{"id":312679,"date":"2025-08-11T23:31:38","date_gmt":"2025-08-11T23:31:38","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/312679\/"},"modified":"2025-08-11T23:31:38","modified_gmt":"2025-08-11T23:31:38","slug":"decouvrez-lheritage-urbanistique-de-michel-pacha-sur-la-corniche-de-tamaris-grace-a-une-visite-guidee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/312679\/","title":{"rendered":"D\u00e9couvrez l\u2019h\u00e9ritage urbanistique de Michel Pacha sur la corniche de Tamaris gr\u00e2ce \u00e0 une visite guid\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p data-start=\"58\" data-end=\"313\">\u00c0 la fin du XIXe si\u00e8cle, <strong>Michel Pacha<\/strong> choisit <strong>Tamaris<\/strong> parce que le site lui rappelait le Bosphore o\u00f9 il avait longtemps v\u00e9cu. L\u00e0 o\u00f9 la France d\u2019Haussmann se couvrait d\u2019angles droits, il tra\u00e7a une corniche toute en arrondis, longeant la mer comme un ruban.<\/p>\n<p data-start=\"315\" data-end=\"625\">N\u00e9 \u00e0 Sanary, ce capitaine de navire fit fortune comme directeur des phares de l\u2019Empire ottoman, o\u00f9 il mit en place un vaste r\u00e9seau de feux maritimes, financ\u00e9 par un syst\u00e8me de droits de navigation. Devenu riche, il put r\u00e9aliser son r\u00eave: b\u00e2tir un ch\u00e2teau \u00e0 Tamaris et cr\u00e9er une station baln\u00e9aire prestigieuse.<\/p>\n<p data-start=\"627\" data-end=\"654\"><strong data-start=\"627\" data-end=\"654\">Un contraste saisissant<\/strong><\/p>\n<p data-start=\"656\" data-end=\"1231\">Dans une Seyne ouvri\u00e8re, marqu\u00e9e par l\u2019effervescence des chantiers navals, il fit venir la bonne soci\u00e9t\u00e9 et des noms c\u00e9l\u00e8bres comme les fr\u00e8res Lumi\u00e8re ou Gustave Eiffel. Le casino animait la vie mondaine : on y d\u00eenait, on y fumait cigares, on y sirotait des spiritueux, on y assistait \u00e0 des spectacles. Le ch\u00e2teau, situ\u00e9 face au port du Manteau, a aujourd\u2019hui disparu, remplac\u00e9 par une r\u00e9sidence. Mais subsistent encore le kiosque, la chapelle, la maison du gardien et des rocailles, ces d\u00e9cors de pierre tr\u00e8s en vogue dont on compte encore une soixantaine sur le territoire.<\/p>\n<p data-start=\"1233\" data-end=\"1642\">Les anciens se souviennent d\u2019y avoir jou\u00e9 enfants, d\u00e9couvrant \u00e0 travers les ruines \u00ab\u00a0des morceaux de ciel\u00a0\u00bb. <strong>La Seconde Guerre mondiale<\/strong> a laiss\u00e9 son empreinte: cinq bombardements frapp\u00e8rent le secteur et 250 morts furent compt\u00e9s sur toute la commune. D\u2019apr\u00e8s les t\u00e9moignages recueillis par le conf\u00e9rencier Martin Grange, des \u00e9clats d\u2019obus auraient certainement endommag\u00e9 la b\u00e2tisse, l\u2019ouvrant aux quatre vents.<\/p>\n<p data-start=\"1644\" data-end=\"2187\">Aujourd\u2019hui, des visites guid\u00e9es permettent de red\u00e9couvrir cet h\u00e9ritage. Si, depuis la route, les fa\u00e7ades orientalisantes attirent d\u2019abord le regard, en grimpant dans les rues, on d\u00e9couvre un \u00e9clectisme foisonnant: influences italiennes, chalets alpins et demeures aux accents m\u00e9diterran\u00e9ens. Si les villas \u00e9difi\u00e9es par Michel Pacha existent encore, sa famille s\u2019en est progressivement s\u00e9par\u00e9e. Seule la maison offerte \u00e0 son cocher est rest\u00e9e dans la m\u00eame lign\u00e9e, transmise de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration et toujours habit\u00e9e par ses descendants.<\/p>\n<p data-start=\"2189\" data-end=\"2289\">Martin, guide conf\u00e9rencier, regorge d\u2019anecdotes, n\u2019h\u00e9sitez pas \u00e0 prendre part \u00e0 cette visite guid\u00e9e.<\/p>\n<p data-start=\"3455\" data-end=\"3467\"><strong data-start=\"3455\" data-end=\"3467\">Savoir+<br \/>&#13;<br \/>\n<\/strong>Prochaines visites mardi 12 ao\u00fbt et mardi 2 septembre, de 9h30 \u00e0 11h30. <br \/>&#13;<br \/>\nTarifs: 10 euros adultes, 3 euros enfants de 6 \u00e0 12 ans, gratuit pour les moins de 6 ans. Inscription obligatoire dans les accueils de l\u2019office de tourisme ou au 04.94.07.02.21. <br \/>&#13;<br \/>\nLes villas Michel Pacha \u00e9tant des propri\u00e9t\u00e9s priv\u00e9es, elles ne se visitent pas.<br \/>&#13;<br \/>\nInfos: <a class=\"\" href=\"http:\/\/www.provencemed.com\" target=\"_new\" rel=\"noopener nofollow\" data-start=\"3809\" data-end=\"3828\">www.provencemed.com<\/a><\/p>\n<p>            Tamaris d\u00e9cline, les Sablettes s\u2019\u00e9veillent<\/p>\n<p data-start=\"2339\" data-end=\"3043\">\u00c0 la mort de Michel Pacha en 1907, Tamaris, qu\u2019il avait fa\u00e7onn\u00e9e comme une station baln\u00e9aire prestigieuse, perd peu \u00e0 peu son \u00e9clat. La Premi\u00e8re Guerre mondiale acc\u00e9l\u00e8re le d\u00e9clin et d\u00e9tourne une client\u00e8le bourgeoise et artistique d\u00e9j\u00e0 en qu\u00eate de nouvelles destinations. Ce qui avait fait son succ\u00e8s \u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle: villas somptueuses, jardins, architecture \u00e9clectique m\u00ealant inspirations orientales, m\u00e9diterran\u00e9ennes et toscanes, devient un handicap. On reproche au site son manque d\u2019unit\u00e9, alors que la mode des stations baln\u00e9aires homog\u00e8nes s\u2019impose ailleurs. Surtout, les habitudes \u00e9voluent : on ne vient plus seulement admirer la rade, on cherche d\u00e9sormais les plages et les bains de mer.<\/p>\n<p data-start=\"3045\" data-end=\"3453\">Le centre de gravit\u00e9 se d\u00e9place alors vers les Sablettes, dont le sable fin s\u00e9duit les estivants. Ironie de l\u2019histoire: Michel Pacha avait, des d\u00e9cennies auparavant, anticip\u00e9 ce mouvement. D\u00e8s 1894, il fit \u00e9difier le Grand H\u00f4tel des Sablettes, luxueux \u00e9tablissement de front de mer. Visionnaire jusqu\u2019au bout, avait-il pressenti que la M\u00e9diterran\u00e9e se vivrait autant dans la nage que dans la contemplation?<\/p>\n<p>              <img ci-src=\"https:\/\/www.varmatin.com\/culture\/ef58237843986e368b7682v_01215769-i2thaEwW.jpg?vh=b842a6&amp;ci_seal=d9b9d1b6a9\" alt=\"\"\/><br \/>\n        La villa est devenue centre d\u2019art contemporain en 1995. <strong>Photo C. Go..<\/strong> <\/p>\n<p>            Villa Tamaris: l\u2019ambition rencontre le malheur<\/p>\n<p data-start=\"58\" data-end=\"511\">\u00c9difi\u00e9e \u00e0 partir de 1890, la Villa Tamaris devait \u00eatre la demeure la plus imposante du domaine imagin\u00e9 par Michel Pacha \u00e0 La Seyne-sur-Mer. Avec ses 3.700m\u00b2, elle s\u2019inscrit dans un \u00e9clectisme architectural typique de la fin du XIXe si\u00e8cle, m\u00ealant influences m\u00e9diterran\u00e9ennes, toscanes et orientales. Mais ce \u00ab\u00a0palais inachev\u00e9\u00a0\u00bb, dont seul l\u2019ext\u00e9rieur fut b\u00e2ti tandis que l\u2019int\u00e9rieur resta en chantier, voit sa construction brutalement interrompue en 1893.<\/p>\n<p data-start=\"513\" data-end=\"1101\" data-is-last-node=\"\" data-is-only-node=\"\">Cette ann\u00e9e-l\u00e0, l\u2019\u00e9pouse de Michel Pacha, Augustine \u00c9lodie, est assassin\u00e9e au cimeti\u00e8re de Sanary alors qu\u2019elle se rendait sur la tombe de leurs enfants disparus. Leur fille Am\u00e9lie, morte \u00e0 17 ans, \u00e9tait d\u00e9crite comme m\u00e9lancolique; la rumeur locale veut qu\u2019elle se soit \u00e9prise d\u2019un ouvrier italien rencontr\u00e9 sur un chantier \u00e0 Marseille, mais qu\u2019on l\u2019en ait s\u00e9par\u00e9e. Leur fils Alfred, lui, fut assassin\u00e9 \u00e0 39 ans. Ces drames familiaux laiss\u00e8rent la villa fig\u00e9e dans son inach\u00e8vement, jusqu\u2019\u00e0 sa r\u00e9habilitation en 1991 par la Ville et son ouverture comme centre d\u2019art contemporain en 1995.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00c0 la fin du XIXe si\u00e8cle, Michel Pacha choisit Tamaris parce que le site lui rappelait le Bosphore&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":312680,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9619],"tags":[1111,11,251,1777,674,1011,27,12,882,25,2310],"class_list":{"0":"post-312679","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-toulon","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-culture","11":"tag-eu","12":"tag-europe","13":"tag-fr","14":"tag-france","15":"tag-news","16":"tag-provence-alpes-cote-dazur","17":"tag-republique-francaise","18":"tag-toulon"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115012742951349223","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/312679","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=312679"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/312679\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/312680"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=312679"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=312679"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=312679"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}