{"id":299847,"date":"2025-08-06T07:22:44","date_gmt":"2025-08-06T07:22:44","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/299847\/"},"modified":"2025-08-06T07:22:44","modified_gmt":"2025-08-06T07:22:44","slug":"notre-liste-de-lectures-dete-parfaites-a-emprunter-au-b3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/299847\/","title":{"rendered":"Notre liste de lectures d&rsquo;\u00e9t\u00e9 parfaites \u00e0 emprunter au B3"},"content":{"rendered":"<p><strong>Qui fr\u00e9quente le B3 le sait : ce fringant vaisseau architectural dont la fa\u00e7ade scintille sur la D\u00e9rivation \u00e0 la nuit tomb\u00e9e est un des fleurons de la culture principautaire, et m\u00eame de la Principaut\u00e9 tout court. Vous l\u2019aurez compris \u00e0 la lecture de cette phrase introductive : \u00e0 la r\u00e9daction, on est convertis, non, conquis, et c\u2019est avec une joie\u00a0enfantine intacte qu\u2019on \u00e9change chaque mois nos lectures pour de nouvelles piles de livres \u2013 surtout durant la saison estivale, particuli\u00e8rement propice aux festins de pages. Lesquelles ? Et bien, une de ces \u00ab\u00a0lectures d\u2019\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb, par exemples.\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Qu\u2019est-ce qui fait qu\u2019un livre est, ou non, une bonne lecture d\u2019\u00e9t\u00e9 ? La d\u00e9finition ultime sera \u00e9videmment laiss\u00e9e \u00e0 l\u2019appr\u00e9ciation de chacune et chacun, mais disons que certains crit\u00e8res sont d\u2019application, quel que soit le genre litt\u00e9raire que vous pr\u00e9f\u00e9rez. En vacances, ou plus g\u00e9n\u00e9ralement, durant cette p\u00e9riode b\u00e9nie de deux mois o\u00f9 le rythme ralentit m\u00eame si on est contrait de continuer \u00e0 travailler ou \u00e0 \u00e9tudier, on veut des livres qui soient \u00e0 la fois distrayants (c\u2019est l\u2019\u00e9t\u00e9 !) et malins, parce que si on ne profite pas de la saison pour s\u2019attaquer \u00e0 un peu plus costaud que du remplipages, alors quand ?<\/p>\n<p>Il faut aussi des ouvrages propices \u00e0 l\u2019\u00e9vasion, qu\u2019elle soit litt\u00e9rale (l\u2019histoire a pour fond une destination particuli\u00e8rement bien d\u00e9crite) ou litt\u00e9raire : l\u2019intrigue nous emm\u00e8ne avec elle d\u00e8s les premi\u00e8res lignes. Autre pr\u00e9requis de la plus haute importance malgr\u00e9 son aspect futile : le format du livre. En \u00e9t\u00e9, on lit principalement \u00e0 l\u2019horizontale, or qui a d\u00e9j\u00e0 essay\u00e9 de d\u00e9vorer au lit l\u2019une de ces briques de plus de 500 pages \u00e0 la couverture cartonn\u00e9e en garde probablement encore dans le poignet et la nuque un douloureux souvenir.<\/p>\n<p>Ainsi arm\u00e9s de ces crit\u00e8res tout \u00e0 fait subjectifs, mais affin\u00e9s en plus de 30 ann\u00e9es de lecture vorace toutes saisons confondues, on a pris d\u2019assaut les rayonnages (mais aussi l\u2019extr\u00eamement efficace service de r\u00e9servations en ligne) du B3, et on en a tir\u00e9 des dizaines de livres emprunt\u00e9s depuis juin, dont on n\u2019a compil\u00e9 que les meilleurs pour vous ici.<\/p>\n<p>C\u2019est l\u2019amour \u00e0 la page !<\/p>\n<p>Nos 20 lectures d\u2019\u00e9t\u00e9 (d\u2019autant plus) parfaites (qu\u2019on peut les emprunter gratuitement au B3)<br \/>\nLimonov, Emmanuel Carr\u00e8re<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> Parce que, pour tout le monde, ce qui est une mani\u00e8re (certes un peu frontale) de dire que cette biographie, d\u00e9vor\u00e9e d\u2019une traite \u00e0 Berlin il y a d\u00e9j\u00e0 quelques \u00e9t\u00e9s de \u00e7a, est imm\u00e9diatement entr\u00e9 au Panth\u00e9on de nos livres pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s pour ne plus jamais le quitter.<\/p>\n<p>Le verbe beau et le parfait sens du rythme d\u2019Emmanuel Carr\u00e8re sont sublim\u00e9s par le destin d\u2019autant plus incroyable qu\u2019il est vrai d\u2019\u00c9douard Veniaminovitch Savenko alias \u00c9douard Limonov, un (anti-)h\u00e9ros dont on vous conseille \u00e9galement chaudement de lire la production litt\u00e9raire, aussi peu politiquement correcte que jouissive.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23161 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/1.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nLe bureau des pr\u00e9monitions, Sam Knight<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> Lu dans son anglais original (il est disponible dans les deux langues au B3), ce travail journalistique fouill\u00e9, transform\u00e9 en r\u00e9cit romanesque pourtant aussi tout ce qu\u2019il y a de plus v\u00e9ridique, est passionnant, rythm\u00e9, et pile le genre de livre garanti de plaire \u00e0 toutes les personnes avec qui vous partez en vacances.<\/p>\n<p>Qu\u2019est-ce que l\u2019intuition ? Pourquoi certaines personnes en ont-elles et d\u2019autres pas ? Et pourquoi certaines pr\u00e9dilections, pourtant extr\u00eamement sp\u00e9cifiques (voire carr\u00e9ment perch\u00e9es) se r\u00e9alisent-elles ? C\u2019est \u00e0 ces questions et bien d\u2019autres encore que r\u00e9pond Sam Knight sur fond d\u2019\u00e9volutions de la psychiatrie et du monde du journalisme, avec notamment une apparition du p\u00e8re d\u2019une certaine Anna Wintour, magnat de la presse \u00e0 l\u2019\u00e9poque.<\/p>\n<p>Pour lire notre chronique d\u00e9taill\u00e9e du livre, <strong><a href=\"https:\/\/weekend.levif.be\/societe\/psycho\/pourquoi-certaines-premonitions-se-realisent-et-autre-pas\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">rendez-vous ici<\/a><\/strong>.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23162 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/2.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nUltra Violet, Margaux Cassan<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> Un regard critique sur le bronzage pile pendant la saison o\u00f9 on n\u2019a qu\u2019une envie, faire la cr\u00eape (\u00e0 l\u2019huile) au soleil ? Et pourquoi pas un tome de 200 pages d\u00e9taillant les m\u00e9faits du barbecue tant qu\u2019on y est ?! On l\u2019avoue, \u00e7a fait un peu casseurs d\u2019ambiance, sauf que justement, quel meilleur moment pour se questionner sur une pratique que toutes celles et ceux dont la peau le permet associent \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 ?<\/p>\n<p>Avec une \u00e9rudition qui n\u2019a d\u2019\u00e9gale que sa curiosit\u00e9 et une plume d\u00e9licieusement fluide, la philosophe et essayiste fran\u00e7aise Margaux Cassan signe un ouvrage n\u00e9cessaire et passionnant.<\/p>\n<p>Ayant eu la chance de <strong><a href=\"https:\/\/weekend.levif.be\/lifestyle\/beaute\/avec-ultra-violet-une-philosophe-interroge-notre-dangereuse-obsession-pour-le-bronzage\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">l\u2019interviewer<\/a><\/strong>, on vous confirme qu\u2019elle est non seulement brillante, sublime, mais aussi humble et sympathique au possible, bref, absolument impossible \u00e0 d\u00e9tester m\u00eame si l\u2019ado complex\u00e9e en nous aurait presqu\u2019\u00e9t\u00e9 tent\u00e9e d\u2019essayer.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23163 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/1754464935_794_3.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nCampus, Curtis Sittenfeld<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> Il para\u00eet qu\u2019il ne faut jamais juger un livre sur sa couverture, et \u00e7a n\u2019a peut-\u00eatre jamais \u00e9t\u00e9 plus vrai que pour ce roman brillant dont la jaquette d\u00e9gueulasse \u00e9voque vaguement le r\u00e9gime, ou peut-\u00eatre une p\u00e9riode de disette financi\u00e8re avec cette ceinture serr\u00e9e. Mais ce n\u2019est pas le propos, donc, puisque premi\u00e8rement, \u00ab\u00a0il ne faut pas juger\u00a0\u00bb, et ensuite, surtout m\u00eame, ce roman de la fabuleuse Curtis Sittenfeld dont la lecture fait presque office de rite de passage Outre-Atlantique se d\u00e9vore d\u2019une traite.<\/p>\n<p>Si vous avez un jour \u00e9t\u00e9 ado, ou que vous l\u2019\u00eates maintenant, vous allez adorer ce livre. Point.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23164 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/4.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nHabill\u00e9s pour l\u2019hiver, David Sedaris<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> Les fans d\u2019humour mordant, les personnes qui cultivent un bouquet d\u2019anecdotes \u00e0 ressortir en soci\u00e9t\u00e9, celles et ceux qui ont toujours une petite voix off pr\u00eate \u00e0 narrer l\u2019\u00e9v\u00e8nement le plus banal du quotidien\u2026 De notre humble avis, David Sedaris n\u2019est rien de moins qu\u2019un g\u00e9nie, et si on a lu (\u00e0 plusieurs reprises) tous ses livres on avoue toutefois une petite pr\u00e9f\u00e9rence pour celui-ci.<\/p>\n<p>Si vous n\u2019avez encore jamais fait connaissance avec ses textes, quelle chance vous avez de pouvoir les d\u00e9couvrir pour la premi\u00e8re fois ! On vous envie, vraiment, et on vous conseille vivement d\u2019emprunter tous ses titres disponibles au B3.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23165 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/5.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nCinqui\u00e8me Avenue, Candace Bushnell<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> Si Carrie Bradshaw &amp; co ont cette fois bel et bien pris leur retraite, cela ne veut pas dire qu\u2019on ne peut plus profiter des personnages imagin\u00e9s par la v\u00e9ritable Carrie pour autant. Dans Cinqui\u00e8me Avenue, Candace Bushnell est meilleure que jamais, tant\u00f4t f\u00e9roce, tant\u00f4t f\u00e9rocement dr\u00f4le, mais toujours extr\u00eamement pr\u00e9cise dans son observation du quotidien des 0.1% de Manhattan (et de celles et ceux qui r\u00eavent d\u2019en \u00eatre).<\/p>\n<p>Vous allez adorer d\u00e9tester le personnage de Lola Fabrikant, et il est plus que probable qu\u2019\u00e0 un moment au cours des 608 (mais promis, elles se lisent vite) pages du roman, vous vous demandiez pourquoi vous n\u2019avez jamais s\u00e9rieusement consid\u00e9r\u00e9 le pr\u00e9nom Schiffer pour votre prog\u00e9niture et\/ou vos b\u00e9b\u00e9s poilus.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23166 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/6.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nLes nuits que l\u2019on choisit, Elise Costa<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> Offert par une amie tr\u00e8s ch\u00e8re au go\u00fbt exquis, ce livre de non-fiction incarne toutes les raisons pour lesquelles on se pr\u00e9cipite sur chaque nouvelle proposition de Marchialy d\u00e8s sa sortie. Sp\u00e9cialiste des histoires (incroyables mais) vraies, cette maison d\u2019\u00e9dition fran\u00e7aise exigente a le don de d\u00e9nicher des plumes aussi incroyables que les r\u00e9cits couch\u00e9s sur le papier.<\/p>\n<p>A priori, les m\u00e9moires d\u2019une faits-diversi\u00e8re sont plut\u00f4t glauques, surtout au vu de certaines des affaires couvertes par Elise Costa et compil\u00e9es ici, mais elle \u00e9crit tellement bien, avec un tel don pour adopter une approche qui touche plus de la sociologie que du pathos, qu\u2019on n\u2019a \u00e0 aucun moment le sentiment de voyeurisme sale que peut procurer le true crime.<\/p>\n<p>C\u2019est malin, \u00e7a questionne, c\u2019est pile le genre d\u2019ouvrage dont on se souvient longtemps apr\u00e8s l\u2019avoir referm\u00e9, et on le r\u00e9p\u00e8te, mais tant que vous y \u00eates, profitez de la collection tr\u00e8s diversifi\u00e9e du B3 pour d\u00e9vorer tous les livres estampill\u00e9s Marchialy que vous trouverez.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23167 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/7.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nLe faussaire de Salt Lake City, Simon Worrall<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> Par exemple, donc, ce r\u00e9cit de \u00ab\u00a0meurtres et manigances chez les Mormons\u00a0\u00bb, entam\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 2023 au Pays de Galles apr\u00e8s avoir r\u00e9alis\u00e9 l\u2019ascension du Mont Snowdon, et lu presque d\u2019une traite malgr\u00e9 la fatigue.<\/p>\n<p>Au croisement de l\u2019enqu\u00eate polici\u00e8re et du pr\u00e9cis de th\u00e9ologie, cet OVNI litt\u00e9raire ouvre non seulement une fen\u00eatre fascinante sur une religion plut\u00f4t m\u00e9connue sous nos latitudes, mais aussi sur le parcours tumultueux d\u2019un Am\u00e9ricain qui n\u2019est pas sans rappeler le Frank Abagnale Jr d\u2019Arr\u00eate-moi si tu peux.<\/p>\n<p>On vous a dit d\u00e9j\u00e0 qu\u2019on \u00e9tait admiratifs de la s\u00e9lection de titres de Marchialy et qu\u2019on vous recommandait de tous les lire ? Ben on le r\u00e9p\u00e8te.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23168 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/8.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nParis-Hollywood, C\u00e9cile Mury<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> \u00ab\u00a0C\u2019est dommage, l\u2019\u00e9criture est un peu bof\u00a0\u00bb qu\u2019on a l\u00e2ch\u00e9 apr\u00e8s quelques pages, avec tout le m\u00e9pris pas m\u00e9rit\u00e9 de celles et ceux qui n\u2019ont jamais publi\u00e9 le moindre roman de leur vie. Une critique plus juste serait de pointer que C\u00e9cile Mury a pris la d\u00e9cision de cr\u00e9er une \u00ab\u00a0com\u00e9die romantique qui se lit\u00a0\u00bb, ce qui veut dire que l\u2019\u00e9criture tient parfois plus du langage parl\u00e9 ou du sc\u00e9nario, et qu\u2019il faut un moment pour s\u2019y habituer.<\/p>\n<p>Une fois cet obstacle d\u00e9pass\u00e9, par contre ? Disons qu\u2019on a fait tout pareil que la journaliste de Elle qui le recommandait chaudement dans le magazine il y a quelques semaines, et qu\u2019on a lu jusqu\u2019aux petites heures pour terminer ce roman franchement bien ficel\u00e9. \u00c0 chacun\u00b7e son fantasme c\u00e9l\u00e8bre mais si, comme nous, vous choisissez d\u2019ignorer quelque peu les descriptions physiques pour choisir de superposer Colin Farrell sur le personnage de Ben Whyte, <a href=\"https:\/\/giphy.com\/gifs\/hoda-farrell-kotb-96S2VVKPdcXgA\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\"><strong>comment vous dire<\/strong><\/a> ?<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23169 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/9.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nMarie-Antoinette, Stefan Zweig<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> Nul besoin de se passionner pour la R\u00e9volution fran\u00e7aise ni m\u00eame pour l\u2019Histoire (de France) afin de savourer cette p\u00e9pite litt\u00e9raire. On est bien plac\u00e9s pour le savoir puisqu\u2019on l\u2019a commenc\u00e9 un peu par hasard, et d\u00e8s les premi\u00e8res pages, l\u2019\u00e9criture au cordeau de Stefan Zweig nous a captiv\u00e9s. Tout comme le destin tragique de Marie-Antoinette, d\u2019ailleurs, dont la vie a \u00e9t\u00e9 bien plus mouvement\u00e9e que ce que l\u2019imaginaire collectif retient \u2013 \u00e0 commencer par cette citation mal appropri\u00e9e sur le pain.<\/p>\n<p>On a beau conna\u00eetre la fin d\u00e8s le d\u00e9but, le r\u00e9cit happe et surprend jusqu\u2019aux derniers rebondissements, et en ces temps de langage malmen\u00e9 par les raccourcis des r\u00e9seaux et autres incursions toujours plus poussives de l\u2019anglais, lire un tel niveau de fran\u00e7ais n\u2019est rien de moins qu\u2019un d\u00e9lice.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23170 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/10.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nFlamboyante Zola, Jean-Louis Milesi<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> Qui dit Zola pense Emile, mais ce r\u00e9cit donne (enfin) droit au chapitre \u00e0 Alexandrine, sa femme, oubli\u00e9e par l\u2019Histoire alors que la sienne a aussi \u00e9t\u00e9 extraordinaire. La baigneuse en arri\u00e8re-plan du D\u00e9jeuner sur l\u2019herbe de Manet ? C\u2019est elle ! Comment cette fille des rues est-elle devenue la compagne et la muse de tant de figures majeures du XIXe si\u00e8cle ? Comment, aussi, a-t-elle affront\u00e9 non seulement les infid\u00e9lit\u00e9s de son c\u00e9l\u00e8bre mari, mais aussi la nouvelle qu\u2019il avait fait un enfant \u00e0 une autre alors qu\u2019elle-m\u00eame souffrait de ne pas pouvoir en avoir ?<\/p>\n<p>Cela pourrait \u00eatre triste, mais gr\u00e2ce au talent de Jean-Louis Milesi, c\u2019est souvent plut\u00f4t dr\u00f4le, un beau r\u00e9cit que l\u2019on prend d\u2019autant plus plaisir \u00e0 lire si on a d\u00e9j\u00e0 d\u00e9vor\u00e9 l\u2019oeuvre de (l\u2019autre) Zola. Et si pas, faisant fi du d\u00e9roul\u00e9 de la saga, on vous conseille de commencer par L\u2019Assommoir, un chef-d\u2019oeuvre qui n\u2019a pas pris la moindre ride et donne envie de se plonger fissa dans les Rougon-Macquart.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23171 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/11.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nLes amants du Lutetia, Emilie Fr\u00e8che<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> Alors que le d\u00e9bat autour de la fin de vie et de l\u2019euthanasie fait rage en Europe, ce roman qui commence par une fin et \u00e9voque tout \u00e0 la fois suicide assist\u00e9, splendeur de l\u2019univers de la pub dans les 70s, douleur de grandir dans l\u2019ombre d\u2019un couple de parents fusionnels et difficult\u00e9 du deuil, entre autres, est non seulement parfaitement dans l\u2019air du temps, mais aussi parfaitement \u00e9crit et bien plus agr\u00e9able \u00e0 lire que sa th\u00e9matique a priori plut\u00f4t sombre ne pourrait le laisser penser.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019heure d\u2019\u00e9crire ces lignes, on fixe l\u2019\u00e9cran d\u2019une paire d\u2019yeux r\u00e9tr\u00e9cie par une nuit bien trop courte, amput\u00e9e de pr\u00e9cieuses heures de sommeil pour finir le livre d\u2019une traite, et on ne regrette rien. Rien, on vous dit !<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23172 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/12.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nLes obsessions bourgeoises, Madeleine Meteyer<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> Entr\u00e9 d\u00e8s la derni\u00e8re page dans le peloton de t\u00eate de nos lectures de 2025 pour ne jamais en ressortir, ce roman malin et rudement bien \u00e9crit est garanti de plaire \u00e0 toutes celles et ceux qui ont grandi \u00e0 l\u2019aube des ann\u00e9es 2000, \u00e9poque captur\u00e9e avec autant de maestria par Madeleine Meteyer que le p\u00e9rilleux \u00e9quilibre qui se joue entre les ados dont les parents sont nantis et les autres, qui sont leurs amis mais jamais vraiment leurs \u00e9gaux.<\/p>\n<p>Le livre se lit comme un (bon) film, dont le rythme est enlev\u00e9 et les rebondissements bien construits, tant et si bien qu\u2019on ne voit ni le temps ni les pages passer, et qu\u2019on se retrouve d\u00e9sempar\u00e9\u00b7e une fois Les obsessions bourgeoises termin\u00e9es. Un coup de coeur, un vrai, \u00e0 emprunter au B3 ou \u00e0 acheter chez Pax, pour pouvoir le d\u00e9vorer puis le pr\u00eater.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23173 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/13.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nComme dans un roman d\u2019\u00e9t\u00e9, Emily Henry<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> \u00ab\u00a0Comme dans un roman d\u2019\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb, justement dans une liste de lectures d\u2019\u00e9t\u00e9 parfaites, pfff, facile \u00e7a\u2026 Certes. Mais le fait est que ce roman de la reine incontest\u00e9e de la New romance pourrait s\u2019intituler n\u2019importe comment qu\u2019il serait tout de m\u00eame un compagnon de vacances id\u00e9al.<\/p>\n<p>D\u2019un c\u00f4t\u00e9, Augustus Everett, \u00e9crivain \u00ab\u00a0s\u00e9rieux\u00a0\u00bb et g\u00e9nie des lettres en devenir. De l\u2019autre, January Andrews, dont les com\u00e9dies romantiques sont pl\u00e9biscit\u00e9es par le public mais moins par la critique. Le temps d\u2019un \u00e9t\u00e9 en bord de mer, ils vont se lancer un d\u00e9fi : \u00e9crire chacun dans le style de l\u2019autre. Forc\u00e9ment, on ne divulg\u00e2che rien, mais ils vont finir ensemble. Et les sc\u00e8nes de passion qui en r\u00e9sultent ? M\u00eame si l\u2019\u00e9t\u00e9 belge reste aussi gris et frais qu\u2019il ne l\u2019est en ce moment, promis, \u00e7a va chauffer l\u00e0 o\u00f9 vous les lisez.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23174 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/14.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nThe Husbands, Holly Gramazio<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> Imaginez. Votre grenier est une r\u00e9serve virtuellement sans fin de partenaires potentiels, qui apparaissent les uns apr\u00e8s les autres et vous permettent non seulement d\u2019avoir de la compagnie, mais aussi de d\u00e9terminer ce que vous recherchez vraiment chez une autre personne. Farfelu ? \u00c0 l\u2019\u00e2ge de la saturation d\u2019applications de dating, \u00e7a ressemble surtout \u00e0 un doux r\u00eave, m\u00eame si forc\u00e9ment, au d\u00e9but, Lauren, l\u2019h\u00e9ro\u00efne, est quelque peu surprise.<\/p>\n<p>Partant d\u2019un postulat de d\u00e9part juste ce qu\u2019il faut de loufoque, Holly Gramazio r\u00e9dige une r\u00e9flexion moderne et maline sur l\u2019amour, bient\u00f4t adapt\u00e9e en s\u00e9rie par Apple TV+ avec Juno Temple dans le r\u00f4le principal \u2013 mais vous, vous aurez lu le livre avant, parce que c\u2019est \u00e7a la classe.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23175 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/15.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nPalace Papers, Tina Brown<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> Dans le milieu du journalisme, Tina Brown, ex-r\u00e9dactrice en chef de Tatler, Vanity Fair et The New Yorker (excusez du peu) n\u2019est rien de moins qu\u2019une l\u00e9gende, donc quand elle pr\u00eate sa plume l\u00e9gendaire \u00e0 un ouvrage, d\u00e9j\u00e0, \u00e7a promet. Mais dans le cas de cette brique qui s\u2019int\u00e9resse aux figures les plus connues (et les plus controvers\u00e9es) de la monarchie britannique, c\u2019est carr\u00e9ment jouissif.<\/p>\n<p>Avec intelligence, rigueur, mais aussi humour et m\u00eame f\u00e9rocit\u00e9 quand le r\u00e9cit le permet, elle donne \u00e0 voir les coulisses d\u2019une des familles royales les plus scrut\u00e9es, m\u00ealant son r\u00e9cit d\u2019observations politiques et soci\u00e9tales qui font de ce livre de non-fiction une lecture franchement passionnante, m\u00eame si on se tamponne royalement le coquillard du Gotha.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23176 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/16.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nBien sous tous rapports, Louise Candlish<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> On pr\u00e9f\u00e8re vous pr\u00e9venir d\u2019embl\u00e9e, ce roman policier\/psychologique ultra bien ficel\u00e9 va vous mettre dans le mal, surtout si vous \u00eates propri\u00e9taire d\u2019un bien que vous adorez, dans un quartier que vous aimez tout autant, parce que d\u00e8s les premi\u00e8res pages, vous r\u00e9aliserez avec effroi que ce qui se passe pourrait vous arriver aussi.<\/p>\n<p>Pas le meurtre, on l\u2019esp\u00e8re, et d\u2019ailleurs, on vous souhaite de ne jamais avoir de voisin pareil, par contre, que cela ne vous emp\u00eache surtout pas de lire ce qui est selon nous le meilleur des romans de Louise Candlish. Et quand vous l\u2019aurez d\u00e9vor\u00e9 (et surkiff\u00e9) on vous recommande d\u2019encha\u00eener en empruntant Chez nous au B3, m\u00eame si, l\u00e0 aussi, \u00e7a malaise \u00e0 mort, d\u2019autant qu\u2019ainsi qu\u2019un notaire nous l\u2019a confirm\u00e9, la situation angoissante au coeur du roman est techniquement possible.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23177 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/17.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nDe sang-froid, Truman Capote<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> On laissera \u00e0 chacun et chacune le soin de se faire son opinion sur Truman Capote, ainsi que sur les m\u00e9thodes quelque peu discutables auxquelles il a eu recours pour r\u00e9diger ce chef-d\u2019oeuvre, mais cela n\u2019enl\u00e8ve rien au fait que ce livre de non-fiction, pr\u00e9curseur du true crime, est magistral.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9criture est pr\u00e9cise, la plume aff\u00fbt\u00e9e, les descriptions, d\u2019une finesse rarement \u00e9gal\u00e9e\u2026 C\u2019est pile le genre de bouquin qu\u2019on lit d\u2019une traite, en d\u00e9pit du sommeil et\/ou des obligations, et si cela a lieu \u00e0 l\u2019horizontale, sur un transat, et bien c\u2019est encore mieux.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23178 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/18.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nLe chien qui voulait voir le Sud, Hase Seish\u016b<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> \u00ab\u00a0Qui n\u2019aime pas les chiens n\u2019aime pas la vie\u00a0\u00bb, n\u2019a (jusqu\u2019\u00e0 maintenant) dit personne et c\u2019est bien dommage parce que : fact. Amour infini et \u00e9ternel pour les canid\u00e9s mis \u00e0 part, on suit donc les (m\u00e9s)aventures de Tamon, un chien malmen\u00e9 par la vie dont l\u2019errance n\u2019a en rien sap\u00e9 la confiance, raison pour laquelle il se lance dans une travers\u00e9e \u00e0 pattes du Japon au cours de laquelle il rencontrera \u00e9videmment toute une s\u00e9rie de caboss\u00e9s.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de la joliesse de ce roman rempli d\u2019\u00e9motions et d\u2019espoir, on en retient aussi un nouveau mot, appris et aussit\u00f4t assimil\u00e9, \u00ab\u00a0manorigami\u00a0\u00bb, ou ange gardien \u2013 mot qui rime avec \u00ab\u00a0chien\u00a0\u00bb et vous savez quoi ? Dans la vie, il n\u2019y a pas de hasards.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23179 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/19.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nLe mari invisible de Frick Island, Colleen Oakley<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> Avouez, rien qu\u2019\u00e0 la couverture et au titre, vous avez comme un go\u00fbt de sucre, d\u2019iode et de cr\u00e8me solaire (oui) qui vous vient en bouche. Et certes, on dirait presque que ce roman a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 expr\u00e8s pour \u00eatre lu sur la plage ou du moins sous le soleil, mais il ne faudrait pas le prendre pour une b\u00eate petite bluette pour autant.<\/p>\n<p>D\u00e9j\u00e0, parce qu\u2019il est vraiment bien \u00e9crit. Ensuite, parce qu\u2019entre les descriptions des paysages de la baie de Chesapeake qui font voyager, le lent crescendo de la relation entre les deux protagonistes principaux et la mani\u00e8re tendre et poignante dont est abord\u00e9 le difficile processus de deuil que traverse l\u2019h\u00e9ro\u00efne, c\u2019est tout sauf b\u00eate, et ce n\u2019est pas non plus une bluette. Bref, on vous le recommande, m\u00eame si, spoiler : l\u2019\u00eele de Frick n\u2019existe pas. Smith Island bien, par contre, et c\u2019est sur elle qu\u2019est bas\u00e9e l\u2019\u00eele idyllique du roman, si jamais sa lecture vous donne la bougeotte\u2026<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23180 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/20.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nEt si vous aimez lire en anglais\u2026<br \/>\nThe Clasp, Sloane Crosley<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> \u00c0 l\u2019approche de leur 30e anniversaire, un trio d\u2019amis qui se connaissent depuis leurs ann\u00e9es d\u2019universit\u00e9 et s\u2019appr\u00eatent \u00e0 franchir ce cap avec plus ou moins d\u2019effroi croient se retrouver pour un mariage et se retrouvent en r\u00e9alit\u00e9 catapult\u00e9s dans la qu\u00eate d\u2019un collier disparu depuis l\u2019occupation nazie. Le tout, bas\u00e9 sur l\u2019excellente nouvelle La Parure de Maupassant (ne nous lancez pas, on pourrait en parler des heures durant), le g\u00e9ant des lettres fran\u00e7aises faisant d\u2019ailleurs une apparition remarqu\u00e9e dans le roman de Sloane Crosley.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s Mindy Kaling, qui l\u2019avait tweet\u00e9 au moment de sa sortie, \u00ab\u00a0everyone cool is reading The Clasp\u00a0\u00bb. Si vous \u00eates cool, vous savez donc ce qu\u2019il vous reste \u00e0 faire.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23181 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/21.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nSuch a fun age, Kiley Reid<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> Pour toutes celles et ceux qui, comme nous, de mani\u00e8re aussi inexpliqu\u00e9e qu\u2019injustifiable, ont attendu 75.000 ans (au moins) apr\u00e8s la sortie de cette p\u00e9pite pour enfin la lire. On l\u2019a mise sur notre liste de r\u00e9servations un mardi, r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e un vendredi apr\u00e8s-midi, et aux petites heures du samedi, les yeux br\u00fblants mais sans le moindre regret, on la finissait. Cela parle de (tensions de) classe, de racisme aux Etats-Unis, de syndrome de l\u2019imposteur, de cancel culture, de f\u00e9tichisation des femmes racis\u00e9es, des affres de l\u2019adolescence, du premier amour qu\u2019on n\u2019oublie vraiment jamais\u2026<\/p>\n<p>Pas \u00e9tonnant que Kiley Reid soit devenue une sensation d\u00e8s sa publication, et d\u2019ailleurs, l\u2019\u00e9quipe du B3, si vous nous lisez, vous pourriez ajouter Come and Get It \u00e0 votre catalogue, s\u2019il vous pla\u00eet ? En vous remerciant !<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23182 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/22.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nLamb to the slaughter, Roald Dahl<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> Oserait-on affirmer que niveau nouvelles donc le d\u00e9nouement coupe momentan\u00e9ment le souffle, Roald Dahl n\u2019a (presque) rien \u00e0 envier \u00e0 Maupassant ? Allez, on ose. Et en l\u2019occurence, ce dr\u00f4le d\u2019agneau en est un des meilleurs exemples, m\u00eame si les autres histoires reprises dans cette compilation sont tout aussi bien \u00e9crites.<\/p>\n<p>Ne laissez pas la mention \u00ab\u00a0livre jeunesse\u00a0\u00bb vous arr\u00eater: certes, elles peuvent \u00eatre lues d\u00e8s 10-12 ans, mais elles sont tout aussi agr\u00e9ables \u00e0 (re)d\u00e9couvrir si on a 10, 30 ou m\u00eame 60 ans de plus. Et puis si vous voulez commettre le crime parfait, ce coup de gigot est vraiment une lecture obligatoire \u2013 m\u00eame si on vous invite aimablement \u00e0 ne pas commettre de meurtre, ni d\u2019autre crime d\u2019ailleurs. Books not crooks !<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23183 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/23.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nSlow Horses, Mick Herron<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> Que vous ayez vu ou non l\u2019excellente s\u00e9rie Apple TV+ adapt\u00e9e des romans de Mick Herron n\u2019a aucune importance : ils sont jouissifs avec ou sans la moindre connaissance ant\u00e9rieure de Jackson Lamb et se son sublime gang de losers, et on ne peut qu\u2019\u00eatre d\u2019accord avec le critique du Mail on Sunday qui a affirm\u00e9 qu\u2019il s\u2019agissait du roman d\u2019espionnage britannique le plus agr\u00e9able \u00e0 lire depuis au moins tout \u00e7a.<\/p>\n<p>La bonne nouvelle ? Le B3 dispose de plusieurs titres de la s\u00e9rie, et a \u00e9galement leur traduction fran\u00e7aise en stock \u2013 m\u00eame si on vous recommande plut\u00f4t la v.o. afin de ne rien manquer du parler truculent de Lamb.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23184 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/24.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nThe Mandibles, Lionel Shriver<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> Imaginez un monde o\u00f9 la toute puissance des Etats-Unis n\u2019est plus qu\u2019un vague souvenir, o\u00f9 des crises financi\u00e8res \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition ont totalement d\u00e9valu\u00e9 la monnaie, o\u00f9 l\u2019eau est rationn\u00e9e sur fond de chaos climatique et o\u00f9 un pr\u00e9sident compl\u00e8tement m\u00e9galo ne fait qu\u2019empirer les choses\u2026 Comment ? Ce futur franchement gla\u00e7ant ne semble pas si lointain que \u00e7a ? Maintenant que vous le dites, c\u2019est vrai.<\/p>\n<p>Et cela rend ce roman brillant, lu lors de sa sortie et relu depuis, encore plus n\u00e9cessaire. Il est disponible dans son anglais original ainsi qu\u2019en fran\u00e7ais \u00e0 la biblioth\u00e8que, et les deux versions se valent vraiment. Lionel Shriver est peut-\u00eatre plus \u00e9patante que jamais dans cette saga familiale dystopique et pourtant dangereusement proche, et tant que vous \u00eates l\u00e0 \u00e0 taper \u00ab\u00a0Shriver\u00a0\u00bb dans la barre de recherche pour r\u00e9server son roman, on vous le dit franchement : lisez l\u2019ensemble de son oeuvre. Vous ne le regretterez pas, promis.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23185 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/25.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nCarrie Soto is back, Taylor Jenkins-Reid<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> On l\u2019avoue tout de suite, on entretient avec le tennis la m\u00eame \u00ab\u00a0relation\u00a0\u00bb que les addicts avec l\u2019h\u00e9ro\u00efne, une addiction absolument incontr\u00f4lable et d\u00e9vorante, \u00e0 ceci pr\u00e8s que tout ce qu\u2019on risque, c\u2019est une tendinite, donc bon. Mais on digresse : tout \u00e7a pour dire, donc, qu\u2019on \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 plut\u00f4t dispos\u00e9s \u00e0 adorer ce roman de l\u2019auteure de Daisy Jones &amp; The Six, mais m\u00eame comme \u00e7a, on a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s agr\u00e9ablement surpris.<\/p>\n<p>C\u2019est pile le genre de petit plaisir\u00a0coupable dont on a envie en vacances, avec du suspense, des rebondissements, et bien s\u00fbr, de la romance. Il est virtuellement impossible de passer 24\/7 sur un court, et c\u2019est bien dommage, mais en attendant, suivre les aventures de Carrie Soto est un excellent substitut.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23187 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Design-sans-titre-2025-08-04T103653.493.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><br \/>\nThe Ministry of Time, Kaliane Bradley<\/p>\n<p><strong>Pourquoi, pour qui :<\/strong> Le meilleur pour la fin? No.shit. Si vous n\u2019empruntez qu\u2019un seul livre de cette liste, alors que ce soit celui-ci. Parce qu\u2019on l\u2019a a-do-r\u00e9, ce qui est parfaitement subjectif, mais aussi parce qu\u2019objectivement, il rassemble tous les ingr\u00e9dients du parfait livre de vacances : du suspense, des rebondissements, de l\u2019intrigue, de la romance, et m\u00eame un mariage improbable et pourtant tout ce qu\u2019il y a de plus r\u00e9ussi d\u2019Histoire et de futur (pas si lointain) dystopique.<\/p>\n<p>Oui, que vous soyez (un homme ou une femme) h\u00e9t\u00e9ro ou gay, vous allez d\u00e9velopper des sentiments tr\u00e8s forts pour l\u2019explorateur polaire Graham Gore. C\u2019est tout \u00e0 fait normal : ce qui serait sinc\u00e8rement inqui\u00e9tant, ce serait qu\u2019il vous laisse de glace. Ah !<\/p>\n<p><strong><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone wp-image-23188 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/27.png\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"1200\"  \/><\/strong><\/p>\n<p><strong>Lire aussi :\u00a0<a href=\"https:\/\/www.boulettesmagazine.be\/ode-samedi-matin-bibliotheque-chiroux\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Ode au plaisir de passer le samedi matin aux Chiroux<\/a><\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Qui fr\u00e9quente le B3 le sait : ce fringant vaisseau architectural dont la fa\u00e7ade scintille sur la D\u00e9rivation&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":299848,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1357],"tags":[1379,58,59,1011,27,1380],"class_list":{"0":"post-299847","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-livres","8":"tag-books","9":"tag-divertissement","10":"tag-entertainment","11":"tag-fr","12":"tag-france","13":"tag-livres"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114980622302984945","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/299847","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=299847"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/299847\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/299848"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=299847"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=299847"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=299847"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}