{"id":312367,"date":"2025-08-11T20:13:13","date_gmt":"2025-08-11T20:13:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/312367\/"},"modified":"2025-08-11T20:13:13","modified_gmt":"2025-08-11T20:13:13","slug":"pour-savoir-ou-lon-va-il-faut-savoir-dou-lon-vient-pays-basque","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/312367\/","title":{"rendered":"\u00ab Pour savoir o\u00f9 l\u2019on va, il faut savoir d\u2019o\u00f9 l\u2019on vient \u00bb | Pays Basque"},"content":{"rendered":"<p>        <img decoding=\"async\" alt=\"Depuis trois ans,  Marie Eppherre-Provensal anime des ateliers de g\u00e9n\u00e9alogie basque \u00e0 la Maison basque de Bordeaux. \" height=\"951\" loading=\"lazy\"  src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Atelier_genealogique_recadree.jpg\"  width=\"1600\"\/>Depuis trois ans,  Marie Eppherre-Provensal anime des ateliers de g\u00e9n\u00e9alogie basque \u00e0 la Maison basque de Bordeaux.  (\u00a9 Maison basque de Bordeaux)<\/p>\n<p>\u201cNorat joan jakiteko, nundik jin jakin behar\u201d (Pour savoir o\u00f9 l\u2019on va, il faut savoir d\u2019o\u00f9 l\u2019on vient, en basque). C\u2019est vrai pour tout un chacun, me direz-vous, mais quand ona la chance d\u2019\u00eatre de ce pays, comme dit la chanson, con-na\u00eetre sa g\u00e9n\u00e9alogie est un plus pour s\u2019ancrer encore davantage dans son identit\u00e9 basque. Parce qu\u2019elle est intimement li\u00e9e \u00e0 la sociologie et qu\u2019on ne peut pas en comprendre les sp\u00e9cificit\u00e9s sans prendre en compte l\u2019histoire, les traditions, la culture, voire le caract\u00e8re des Basques.<\/p>\n<p>Questionnez amatxi !<\/p>\n<p>La g\u00e9n\u00e9alogie basque n\u2019est pas a priori chose facile. C\u2019est ce qui la rend unique et passionnante ! Je suis tomb\u00e9e dedans il y a une dizaine d\u2019ann\u00e9es, loin d\u2019imaginer dans quoi je me lan\u00e7ais. Mon p\u00e8re est 100% basque mais ne nous a pas forc\u00e9ment transmis sa culture. Je partais donc d\u2019une page blanche, en commen\u00e7ant comme tout d\u00e9butant par mes grands-parents paternels. Si mon grand-p\u00e8re avait un nom rare et li\u00e9 \u00e0 un petit territoire, la Soule, celui de ma grand-m\u00e8re bas-navarraise \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 plus courant : Etchemendy. On ne le r\u00e9p\u00e9tera jamais assez mais quand on commence sa g\u00e9n\u00e9alogie : on interroge les anciens ! Bon, en l\u2019occurrence, mon p\u00e8re avait une vague id\u00e9e du berceau de sa famille maternelle, mais assez pour circonscrire ma recherche \u00e0 quelques villages autour de Saint-Jean-le-Vieux. Les registres matricules militaires en ligne sur le site des Archives d\u00e9partementales du 64 (AD64) ont fait le reste. Ensuite, il ne me restait qu\u2019\u00e0 remonter les branches de mon arbre, g\u00e9n\u00e9ration apr\u00e8s g\u00e9n\u00e9ration et partir \u00e0 la d\u00e9couverte de la vie de mes anc\u00eatres.<\/p>\n<p>Le r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant de l\u2019etxe<\/p>\n<p>En g\u00e9n\u00e9alogie basque, les changements fr\u00e9quents des noms patronymiques &#8211; sans parler de leur orthographe fantaisiste &#8211; peuvent d\u00e9router. Au Pays Basque, la maison prime sur l\u2019individu. Beaucoup portent aujourd\u2019hui le nom de l\u2019etxe ondo, la maison-souche, et non celui de la lign\u00e9e agnatique, c\u2019est-\u00e0-dire le patronyme du p\u00e8re. C\u2019est mon cas. Mes cousins, ma fratrie et moi-m\u00eame portons le nom d\u2019une h\u00e9riti\u00e8re de la maison Eppherre de Barcus du d\u00e9but du XVIIIe si\u00e8cle. Car, autre particularit\u00e9 de la g\u00e9n\u00e9alogie basque, la transmission des biens se faisait \u00e0 l\u2019a\u00een\u00e9 de la g\u00e9n\u00e9ration suivante, gar\u00e7on ou fille, ce que l\u2019on appelle la primog\u00e9niture. L\u2019a\u00een\u00e9e \u00e9pousait le plus souvent un cadet d\u2019une autre maison qui venait s\u2019installer dans cette maison dont il prenait le nom pour en devenir le \u201cma\u00eetre adventice\u201d.<\/p>\n<p>La huiti\u00e8me province<\/p>\n<p>Autre particularisme de la g\u00e9n\u00e9alogie basque mais que l\u2019on retrouve aussi en B\u00e9arn et dans d\u2019autres territoires de montagne comme la Maurienne, le sort des cadets les a souvent conduits \u00e0 quitter leur village pour tenter leur chance ailleurs, souvent comme bergers. L\u2019importance du ph\u00e9nom\u00e8ne est telle que l\u2019on qualifie volontiers la diaspora basque de \u201chuiti\u00e8me province\u201d. L\u2019\u00e9migration massive des XIXe et XXe si\u00e8cles fait que chaque famille a au moins un parent qui a fait souche en Argentine, en Uruguay, au Chili ou dans l\u2019Ouest am\u00e9ricain.<\/p>\n<p>Et aujourd\u2019hui, les sources g\u00e9n\u00e9alogiques sont assez fournies pour permettre de retrouver nos cousins d\u2019Am\u00e9rique avec un peu de patience et d\u2019opini\u00e2tret\u00e9. Quant aux \u201cAmerikanoak\u201d, ils sont aussi tr\u00e8s curieux de retrouver leurs racines !<\/p>\n<p>De nombreuses ressources en ligne<\/p>\n<p>De nos jours, il est moins n\u00e9cessaire qu\u2019avant de courir les mairies pour commencer sa g\u00e9n\u00e9alogie. Les archives d\u00e9partementales sont souvent en ligne (aux AD64, nous avons la chance d\u2019avoir des minutes notariales dont les plus anciennes remontent au XIVe si\u00e8cle, une mine !), des sites Internet collaboratifs (Geneanet, Filae, FamilySearch\u2026) sont \u00e0 notre disposition, et des associations de g\u00e9n\u00e9alogie ont index\u00e9 de nombreux actes, nous faisant gagner un temps pr\u00e9cieux. M\u00eame si la g\u00e9n\u00e9alogie reste un loisir chronophage ! Alors, pr\u00eats \u00e0 commencer votre arbre ?<\/p>\n<p>Bon \u00e0 savoir &#8211; C\u2019est souvent la premi\u00e8re question qui m\u2019est pos\u00e9e : les archives sont-elles \u00e9crites en euskara ? Depuis Fran\u00e7ois 1er et son ordonnance de Villers-Cotter\u00eats de 1539, tous les actes y compris les registres paroissiaux de l\u2019\u00e9poque sont r\u00e9dig\u00e9s en fran\u00e7ais, langue officielle. Il n\u2019est donc pas n\u00e9cessaire de parler le basque pour faire sa g\u00e9n\u00e9alogie, l\u2019espagnol et l\u2019anglais peuvent aider quand on effectue des recherches sur la diaspora basque mais de nombreux dictionnaires sont propos\u00e9s en ligne.<\/p>\n<p>* Marie Eppherre-Provensal vit \u00e0 Bordeaux. Passionn\u00e9e de g\u00e9n\u00e9alogie, elle a pu retrouver des cousins en Argentine, au Chili et aux \u00c9tats-Unis. Fascin\u00e9e par ses anc\u00eatres, elle leur a d\u2019abord consacr\u00e9 un blog : <a href=\"https:\/\/aldaxkatik-aldaxkara.blogspot.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Aldaxkatik-aldaxkara.blogspot.com<\/a> avant de se lancer dans la r\u00e9daction du guide Retrouver ses anc\u00eatres basques (Archives et culture, 2019) co\u00e9crit avec Isabelle Louradour, pr\u00e9sidente de l\u2019association Gen&amp;0. Depuis trois ans, elle anime des ateliers de g\u00e9n\u00e9alogie basque \u00e0 la Maison basque de Bordeaux.<\/p>\n<p>\n      Tout sur<br \/>\n      <a href=\"https:\/\/www.mediabask.eus\/fr\/list_mbsk\/tribune-libre\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Tribune Libre<\/a>\n    <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Depuis trois ans, Marie Eppherre-Provensal anime des ateliers de g\u00e9n\u00e9alogie basque \u00e0 la Maison basque de Bordeaux. 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