{"id":308654,"date":"2025-08-10T03:57:10","date_gmt":"2025-08-10T03:57:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/308654\/"},"modified":"2025-08-10T03:57:10","modified_gmt":"2025-08-10T03:57:10","slug":"la-lameta-est-une-declaration-damour-a-notre-territoire-cet-ingenieur-a-tout-plaque-pour-lancer-le-premier-couteau-artisanal-fabrique-a-nice","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/308654\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0La Lameta est une d\u00e9claration d\u2019amour \u00e0 notre territoire\u00a0\u00bb: cet ing\u00e9nieur a tout plaqu\u00e9 pour lancer le premier couteau artisanal fabriqu\u00e9 \u00e0 Nice"},"content":{"rendered":"<p>\u00c0 Nice, on a le soleil, la mer\u2026 mais aucun couteau r\u00e9gional. C\u2019est cette carence que Boris Martello, 35 ans, a voulu combler. Ancien ing\u00e9nieur, il a tout quitt\u00e9 pour cr\u00e9er la Lameta, une lame enracin\u00e9e dans le terroir ni\u00e7ois.<\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9e? Elle a germ\u00e9 lors de ses randonn\u00e9es. \u00ab\u00a0Partout o\u00f9 j\u2019allais, les gens avaient leur couteau r\u00e9gional. En Corse, par exemple, ils ont la Vendetta. Et nous, \u00e0 Nice? Rien\u00a0\u00bb, raconte Boris. L\u2019ing\u00e9nieur, alors en poste \u00e0 l\u2019Agglom\u00e9ration Cannes-Pays de L\u00e9rins, se met alors \u00e0 cogiter.<\/p>\n<p>Pendant cinq ans, il m\u00e8ne une \u00ab\u00a0double vie\u00a0\u00bb: \u00ab\u00a0En parall\u00e8le de mon boulot, j\u2019ai test\u00e9 des machines et des logiciels, cherch\u00e9 les bons partenaires. Ce furent cinq ann\u00e9es de gal\u00e8res mais surtout de pers\u00e9v\u00e9rance \u00ab\u00a0, souffle-t-il. Et en octobre 2024, le voil\u00e0 qui saute enfin le pas, d\u00e9missionnant de son travail pour lancer sa marque (\u00ab\u00a0lameta\u00a0\u00bb veut dire \u00ab\u00a0petite lame\u00a0\u00bb en ni\u00e7ois).<\/p>\n<p><strong>Un travail d\u2019orf\u00e8vre<\/strong><\/p>\n<p>Dans son atelier perch\u00e9 \u00e0 La Trinit\u00e9, Boris travaille seul. Chaque pi\u00e8ce qui sort passe plusieurs heures entre ses mains. <strong>\u00ab\u00a0Un couteau repr\u00e9sente environ cinq heures de travail, r\u00e9parties sur trois jours\u00a0\u00bb<\/strong>, pr\u00e9cise-t-il.<\/p>\n<p>Le manche? Taill\u00e9 dans de l\u2019olivier local, souvent centenaire. \u00ab\u00a0C\u2019\u00e9tait une \u00e9vidence: il y en a partout ici. Chaque morceau est unique par son veinage\u00a0\u00bb, dit-il en caressant un bois blond stri\u00e9. La lame? Forg\u00e9e \u00e0 Thiers, capitale de la coutellerie fran\u00e7aise. Le tout, ajust\u00e9 au dixi\u00e8me de millim\u00e8tre pr\u00e8s.<\/p>\n<p>Rien n\u2019est laiss\u00e9 au hasard: \u00ab\u00a0Il y a l\u2019aigle et la couronne du comt\u00e9, un cachet avec le logo de la ville\u2026 M\u00eame les pochettes cadeaux reprennent les couleurs des fa\u00e7ades du Vieux-Nice\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Un hommage \u00e0 sa ville natale<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J\u2019aime ma r\u00e9gion. La Lameta est une d\u00e9claration d\u2019amour \u00e0 notre territoire\u00a0\u00bb, confie Boris. Et, comme le veut la tradition, une pi\u00e8ce accompagne chaque lame: \u00ab\u00a0On ne doit jamais offrir un couteau sans une pi\u00e8ce, pour ne pas couper le fil de l\u2019amiti\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Pour son cr\u00e9ateur, pas question que la Lameta dorme sous vitrine: \u00ab\u00a0J\u2019aimerais qu\u2019elle vive. J\u2019ai envie qu\u2019elle parte dans le Mercantour, qu\u2019elle coupe le saucisson de l\u2019ap\u00e9ro sur la plage\u2026\u00a0\u00bb, sourit-il. Alors, il pense \u00e0 tout: \u00ab\u00a0Ma petite fiert\u00e9, c\u2019est l\u2019option de mettre un message dans le manche. On le scanne avec notre t\u00e9l\u00e9phone, puis un joli mot et une photo s\u2019affichent\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Un parcours sem\u00e9 d\u2019emb\u00fbches<\/strong><\/p>\n<p>Seul dans son atelier, il a su garder la flamme. \u00ab\u00a0Il y a eu des doutes. Personne ne me connaissait. Il a fallu gagner leur confiance, reconna\u00eet-il. J\u2019ai eu des probl\u00e8mes pour recevoir les machines. Avec le contexte g\u00e9opolitique, les bateaux ont eu six mois de retard.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les commandes sont ouvertes depuis quelques semaines sur le site de la maison Martello (1). \u00c0 condition de s\u2019armer de patience: \u00ab\u00a0Ce n\u2019est pas: je commande un jour, je re\u00e7ois le lendemain. Il faut compter un peu plus de temps\u00a0\u00bb, pr\u00e9vient-il.<\/p>\n<p><strong>Pour un canif nissart, comptez 145 euros<\/strong>. Un tarif que Boris Martello assume parfaitement: \u00ab\u00a0C\u2019est du 100% fran\u00e7ais, artisanal et de qualit\u00e9. Et je travaille aussi sur d\u2019autres produits r\u00e9gionaux, plus accessibles: des planches \u00e0 d\u00e9couper, des tire-bouchons&#8230;\u00a0\u00bb. Son r\u00eave? Ouvrir une boutique dans le Vieux-Nice, \u00e0 deux pas des ruelles color\u00e9es qui l\u2019ont inspir\u00e9.<\/p>\n<p>1.<a href=\"http:\/\/Maison-martello.com\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\"> Maison-martello.com<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00c0 Nice, on a le soleil, la mer\u2026 mais aucun couteau r\u00e9gional. 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