{"id":301936,"date":"2025-08-07T04:47:22","date_gmt":"2025-08-07T04:47:22","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/301936\/"},"modified":"2025-08-07T04:47:22","modified_gmt":"2025-08-07T04:47:22","slug":"cinema-dracula-une-adaptation-en-demi-teinte-signee-luc-besson","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/301936\/","title":{"rendered":"[CINEMA] Dracula, une adaptation en demi-teinte sign\u00e9e Luc Besson"},"content":{"rendered":"<p style=\"padding-left: 40px;\">Le roman de Bram Stocker a d\u00e9cid\u00e9ment droit aux honneurs, cette ann\u00e9e ; apr\u00e8s l\u2019excellent <a href=\"https:\/\/www.bvoltaire.fr\/cinema-nosferatu-les-amateurs-du-genre-vont-adorer\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Nosferatu<\/a>, de Robert Eggers, sorti en janvier dernier, Luc Besson livre aujourd\u2019hui sa propre version cin\u00e9matographique de Dracula. Un d\u00e9fi de plus en plus complexe \u00e0 relever, tant le mythe du vampire a \u00e9t\u00e9 vu et revu. D\u2019autant que Luc Besson \u2013 cin\u00e9aste-producteur partisan de l\u2019am\u00e9ricanisation outranci\u00e8re du cin\u00e9ma fran\u00e7ais depuis les ann\u00e9es 80 \u2013 n\u2019a jamais fait montre, selon nous, d\u2019un go\u00fbt particuli\u00e8rement raffin\u00e9, jusque-l\u00e0. Comme Jan Kounen ou Mathieu Kassovitz, ce flagorneur z\u00e9l\u00e9 et bourrin des r\u00e9alisateurs outre-Atlantique n\u2019a rien trouv\u00e9 de mieux, pour contrer le cin\u00e9ma bourgeois parisien, h\u00e9ritier de la Nouvelle Vague, que d\u2019\u00e9radiquer dans son imaginaire intellectuel toute trace de francit\u00e9. Si bien que certaines innovations de son Dracula nous ont agr\u00e9ablement surpris&#8230;<\/p>\n<p>D\u2019abord un hommage au film de Coppola<\/p>\n<p>Tourn\u00e9e entre les studios de Tigery (dans l\u2019Essonne) et la Finlande (pour les ext\u00e9rieurs), cette nouvelle it\u00e9ration \u2013 consid\u00e9r\u00e9e d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 comme le film fran\u00e7ais le plus cher de 2025, avec ses 45 millions d\u2019euros \u2013 reprend l\u2019histoire du c\u00e9l\u00e8bre vampire roumain, inspir\u00e9 du vo\u00efvode Vlad III l\u2019Empaleur (Vlad II, nous dit \u00e0 tort le film\u2026). Mais plut\u00f4t que de partir du roman de Bram Stocker, Besson recycle en guise d\u2019hommage la trame imagin\u00e9e par Francis Ford Coppola dans sa version de 1992. En effet, le prince de Valachie, apr\u00e8s avoir repouss\u00e9 les invasions ottomanes au nom de l\u2019\u00c9glise catholique, provoque malgr\u00e9 lui la mort de sa compagne Elisabeta \u2013 personnage qui n\u2019existait pas dans le roman d\u2019origine \u2013 et, par d\u00e9sespoir, vend son \u00e2me au diable et devient vampire. Quatre cents ans plus tard, Dracula va avoir l\u2019occasion de retrouver son amour perdu et de se lier \u00e0 elle pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9\u2026<\/p>\n<p>Une intrigue d\u00e9localis\u00e9e en France<\/p>\n<p>Disons-le d\u2019embl\u00e9e, la version de Luc Besson n\u2019a pas le charme n\u00e9ogothique de celle de Coppola ni la beaut\u00e9 expressionniste de celle r\u00e9alis\u00e9e par Eggers. Bourr\u00e9 de tics publicitaires et clippesques, comme nous y a habitu\u00e9 le cin\u00e9aste tout au long de sa filmographie, le film propose malgr\u00e9 tout quelques innovations audacieuses : outre une bande originale sign\u00e9e Danny Elfman, compositeur habituel du cin\u00e9ma romantique de Tim Burton, on salue le choix de d\u00e9localiser l\u2019intrigue de Londres vers Paris, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 le milieu eccl\u00e9siastique fran\u00e7ais est en bute avec le monde scientifique et la philosophie du Progr\u00e8s. Exit le chasseur de vampires Van Helsing, ce sont dor\u00e9navant un pr\u00eatre et un m\u00e9decin (jou\u00e9s respectivement par Christoph Waltz et Guillaume de Tonqu\u00e9dec) qui, contre toute attente, vont devoir liguer leurs forces pour affronter Dracula. Dommage que tout ce beau monde s\u2019exprime en anglais\u2026<\/p>\n<p>Pour un public adolescent<\/p>\n<p>Poussant le romantisme \u00e0 son paroxysme, Luc Besson privil\u00e9gie son histoire d\u2019amour, humanise son vampire au point de lui conf\u00e9rer des sentiments contradictoires et de lui confier ainsi les clefs de la r\u00e9solution de l\u2019intrigue. L\u2019image de la cr\u00e9ature diabolique et d\u00e9vastatrice en prend un s\u00e9rieux coup \u2013 tout le monde n\u2019appr\u00e9ciera pas cette incursion dans l\u2019imaginaire adolescent de Twilight et de Vampire Diaries. De m\u00eame, l\u2019utilisation ad nauseam de gargouilles en images de synth\u00e8se, supp\u00f4ts de Dracula, n\u2019\u00e9tait pas indispensable\u2026 En bref, s\u2019il fallait n\u2019en choisir qu\u2019une pour 2025, nous recommanderions sans h\u00e9siter au lecteur la version de Robert Eggers ; son Nosferatu est d\u2019un tout autre niveau, que ce soit en termes d\u2019\u00e9criture ou de mise en sc\u00e8ne.<\/p>\n<p><strong>2,5 \u00e9toiles sur 5<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p>\n<p>                    <a href=\"#\" rel=\"nofollow\" onclick=\"window.print(); pfTrackEvent('[CINEMA] Dracula, une adaptation en demi-teinte sign\u00e9e Luc Besson'); return false;\" title=\"Printer Friendly, PDF &amp; Email\"><br \/>\n                    <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/printfriendly-icon-sm.png\" alt=\"Print Friendly, PDF &amp; Email\" class=\"pf-button-img\" style=\"width: 17px;height: 17px;\"\/>Imprimer, enregistrer en PDF cet article<br \/>\n                    <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le roman de Bram Stocker a d\u00e9cid\u00e9ment droit aux honneurs, cette ann\u00e9e ; apr\u00e8s l\u2019excellent Nosferatu, de Robert&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":301937,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1354],"tags":[58,59,1346,1011,27,1360],"class_list":{"0":"post-301936","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-films","8":"tag-divertissement","9":"tag-entertainment","10":"tag-films","11":"tag-fr","12":"tag-france","13":"tag-movies"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114985674009904208","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/301936","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=301936"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/301936\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/301937"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=301936"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=301936"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=301936"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}