{"id":311216,"date":"2025-08-11T08:58:11","date_gmt":"2025-08-11T08:58:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/311216\/"},"modified":"2025-08-11T08:58:11","modified_gmt":"2025-08-11T08:58:11","slug":"vers-la-fin-de-la-chimiotherapie-systematique-apres-70-ans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/311216\/","title":{"rendered":"vers la fin de la chimioth\u00e9rapie syst\u00e9matique apr\u00e8s 70 ans ?"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019efficacit\u00e9 n\u2019est pas d\u00e9montr\u00e9e, mais la toxicit\u00e9 oui.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude d\u2019Unicancer et de l\u2019Institut Curie, publi\u00e9e le 2 ao\u00fbt dans\u00a0The Lancet, est la premi\u00e8re \u00e9tude randomis\u00e9e de phase 3 \u00e0 \u00e9valuer l\u2019int\u00e9r\u00eat de l\u2019ajout d\u2019une chimioth\u00e9rapie \u00e0 une hormonoth\u00e9rapie chez les femmes de 70 ans et plus, atteintes d\u2019un cancer du sein hormonod\u00e9pendant.<\/p>\n<p>De fa\u00e7on standard, les patientes, jeunes ou plus \u00e2g\u00e9es, sont op\u00e9r\u00e9es puis elles re\u00e7oivent un traitement d\u2019hormonoth\u00e9rapie et, le plus souvent, une chimioth\u00e9rapie adjuvante.<\/p>\n<p>Mais la chimioth\u00e9rapie peut entra\u00eener des effets secondaires particuli\u00e8rement lourds chez les personnes vuln\u00e9rables. C\u2019est pourquoi elle est controvers\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Fatigue, douleurs, troubles digestifs\u2026<\/strong><\/p>\n<p>Deux groupes de patientes ont \u00e9t\u00e9 compar\u00e9s. L\u2019un a re\u00e7u une chimioth\u00e9rapie suivie d\u2019une hormonoth\u00e9rapie, l\u2019autre une hormonoth\u00e9rapie seule.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s un suivi m\u00e9dian de 7,8 ans, le taux de survie globale \u00e0 4 ans \u00e9tait de 90,5 % dans le 1er\u00a0groupe contre 89,3 % dans le second. A 8 ans, respectivement 72,7 % et 68,3 %.\u00a0<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La diff\u00e9rence de 4,5 points \u00e0 huit ans n\u2019est pas statistiquement significative\u00a0\u00bb, souligne l\u2019Institut Curie dans\u00a0un communiqu\u00e9.<\/p>\n<p>C\u00f4t\u00e9 toxicit\u00e9, les effets n\u00e9gatifs de la\u00a0chimioth\u00e9rapie\u00a0sont significatifs.<\/p>\n<p>\u00a0\u00ab\u00a0Des effets ind\u00e9sirables de grade 3 ou plus sont survenus chez 34 % des patientes trait\u00e9es par chimioth\u00e9rapie, contre seulement 9 % dans le groupe hormonoth\u00e9rapie seule, d\u00e9taille l\u2019Institut Curie<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les patientes ayant re\u00e7u une chimioth\u00e9rapie ont rapport\u00e9 une d\u00e9t\u00e9rioration plus marqu\u00e9e de leur qualit\u00e9 de vie, notamment en lien avec la fatigue, les douleurs, les troubles digestifs et une baisse de l\u2019autonomie\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Pour une oncologie plus cibl\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pour la premi\u00e8re fois, une \u00e9tude de phase III montre que l\u2019ajout de chimioth\u00e9rapie n\u2019apporte pas de b\u00e9n\u00e9fice statistiquement significatif de survie globale, m\u00eame chez des patientes \u00e0 haut risque g\u00e9nomique (dont la tumeur est \u00e0 haut risque de r\u00e9cidive, de progression ou de mauvaise r\u00e9ponse au traitement, ndlr),\u00a0d\u00e9clare le\u00a0Pr Etienne Brain, oncologue m\u00e9dical \u00e0 l\u2019Institut Curie.\u00a0<\/p>\n<p>Ces r\u00e9sultats confirment que les d\u00e9cisions th\u00e9rapeutiques doivent tenir compte non seulement de la biologie tumorale, mais aussi de l\u2019\u00e2ge, de la fragilit\u00e9 et des attentes des patientes.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ils incitent \u00e0 r\u00e9viser la mani\u00e8re dont les standards \u00e9tablis chez les sujets plus jeunes sont ensuite appliqu\u00e9s chez les sujets plus \u00e2g\u00e9s sans niveau de preuve \u00e9lev\u00e9 ou avec peu de garde-fous. (L\u2019\u00e9tude) ASTER 70s ouvre la voie \u00e0 une oncologie plus cibl\u00e9e, plus juste et plus tourn\u00e9e vers la patiente.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Cette \u00e9tude confirme la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une approche th\u00e9rapeutique individualis\u00e9e, adapt\u00e9e aux caract\u00e9ristiques de la tumeur, mais aussi \u00e0 l\u2019\u00e2ge, \u00e0 la fragilit\u00e9 et au choix des patientes.<\/p>\n<p>L\u2019Institut Curie insiste sur la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019am\u00e9liorer les standards de prise en charge en tenant compte du rapport b\u00e9n\u00e9fice\/risque pour les personnes \u00e2g\u00e9es notamment.<\/p>\n<p>S\u2019appuyant sur les r\u00e9sultats de cette \u00e9tude, le centre anti-cancer appelle \u00e0 une\u00a0\u00ab\u00a0d\u00e9sescalade th\u00e9rapeutique raisonn\u00e9e\u00a0\u00bb\u00a0chez les patientes \u00e2g\u00e9es et \u00e0 r\u00e9server la chimioth\u00e9rapie \u00e0 des cas tr\u00e8s pr\u00e9cis.\u00a0<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ce que tentent d\u2019identifier deux programmes compl\u00e9mentaires essentiels de recherche, conduits sur l\u2019importante collection d\u2019\u00e9chantillons tumoraux et sanguins de l\u2019\u00e9tude\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p class=\"note\">Source :\u00a0Adjuvant chemotherapy and hormonotherapy versus adjuvant hormonotherapy alone for women aged 70 years and older with high-risk breast cancer based on the genomic grade index (ASTER 70s): a randomised phase 3 trial.\u00a0Etienne Brain, Olivier Mir, Emmanuelle Bourbouloux, Olivier Rigal, Jean-Marc Ferrero, Sylvie Kirscher, Djelila Allouache, V\u00e9ronique D&rsquo;Hondt, Aude-Marie Savoye, Xavier Durando, Francois P Duhoux, Laurence Venat-Bouvet, Emmanuel Blot, Jean-Luc Canon, Florence Rollot-Trad, Herv\u00e9 Bonnefoi, Telma Roque, J\u00e9r\u00f4me Lemonnier, Aur\u00e9lien Latouche, Julie Henriques, Magali Lacroix-Triki, Dewi Vernerey, and GERICO &amp; UCBG\/Unicancer.\u00a0The Lancet, 31 juillet 2025.\u00a0DOI:\u00a010.1016\/S0140-6736(25)00832-3<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"L\u2019efficacit\u00e9 n\u2019est pas d\u00e9montr\u00e9e, mais la toxicit\u00e9 oui. 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