{"id":297792,"date":"2025-08-05T09:59:13","date_gmt":"2025-08-05T09:59:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/297792\/"},"modified":"2025-08-05T09:59:13","modified_gmt":"2025-08-05T09:59:13","slug":"le-velo-permet-detre-au-contact-de-la-nature-une-bande-damis-salaries-a-monaco-va-parcourir-2-900-km-pour-rallier-istanbul","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/297792\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Le v\u00e9lo permet d\u2019\u00eatre au contact de la nature\u00a0\u00bb: une bande d\u2019amis salari\u00e9s \u00e0 Monaco va parcourir 2.900 km pour rallier Istanbul"},"content":{"rendered":"<p>C\u2019est l\u2019histoire d\u2019une bande de copains, salari\u00e9s \u00e0 Monaco, qui souhaite partir \u00e0 l\u2019aventure ensemble, aux portes de l\u2019Asie. Non pas que ce soit la premi\u00e8re fois. Harley Glegg, Bastien Duvalet et Rapha\u00ebl Boissy ont d\u00e9j\u00e0 quelques exp\u00e9ditions \u00e0 leur actif. \u00ab\u00a0Rapha\u00ebl et moi, on s\u2019est rencontr\u00e9s en 2016 dans le monde professionnel et on avait les m\u00eames centres d\u2019int\u00e9r\u00eat\u00a0\u00bb, retrace Bastien. Pass\u00e9 par le football et la course \u00e0 pied, ce chef d\u2019entreprise \u00e0 son compte s\u2019est laiss\u00e9 tenter par l\u2019ultra, un format longue distance o\u00f9 le corps est mis \u00e0 rude \u00e9preuve. \u00ab\u00a0Rapha\u00ebl faisait un peu de v\u00e9lo, et moi aussi par le biais de mon fils. On est entr\u00e9s dans un club et Harley nous a rejoints. La mayonnaise a pris.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Rapha\u00ebl, le doyen de la bande, baroudeur dans l\u2019\u00e2me et \u00ab\u00a0touche-\u00e0-tout\u00a0\u00bb, avait d\u00e9j\u00e0 particip\u00e9 en 2020 \u00e0 AURA, une course v\u00e9lo du championnat BikingMan de 1.000km en Auvergne Rh\u00f4ne-Alpes. \u00ab\u00a0Il est revenu en nous disant qu\u2019il fallait le faire. Du coup, on a fait l\u2019\u00e9quivalent en 2022 au Portugal, toujours sur 1.000km.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0On est un peu maso quand m\u00eame\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est alors le d\u00e9but d\u2019une (longue) s\u00e9rie d\u2019aventures sur plusieurs continents. Et ce, malgr\u00e9 les douleurs subies par les organismes.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Quand on a termin\u00e9 cette course au Portugal, Harley avait les doigts crochus. Moi, j\u2019ai perdu les pinces des deux mains. Pour autant, au bout de trois ou six mois \u2013 ce n\u2019est pas qu\u2019on oublie, parce que le corps vous le rappelle quand m\u00eame \u2013 mais on se dit \u2018\u2018allez, on y retourne\u2019\u2019. On est un peu maso quand m\u00eame, parce qu\u2019on est dans la douleur mais on resigne.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ta\u00efwan, le Sri Lanka, les Alpes-Maritimes, le Maroc, la Corse&#8230; Le trio a aval\u00e9 des milliers de kilom\u00e8tres sur les diff\u00e9rentes \u00e9tapes du championnat du monde d\u2019ultracyclisme. \u00ab\u00a0Ce sont des courses sans assistance, poursuit Bastien. On nous donne un tracker qui permet d\u2019avoir notre trace sur nos GPS, et on a pour mission de la suivre et d\u2019arriver le plus t\u00f4t possible en 120 heures maximum.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le v\u00e9lo permet d\u2019\u00eatre au contact de la nature\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>              <img ci-src=\"https:\/\/www.monacomatin.mc\/belle-histoire\/protec\/DATA_ART_16023190-ab5SnLDv.jpg?vh=782056&amp;ci_seal=8455b976d0\" alt=\"\"\/><br \/>\n         <strong>Photo DR.<\/strong> <\/p>\n<p>Entre-temps, il n\u2019est pas impossible de faire une micro-sieste sur le banc d\u2019un abri de bus, de croiser un serpent dans ses phares en pleine nuit&#8230; bref, des p\u00e9rip\u00e9ties o\u00f9 le mot \u00ab\u00a0aventure\u00a0\u00bb prend tout son sens.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ce qu\u2019on aime par-dessus tout, c\u2019est d\u00e9couvrir la nature, explique l\u2019homme de 47 ans. On ne voyage pas dans les villes. \u00c0 chaque fois, on cherche toujours un c\u00f4t\u00e9 exotique. La course au Sri Lanka, c\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re fois que j\u2019allais en Asie. On d\u00e9couvre autre chose, c\u2019est tr\u00e8s enrichissant culturellement. On voit des paysages auxquels on n\u2019est pas habitu\u00e9. On a des conditions m\u00e9t\u00e9o qui sont extr\u00eames, un taux d\u2019humidit\u00e9 \u00e9norme. C\u2019est un d\u00e9paysement total. En plus, on est dans un cadre naturel qui est extraordinaire.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le v\u00e9lo, en plus d\u2019\u00eatre \u00e0 la bonne vitesse, permet d\u2019\u00eatre au contact de la nature puisqu\u2019on n\u2019est pas derri\u00e8re une carrosserie, estime Rapha\u00ebl. On peut aller dans des endroits qui sont inaccessibles en voiture. Et puis cela ouvre le dialogue avec des gens qui prennent du temps pour discuter et nous aider. Au Sri Lanka, j\u2019ai perdu mon casque et j\u2019ai d\u00fb en racheter un. Les gens ont fait un maximum d\u2019efforts pour me venir en aide. On m\u2019a emmen\u00e9 \u00e0 quelques dizaines de kilom\u00e8tres pour que je puisse en racheter un. J\u2019ai fini la course avec un casque de moto. [rires]\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Istanbul, le d\u00e9but d\u2019une nouvelle \u00e8re?<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, la bande d\u2019amis s\u2019appr\u00eate \u00e0 se lancer dans un tout autre d\u00e9fi. Cette fois, en autonomie. Rallier le Bosphore entre eux, sans aide ext\u00e9rieure. <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0On sentait qu\u2019on avait fait le tour de ce que pouvaient nous apporter des courses encadr\u00e9es par une organisation, explique Rapha\u00ebl. Ces formats nous ont permis de grandir, d\u2019acqu\u00e9rir de l\u2019exp\u00e9rience et de voir pr\u00e9cis\u00e9ment ce qui nous faisait vibrer. L\u00e0, on se sent capable de prendre une libert\u00e9 beaucoup plus importante.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Pourquoi Istanbul? \u00ab\u00a0On s\u2019\u00e9tait fix\u00e9 autour de 3.000km. L\u00e0, on sera \u00e0 la fronti\u00e8re entre deux continents et je trouve l\u2019id\u00e9e magique.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p> Pour le moment, les trois cyclistes ont un point de d\u00e9part et d\u2019arriv\u00e9e avec un trac\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 l\u2019aide d\u2019outils num\u00e9riques plus ou moins pr\u00e9cis.<\/p>\n<p>Au programme, pr\u00e8s de 2.900 kilom\u00e8tres et un p\u00e9riple de 14 jours \u00e0 travers une dizaine de pays. <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il n\u2019y a aucun stress, on a h\u00e2te de partir, tr\u00e9pigne Rapha\u00ebl. On sait qu\u2019on trouvera une solution \u00e0 chacun de nos probl\u00e8mes. C\u2019est l\u2019aventure. Il est possible qu\u2019on fasse 3km d\u2019autoroute et il est aussi possible qu\u2019on se tape une montagne avec les v\u00e9los sur l\u2019\u00e9paule. On sait qu\u2019on aura la force de s\u2019adapter.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0On ne va pas se stresser si on n\u2019a pas trouv\u00e9 d\u2019h\u00e9bergement \u00e0 22h\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>S\u2019adapter, il faudra le faire aussi pour se restaurer. \u00ab\u00a0On mangera ce qu\u2019on trouvera, ce n\u2019est pas un probl\u00e8me, assure Bastien. Il faudra faire avec ce qu\u2019on a autour de nous et on a des gels au cas o\u00f9.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p>Idem pour trouver un abri chaque soir. \u00ab\u00a0On aura deux solutions: soit on trouve, soit on ne trouve pas. S\u2019il n\u2019y a pas, on roule. On ne va pas se stresser si on n\u2019a pas trouv\u00e9 d\u2019h\u00e9bergement \u00e0 22h. On ne va pas se stresser non plus si \u00e0 2h du matin on a un coup de mou et qu\u2019on est oblig\u00e9 de se poser contre un abri de bus, une fontaine ou un sanitaire public. On l\u2019a d\u00e9j\u00e0 fait, on sait que c\u2019est possible. On va le prendre comme \u00e7a vient, en positivant.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ce vendredi, un moment de convivialit\u00e9 est pr\u00e9vu d\u00e8s 8h30 au Club bouliste du Rocher avant le d\u00e9part pr\u00e9vu \u00e0 9h30 devant le minist\u00e8re d\u2019\u00e9tat.<\/p>\n<p>* Pour les amateurs de v\u00e9lo, il est possible de venir les soutenir au d\u00e9part \u2013 ils marqueront un arr\u00eat sur la place du Palais \u2013 et de les accompagner au moins jusqu\u2019au Larvotto.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"C\u2019est l\u2019histoire d\u2019une bande de copains, salari\u00e9s \u00e0 Monaco, qui souhaite partir \u00e0 l\u2019aventure ensemble, aux portes de&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":297793,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1411],"tags":[11130,1154,207,1011,27,60],"class_list":{"0":"post-297792","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-cyclisme","8":"tag-belle-histoire","9":"tag-cycling","10":"tag-cyclisme","11":"tag-fr","12":"tag-france","13":"tag-sports"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114975576120623225","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/297792","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=297792"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/297792\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/297793"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=297792"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=297792"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=297792"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}