{"id":307883,"date":"2025-08-09T18:39:30","date_gmt":"2025-08-09T18:39:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/307883\/"},"modified":"2025-08-09T18:39:30","modified_gmt":"2025-08-09T18:39:30","slug":"les-relations-economiques-entre-la-france-et-lallemagne-allemagne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/307883\/","title":{"rendered":"Les relations \u00e9conomiques entre la France et l&rsquo;Allemagne &#8211; ALLEMAGNE"},"content":{"rendered":"<blockquote style=\"text-align: justify;\"><p>&#13;<\/p>\n<p>En 2024, l\u2019Allemagne demeure de loin le premier partenaire commercial de la France, malgr\u00e9 un repli tendanciel des \u00e9changes franco-allemands dans le total des \u00e9changes de biens de la France. Le d\u00e9ficit commercial de la France avec son voisin d\u2019Outre-Rhin est stable (\u00e0 -8,7 Md\u20ac) en d\u00e9pit d\u2019un net recul des exportations automobiles. Les \u00e9changes de services entre les deux pays \u00e9voluent peu en 2023 (derni\u00e8res donn\u00e9es disponibles) apr\u00e8s une forte hausse observ\u00e9e en 2022. Les stocks d\u2019investissements directs bilat\u00e9raux se montrent \u00e9galement stables en 2023 (derni\u00e8res donn\u00e9es disponibles).<\/p>\n<p>&#13;\n<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>En d\u00e9pit d\u2019un recul des\u00a0<\/strong><strong>\u00e9changes de biens franco-allemands en 2024, l\u2019Allemagne demeure de loin le premier partenaire commercial de la France.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Les \u00e9changes de biens franco-allemands reculent en 2024.<\/strong>\u00a0Selon les Douanes fran\u00e7aises, la valeur des \u00e9changes bilat\u00e9raux diminue de 5% en 2024 par rapport \u00e0 2023<a title=\"\" href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\">[i]<\/a>, Le recul des \u00e9changes franco-allemands refl\u00e8te tant celui des exportations fran\u00e7aises vers l\u2019Allemagne (-5,3%, \u00e0 78 Md\u20ac contre 82 Md\u20ac en 2023) que celui des importations fran\u00e7aises en provenance d\u2019Allemagne (-4,6%, \u00e0 87 Md\u20ac contre 91 Md\u20ac en 2023) (cf. graphique 1). La d\u00e9composition sectorielle des \u00e9changes bilat\u00e9raux est globalement inchang\u00e9e\u00a0: les mat\u00e9riels de transport repr\u00e9sentent le premier poste d\u2019\u00e9changes franco-allemands (25% de ces \u00e9changes au total\u00a0: 11% de fabrication automobile, 4% d\u2019\u00e9quipements automobiles, 9% de mat\u00e9riel a\u00e9ronautique), suivis des produits chimiques, parfums et cosm\u00e9tiques (12%), des machines (11%), des produits m\u00e9tallurgiques et m\u00e9talliques (9%) et des produits agroalimentaires (8%)<a title=\"\" href=\"#_edn2\" name=\"_ednref2\">[ii]<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Pour autant, l\u2019Allemagne reste de loin le principal partenaire commercial de la France<\/strong>. Les \u00e9changes de biens franco-allemands diminuent dans la m\u00eame proportion que l\u2019ensemble des \u00e9changes fran\u00e7ais avec l\u2019UE (-5%), mais davantage que la totalit\u00e9 des \u00e9changes fran\u00e7ais (-3%)<a title=\"\" href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\">[iii]<\/a>. La part de l\u2019Allemagne dans les \u00e9changes mondiaux de la France diminue ainsi l\u00e9g\u00e8rement, \u00e0 12,9% (contre 13,1% en 2023) \u2013 s\u2019inscrivant dans une dynamique baissi\u00e8re de long terme (elle atteignait presque 17% de 2013 \u00e0 2016). L\u2019Allemagne reste toutefois loin devant les autres partenaires de la France (par ordre d\u00e9croissant : \u00c9tats-Unis, Italie, Belgique et Chine, qui ne repr\u00e9sentent chacun que 7% \u00e0 8% des \u00e9changes totaux de la France). L\u2019Allemagne est \u00e0 la fois le premier client et le premier fournisseur de la France\u00a0: elle repr\u00e9sente 13,2% des exportations fran\u00e7aises (contre 13,8% en 2023), devant les \u00c9tats-Unis et l\u2019Italie (\u00e0 8,2% chacun en 2024) et 12,6% des importations fran\u00e7aises (comme en 2023), devant la Chine (\u00e0 10,3% en 2024).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La France demeure quant \u00e0 elle le quatri\u00e8me partenaire commercial de l\u2019Allemagne.<\/strong>\u00a0Selon Destatis, les \u00e9changes de biens franco-allemands repr\u00e9sentent\u00a06,4% des \u00e9changes totaux de l\u2019Allemagne en 2024 (contre 6,5% en 2023, ou 8% en moyenne entre 2014 et 2016), juste derri\u00e8re les \u00c9tats-Unis, la Chine et les Pays-Bas (repr\u00e9sentant chacun 7 \u00e0 9% des \u00e9changes totaux de l\u2019Allemagne). Dans le d\u00e9tail, la France constitue le 6\u00e8me\u00a0fournisseur de l\u2019Allemagne (5,1% des importations allemandes comme en 2023) et son 2\u00e8me\u00a0client (7,5% des exportations allemandes contre 7,6% en 2023).<\/p>\n<p>Le d\u00e9ficit des \u00e9changes de biens de la France vis-\u00e0-vis de l\u2019Allemagne se stabilise en 2024, malgr\u00e9 une d\u00e9gradation sensible du solde commercial du secteur automobile.<\/p>\n<p><strong>Le d\u00e9ficit commercial de la France avec l\u2019Allemagne se maintient, comme en 2023, \u00e0 son plus bas niveau depuis 2016.\u00a0<\/strong>Les exportations et les importations de la France avec l\u2019Allemagne s\u2019\u00e9tant contract\u00e9es dans des proportions \u00e9quivalentes en 2024, le d\u00e9ficit commercial de la France vis-\u00e0-vis de l\u2019Allemagne est rest\u00e9 stable, \u00e0 -8,7 Md\u20ac selon les Douanes fran\u00e7aises. Il demeure ainsi \u00e0 son plus faible niveau depuis 2016, bien qu\u2019il repr\u00e9sente le 2\u00e8me\u00a0plus important d\u00e9ficit fran\u00e7ais apr\u00e8s celui enregistr\u00e9 avec la Chine (-46,5 Md\u20ac) (cf. graphique 1).\u00a0<strong>Le d\u00e9ficit commercial de la France vis-\u00e0-vis de l\u2019Allemagne se creuse dans le secteur des mat\u00e9riels de transport<\/strong>, passant de 2,5 Md\u20ac en 2023 \u00e0 5,1 Md\u20ac en 2024\u00a0: le rebond des importations a\u00e9rospatiales fran\u00e7aises depuis l\u2019Allemagne (+18% en 2024) s\u2019ajoute au net repli des exportations fran\u00e7aises vers l\u2019Allemagne de la construction automobile et des \u00e9quipements automobiles (-24% et -19% respectivement en 2024). Le d\u00e9ficit du secteur des mat\u00e9riels de transports se rapproche ainsi de celui du secteur des machines, en l\u00e9g\u00e8re diminution mais demeurant le premier d\u00e9ficit sectoriel de la France avec l\u2019Allemagne (\u00e0 -5,7 Md\u20ac en 2024 contre -6,1 Md\u20ac en 2023). Par ailleurs, la France n\u2019enregistre structurellement que peu d\u2019exc\u00e9dents sectoriels avec l\u2019Allemagne. Parmi les dix premiers secteurs d\u2019\u00e9changes franco-allemands<a title=\"\" href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\">[iv]<\/a>, seuls celui des \u00e9quipements \u00e9lectriques et m\u00e9nagers et celui des produits informatiques, \u00e9lectroniques et optiques affichent un solde positif en 2024 (respectivement +1,1 Md\u20ac et +1,3 Md\u20ac).\u00a0<\/p>\n<p>Les \u00e9changes de services bilat\u00e9raux se maintiennent en 2023 apr\u00e8s une hausse record en 2022.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p><strong>Les \u00e9changes bilat\u00e9raux de services se stabilisent \u00e0 un niveau record en 2023.\u00a0<\/strong>Selon Eurostat<a title=\"\" href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\">[v]<\/a>, les recettes de services de la France vis-\u00e0-vis de l\u2019Allemagne se stablisent \u00e0 33,9\u00a0Md\u20ac en 2023 (derni\u00e8res donn\u00e9es disponibles), apr\u00e8s une hausse exceptionnelle observ\u00e9e en 2022 (+26%). Les d\u00e9penses de services affichent en revanche une hausse de 3%, passant de 33,2 \u00e0 34,4 Md\u20ac (cf. graphique 2). Le solde des \u00e9chances de services redevient ainsi l\u00e9g\u00e8rement n\u00e9gatif (-0,4 Md\u20ac), \u00e0 un degr\u00e9 toutefois bien moindre qu\u2019entre 2015 et 2021, ann\u00e9es marqu\u00e9es notamment par un faible niveau des recettes de voyages. Dans le d\u00e9tail, le repli des recettes de transports en 2023 (-2\u00a0Md\u20ac, dans un contexte de ralentissement \u00e9conomique et de baisse des prix de l\u2019\u00e9nergie) a \u00e9t\u00e9 contrebalanc\u00e9 par la hausse des recettes de la quasi-majorit\u00e9 des autres cat\u00e9gories de services\u00a0; l\u2019augmentation des d\u00e9penses li\u00e9es aux services non-financiers aux entreprises (services de recherche, de conseil, techniques\u2026), qui constituent de loin le principal secteur d\u2019\u00e9changes bilat\u00e9raux, a \u00e9t\u00e9 en grande partie compens\u00e9e par la baisse des d\u00e9penses de r\u00e9mun\u00e9rations pour usage de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle (brevets, marques, franchises, logiciels\u2026). L\u2019Allemagne reste le deuxi\u00e8me partenaire d\u2019\u00e9changes de services de la France derri\u00e8re les \u00c9tats-Unis (68\u00a0Md\u20ac avec l\u2019Allemagne contre 72\u00a0Md\u20ac avec les Etats-Unis), son troisi\u00e8me client de services derri\u00e8re les \u00c9tats-Unis et le Royaume-Uni, et son premier fournisseur.<\/p>\n<p>Les stocks d\u2019investissements directs bilat\u00e9raux restent stables en 2023.<\/p>\n<p><strong>Le stock d\u2019investissements directs allemands en France reste sensiblement plus \u00e9lev\u00e9 que le stock d\u2019investissement fran\u00e7ais en Allemagne.<\/strong>\u00a0Selon la Banque de France, l\u2019Allemagne est, avec un stock d\u2019investissement de 112\u00a0Mrd\u20ac fin 2023 (derni\u00e8res donn\u00e9es disponibles\u00a0; approche par\u00a0investisseur ultime<a title=\"\" href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\">[vi]<\/a>), le 3\u00e8me\u00a0investisseur en France derri\u00e8re les \u00c9tats-Unis et la Suisse. La valeur du stock allemand en France, qui avait atteint un pic en 2021 (119\u00a0Md\u20ac), s\u2019est quelque peu contract\u00e9e depuis mais reste bien sup\u00e9rieure aux niveaux atteints au cours de la d\u00e9cennie 2010. Inversement, l\u2019Allemagne est le 8\u00e8me\u00a0pays d\u2019investissement de la France, avec un stock fran\u00e7ais en Allemagne de 61 Mrd\u20ac, stable sur longue p\u00e9riode\u00a0<a title=\"\" href=\"#_edn2\" name=\"_ednref2\">[vii]<\/a>.<strong>La relation franco-allemande est marqu\u00e9e par un nombre \u00e9lev\u00e9 d\u2019op\u00e9rations d\u2019investissement bilat\u00e9ral<\/strong>.\u00a0De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, les flux d\u2019investissements allemands en France sont \u2013 \u00e0 l\u2019instar des stocks \u2013\u00a0 \u00a0tendanciellement sup\u00e9rieurs aux flux fran\u00e7ais en Allemagne selon la Banque de France. Au-del\u00e0 d\u2019op\u00e9rations d\u2019envergure dans des secteurs strat\u00e9giques (automobile\/batterie, \u00e9nergie, pharmacie, ferroviaire notamment \u2013\u00a0cf.\u00a0annexe 1), la relation bilat\u00e9rale se caract\u00e9rise \u00e9galement par de nombreux projets de plus petite taille, notamment en zone frontali\u00e8re. Au total, selon Business France,\u00a0l\u2019Allemagne a \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine de 232 d\u00e9cisions d\u2019investissement en France en 2024<a title=\"\" href=\"#_edn3\" name=\"_ednref3\">[viii]<\/a>, ce qui la place au 2\u00e8me\u00a0rang des investisseurs, juste derri\u00e8re les \u00c9tats-Unis.\u00a0Parmi les facteurs d\u2019investissement en France, les entreprises allemandes citent notamment la disponibilit\u00e9 d\u2019emplois qualifi\u00e9s, la qualit\u00e9 des infrastructures et la situation g\u00e9ographique.\u00a0Selon la GTAI, la France, avec 82 nouveaux projets d\u2019investissement en Allemagne, se situe en 7e\u00a0position des investisseurs \u00e9trangers en 2024 (cf.\u00a0annexe 2).<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>***<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Si le faible dynamisme des \u00e9changes franco-allemands en 2023\/2024 s\u2019explique en partie par une conjoncture allemande d\u00e9grad\u00e9e, il pourrait \u00e9galement traduire une perte de vitesse de la relation bilat\u00e9rale vis-\u00e0-vis d\u2019autres partenaires \u2013 le recul des \u00e9changes franco-allemands de biens en 2024 contrastant avec la progression de ceux r\u00e9alis\u00e9s avec les \u00c9tats-Unis d\u2019avant-Trump II, aussi bien par la France (+4% selon les Douanes fran\u00e7aises) que par l\u2019Allemagne (+2,2% selon Destatis). L\u2019assouplissement budg\u00e9taire annonc\u00e9 par la nouvelle coalition allemande (notamment\u00a0via\u00a0la cr\u00e9ation d\u2019un fonds infrastructures<a title=\"\" href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\">[ix]<\/a>) pourrait n\u00e9anmoins ouvrir des nouvelles opportunit\u00e9s pour les entreprises fran\u00e7aises \u00e0 moyen terme \u2013 voire contribuer \u00e0 r\u00e9\u00e9quilibrer en partie l\u2019asym\u00e9trie structurelle des \u00e9changes bilat\u00e9raux.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>***\u00a0<\/p>\n<p><strong>Graphique 1\u00a0: \u00e9volution des \u00e9changes de biens franco-allemands de 2016 \u00e0 2024 (en milliards d\u2019euros)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><img decoding=\"async\" class=\"marge\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/dc39c139-27dd-4832-8494-9bb3cc2bfa58.png\" alt=\"ab\"\/><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0Source : donn\u00e9es des douanes fran\u00e7aises (hors mat\u00e9riel militaire), comptabilisant les \u00e9changes au passage de la fronti\u00e8re (exportations FAB, importations CAF).<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"center\"><strong>Graphique 2\u00a0: \u00e9volution des \u00e9changes de services franco-allemands de 2014 \u00e0 2023 (en milliards d\u2019euros)<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\"><strong><img decoding=\"async\" class=\"marge\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/aaf30a67-7ff5-4379-b0c9-bce64ade39a5.png\" alt=\"cd\"\/><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0Source :\u00a0Eurostat (d\u00e9clarant : France).\u00a0\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Annexe\u00a01\u00a0: exemples de grandes op\u00e9rations d\u2019investissement bilat\u00e9ral r\u00e9centes<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En\u00a0Allemagne,\u00a0on peut citer, dans le secteur automobile\/batterie, la cr\u00e9ation embl\u00e9matique de la JV franco-allemande ACC dont une des trois gigafactories doit entrer en service en 2025 \u00e0 Kaiserslautern (malgr\u00e9 les difficult\u00e9s \u00e0 la suite de la baisse des ventes de voitures \u00e9lectriques) ou l\u2019acquisition de l\u2019\u00e9quipementier automobile allemand Hella par son homologue fran\u00e7ais Faurecia en 2022, donnant naissance au groupe Forvia. Dans le secteur ferroviaire, Alstom a finalis\u00e9 en 2021 le rachat de Bombardier Transport et l\u2019acquisition des sites allemands correspondants. Plus r\u00e9cemment, dans le secteur de l\u2019\u00e9nergie, Vinci a remport\u00e9 deux contrats d\u2019envergure en Allemagne\u00a0: un pour la construction de plateforme de conversion \u00e9lectrique en Mer du Nord et un (via\u00a0sa filiale Cobra IS) pour r\u00e9aliser les travaux d\u2019une partie du site sid\u00e9rurgique \u00e0 l\u2019hydrog\u00e8ne de Thyssenkrupp Steel Europe \u00e0 Duisbourg et EnBW et Total ont remport\u00e9 les appels d\u2019offres pour des surfaces \u00e9oliennes offshore. Siemens Energy et Air Liquide ont \u00e9galement inaugur\u00e9 en 2023 leur usine visant \u00e0 produire des \u00e9lectrolyseurs pour la production d\u2019hydrog\u00e8ne bas carbone. Enfin, dans le secteur pharmaceutique, Sanofi a annonc\u00e9 investir 1,3 Mrd\u20ac d\u2019ici 2029 pour remplacer son usine d\u2019insuline \u00e0 Francfort.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En\u00a0France, on peut citer des coop\u00e9rations dans les m\u00eames secteurs : le groupe franco-allemand ACC a inaugur\u00e9, en 2023, sa gigafactory dans le Pas-de-Calais pour la production de batteries ion lithium liquide, la JV franco-allemande Innoplate (entre l\u2019\u00e9quipementier automobile Schaeffler et l\u2019entreprise fran\u00e7aise Symbio) a inaugur\u00e9 en juin 2024 son premier site de production de plaques bipolaires de piles \u00e0 combustible \u00e0 Haguenau (Bas-Rhin)\u00a0; Merck, fabricant pharmaceutique, poursuit son investissement \u00e0 Molsheim\u00a0; Hager, sp\u00e9cialiste des installations \u00e9lectriques, a annonc\u00e9 \u00e0 Choose France 2024 poursuivre son investissement sur son site de production Obernai dans le Bas-Rhin. Enfin, le groupe sid\u00e9rurgique allemand\u00a0Saarstahl a repris en 2021 deux sites en France (Hayange et Saint-Saulve) qui ont l\u2019ambition de devenir des mod\u00e8les d\u2019industrie d\u00e9carbon\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Choose France 2025\u00a0: Parmi les 53 annonces, 4 projets concernent l\u2019Allemagne\u00a0:<\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">&#13;<\/p>\n<li>EnBW\u00a0: 280 M\u20ac sur les 2 prochaines ann\u00e9es pour la production d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 verte dans les territoires en France.<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>HY2GEN- H2V\u00a0: 1,5Md\u20ac \u00e0 Fos-sur-Mer\/ JV franco-allemande d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la production de carburant d\u2019aviation durable (e-SAF). Op\u00e9rationnelle en 2030, l\u2019usine produira 75 000 tonnes\/an, \u00e9vitant 240 000 tonnes de CO\u2082<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>DAIMLER TRUCKS,\u00a0avec plus de 92M\u20ac d\u2019investissement d\u2019ici \u00e0 fin 2026, agrandit son usine historique de Ligny-en-Barrois (R\u00e9gion Grand Est) afin d\u2019augmenter les volumes de production d\u2019autobus \u00e9lectriques, r\u00e9nove et modernise ses centres SAV implant\u00e9s sur le territoire fran\u00e7ais. 600 emplois sont \u00e0 la cl\u00e9.<\/li>\n<p>&#13;<\/p>\n<li>VORWERK ajoute un nouvel \u00e9l\u00e9ment \u00e0 son complexe industriel en Eure-et-Loir avec la cr\u00e9ation d&rsquo;un centre de stockage, d&rsquo;assemblage final et de conditionnement \u00e0 la Chapelle-du-Noyer, dont l\u2019ouverture est pr\u00e9vue en septembre 2027, pour un montant d&rsquo;environ 30M\u20ac.\u00a0<\/li>\n<p>&#13;\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p align=\"center\"><strong>Annexe\u00a02 : dispositifs d\u2019accompagnement des entreprises fran\u00e7aises sur le march\u00e9 allemand<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les entreprises fran\u00e7aises int\u00e9ress\u00e9es par le march\u00e9 allemand peuvent s\u2019appuyer sur un dispositif d\u2019accompagnement \u00e9toff\u00e9. Les \u00e9quipes de Business France (BF), install\u00e9es \u00e0 D\u00fcsseldorf, organisent \u00e0 la fois des accompagnements individuels et des pavillons sur les grands salons pr\u00e9sents en Allemagne. BF prospecte les investisseurs allemands en liaison avec le Service \u00e9conomique r\u00e9gional de l\u2019Ambassade \u00e0 Berlin tandis que le bureau de BPI France, \u00e9galement situ\u00e9 \u00e0 D\u00fcsseldorf, assure la promotion des instruments financiers mis \u00e0 la disposition des PME\/ETI. Par exemple, BPI a lanc\u00e9 en avril un acc\u00e9l\u00e9rateur franco-bavarois avec une promotion d\u2019excellence d\u2019entreprises de France et de Bavi\u00e8re. BF de son c\u00f4t\u00e9 accompagne par ailleurs, les quelques mille Volontaires Internationaux employ\u00e9s dans des filiales allemandes d\u2019entreprises fran\u00e7aises. La Chambre de commerce franco-allemande de Sarrebruck propose des prestations en aval (implantation, domiciliation, conseils juridiques). Les conseillers du commerce ext\u00e9rieur fran\u00e7ais en Allemagne (une centaine r\u00e9partie sur tout le territoire) sont disponibles pour apporter leur expertise et leur connaissance du terrain aux PME int\u00e9ress\u00e9es. Des clubs d\u2019affaires franco-allemands sont \u00e9galement pr\u00e9sents dans la plupart des grandes m\u00e9tropoles allemandes. Enfin, des communaut\u00e9s French Tech se sont constitu\u00e9es \u00e0 Berlin, Munich et D\u00fcsseldorf pour faciliter l\u2019implantation de\u00a0start-ups\u00a0fran\u00e7aises sur le march\u00e9 allemand. Fort du succ\u00e8s de ces communaut\u00e9s, des projets de labellisation French Tech \u00e0 Hambourg et Francfort sont envisag\u00e9s pour 2025. Plusieurs \u00ab\u00a0licornes\u00a0\u00bb allemandes et fran\u00e7aises et des fonds de capital-risque ont port\u00e9 et soutenu l\u2019initiative\u00a0Scale up Europe\u00a0(fonds europ\u00e9en pour financer le\u00a0late stage\u00a0du d\u00e9veloppement des\u00a0start-ups) lanc\u00e9e pendant la pr\u00e9sidence fran\u00e7aise du Conseil de l\u2019Union europ\u00e9enne. La France et l\u2019Allemagne ont d\u2019ailleurs contribu\u00e9 \u00e0 ce titre \u00e0 l\u2019initiative \u00ab\u00a0champions technologiques europ\u00e9ens\u00a0\u00bb (ICTE), lanc\u00e9e en f\u00e9vrier 2022 dans le cadre de\u00a0Scale-up Europe, pour am\u00e9liorer le financement d\u2019entreprises europ\u00e9ennes innovantes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">***<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a style=\"background-color: #ffffff;\" title=\"\" href=\"#_ednref1\" name=\"_edn1\">[i]<\/a>\u00a0-3,8% selon Destatis.<\/p>\n<p><a style=\"background-color: #ffffff;\" title=\"\" href=\"#_ednref2\" name=\"_edn2\">[ii]<\/a>\u00a0En 2023 : 24% pour les mat\u00e9riels de transport\u00a0; 11% pour les produits chimiques, parfums et cosm\u00e9tiques\u00a0; 12% pour les machines ; 10% pour les produits m\u00e9tallurgiques et m\u00e9talliques\u00a0; 8% pour les produits agroalimentaires.<br \/>\n<a style=\"background-color: #ffffff; text-align: justify;\" title=\"\" href=\"#_ednref2\" name=\"_edn2\">[<\/a><a title=\"\" href=\"#_ednref1\" name=\"_edn1\">iii]<\/a>\u00a0Seules les donn\u00e9es en valeur sont d\u00e9compos\u00e9es par pays. Les donn\u00e9es disponibles ne permettent pas en revanche d\u2019estimer l\u2019\u00e9volution par pays des volumes \u00e9chang\u00e9s. Au vu des niveaux d\u2019inflation observ\u00e9s, le recul des \u00e9changes en volume est potentiellement plus prononc\u00e9 qu\u2019en valeur : pour m\u00e9moire, l\u2019indice des prix \u00e0 la consommation harmonis\u00e9 (IPCH) a progress\u00e9 de 1,8% en France et de 2,8% en Allemagne en 2024 selon Eurostat.<br \/>\n<a style=\"background-color: #ffffff; text-align: justify;\" title=\"\" href=\"#_ednref1\" name=\"_edn1\">[iv]<\/a>\u00a0La France est structurellement exc\u00e9dentaire avec l\u2019Allemagne dans le secteur du textile et de l\u2019habillement (+2,2\u00a0Md\u20ac en 2024) et dans le secteur des produits agricoles, sylvicoles, de la p\u00eache et de l\u2019aquaculture (+1,6 Md\u20ac en 2024), secteurs pesant toutefois relativement peu dans les \u00e9changes franco-allemands.<br \/>\n<a style=\"background-color: #ffffff;\" title=\"\" href=\"#_ednref1\" name=\"_edn1\">[v]<\/a>\u00a0Selon les donn\u00e9es d\u00e9clar\u00e9es par la France (les donn\u00e9es Eurostat diff\u00e8rent l\u00e9g\u00e8rement en fonction du pays d\u00e9clarant retenu).\u00a0<br \/>\n<a title=\"\" href=\"#_ednref1\" name=\"_edn1\">[vi]<\/a>\u00a0Cette approche filtre les pays de transit que sont notamment le Luxembourg et les Pays-Bas.<br \/>\n<a title=\"\" href=\"#_ednref2\" name=\"_edn2\">[vii]<\/a>\u00a0Selon la Chambre franco-allemande de commerce et d\u2019industrie (AHK), quelque 2\u00a0600\u00a0entreprises fran\u00e7aises emploient environ 330\u00a0000 personnes en Allemagne et 3 000 entreprises allemandes emploient 350\u00a0000 personnes en France. Sept groupes allemands comptent parmi les 25\u00a0principaux groupes \u00e9trangers implant\u00e9s en France (Aldi, Allianz, HeidelbergCement, Mercedes-Benz-Group, SAP, Sartorius, Volkswagen AG).<br \/>\n<a title=\"\" href=\"#_ednref3\" name=\"_edn3\">[viii]<\/a>\u00a0Selon Business France, ces investissements devraient cr\u00e9er ou maintenir plus de 4\u00a0400 emplois.<br \/>\n<a style=\"background-color: #ffffff; text-align: justify;\" title=\"\" href=\"#_ednref3\" name=\"_edn3\">[ix]<\/a>\u00a0Fonds sp\u00e9cial extra-budg\u00e9taire de 500 Md\u20ac sur 12 ans destin\u00e9 au financement d\u2019\u00ab\u00a0investissements suppl\u00e9mentaires\u00a0\u00bb en faveur des \u00ab\u00a0infrastructures\u00a0\u00bb ou de l\u2019atteinte de \u00ab\u00a0la neutralit\u00e9 climatique d\u2019ici 2045\u00a0\u00bb. Le fonds a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 dans le cadre d\u2019une r\u00e9vision du cadre budg\u00e9taire constitutionnel adopt\u00e9e en mars 2025, \u00e0 la suite des \u00e9lections f\u00e9d\u00e9rales du 23 f\u00e9vrier. La r\u00e9forme comprend \u00e9galement un assouplissement sur les d\u00e9penses de d\u00e9fense (exemption du \u00ab\u00a0frein \u00e0 la dette\u00a0\u00bb pour les d\u00e9penses exc\u00e9dant 1% du PIB), et sur les finances publiques locales (rehaussement du d\u00e9ficit structurel autoris\u00e9 pour les L\u00e4nder, port\u00e9 de 0% \u00e0 0,35 % du PIB).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"&#13; En 2024, l\u2019Allemagne demeure de loin le premier partenaire commercial de la France, malgr\u00e9 un repli tendanciel&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":307884,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1587],"tags":[11,672,1804,1805,1803,1777,674,1801,12,1802],"class_list":{"0":"post-307883","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-allemagne","8":"tag-actualites","9":"tag-allemagne","10":"tag-bundesrepublik-deutschland","11":"tag-de","12":"tag-deutschland","13":"tag-eu","14":"tag-europe","15":"tag-germany","16":"tag-news","17":"tag-republique-federale-dallemagne"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115000270139212770","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/307883","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=307883"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/307883\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/307884"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=307883"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=307883"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=307883"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}