cette sensibilit\u00e9 \u00e0 la m\u00e9lancolie des choses passag\u00e8res. Ses captures d\u2019\u00e9cran, souvent floues ou granuleuses, assumant leur qualit\u00e9 de \u00ab d\u00e9chets num\u00e9riques \u00bb, transforment les d\u00e9fauts techniques en vertus po\u00e9tiques.\u00a0 Ce livre est un exercice d\u2019attention au monde. La vieille femme au parapluie, les enfants, les paysans, les pecheurs, les v\u00e9los, les m\u00e8res avec leurs b\u00e9b\u00e9s \u2013 composent une com\u00e9die humaine miniature sous nos yeux.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/3-cintia-tortosa-santisteban-chose-commune-1024x682.jpg\"><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"682\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/3-cintia-tortosa-santisteban-chose-commune-1024x682.jpg\" alt=\"\u00a9 Cintia Tortosa Santisteban\"  \/><\/p>\n<p><\/a>\u00a9 Cintia Tortosa Santisteban<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/6-cintia-tortosa-santisteban-chose-commune-1024x682.jpg\"><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"682\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/6-cintia-tortosa-santisteban-chose-commune-1024x682.jpg\" alt=\"\u00a9 Cintia Tortosa Santisteban\"  \/><\/p>\n<p><\/a>\u00a9 Cintia Tortosa Santisteban<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/chosecommune.com\/book\/screenshots-of-a-rice-field-and-its-surroundings\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><a href=\"https:\/\/chosecommune.com\/book\/screenshots-of-a-rice-field-and-its-surroundings\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Acheter le livre<\/a><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/chosecommune.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong\/><\/a><strong><a href=\"https:\/\/chosecommune.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>Plus d\u2019informations sur Choses Communes.<\/strong><\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Depuis ses d\u00e9buts, la maison d\u2019\u00e9dition marseillaise Chose Commune s\u2019est impos\u00e9e comme un laboratoire sensible de la photographie&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":295753,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1357],"tags":[1379,58,59,1011,27,1380,18932],"class_list":{"0":"post-295752","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-livres","8":"tag-books","9":"tag-divertissement","10":"tag-entertainment","11":"tag-fr","12":"tag-france","13":"tag-livres","14":"tag-template-cover-simple"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114970571009965021","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/295752","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=295752"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/295752\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/295753"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=295752"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=295752"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=295752"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}