{"id":317608,"date":"2025-08-14T02:14:15","date_gmt":"2025-08-14T02:14:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/317608\/"},"modified":"2025-08-14T02:14:15","modified_gmt":"2025-08-14T02:14:15","slug":"vih-au-burkina-faso-lespoir-fragile-des-personnes-seropositives-face-aux-defis-persistants","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/317608\/","title":{"rendered":"VIH au Burkina Faso : L&rsquo;espoir fragile des personnes s\u00e9ropositives face aux d\u00e9fis persistants"},"content":{"rendered":"<p><strong>Depuis 1998, l\u2019Association African solidarit\u00e9 (AAS) est engag\u00e9e dans la prise en charge sanitaire et psychosociale des personnes vivant avec le Virus de l\u2019immunod\u00e9ficience humaine (VIH). L\u2019association dispose d\u2019un centre m\u00e9dical pour la prise en charge des malades. L\u2019espoir de plusieurs personnes s\u00e9ropositives repose sur le soutien d\u2019organisations comme African solidarit\u00e9. Cependant, la baisse des financements met en p\u00e9ril les progr\u00e8s accomplis et l\u2019avenir de nombreuses personnes. Il faut noter que tous les noms des patients dans ce reportage sont des noms d\u2019emprunts. <\/strong><\/p>\n<p>Il est 10h. Au si\u00e8ge de l\u2019Association African solidarit\u00e9, des adolescents, des adultes et des membres du personnel de l\u2019association se taquinent. Maria, v\u00eatue d\u2019un tee-shirt orange et d\u2019un pantalon jean bleu, a obtenu son BEPC cette ann\u00e9e. Le personnel de l\u2019association la f\u00e9licite pour son dipl\u00f4me. Certains parlent d\u2019organiser une f\u00eate, un \u00ab\u00a0arrosage\u00a0\u00bb pour c\u00e9l\u00e9brer ce dipl\u00f4me. La jeune fille sourit face \u00e0 cette proposition.<br class=\"autobr\" \/><br \/>\nDerri\u00e8re ce sourire se cache une m\u00e9lancolie.<\/p>\n<p>Maria est n\u00e9e avec le VIH selon ce que ses parents lui auraient dit. Selon ses dires, sa m\u00e8re serait d\u00e9c\u00e9d\u00e9e du VIH. Depuis toute petite, elle est prise en charge par l\u2019AAS. La moiti\u00e9 de sa scolarit\u00e9 est vers\u00e9e par l\u2019association. Elle r\u00eave d\u2019\u00eatre m\u00e9decin un jour pour soigner mais aussi pour se consacrer \u00e0 la lutte contre cette maladie qui continue de d\u00e9truire la vie de certains enfants, adolescents comme elle mais aussi des adultes. Aujourd\u2019hui, Maria vit isol\u00e9e. Elle n\u2019a pas d\u2019ami parce qu\u2019elle a peur que quelqu\u2019un d\u00e9couvre qu\u2019elle vit avec le VIH.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je n\u2019ai pas d\u2019ami. Je ne fr\u00e9quente pas les gens parce que j\u2019ai peur que quelqu\u2019un d\u00e9couvre que je vis avec le VIH. Je n\u2019ai jamais racont\u00e9 ma situation \u00e0 quelqu\u2019un. C\u2019est seulement ma grande s\u0153ur et mon p\u00e8re qui savent que j\u2019ai la maladie. Mon p\u00e8re a \u00e9galement la maladie. Mais ma grande s\u0153ur non. \u00c0 cause de mon \u00e9tat, je ne peux pas m\u2019\u00e9panouir comme les jeunes de mon \u00e2ge. J\u2019ai souvent tr\u00e8s mal quand j\u2019y pense. La tristesse me ronge. Je vois que je suis diff\u00e9rente des autres. Ma s\u0153ur n\u2019a pas la maladie et souvent, je me demande si un jour elle ne va pas utiliser cela contre moi. J\u2019ai peur qu\u2019elle annonce cela \u00e0 d\u2019autres personnes. Elle et moi n\u2019avions pas la m\u00eame m\u00e8re. Elle, sa m\u00e8re vit toujours. Je veux prendre sa m\u00e8re comme ma m\u00e8re parce que j\u2019ai besoin de l\u2019affection maternelle. Je me sens seule. Mais, je constate que ma s\u0153ur veut que sa m\u00e8re soit \u00e0 elle seule. Quand je demande quelque chose \u00e0 sa m\u00e8re, elle fait tout pour que sa m\u00e8re ne me donne pas. Je veux \u00eatre comme les filles de mon \u00e2ge, avoir une maman \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi qui m\u2019\u00e9coute et qui me donne des conseils. Je veux gu\u00e9rir de cette maladie\u00a0\u00bb, raconte l\u2019adolescente.<\/p>\n<p> <a href=\"https:\/\/lefaso.net\/IMG\/jpg\/whatsapp_image_2025-08-12_at_18.14_41_censored.jpg\" class=\"spip_doc_lien mediabox\" type=\"image\/jpeg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><br \/>\n\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/whatsapp_image_2025-08-12_at_18.14_41_censored-b4749.jpg\" width=\"600\" height=\"722\" alt=\"\" \/><\/a><\/p>\n<p>Maria, une adolescente n\u00e9e avec le VIH\n<\/p>\n<p>Selon elle, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019Association African solidarit\u00e9, elle arrive souvent \u00e0 oublier ses peines avec sa prise en charge psychologique, sanitaire et scolaire.<br class=\"autobr\" \/><br \/>\nLorsqu\u2019elle fait ses examens au niveau de l\u2019association, c\u2019est gratuit, mais quand elle se rend dans un centre de sant\u00e9, elle doit payer. L\u2019adolescente avoue que ce n\u2019est pas souvent facile d\u2019avoir de l\u2019argent pour ses examens et sa scolarit\u00e9. \u00ab\u00a0Souvent, papa a des difficult\u00e9s pour payer ma scolarit\u00e9 et mes examens malgr\u00e9 l\u2019aide de l\u2019association\u00a0\u00bb, a d\u00e9plor\u00e9 Maria.<\/p>\n<p>Tout comme Maria, Julienne est renferm\u00e9e sur elle-m\u00eame. Elle pr\u00e9f\u00e8re \u00eatre seule parce qu\u2019elle ne veut pas que quelqu\u2019un d\u00e9couvre son statut s\u00e9rologique. Aujourd\u2019hui \u00e9tudiante, elle a toujours du mal \u00e0 accepter d\u2019\u00eatre n\u00e9e avec le VIH. Mais comme elle est oblig\u00e9e de vivre avec, elle essaie juste d\u2019\u00eatre r\u00e9siliente gr\u00e2ce \u00e0 la pri\u00e8re. L\u2019adolescente garde espoir qu\u2019un jour, il pourra gu\u00e9rir de cette maladie.<br class=\"autobr\" \/><br \/>\nPour cette jeune fille remplie de r\u00eaves et d\u2019ambitions, cette maladie est un obstacle pour elle pour se r\u00e9aliser et s\u2019affirmer convenablement comme les jeunes filles de son \u00e2ge. Elle voit ses r\u00eaves bris\u00e9s et ses ambitions \u00ab\u00a0tomber \u00e0 l\u2019eau\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je me sens souvent mal \u00e0 l\u2019aise lorsque je fais l\u2019objet d\u2019un sujet d\u2019\u00e9tude. Et \u00e0 cause de cette maladie, je ne peux pas r\u00e9aliser certains de mes r\u00eaves. Je m\u2019explique\u00a0: j\u2019ai obtenu une bourse d\u2019\u00e9tudes pour la Chine mais \u00e0 cause de ma maladie, je ne peux pas effectuer le voyage. Je vois mon r\u00eave de parcourir la Chine et d\u2019autres pays comme la Russie et l\u2019Inde se briser parce qu\u2019on demande des examens du VIH lors des proc\u00e9dures\u00a0\u00bb, relate Julienne, l\u2019air m\u00e9lancolique.<\/p>\n<p> <a href=\"https:\/\/lefaso.net\/IMG\/jpg\/e052250a-c75b-4619-b08c-7ac4db46b4ec_censored_censored.jpg\" class=\"spip_doc_lien mediabox\" type=\"image\/jpeg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><br \/>\n\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/e052250a-c75b-4619-b08c-7ac4db46b4ec_censored_censored-2b081.jpg\" width=\"600\" height=\"652\" alt=\"\" \/><\/a><\/p>\n<p>Augustin vit avec le VIH depuis 2004\n<\/p>\n<p><strong>L\u2019acc\u00e8s aux soins\u00a0: une lutte quotidienne pour la survie<br class=\"autobr\" \/><br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Augustin, quant \u00e0 lui, vit avec le VIH depuis 2004. Au d\u00e9part, il a v\u00e9cu difficilement avec la nouvelle. Depuis 2015, il est pris en charge par l\u2019AAS. Il avait droit \u00e0 des examens gratuits et souvent il recevait des vivres. \u00ab\u00a0Au d\u00e9part, tout allait bien. On faisait les diff\u00e9rents examens ici au si\u00e8ge de l\u2019association. On recevait r\u00e9guli\u00e8rement des m\u00e9dicaments contre le paludisme, la diarrh\u00e9e et autres. Mais ces derni\u00e8res ann\u00e9es, l\u2019association rencontre des difficult\u00e9s. Elle n\u2019arrive plus \u00e0 nous donner les m\u00e9dicaments comme avant et m\u00eame pour les examens, nous sommes parfois oblig\u00e9s d\u2019aller dans d\u2019autres centres pour pouvoir les faire et c\u2019est payant. Et quand on n\u2019a pas d\u2019argent pour faire les examens, on ne peut pas respecter les rendez-vous. Cela cause un retard. Et le traitement prend un coup. Parce que c\u2019est quelque chose qu\u2019il faut suivre \u00e0 la lettre. C\u2019est v\u00e9ritablement un probl\u00e8me pour nous actuellement. Prenons l\u2019exemple d\u2019une femme qui doit payer pour faire ses examens et elle n\u2019a pas les moyens. Elle peut avoir l\u2019id\u00e9e de passer par la prostitution pour avoir de l\u2019argent pour aller faire ses examens parce qu\u2019elle ne va pas rester l\u00e0 et mourir. Si jamais elle a cette id\u00e9e, elle peut contaminer d\u2019autres personnes. Si l\u2019\u00c9tat pouvait jeter un regard sur cet aspect, cela allait vraiment all\u00e9ger beaucoup de personnes. Il faut que les personnes vivant avec le VIH soient tr\u00e8s bien prises en charge et contr\u00f4l\u00e9es afin d\u2019\u00e9viter les contaminations\u00a0\u00bb, a souhait\u00e9 le quadrag\u00e9naire.<\/p>\n<p>Il souhaite que les personnes vivant avec le VIH soient davantage impliqu\u00e9es dans les campagnes de sensibilisation afin de mettre en garde la jeunesse sur l\u2019existence r\u00e9elle de la maladie.<br class=\"autobr\" \/><br \/>\nOumou, elle vivait en C\u00f4te d\u2019Ivoire avec son \u00e9poux avec lequel la jeune femme a eu cinq enfants. Malheureusement, aucun enfant n\u2019a surv\u00e9cu. Son \u00e9poux \u00e9tant tomb\u00e9 malade, le couple rentre au Burkina Faso. Malheureusement, ce dernier d\u00e9c\u00e8de. Elle commence \u00e0 tomber malade. Son cousin lui conseille d\u2019aller au si\u00e8ge de l\u2019Association African solidarit\u00e9 pour faire le d\u00e9pistage. C\u2019est apr\u00e8s le test qu\u2019elle d\u00e9couvre qu\u2019elle vit avec le VIH. Rapidement, elle est prise en charge.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Si je vis aujourd\u2019hui, c\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019association. J\u2019\u00e9tais mourante quand je suis arriv\u00e9e ici. J\u2019ai eu une prise en charge compl\u00e8te gr\u00e2ce \u00e0 eux\u00a0\u00bb, a fait savoir Oumou. Elle demande aux autorit\u00e9s de rendre gratuits les examens pour les personnes vivant avec le VIH. Car, selon ses dires, elle est une personne vuln\u00e9rable. \u00ab\u00a0Je me prom\u00e8ne de cour en cour pour faire la lessive afin d\u2019avoir un peu d\u2019argent. Il arrive que je passe toute la journ\u00e9e sans avoir de v\u00eatements \u00e0 laver. Je vis au jour le jour. Et c\u2019est tr\u00e8s difficile pour moi d\u2019avoir de l\u2019argent pour mes examens. Si les examens deviennent gratuits pour nous, cela va beaucoup nous aider\u00a0\u00bb, fait savoir notre interlocutrice.<br class=\"autobr\" \/><br \/>\nTout comme Augustin, elle demande au minist\u00e8re de la Sant\u00e9 de venir davantage en aide \u00e0 l\u2019AAS afin que celle-ci \u00e0 son tour puisse les prendre en charge convenablement.<\/p>\n<p><strong>Au bord de l\u2019asphyxie financi\u00e8re<\/strong><\/p>\n<p>Kassoum Rouamba, le coordonnateur du centre Alain Babillot, centre d\u2019accompagnement psychosocial des orphelins et enfants vuln\u00e9rables, est rattach\u00e9 \u00e0 l\u2019Association African solidarit\u00e9. Il prend en charge des enfants \u00e2g\u00e9s de 0 \u00e0 17 ans. Le centre fait la prise en charge scolaire, sanitaire et psychologique des enfants. Il a la charge de 723 enfants, dont 84 vivant avec le VIH.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les antir\u00e9troviraux (ARV) sont gratuits. Mais apr\u00e8s une consultation, le m\u00e9decin peut donner une ordonnance pour acheter d\u2019autres m\u00e9dicaments. Nous avons un d\u00e9p\u00f4t pharmaceutique. S\u2019il se trouve que nous n\u2019avons pas le produit, on fait un bon et la personne va dans nos pharmacies partenaires pour chercher les m\u00e9dicaments. Mais ce fonds est termin\u00e9. Et c\u2019est un gros souci pour nous parce qu\u2019il faut faire un plaidoyer pour demander de l\u2019argent pour disponibiliser un fonds pour la prise en charge des m\u00e9dicaments. Nous avons l\u2019appui de l\u2019alimentation qui est un v\u00e9ritable probl\u00e8me \u00e9galement. Parce que pour prendre le m\u00e9dicament, il faut bien manger. Aussi, nous n\u2019avons plus de trop de partenaires pour nous aider \u00e0 prendre en charge la scolarit\u00e9 des enfants. Aujourd\u2019hui, je peux dire que les enfants vivant avec le VIH sont oubli\u00e9s. Nous avons le soutien du minist\u00e8re de la Sant\u00e9 mais \u00e7a ne suffit pas. Nous voulons que l\u2019\u00c9tat nous accompagne dans la prise en charge de ces enfants\u00a0\u00bb, souhaite M.\u00a0Rouamba.<\/p>\n<p> <a href=\"https:\/\/lefaso.net\/IMG\/jpg\/4817fc64-cb03-4728-aa8e-e4b527c59502.jpg\" class=\"spip_doc_lien mediabox\" type=\"image\/jpeg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><br \/>\n\t\t<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/4817fc64-cb03-4728-aa8e-e4b527c59502-e9ed0.jpg\" width=\"600\" height=\"443\" alt=\"\" \/><\/a><\/p>\n<p>Kassoum Rouamba,  le coordonnateur du Centre Alain Babillot, centre d\u2019accompagnement psychosocial des orphelins et enfants vuln\u00e9rables\n<\/p>\n<p>Adama Kompaor\u00e9, le coordonnateur des services et du personnel de l\u2019AAS, appelle le gouvernement \u00e0 revoir \u00e0 la hausse la subvention pour les structures communautaires afin que celles-ci soient efficaces sur le terrain dans la lutte contre le VIH au Burkina Faso.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les subventions ont consid\u00e9rablement baiss\u00e9. Les partenaires financiers se comptent sur le bout des doigts. Nous avons des partenaires qui ont ferm\u00e9 leurs portes. Ce qui porte un coup \u00e0 nos activit\u00e9s. Il y a le Conseil national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (CNLST-IST) qui fait des efforts pour nous accompagner. Mais les moyens ne suffisent pas vu l\u2019objectif qu\u2019on s\u2019est fix\u00e9. Si rien n\u2019est fait au niveau de l\u2019\u00c9tat, les efforts qui sont fournis seront amoindris et cela va jouer sur la qualit\u00e9 des services que nous offrons. Nous demandons \u00e0 l\u2019\u00c9tat de revoir \u00e0 la hausse les subventions pour accompagner les structures communautaires qui accompagnent le minist\u00e8re de la Sant\u00e9 pour le bien-\u00eatre des populations. Il faut \u00e9galement accompagner les enfants vivant avec le VIH\u00a0\u00bb, plaide le coordonnateur des services et du personnel de l\u2019Association African solidarit\u00e9.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les efforts louables d\u2019associations comme AAS, la lutte contre le VIH au Burkina Faso est frein\u00e9e par un manque de ressources. La survie et l\u2019\u00e9panouissement des personnes s\u00e9ropositives, en particulier les plus jeunes, d\u00e9pendent d\u2019une prise en charge continue et ad\u00e9quate. Les t\u00e9moignages poignants de Maria, Augustin et Oumou, ainsi que l\u2019appel des responsables de l\u2019AAS, soulignent l\u2019urgence d\u2019une intervention \u00e9tatique plus significative. Renforcer le financement des structures communautaires et assurer la gratuit\u00e9 des soins et examens essentiels sont des \u00e9tapes cruciales pour \u00e9viter un recul dans la lutte contre le VIH et garantir un avenir plus serein aux personnes s\u00e9ropositives au Burkina Faso.<\/p>\n<p><strong>Donn\u00e9es du CNLST-IST<\/strong><\/p>\n<p>En 2024, l\u2019\u00e9pid\u00e9mie mondiale de VIH reste un probl\u00e8me de sant\u00e9 publique majeur, avec environ 39,9 millions de personnes vivant avec le virus, et 1,3 million de nouvelles infections recens\u00e9es en 2023. Malgr\u00e9 les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s, notamment en mati\u00e8re d\u2019acc\u00e8s au traitement antir\u00e9troviral, 630 000 d\u00e9c\u00e8s li\u00e9s au VIH sont survenus en 2023, selon l\u2019OMS.<\/p>\n<p>Il est important de noter que la lutte contre le VIH\/SIDA reste un d\u00e9fi mondial complexe, n\u00e9cessitant une approche int\u00e9gr\u00e9e et multisectorielle pour atteindre les objectifs fix\u00e9s et mettre fin \u00e0 l\u2019\u00e9pid\u00e9mie en tant que menace pour la sant\u00e9 publique d\u2019ici 2030, selon l\u2019ONUSIDA.<\/p>\n<p>En 2024, la pr\u00e9valence du VIH au Burkina Faso est estim\u00e9e \u00e0 0,6% dans la population g\u00e9n\u00e9rale \u00e2g\u00e9e de 15 \u00e0 49 ans, selon des donn\u00e9es r\u00e9centes. Cependant, cette pr\u00e9valence varie selon les groupes sp\u00e9cifiques, avec des taux plus \u00e9lev\u00e9s chez les jeunes et en milieu urbain, selon les donn\u00e9es de CNLST-IST.<\/p>\n<p><strong>Voici quelques points cl\u00e9s de l\u2019\u00e9pid\u00e9miologie du VIH au Burkina Faso en 2024. <\/strong><\/p>\n<p>\uf0a7\tPr\u00e9valence\u00a0: environ 0,6% de la population \u00e2g\u00e9e de 15 \u00e0 49 ans vit avec le VIH. <br class=\"autobr\" \/><br \/>\n\uf0a7\tOn estime \u00e0 97 000 le nombre de personnes vivant avec le VIH, dont 56 000 femmes et 10 000 enfants.<br class=\"autobr\" \/><br \/>\n\uf0a7\tNouvelles infections\u00a0: en 2023, il y a eu environ 1 900 nouvelles infections par le VIH. <br class=\"autobr\" \/><br \/>\n\uf0a7\tD\u00e9c\u00e8s li\u00e9s au VIH\u00a0: toujours en 2023, 2 600 d\u00e9c\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9s au VIH.<br class=\"autobr\" \/><br \/>\n\uf0a7\tGroupes les plus touch\u00e9s\u00a0: les jeunes, les femmes et les populations vivant en milieu urbain sont plus \u00e0 risque.<\/p>\n<p>\uf0a7\tPersonnes \u00e0 haut risque (PHR)\u00a0: de 1,9\u00a0% en 2017 \u00e0 27,1% en 2022<br class=\"autobr\" \/><br \/>\n\uf0a7\tTravailleuses du sexe\u00a0: de 5,4\u00a0% en 2017 \u00e0 6,8\u00a0% en 2022.  La transmission de la m\u00e8re \u00e0 l\u2019enfant reste une pr\u00e9occupation majeure.<\/p>\n<p><strong>Le Burkina Faso est \u00e0 86\/94\/86.<br class=\"autobr\" \/><br \/>\nC\u2019est-\u00e0-dire que\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>\uf0a7\t86% des PvVIH connaissent leur statut s\u00e9rologique VIH.<br class=\"autobr\" \/><br \/>\n\uf0a7\t94% des PvVIH qui connaissent leur statut s\u00e9rologique VIH sont sous traitement ARV.<br class=\"autobr\" \/><br \/>\n\uf0a7\t86% des PVVIH sous ARV ont une charge virale ind\u00e9tectable.<\/p>\n<p><strong>Rama Diallo<br class=\"autobr\" \/><br \/>\nLefaso.net<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Depuis 1998, l\u2019Association African solidarit\u00e9 (AAS) est engag\u00e9e dans la prise en charge sanitaire et psychosociale des personnes&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":317609,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[1011,27,72,71],"class_list":{"0":"post-317608","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sante","8":"tag-fr","9":"tag-france","10":"tag-health","11":"tag-sante"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115024708580903351","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/317608","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=317608"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/317608\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/317609"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=317608"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=317608"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=317608"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}