{"id":299302,"date":"2025-08-06T01:23:19","date_gmt":"2025-08-06T01:23:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/299302\/"},"modified":"2025-08-06T01:23:19","modified_gmt":"2025-08-06T01:23:19","slug":"un-reve-de-livres-en-martinique-menace-par-la-realite-budgetaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/299302\/","title":{"rendered":"Un r\u00eave de livres en Martinique, menac\u00e9 par la r\u00e9alit\u00e9 budg\u00e9taire"},"content":{"rendered":"<p>\u00ab Ce qui ne cesse de m\u2019\u00e9tonner, c\u2019est qu&rsquo;en p\u00e9riode de r\u00e9cession \u00e9conomique, les coupes dans la culture sont syst\u00e9matiques &#8211; en m\u00e9tropole comme dans les territoires ultramarins, alors qu&rsquo;elle repr\u00e9sente la deuxi\u00e8me \u00e9conomie du pays, si l\u2019on prend en compte tous ceux qui en vivent directement ou indirectement \u00bb, constate l&rsquo;autrice actrice et chanteuse Viktor Lazlo, fondatrice du festival martiniquais.<\/p>\n<p>Des soutiens en fort recul<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, qui s&rsquo;appr\u00eate \u00e0 tenir sa quatri\u00e8me \u00e9dition, du 17 au 23 novembre prochain, a rapidement \u00e9t\u00e9 soutenu par La Direction des affaires culturelles (DAC) de Martinique, les communaut\u00e9s de communes, ou encore la Collectivit\u00e9 territoriale de Martinique (CTM). Si elle tient \u00e0 saluer la DAC qui, malgr\u00e9 la conjoncture \u00e9conomique, a d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;augmenter son soutien au festival litt\u00e9raire, \u00ab force est de constater que d\u2019autres collectivit\u00e9s, elles, se sont d\u00e9sengag\u00e9es \u00bb, d\u00e9plore sa cr\u00e9atrice.<\/p>\n<p>\u00c0 titre d\u2019exemple, le minist\u00e8re des Outre-Mer a r\u00e9duit son soutien de 75 % : \u00ab Une d\u00e9cision que l\u2019on peut comprendre, dans la mesure o\u00f9 il est aujourd\u2019hui fortement mobilis\u00e9 pour r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019urgence sociale &#8211; notamment pour pr\u00e9venir de nouvelles tensions li\u00e9es \u00e0 la vie ch\u00e8re \u00bb, observe-t-elle.<\/p>\n<p>En Martinique, le co\u00fbt de la vie est en moyenne 40 % plus \u00e9lev\u00e9 qu\u2019en m\u00e9tropole, et les produits de consommation courante co\u00fbtent jusqu\u2019\u00e0 44 % de plus. Pourtant, les Martiniquais gagnent en moyenne 14 % de moins que les habitants de l\u2019Hexagone. Cette chert\u00e9 s&rsquo;explique en grande partie par le fait que 75 % des produits sont import\u00e9s, souvent par avion ou conteneur r\u00e9frig\u00e9r\u00e9, ce qui majore les co\u00fbts. \u00c0 cela s\u2019ajoute l\u2019octroi de mer, une taxe locale qui peut repr\u00e9senter +20 % sur le prix du riz, par exemple. Le gouvernement pr\u00e9pare une loi pour encadrer les marges des distributeurs, mais la fiscalit\u00e9 reste le n\u0153ud du probl\u00e8me, <a href=\"https:\/\/www.rtl.fr\/actu\/economie-consommation\/martinique-pourquoi-la-vie-coute-t-elle-si-chere-7900509018\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">selon le journaliste Olivier Dauvers.<\/a><\/p>\n<p>La priorit\u00e9, pour Viktor Lazlo, devrait plut\u00f4t \u00eatre d\u2019investir dans tout ce qui peut permettre aux soci\u00e9t\u00e9s carib\u00e9ennes de d\u00e9velopper des \u00e9conomies durables, ancr\u00e9es localement : \u00ab Il est temps de sortir de cette d\u00e9pendance syst\u00e9matique aux \u00e9changes transatlantiques. On pourrait, entre autres, se tourner vers les autres \u00eeles des Antilles, qui produisent d\u00e9j\u00e0 beaucoup &#8211; et pourraient nourrir davantage leur propre population, dans une logique de souverainet\u00e9 \u00e9conomique et culturelle. \u00bb<\/p>\n<p>C\u00f4t\u00e9 partenaires priv\u00e9s potentiels, l\u2019autrice de Mon c\u0153ur bruyant constate une r\u00e9alit\u00e9 tenace : \u00ab G\u00e9n\u00e9ralement, la litt\u00e9rature les int\u00e9resse peu, et cette ann\u00e9e encore. On priorisera le sport par exemple, plus visible et plus rentable. \u00bb Le festival a par ailleurs perdu un partenaire important pour le transport a\u00e9rien, en la personne morale d&rsquo;Air France, qui se d\u00e9sengage, l\u00e0-encore, pour raisons budg\u00e9taires : \u00ab J\u2019ai contact\u00e9 les trois autres compagnies qui font la liaison, et j\u2019attends d\u00e9sormais leurs r\u00e9ponses \u00bb, partage Viktor Lazlo.<\/p>\n<p>Les auteurs r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s\u00a0<\/p>\n<p>Le Festival en Pays R\u00eav\u00e9 accueille 18 \u00e9crivains venus du monde entier et 6 journalistes litt\u00e9raires s\u00e9lectionn\u00e9s entre la Martinique et l\u2019Hexagone. Il faut les d\u00e9frayer et les h\u00e9berger, mais aussi assurer les frais de restauration des auteurs, et les r\u00e9tribuer : \u00ab Je veille \u00e0 r\u00e9mun\u00e9rer toutes les interventions des auteurs, conform\u00e9ment \u00e0 la charte du Centre National du Livre. Qu\u2019il s\u2019agisse de rencontres avec le public, d\u2019ateliers en milieu scolaire ou universitaire, ou de dialogues entre pairs, chaque contribution est pay\u00e9e. C\u2019est une question de principe : en tant qu\u2019auteur moi-m\u00eame, je me bats pour une reconnaissance juste du travail intellectuel et pour que chaque \u00e9crivain soit trait\u00e9 avec dignit\u00e9 \u00bb, explique la cr\u00e9atrice du festival.<\/p>\n<p>Parmi les auteurs attendus pour l\u2019\u00e9dition 2025 du Festival en Pays R\u00eav\u00e9, Nicole Cage, figure incontournable de la litt\u00e9rature carib\u00e9enne, Kamel Daoud, laur\u00e9at du prix Goncourt du premier roman, ou encore Olivier Guez, Nancy Huston, Lisette Lomb\u00e9, Olivier Norek, Rokhaya Diallo ou Dorcy Rugamba.<\/p>\n<p>Il faut par ailleurs payer les musiciens locaux qui participent aux rencontres, \u00e0 quoi s\u2019ajoutent la location de v\u00e9hicules pour les d\u00e9placements, en compl\u00e9ment de ceux pr\u00eat\u00e9s par le sponsor, la r\u00e9tribution \u00e9ventuelle des interpr\u00e8tes (espagnol-anglais), le remboursement des frais engag\u00e9s par les b\u00e9n\u00e9voles, l\u2019impression des supports de communication (kak\u00e9monos, flyers, programmes, catalogues, b\u00e2ches), la cr\u00e9ation graphique de ces diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments, ainsi que la production g\u00e9n\u00e9rale et la direction artistique de l\u2019\u00e9v\u00e9nement. En tout, un budget qui se rapproche des 200.000 euros.<\/p>\n<p>La part collective du Pass Culture constitue \u00e9galement un outil pr\u00e9cieux dans l&rsquo;organisation de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement : une part importante des interventions en milieu scolaire est prise en charge par ce dispositif, ce qui permet de couvrir une partie de la r\u00e9mun\u00e9ration des auteurs. Rappelons qu\u2019en 2024, l\u2019enveloppe budg\u00e9taire de la part collective Pass Culture s\u2019\u00e9levait \u00e0 97 millions d\u2019euros. En 2025, elle a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duite \u00e0 72 millions, en raison d\u2019une importante contraction des cr\u00e9dits allou\u00e9s. D\u00e8s le mois de juin, seuls 50 millions d\u2019euros \u00e9taient effectivement disponibles, dont 40 millions d\u00e9j\u00e0 engag\u00e9s \u00e0 cette date&#8230;<\/p>\n<p>Le Festival en Pays R\u00eav\u00e9 re\u00e7oit par ailleurs le soutien du CNL depuis la troisi\u00e8me \u00e9dition, et cette ann\u00e9e, la Sofia s\u2019est jointe \u00e0 eux : \u00ab Ce ne sont pas de gros montants, mais ce sont des aides pr\u00e9cieuses, qui rendent possible la tenue du festival dans de bonnes conditions. \u00bb Reste ce que vivent la plupart des salons et autres festivals dans l&rsquo;hexagone : les financements baissent et les co\u00fbts augmentent : \u00ab Le festival se tient sans que son financement soit enti\u00e8rement assur\u00e9 en amont. On commence toujours dans cette incertitude, avec parfois des dettes report\u00e9es de l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente \u2014 comme celles de 2024. Il faut aussi rappeler que les pouvoirs publics, aussi engag\u00e9s soient-ils, ne r\u00e8glent pas les aides \u00ab\u00a0rubis sur l\u2019ongle\u00a0\u00bb : les versements prennent du temps, alors que les d\u00e9penses, elles, sont imm\u00e9diates. \u00bb<\/p>\n<p>Pour toutes ces raisons, \u00ab et un peu au d\u00e9bott\u00e9, on a d\u00e9cid\u00e9 de lancer cet appel au don, afin de permettre \u00e0 ceux qui veulent de nous aider \u00e0 traverser la temp\u00eate \u00bb, confie la cr\u00e9atrice de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement.<\/p>\n<p>\u00ab Des Montr\u00e9alais organisent, pour exemple, leur venue en Martinique en fonction des dates du festival. Cela montre \u00e0 quel point l\u2019\u00e9v\u00e9nement participe \u00e0 l\u2019attractivit\u00e9 culturelle de l&rsquo;\u00eele, y compris sur le plan touristique. Le tourisme culturel est un levier qu\u2019il ne faut pas sous-estimer, et ce que nous mettons en place commence \u00e0 essaimer dans l\u2019espace francophone. Pour l&rsquo;avenir, on travaille \u00e0 une collaboration avec le B\u00e9nin. Ce serait vraiment dommage de devoir freiner, ou pire, arr\u00eater cette dynamique. \u00bb<\/p>\n<p>L&rsquo;organisation assure : chaque contribution ira directement au b\u00e9n\u00e9fice de cette \u00e9dition 2025. L\u2019objectif a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9 \u00e0 30.000 \u20ac, mais toute somme r\u00e9colt\u00e9e repr\u00e9sentera d\u00e9j\u00e0 un bol d\u2019air, nous dit-on. <a href=\"https:\/\/www.helloasso.com\/associations\/adc-atmospherique\/collectes\/sauvez-le-festival-en-pays-reve\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Pour soutenir le Festival en Pays R\u00eav\u00e9, c&rsquo;est ici.<\/a><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"article_image\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/un-reve-de-livres-en-martinique-menace-par-la-realite-budgetaire-68923e533d879246137919.jpg\" alt=\",\"\/><br \/>\nFestival en Pays R\u00eav\u00e9<\/p>\n<p>Un territoire riche en r\u00e9cits<\/p>\n<p>En 2022, Viktor Lazlo d\u00e9cidait de cr\u00e9er un festival litt\u00e9raire, \u00ab parce qu\u2019il n\u2019y avait rien en Martinique de ce c\u00f4t\u00e9-l\u00e0 : en tant qu\u2019\u00e9crivaine, je trouvais aberrant qu\u2019un territoire qui a vu na\u00eetre des plumes magistrales ne propose aucune offre en mati\u00e8re de rencontres litt\u00e9raires. J\u2019avais envie de me lancer, m\u00eame si je ne savais pas faire, simplement parce que c\u2019est mon pays, et qu\u2019il fallait que \u00e7a existe.\u00a0\u00bb Elle essaye depuis de trouver un \u00e9quilibre entre les grands noms, les auteurs des Cara\u00efbes, et ceux qui m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre mis en lumi\u00e8re.<\/p>\n<p>Le festival se d\u00e9ploie dans toute la Martinique, avec des \u00e9v\u00e9nements qui r\u00e9unissent entre 70 et 400 personnes, selon les lieux. Il investit des amphith\u00e9\u00e2tres, m\u00e9diath\u00e8ques et biblioth\u00e8ques, les prisons, mais aussi des lieux embl\u00e9matiques, comme Le Domaine de la Pagerie aux Trois-\u00celets, lieu de naissance de Jos\u00e9phine de Beauharnais, Le Fonds Saint-Jacques, ancien monast\u00e8re j\u00e9suite \u00e0 Sainte-Marie, ou encore Tonga-Maina, \u00e0 Trinit\u00e9, espace vivant d\u00e9di\u00e9 aux cultures carib\u00e9ennes et africaines. Des rencontres sont \u00e9galement organis\u00e9es dans les lyc\u00e9es et coll\u00e8ges. \u00ab On va vers les gens avec ce festival \u00bb, r\u00e9sume Viktor Lazlo. Tous les \u00e9v\u00e9nements sont enti\u00e8rement gratuits.<\/p>\n<p>ActuaLitt\u00e9 a par ailleurs eu la chance de couvrir <a href=\"https:\/\/actualitte.com\/article\/125258\/salons-festivals\/tous-creoles-un-nouveau-salon-litteraire-voit-le-jour-en-martinique\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">la premi\u00e8re \u00e9dition du salon litt\u00e9raire Tous Cr\u00e9oles<\/a>, qui a r\u00e9uni les \u00e9crivains de Martinique dans les jardins de l&rsquo;Habitation Cl\u00e9ment. Un temps d\u2019\u00e9change privil\u00e9gi\u00e9 avec les acteurs locaux pour mieux comprendre les dynamiques du livre en Martinique. <a href=\"https:\/\/actualitte.com\/article\/125364\/salons-festivals\/la-martinique-championne-du-monde-des-auteurs-par-habitant#google_vignette\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">\u00c0 l&rsquo;instar de G\u00e9rard Dorwling-Carter<\/a>, <a href=\"https:\/\/actualitte.com\/article\/125367\/salons-festivals\/emmanuel-de-reynal-il-y-a-des-pepites-dans-l-autoedition-martiniquaise\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">et Emmanuel de Reynal,<\/a> elle constate : \u00ab Tout le monde est \u00e9crivain en Martinique, tout le monde a une histoire \u00e0 raconter. C\u2019est une terre de cr\u00e9ateurs, o\u00f9 l\u2019on \u00e9crit, o\u00f9 l\u2019on chante, o\u00f9 l\u2019on fabrique du r\u00e9cit sous toutes ses formes. \u00bb Et de pointer \u00ab tout le paradoxe de la Martinique \u00bb : un pays profond\u00e9ment attach\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9crit, riche de cr\u00e9ation, mais encore mal irrigu\u00e9 en livres.<\/p>\n<p>\u00ab L\u2019\u00e9cosyst\u00e8me du livre reste fragile ici : les librairies ind\u00e9pendantes ont presque toutes ferm\u00e9. \u00bb Elle travaille aujourd\u2019hui avec La Case \u00e0 Bulles et la Fnac, qui fournissent les ouvrages des auteurs invit\u00e9s. L\u2019acc\u00e8s au livre, plus g\u00e9n\u00e9ralement, reste in\u00e9gal : \u00ab Certains territoires sont tr\u00e8s peu desservis, et pr\u00e8s de 10 % de la population est en situation d\u2019illettrisme. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong><a href=\"https:\/\/actualitte.com\/article\/125363\/salons-festivals\/quitter-le-barreau-pour-l-edition-le-defi-de-catherine-marceline\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">\u00c0 LIRE &#8211; Quitter le barreau pour l\u2019\u00e9dition : le d\u00e9fi de Catherine Marceline<\/a><\/strong><\/p>\n<p>Elle porte \u00e9galement un regard critique sur l\u2019auto\u00e9dition, largement r\u00e9pandue sur l\u2019\u00eele : \u00ab Non par m\u00e9pris, mais parce que je ne vois pas toujours \u00e9merger les vraies p\u00e9pites par ce biais. Je con\u00e7ois qu\u2019il soit difficile de trouver un \u00e9diteur, mais il en existe de tr\u00e8s bons, y compris dans notre r\u00e9gion, et j\u2019encourage une vraie d\u00e9marche \u00e9ditoriale, structur\u00e9e. Je pense qu\u2019il faut rester exigeant, pour valoriser le meilleur de cette production. \u00bb<\/p>\n<p>Dans un contexte \u00e9conomique tendu, le Festival en Pays R\u00eav\u00e9 continue de faire le pari de la rencontre, du r\u00e9cit et de la transmission. Pour que l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la litt\u00e9rature se rapproche un peu plus d&rsquo;un droit, et non d&rsquo;un privil\u00e8ge.<\/p>\n<p>Cr\u00e9dits photo : Festival en Pays R\u00eav\u00e9<\/p>\n<\/p>\n<p class=\"article-signature\">Par <a class=\"article-signature_url\" href=\"https:\/\/actualitte.com\/auteurs\/221\/hocine-bouhadjera\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Hocine Bouhadjera<\/a><br \/>Contact : <a class=\"article-signature_mail\" href=\"https:\/\/actualitte.com\/article\/125401\/salons-festivals\/mailto:hb@actualitte.com\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">hb@actualitte.com<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00ab Ce qui ne cesse de m\u2019\u00e9tonner, c\u2019est qu&rsquo;en p\u00e9riode de r\u00e9cession \u00e9conomique, les coupes dans la culture&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":299303,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1357],"tags":[1379,58,59,1011,27,1380],"class_list":{"0":"post-299302","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-livres","8":"tag-books","9":"tag-divertissement","10":"tag-entertainment","11":"tag-fr","12":"tag-france","13":"tag-livres"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114979209522581796","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/299302","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=299302"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/299302\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/299303"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=299302"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=299302"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=299302"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}