{"id":317276,"date":"2025-08-13T22:37:14","date_gmt":"2025-08-13T22:37:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/317276\/"},"modified":"2025-08-13T22:37:14","modified_gmt":"2025-08-13T22:37:14","slug":"par-quels-livres-commencer-la-petite-et-prolifique-pile-de-rentree-litteraire-de-poche-jai-lu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/317276\/","title":{"rendered":"Par quels livres commencer la petite (et prolifique !) pile de rentr\u00e9e litt\u00e9raire de poche \u2013 J\u2019ai lu"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019heure des choix a sonn\u00e9. Non seulement pour nous, qui nous grattons la t\u00eate en nous demandant par quel livre commencer cette \u201cpetite (et prolifique !) rentr\u00e9e litt\u00e9raire de poche\u201d, mais aussi pour les personnages de ces sept romans, qui affrontent toutes et tous l\u2019\u00e9preuve du choix existentiel, chacun \u00e0 sa fa\u00e7on.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>M\u00ealer la grande \u00e0 la petite histoire<\/p>\n<p>Dans son huiti\u00e8me roman, Frapper l\u2019\u00e9pop\u00e9e, <strong>Alice Zeniter<\/strong> raconte l\u2019histoire d\u2019une jeune femme, nomm\u00e9e Tass, qui choisit de revenir \u00ab<strong>\u00a0<\/strong>pour de bon \u00bb\u00a0sur sa terre natale, la Nouvelle-Cal\u00e9donie et d\u2019y devenir prof de fran\u00e7ais. Intrigu\u00e9e (voire obs\u00e9d\u00e9e) par deux \u00e9l\u00e8ves de sa classe, fr\u00e8re et s\u0153ur jumeaux disparus avant la fin de l\u2019ann\u00e9e scolaire, Tass d\u00e9cide de mener une forme d\u2019enqu\u00eate qui l\u2019am\u00e8ne, de mani\u00e8re inattendue, \u00e0 soulever les questions qu\u2019elle n\u2019a jamais os\u00e9 affronter sur ses propres origines et les raisons de sa pr\u00e9sence ici, sur cet archipel.<\/p>\n<p>\u00c0 travers ce livre d\u2019une extraordinaire force romanesque, aux accents quasi-mystiques, Alice Zeniter, l\u2019une des \u00e9crivaines les plus prim\u00e9es et talentueuse de la sc\u00e8ne litt\u00e9raire actuelle, nous \u00e9claire non seulement sur l\u2019histoire coloniale de la Nouvelle-Cal\u00e9donie, mais aussi sur sa propre trajectoire personnelle en d\u00e9voilant les raisons intimes qui l\u2019am\u00e8nent \u00e0 choisir ce sujet. Un livre inoubliable.<\/p>\n<p>De la satire climatique<\/p>\n<p>Chez <strong>Abel Quentin<\/strong>, la notion de choix est collective. Et il y est question de vie ou de mort. <a href=\"https:\/\/www.livreshebdo.fr\/article\/abel-quentin-cabane-les-editions-de-lobservatoire\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Dans Cabane<\/a>, ce romancier, avocat, laur\u00e9at du Prix de Flore en 2021, s\u2019inspire de la v\u00e9ritable histoire de quatre jeunes chercheurs de l&rsquo;Universit\u00e9 de Berkeley qui, en 1972, \u00e9laborent l\u2019\u00e9criture d\u2019un rapport scientifique sur l\u2019avenir du monde au XXIe si\u00e8cle. Intitul\u00e9 \u00ab Rapport 21 \u00bb\u00a0dans la fiction d\u2019Abel Quentin (alias \u00ab\u00a0Rapport Meadows\u00a0\u00bb dans la r\u00e9alit\u00e9), ce document, rendu public, indique que selon tous les sc\u00e9narios envisageables, \u00ab\u00a0si la croissance industrielle et d\u00e9mographique suivait son cours \u00bb, nous assisterions autour de l\u2019ann\u00e9e 2050 \u00e0 une d\u00e9gradation, voire \u00e0 \u00ab l\u2019effondrement des conditions mat\u00e9rielles de la vie humaine \u00bb.\u00a0<\/p>\n<p>Cette d\u00e9couverte agit comme un coup de massue sur chacun des personnages. L\u2019un s\u2019engage corps et \u00e2me pour cette cause militante, d\u2019autres sombrent dans le d\u00e9ni ou encore dans la folie. Et Abel Quentin manie l\u2019effet vertigo de son r\u00e9cit sur cinquante ans avec un souffle qui emp\u00eache de refermer le livre avant de l\u2019avoir termin\u00e9. Un roman gla\u00e7ant de r\u00e9alisme (ou plut\u00f4t de r\u00e9alit\u00e9). Et saisissant de bout en bout.\u00a0<\/p>\n<p>Dangereuse liaison<\/p>\n<p>Chez <a href=\"https:\/\/www.livreshebdo.fr\/article\/emma-becker-il-me-fallait-tout-dire-avec-ce-que-la-verite-comporte-dindignites\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\"><strong>Emma Becker<\/strong><\/a>, le vertige devient une gr\u00e2ce. Dans Le Mal joli, son sixi\u00e8me roman, l\u2019\u00e9crivaine poursuit l\u2019exploration, d\u00e9j\u00e0 amorc\u00e9e dans ses pr\u00e9c\u00e9dents livres, de l\u2019autofiction et du d\u00e9sir ardent. Emma, son double litt\u00e9raire, femme mari\u00e9e et m\u00e8re de famille, y fait la rencontre d\u2019Antonin, \u00ab un aristo de droite qui aime Brasillac \u00bb, qu\u2019elle aurait aim\u00e9 d\u00e9tester puisqu\u2019il incarne absolument tout ce qu\u2019elle rejette id\u00e9ologiquement. (\u00ab J\u2019en suis \u00e0 la phase o\u00f9 on cherche des raisons de d\u00e9tester l\u2019autre, et je sais que ce mec n\u2019est pas fait pour moi, nom de Dieu, \u00e7a me ferait mal \u00bb).<\/p>\n<p>Aimant\u00e9e par cet homme, l\u2019\u00e9crivaine s\u2019abandonne aux jouissances d\u2019une liaison passionn\u00e9e qui la consume autant qu\u2019elle la lib\u00e8re. Mais qui aussi la propulse vers l\u2019\u00e9criture, en donnant naissance \u00e0 une r\u00e9flexion philosophique \u00e9clatante de lucidit\u00e9 sur le d\u00e9sir, le sacrifice, l\u2019amour maternel et sur les paradoxes politiques violents qui impr\u00e8gnent toutes ces aspirations lorsqu\u2019elles s\u2019incarnent dans la vie d\u2019une femme moderne. Un r\u00e9cit puissant, qui parvient \u00e0 m\u00ealer perp\u00e9tuellement, comme dans une seule et grande phrase, l\u2019espi\u00e8glerie et l\u2019\u00e9l\u00e9gance.\u00a0<\/p>\n<p>Les dessous d&rsquo;une\u00a0\u0153uvre\u00a0<\/p>\n<p>Chez <strong>Gr\u00e9goire Bouillier<\/strong>, le trouble est esth\u00e9tique et psychiatrique. Dans <a href=\"https:\/\/www.livreshebdo.fr\/article\/gregoire-bouillier-le-syndrome-de-lorangerie-flammarion\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Le Syndrome de l\u2019Orangerie<\/a>, ce romancier, qui nous a habitu\u00e9s \u00e0 transformer ses obsessions en labyrinthes litt\u00e9raires, fait l\u2019exp\u00e9rience d\u2019un choc inattendu face aux Nymph\u00e9as de <strong>Monet<\/strong>. Non pas admiration b\u00e9ate, mais angoisse profonde, proche de la crise de panique. \u00ab L\u2019angoisse, d\u00e9couvre-t-il, peut, autant que le beau et peut-\u00eatre davantage, donner le sentiment du sublime. Provoquer en nous des troubles magnifiquement psychiatriques. La preuve. \u00bb<\/p>\n<p>Cette secousse d\u00e9clenche une enqu\u00eate \u00e0 sa mani\u00e8re : savante, joyeusement digressive, port\u00e9e par son double fictif et d\u00e9tective, Bmore. Quels cadavres se cachent derri\u00e8re les c\u00e9l\u00e8bres Nymph\u00e9as de Monet ? C\u2019est la question qui le hante et qui l\u2019emp\u00eache d\u2019appr\u00e9cier la beaut\u00e9 comme les milliers de spectateurs qui contemplent cette \u0153uvre chaque semaine. En traquant la vie de Claude Monet, sa c\u00e9cit\u00e9, les \u00e9preuves qu\u2019il a affront\u00e9es, Bouillier plonge dans l\u2019histoire collective, de Giverny \u00e0 Auschwitz, de l\u2019art au silence. Le texte file comme une r\u00eaverie remplie d\u2019\u00e9lans inattendus, de fulgurances, de dr\u00f4leries douces et am\u00e8res. Un roman-enqu\u00eate sur la beaut\u00e9, le choix du point de vue que l\u2019on adopte face \u00e0 une \u0153uvre d\u2019art, les obsessions qu\u2019elle suscite, qui ne ressemble \u00e0 rien d\u2019autre \u2014 sauf peut-\u00eatre \u00e0 Bouillier lui-m\u00eame.<\/p>\n<p>Une qu\u00eate proustienne\u00a0<\/p>\n<p><strong>Thibault de Montaigu<\/strong> n\u2019a pas vraiment le choix lorsque son p\u00e8re vieillissant lui demande d\u2019\u00e9crire ce livre. Il le sait, \u00ab un \u00e9crivain ne choisit jamais son sujet ; c&rsquo;est l&rsquo;inverse qui est vrai.\u00a0\u00bb\u00a0Dans <a href=\"https:\/\/www.livreshebdo.fr\/article\/thibault-de-montaigu-coeur-albin-michel#:~:text=S&#039;attachant%20aux%20figures%20de,Une%20qu%C3%AAte%20proustienne.&amp;text=Du%20c%C3%B4t%C3%A9%20de%20chez%20Montaigu,g%C3%A9n%C3%A9rations%20qui%20l&#039;ont%20pr%C3%A9c%C3%A9d%C3%A9.\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">C\u0153ur<\/a>, son septi\u00e8me livre, le romancier accepte donc, d\u2019abord \u00e0 contrec\u0153ur puis en s\u2019y engageant corps et \u00e2me, de raconter l\u2019histoire de son arri\u00e8re-grand-p\u00e8re, <strong>Louis de Montaigu<\/strong>, capitaine de hussards tu\u00e9 au d\u00e9but de la guerre de 1914.<\/p>\n<p>Alternant entre l\u2019enqu\u00eate sur une \u00e9pop\u00e9e h\u00e9ro\u00efque d\u2019une part, remplie d\u2019\u00e9nigmes, de fausses pistes et de trouvailles et d\u2019autre part une r\u00e9flexion universelle bouleversante sur l\u2019amour pudique entre un p\u00e8re et son fils, Thibault de Montaigu nous entra\u00eene dans le r\u00e9cit inattendu du pardon que le c\u0153ur peut r\u00e9clamer et d\u00e9livrer \u00e0 tout \u00e2ge, en passant par tous les d\u00e9tours possibles. Un r\u00e9cit lumineux, port\u00e9 par un style \u00e9l\u00e9gant qui, sous couvert d\u2019enqu\u00eate familiale, nous parle en sourdine de ce \u00ab bol-l\u00e0 [qui] se nomme l&rsquo;amour, peut-\u00eatre la seule chose qui peut nous retenir en vie quand on se trouve d\u00e9j\u00e0 au s\u00e9jour des sombres. \u00bb\u00a0<\/p>\n<p>Crise de foi<\/p>\n<p>Passons \u00e0 La Confession. C\u2019est le titre de l\u2019un des romans les plus originaux de ces derni\u00e8res ann\u00e9es, le deuxi\u00e8me sign\u00e9 <strong>Romane Lafore<\/strong>. L\u2019\u00e9crivaine y met en sc\u00e8ne le dilemme int\u00e9rieur d\u2019une femme sous forme de monologue gla\u00e7ant. Fervente catholique \u00e9lev\u00e9e dans un milieu ultraconservateur et mari\u00e9e \u00e0 un Saint-Cyrien, l\u2019h\u00e9ro\u00efne de ce roman, Agn\u00e8s Lanafo\u00ebrt, a suivi tous les sacres exig\u00e9s par son milieu pour se b\u00e2tir une existence id\u00e9ale \u00e0 ses propres yeux.<\/p>\n<p>Il ne lui reste plus qu\u2019une seule case \u00e0 cocher pour se sentir enti\u00e8rement accomplie : avoir son premier enfant. \u00ab J\u2019attendais autant de tomber enceinte que de voir se r\u00e9v\u00e9ler \u00e0 moi le myst\u00e8re de la volupt\u00e9 dont tant de femmes parlaient, m\u00eame les plus pieuses \u2013 dont m\u00eame les cur\u00e9s, les confesseurs parlaient \u2013, et auquel les papes avaient consacr\u00e9 d\u2019entiers encycliques. \u00bb\u00a0Mais voil\u00e0, l\u2019enfant ne vient pas. Agn\u00e8s affronte un vide qu\u2019aucune pri\u00e8re ni plan de vie bien \u00e9tabli \u00e0 l\u2019avance ne peut combler.<\/p>\n<p>Militante anti-IVG, allant parfois jusqu\u2019\u00e0 manipuler certaines femmes pour les emp\u00eacher d\u2019avorter, Agn\u00e8s est un personnage p\u00e9tri de paradoxes que l\u2019on ne rencontre jamais en litt\u00e9rature. La force de ce roman tient \u00e0 la fois \u00e0 sa singularit\u00e9 remarquable, \u00e0 l\u2019ambivalence de cette h\u00e9ro\u00efne et \u00e0 la sinc\u00e9rit\u00e9 nue de sa \u00ab\u00a0confession\u00a0\u00bb. Car au milieu de sa descente aux enfers, Agn\u00e8s ose affronter les points de bascule morale et les tiraillements que d\u00e9clenche son sentiment culpabilit\u00e9, lequel nous bouleverse presque autant qu\u2019elle. Un roman dont le suspens nous tient en haleine jusqu\u2019aux derni\u00e8res pages et qui propose un chemin d\u2019\u00e9mancipation in\u00e9dit. Du jamais lu.\u00a0<\/p>\n<p>Mieux vaut en rire<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir travers\u00e9 le trouble, l\u2019extase, la passion et l\u2019\u00e9pop\u00e9e guerri\u00e8re, voici un livre que l\u2019on garde pour la fin, comme la cerise sur le g\u00e2teau. D\u2019abord parce que, comme les auteurs l\u2019indiquent dans le courrier de lecteurs qu\u2019ils ont pr\u00e9-\u00e9crit pour nous faciliter la t\u00e2che si on souhaite le leur adresser\u00a0: \u00ab On en prend plein la tronche \u00bb.\u00a0 Mais aussi parce que, pour le dire \u00e0 notre fa\u00e7on, il offre une \u00e9motion rare en litt\u00e9rature : le rire aux larmes ! Avec Un roman \u00e0 succ\u00e8s sur papier recycl\u00e9, <strong>Simon Drouard et Vianney Louvet<\/strong> cr\u00e9ent un objet litt\u00e9raire indescriptible \u2013 c\u2019est-\u00e0-dire encore plus fou et tordu que \u00ab l\u2019objet litt\u00e9raire non identifi\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>Cosign\u00e9 par deux auteurs dont on ne saura rien (\u00e0 part que l\u2019un des deux admet \u00ab de fortes lacunes en astrologie \u00bb) et d\u2019un casting de pr\u00e9faciers de g\u00e9nie &#8211; <strong>Vincent Dedienne<\/strong>, <strong>Guillaume Meurice<\/strong>, <strong>Laura Felpin<\/strong>, <strong>David Castello-Lopes<\/strong> ou encore <strong>Jenny Letellier <\/strong>&#8211; le livre se compose d\u2019innombrables d\u00e9dicaces, avertissements, prologues, avant-propos, \u00e9pilogues, postfaces, fins alternatives, bibliographies et autres notes de marge et de bas de page en tous genres \u00e0 lire jusqu\u2019\u00e0 la derni\u00e8re miette. Et contre toute attente, il raconte bel et bien une histoire dont le chapitre 1 s\u2019ouvre \u00e0 la page 87, se termine \u00e0 la page 113 (soit presque cinquante pages avant la fin) et sur laquelle on ne r\u00e9v\u00e8lera rien &#8211; pour que la surprise reste enti\u00e8re.<\/p>\n<p>\u00c9crite, entre autres, \u00ab\u00a0en souvenir de Philippe, qui pensait tout bas ce que tout le monde avait d\u00e9j\u00e0 dit haut et fort\u00a0\u00bb, cette farce se savoure comme un micro-fondant-litt\u00e9raire : en une seule bouch\u00e9e, mais avec la d\u00e9termination de l\u00e9cher les bords de l\u2019assiette jusqu\u2019au bout. Car une fois le livre termin\u00e9, on ne peut s\u2019emp\u00eacher d\u2019y revenir pour y d\u00e9celer un pied de nez (sans m\u00e9chancet\u00e9) \u00e0 l\u2019\u00e9dition contemporaine, un \u00e9loge de l\u2019absurde qui n\u2019aurait pas d\u00e9plu \u00e0 <strong>Boris Vian <\/strong>ou \u00e0 <strong>Georges Perec<\/strong>. Existe-t-il meilleur pr\u00e9sage pour cette rentr\u00e9e que de l\u2019amorcer avec un fou-rire sur papier (presque) recycl\u00e9\u00a0?<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"L\u2019heure des choix a sonn\u00e9. 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