{"id":315721,"date":"2025-08-13T07:17:10","date_gmt":"2025-08-13T07:17:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/315721\/"},"modified":"2025-08-13T07:17:10","modified_gmt":"2025-08-13T07:17:10","slug":"a-vannes-le-street-art-de-la-dame-qui-colle-interroge-sur-la-place-des-femmes-dans-lespace-public","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/315721\/","title":{"rendered":"\u00c0 Vannes, le street-art de la Dame qui colle interroge sur la place des femmes dans l\u2019espace public"},"content":{"rendered":"<p>Elle s\u2019appelle Julie, mais c\u2019est tout ce qu\u2019on saura de son \u00e9tat civil, car pour le reste, c\u2019est son nom d\u2019artiste qui doit \u00eatre utilis\u00e9 dans cet article\u00a0: La Dame qui colle. Cette femme d\u2019une trentaine d\u2019ann\u00e9es, qui r\u00e9side \u00e0 Lille, est venue \u00e0 Vannes le jeudi 7 juillet et n\u2019a pas manqu\u00e9 de laisser une empreinte de son passage. Six de ses collages ont fleuri dans l\u2019intra-muros, mais aussi \u00e0 l\u2019\u00e9cart du centre touristique, dans la rue du Moulin et sur le mur de l\u2019escalier qui m\u00e8ne au b\u00e2timent administratif de la mairie de Vannes, rue du 8-Mai 1945.<\/p>\n<blockquote><p>Toutes ces femmes, je les ai rencontr\u00e9es. Certaines ont la trentaine, d\u2019autres plus de 60 ans. Toutes m\u2019ont racont\u00e9 leur histoire, les violences qu\u2019elles ont pu subir<\/p><\/blockquote>\n<p>Ce sont des dessins de femmes uniquement, issus d\u2019une s\u00e9rie intitul\u00e9e #gardiennes de rue. Le message \u00e9crit sur les cartels appos\u00e9s sous les collages \u00e9claire sur sa d\u00e9marche\u00a0: \u00ab\u00a0Ces portraits sont ceux de femmes elles-m\u00eames survivantes de violences, qui nous pr\u00eatent main-forte dans la rue\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Toutes ces femmes, je les ai rencontr\u00e9es. Certaines ont la trentaine, d\u2019autres plus de 60 ans. Toutes m\u2019ont racont\u00e9 leur histoire, les violences qu\u2019elles ont pu subir. \u00c0 travers mes collages, je cherche \u00e0 affirmer la pr\u00e9sence de la femme dans l\u2019espace public\u00a0\u00bb, explique la street artiste.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le type m\u00eame d\u2019endroit pas confortable pour les femmes\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019escalier qui m\u00e8ne \u00e0 la mairie a \u00e9t\u00e9 choisi \u00e0 dessein. \u00ab\u00a0C\u2019est le type m\u00eame d\u2019endroit qui n\u2019est pas confortable le soir pour les femmes. \u00c0 partir d\u2019une certaine heure, on peut imaginer qu\u2019elles \u00e9vitent de passer par l\u00e0, contrairement aux hommes\u00a0\u00bb. Avant Vannes, La Dame qui colle a essaim\u00e9 quelques collages \u00e0 Lorient. \u00ab\u00a0C\u2019est la premi\u00e8re fois que je venais \u00e0 Vannes. C\u2019est joli\u00a0! Le reste de l\u2019ann\u00e9e, je travaille sur d\u2019autres projets, des sujets politiques par exemple. R\u00e9cemment j\u2019ai fait une s\u00e9rie sur des femmes c\u00e9l\u00e8bres. Mais quand je suis en itin\u00e9rance comme \u00e7a, j\u2019aime bien revenir \u00e0 ce sujet de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 dans l\u2019espace public\u00a0\u00bb, explique l\u2019artiste par t\u00e9l\u00e9phone depuis Rochefort.<\/p>\n<p>Elle qui met une dizaine d\u2019heures \u00e0 r\u00e9aliser chacune de ses \u0153uvres, ne passe que quelques minutes \u00e0 les coller. Sous l\u2019\u0153il bienveillant des passants le plus souvent. \u00ab\u00a0J\u2019ai eu un \u00e9change sympa avec des habitants dans la rue No\u00e9. Ils voyaient d\u2019un bon \u0153il que j\u2019habille la vitrine de ce commerce qui n\u2019est plus en activit\u00e9 depuis un moment. Le street art commence vraiment \u00e0 entrer dans la vie courante\u00a0\u00bb. Pour voir les collages de la Dame qui il faut donc se promener dans le secteur de la rue du Moulin, rue No\u00e9, rue de la Poissonnerie et rue Carnot.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Elle s\u2019appelle Julie, mais c\u2019est tout ce qu\u2019on saura de son \u00e9tat civil, car pour le reste, c\u2019est&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":315722,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1358],"tags":[1348,1384,1385,1386,58,59,1011,27,3165],"class_list":{"0":"post-315721","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-arts-et-design","8":"tag-arts","9":"tag-arts-and-design","10":"tag-arts-et-design","11":"tag-design","12":"tag-divertissement","13":"tag-entertainment","14":"tag-fr","15":"tag-france","16":"tag-vannes"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115020237691794189","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/315721","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=315721"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/315721\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/315722"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=315721"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=315721"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=315721"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}