{"id":300775,"date":"2025-08-06T16:35:10","date_gmt":"2025-08-06T16:35:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/300775\/"},"modified":"2025-08-06T16:35:10","modified_gmt":"2025-08-06T16:35:10","slug":"trois-ans-apres-leur-interdiction-les-medias-affilies-au-kremlin-sont-toujours-disponibles-en-europe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/300775\/","title":{"rendered":"Trois ans apr\u00e8s leur interdiction, les m\u00e9dias affili\u00e9s au Kremlin sont toujours disponibles en Europe"},"content":{"rendered":"<p>Une \u00e9tude de l\u2019Institute for strategic dialogue r\u00e9v\u00e8le les failles de l\u2019interdiction par l\u2019Union europ\u00e9enne des sites russes contr\u00f4l\u00e9s par le gouvernement.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Le 2 mars 2022, apr\u00e8s le d\u00e9but de l\u2019invasion russe en Ukraine, la Commission europ\u00e9enne avait r\u00e9agi en adoptant des sanctions, notamment l\u2019interdiction de certains m\u00e9dias de propagande du Kremlin, comme Russia Today et Sputnik. Trois ans plus tard, une\u00a0<a href=\"https:\/\/www.isdglobal.org\/digital_dispatches\/investigation-holding-the-line-auditing-the-eus-ban-of-russian-state-media-3-years-on\/\" target=\"_blank\" rel=\"sponsored noopener nofollow\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\">\u00e9tude de l\u2019Institute for Strategic Dialogue<\/a> \u00a0(ISD), un laboratoire d\u2019id\u00e9es ind\u00e9pendant bas\u00e9 \u00e0 Londres, montre les limites de cette interdiction et les moyens d\u00e9tourn\u00e9s trouv\u00e9s par les propagandistes russes pour infiltrer l\u2019espace m\u00e9diatique europ\u00e9en.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Si ces m\u00e9dias sont suppos\u00e9ment inaccessibles depuis l\u2019Union Europ\u00e9enne, l\u2019\u00e9tude de l\u2019ISD, sp\u00e9cialis\u00e9 dans la lutte contre la d\u00e9sinformation, affirme qu\u2019ils sont toujours actifs. La diffusion des contenus de propagande se fait notamment \u00e0 travers le relais de leurs id\u00e9es par des comptes X ind\u00e9pendants. En plus de cela, des sites dits \u00abmiroirs\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire identiques aux sites originaux mais enregistr\u00e9s sous une autre adresse, permettent de contourner les bloqueurs.<\/p>\n<p>                                    <a class=\"fig-a11y-skip a11y-hidden\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle\"><br \/>\n        Passer la publicit\u00e9<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Afin de mettre en place les interdictions, les \u00c9tats membres de l\u2019Union ont confi\u00e9 la restriction des sites affili\u00e9s \u00e0 Moscou aux fournisseurs d\u2019acc\u00e8s internet. De m\u00eame le r\u00e8glement europ\u00e9en sur les services num\u00e9riques (DSA) mis en place en f\u00e9vrier 2024 confie aux plateformes comme X et Facebook la charge de limiter la propagation de la propagande russe. Sur X, la plupart des comptes affili\u00e9s \u00e0 ces m\u00e9dias ont effectivement \u00e9t\u00e9 bloqu\u00e9s, m\u00eame si une dizaine de comptes dont l\u2019existence viole le r\u00e8glement europ\u00e9en ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s par l\u2019institut.<\/p>\n<p>Menaces hybrides<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Dans l\u2019\u00e9tude men\u00e9e sur les trois plus grands fournisseurs d\u2019acc\u00e8s internet de six pays europ\u00e9ens, dont la France et l\u2019Allemagne et l\u2019Italie, seul un quart des tentatives d\u2019acc\u00e8s aux sites restreints est effectivement bloqu\u00e9. Au mois de mai, l\u2019agence de presse russe contr\u00f4l\u00e9e par le gouvernement Ria Novosti a enregistr\u00e9 plus de 10 millions de visites \u00e0 travers l\u2019UE. Si les fournisseurs d\u2019acc\u00e8s internet fran\u00e7ais et allemands appliquent le plus efficacement les directives, ce n\u2019est pas le cas ailleurs. En Slovaquie, l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des domaines relayant la propagande de Vladimir Poutine est accessible sans restriction. Les disparit\u00e9s d\u2019application des directives naissent des diff\u00e9rences de l\u00e9gislation, parfois inadapt\u00e9es aux menaces hybrides. En Slovaquie, par exemple, un site ne peut \u00eatre bloqu\u00e9 que trois mois renouvelables. De m\u00eame, l\u2019incapacit\u00e9 de la Commission \u00e0 dresser une liste exhaustive des m\u00e9dias restreints freine la bonne application du r\u00e8glement.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">L\u2019accessibilit\u00e9 de ces contenus t\u00e9moigne de l\u2019efficacit\u00e9 des tentatives d\u2019influence russe, comme le montre l\u2019ISD dans deux autres \u00e9tudes publi\u00e9es r\u00e9cemment, qui soulignent l\u2019activit\u00e9 et l\u2019impact de ces sites lors des derni\u00e8res \u00e9lections en Allemagne et en Pologne. La propagation de fausses informations a \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement intense durant ces campagnes, en particulier sur la guerre en Ukraine, avec la n\u00e9gation des crimes russes et la l\u00e9gitimation de l\u2019invasion.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Une \u00e9tude de l\u2019Institute for strategic dialogue r\u00e9v\u00e8le les failles de l\u2019interdiction par l\u2019Union europ\u00e9enne des sites russes&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":300776,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1586],"tags":[11,1777,674,1779,1011,27,12,25,132,1778,364],"class_list":{"0":"post-300775","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-europe","8":"tag-actualites","9":"tag-eu","10":"tag-europe","11":"tag-european-union","12":"tag-fr","13":"tag-france","14":"tag-news","15":"tag-republique-francaise","16":"tag-russie","17":"tag-ue","18":"tag-union-europeenne"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114982795579134428","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/300775","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=300775"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/300775\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/300776"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=300775"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=300775"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=300775"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}